Digital Yacht a conçu la télévision satellite DigitalVision TV5 spécifiquement pour les bateaux. Un système de poursuites de satellites entièrement automatisé vous permet de regarder la télévision lorsque vous êtes amarré ou pendant votre trajet, sans même avoir à réajuster l’antenne manuellement.
En effet, l’unité de contrôle est livrée avec une antenne compacte de type radôme qui se fixe sur le pont. Il suffit donc ensuite d’ajouter un poste de télévision ainsi qu’un décodeur. Jusqu’à présent les systèmes de télévision satellite requéraient des antennes paraboliques particulièrement volumineuses, mais DigitalVision est basé sur un nouveau procédé technologique breveté impliquant l’utilisation de matériel bien moins encombrant. Malgré son petit format, la réception de cette antenne peut fonctionner quelles que soient les conditions en mer, un gyroscope y étant intégré pour maintenir sa stabilité, ainsi qu’un GPS. Son installation est un jeu d’enfant : un simple câble relie l’antenne à l’unité centrale, qui comporte un transformateur utilisant les réserves d’énergies du bateau pour alimenter la télévision. Le système est préprogrammé pour capter le satellite Astra 2, diffusant notamment les chaînes des opérateurs britanniques Sky et FreeSat service. Dans la zone européenne, un seul branchement est nécessaire pour l’adapter aux satellites Hot Bird, Thor et Astra 1. Des plateformes de montages adaptées aux antennes sont disponibles dans la gamme proposée par la société Scanstrut.
Vingt cinquième changement de leader à l’aube du 37e jour de course. Mike Golding – surnommé affectueusement Michel Doré par ses frenchies d’adversaires – a profité des déboires techniques de Paprec-Virbac 2 pour prendre les commandes de la course, à 240 milles du cap Leeuwin. Calé en embuscade dans le top 10 pratiquement depuis le départ de ce tour du monde, c’est la première fois que le marin britannique voit son nom affiché en tête du classement, un résultat qui récompense sa persévérance et sa route sud après le passage de la porte des Kerguelen. Le skipper d’Ecover pointe ce matin 30 milles devant Jean-Pierre Dick. Après avoir respecté la porte ouest Australie – à l’instar des six premiers concurrents-, ce dernier a empanné sur un bord qui sollicite moins son safran tribord, très endommagé suite à sa rencontre lundi avec un objet flottant. Mais Dick, sous voilure réduite en attendant de réparer son avarie, navigue toujours 5 nœuds moins vite que ses adversaires qui eux n’ont pas molli cette nuit !
Alerte au record Le record de la plus grande distance parcourue sur 24 heures en solitaire et en 60 pieds monocoque, détenu depuis 2003 par Alex Thomson – 468,72 milles à la moyenne de 19,53 nœuds- va-t-il être battu ? C’est fort possible. Cette nuit, Sébastien Josse (BT) a franchi la barre des 450 milles, puis Jean Le Cam celle des 460 et ce matin, Michel Desjoyeaux (Foncia) était ” topé ” avec 464,3 milles sur 24 heures, soit une moyenne de 19,3 nœuds ! Depuis lundi soir, les conditions de navigation – vent de nord-ouest d’une bonne trentaine de nœuds- ont été particulièrement favorables à l’expression des hautes vitesses. Mais tous les navigateurs n’ont pas tenu ces cadences-là. Aussi, si l’on assiste à un tassement des six premiers bateaux en moins de 100 milles, un trou s’est creusé derrière Jean Le Cam (VM Matériaux). Armel Le Cléac’h (Brit Air) accuse ce matin 297 milles de retard sur Golding et tire désormais un deuxième groupe de chasseurs composé de Riou, Guillemot et Eliès.
Les 10 premiers à 5h00 : 1- Mike Golding (Ecover) à 13821 milles de l’arrivée 2- Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2) à 30 milles du leader 3- Roland Jourdain (Veolia Environnement) à 31 milles 4- Michel Desjoyeaux (Foncia) à 36,6 milles 5- Sébastien Josse (BT) à 62,9 milles
Pendant la nuit, Telefonica Blue a repris huit milles sur Ericsson 4, ce qui était suffisant pour lui rafler la première place au classement de 4h de cette troisième étape de la Volvo Ocean Race.
Toute la flotte a dû empanner plusieurs fois depuis hier en mettant le cap plus au nord avant de replonger ce matin vers le sud-est. La faute aux vents faibles et variables de nord-est. Ce week-end les skippers imaginaient un long bord au près pendant cette étape, avec peu de place pour des options tactiques, mais d’ores et déjà, des choix s’avèrent nécessaires. Une remontée au nord pour retrouver plus de vent ou un éloignement des côtes du Sri Lanka pour éviter le fort courant? Une discussion, qui fait rage sur Telefonica Blue. Bouwe Bekking: “Le vent est important, mais il faut se dégager de ce courant défavorable. Plonger vers le sud semblerait être la bonne solution, mais là, il y a moins de vent. Cela provoque des discussions âpres à bord et il faudrait nous calmer un peu. Il ne faut pas que ces frustrations dominent tout, car cela risquerait d’engendrer des erreurs.”
Pendant la nuit certains équipages ont été encore plus frustrés par des grains, nécessitant beaucoup de manœuvres et de nouveaux empannages, avec des opérations de matossage à répétition. Cette étape risque d’être bien plus longue et plus éprouvante que prévu…
Joint par son équipe, Mike Golding revient sur l’incident, survenu alors qu’il avait pris les commandes de la flotte cette nuit, avec 30 milles d’avance sur Paprec-Virbac 2 : “J’étais sur le pont quand un grain est arrivé, avec 55 noeuds de vent. J’étais depuis 2 heures sous grand-voile 2 ris et reacher. Toute la nuit, nous avons eu 45 nœuds, j’étais alors 2 ris et sous trinquette avant de changer de configuration de voile tôt ce matin. En fait, c’est comme si c’était passé de la tempête à l’ouragan et le mât n’a pas apprécié du tout. J’étais en train de mettre ma veste de ciré quand le bateau est parti au lof. J’ai entendu un grand ” bang ” et immédiatement, je me suis précipité à l’intérieur en attendant que le bruit cesse. Tout le gréement était par terre, il ne restait pas un seul morceau. Quand tout s’est arrêté, je suis sorti, le mât était en travers du pont. J’ai commencé à couper le gréement. Il y a quelques dégâts superficiels sur le bateau, mais rien de dramatique. Maintenant, il faut que je prépare un gréement de fortune, mais il ne me reste pas grand-chose. Je suis à environ 1500 milles de Perth et d’Adélaïde. J’ai réussi à sauver la bôme, mais j’ai perdu toutes mes voiles, excepté mon tourmentin. Quoi que je fasse, je ne pourrais naviguer qu’au largue. Pas au près, ni au vent arrière. Je suis dégoûté, mais il n’y a pas grand-chose à faire. “ Décidemment, le Vendée Globe aura toujours semé des obstacles sur la route de ce coriace marin qui a souvent joué de malchance dans cette course. En 2001, il démâte la première nuit, rentre au Sables d’Olonne, repart huit jours plus tard et commet l’exploit de finir 7e ! Lors de la précédente édition, il monte sur la troisième marche du podium, mais effectue les 50 derniers milles de son tour du monde sans quille !
Jean-Baptiste Dejeanty, lui, a annoncé ce matin qu´il se déroutait vers l’Afrique du Sud. Impossible pour lui de continuer dans des conditions de sécurité minimales. Outre les pannes et dysfonctionnements de ses pilotes automatiques, le skipper déplore une usure prématurée de ses drisses, dans le mât. ” Persister à courir serait déraisonnable au niveau sécurité et au regard des mers qu’il reste à parcourir”, explique le skipper de Maisonneuve. Il se dirige à vitesse réduite sur Port-Elisabeth (Afrique du Sud), qu’il espère rallier d’ici 8 à 10 jours.C’est le cinquième démâtage dans la course après ceux de Yannick Bestaven, Kito de Pavant, Marc Thiercelin et Loïck Peyron.
L’Océan Indien se sent des âmes de nettoyeur. Tels ces hommes de main sans scrupules qui éliminent sur contrat, il prend un malin plaisir à dévaster les espoirs des concurrents du Vendée Globe sans états d’âme du plus huppé au plus humble. En sept jours, ils sont donc six concurrents à avoir du en rabattre de leurs ambitions : Loïck Peyron (Gitana Eighty) tout d’abord, démâtait au sud-ouest des Kerguelen. Puis Dominique Wavre (Temenos 2) se voyait contraint de faire route sur Port-aux-Français, quille en vrac. Dans la foulée, Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat) se voyait contraint de rejoindre ce qui restera pour lui l’Archipel de la Désolation. Malgré l’aide des personnels des TAAF et l’apport de Dominique Wavre, le navigateur suisse ne pouvait empêcher son bateau de s’échouer et de subir de graves dommages. C’est ensuite Jean-Pierre Dick qui heurtait un OFNI (Objet Flottant Non Identifié) et enregistrait de gros dégâts sur son safran tribord. Enfin, la tendance se confirmait avec le démâtage de Mike Golding et l’annonce de l’abandon de Jean-Baptiste Dejeanty (Maisonneuve).
Cow-boys solitaires
” Ils ne mourraient pas tous, mais tous étaient frappés “. Comme les animaux de la fable, les navigateurs solitaires subissent cette longue litanie qui, visiblement, plombe un peu plus l’ambiance chaque jour. A l’instar d’un Yann Elies (Generali) s’imaginant pauvre cow-boy pourchassé par un Indien menaçant ou d’un Vincent Riou (PRB) qui reconnaissait s’être fait des frayeurs en percutant sans grand dommage apparent un growler qu’il n’avait pas pu détecter, tous ressentent une fatigue bien légitime. De Roland Jourdain (Veolia Environnement) à Jean Le Cam (VM Matériaux), ils ont hâte de sortir de ces mers croisées, de ces lumières rasantes, de ces vents tortueux. Le Pacifique peut être parfois brutal, mais il promet souvent des chevauchées beaucoup plus limpides… A l’arrière de la flotte, ils font contre mauvaise fortune bon cœur : Sam Davies (Roxy) tient remarquablement tête aux assauts croisés de Brian Thompson (Bahrain Team Pindar) et de l’adversité. Malgré la fatigue, la jeune Anglaise continue de diffuser son bonheur de vivre et s’offre le luxe de pointer en tête de la colonie étrangère de la flotte. Plus à l’arrière, Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch) se permettait, quant à lui, de battre son record personnel sur 24 heures.
Desjoyeaux encore et toujours
En tête de course, Michel Desjoyeaux n’en revenait pas encore de se retrouver leader d’une course qu’il avait tant désirée au point d’avoir cru la perdre… A l’annonce de son classement, c’est un bonhomme tout ému qui laissait percer le jour derrière les analyses. Le skipper de Foncia parlait à la vacation d’un bonheur inqualifiable. Inqualifiable, finalement, le terme sied bien au navigateur de Port-la-Forêt… Les quatre premiers devraient franchir la longitude du Cap Leeuwin dans la nuit, pulvérisant ainsi le record de l’épreuve depuis la longitude du Cap de Bonne Espérance. On se rapproche petit à petit du tableau de marche de 2004.
Voix du large…
Michel Desjoyeaux (Foncia) : « C’est une bonne nouvelle pour moi et une mauvaise pour Mike. C’est dur pour lui. Jusque-là, il avait fait une belle course. Il prenait des initiatives intéressantes à suivre. Ce doit être une énorme déception pour lui. Malheureusement, la casse fait partie du jeu. Sinon, ma position en tête aujourd’hui est inespérée. C’est top, génial. Ce que ressens est inqualifiable. Mais ce n’est pas aujourd’hui qu’il faut être devant, c’est dans deux mois. Il faut d’abord finir. »
Mike Golding (Ecover) : « J’ai mis 30 minutes à couper tout le gréement. Dans cette situation, avec une mer formée, il faut faire vite pour éviter que le mât ne tape dans la coque, au risque de l’endommager. Il me reste la bôme, mais j’ai perdu toutes mes voiles, sauf mon tourmentin et un spinnaker. Je vais confectionner un gréement de fortune avec tout ça. Ensuite, je ne sais pas encore où je vais aller, si je vais me diriger vers l’Australie ou vers Hobart en Tasmanie, qui sont à peu près équidistants, à 1000 milles de moi. Tout dépendra de l’orientation du vent. Je suis vraiment dégoûté. Tout allait bien pour moi. Cette nuit, j’ai fait attention, en navigant prudemment. S’il fallait tout refaire, je n’aurai rien changé. Vraiment, je ne sais pas pourquoi la malchance s’abat tout le temps sur moi. »
Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2) : « Dans la nuit, le safran a pris un petit coup. Son attache s’est un peu détériorée à cause des grosses vagues. Je vais monter un peu au nord pour avoir une mer plus calme et faire des réparations car il faut le terminer ce Vendée ! Je garde espoir, même si je sais que c’est une opération longue et difficile. Ça va être de la chirurgie mais je ne sais pas, on va voir… Je suis triste pour Mike après cet abandon. Cet OFNI a tordu le haut du safran. Je vais essayer de le remettre en le calant. Ca m’oblige à bricoler des cales. C’est aussi un peu de débrouillardise. Je vais me la jouer à la Mac Gyver. Malheureusement, il faut que je remonte au Nord pour faire ces réparations. Il ne faut pas que la réparation ne touche pas l’eau car il faut que ca colle. Je n’ai pas le souvenir d’avoir eu autant de vent dans l’Océan Indien. »
Classement à 16h (TU + 1) : 1- Michel Desjoyeaux (Foncia) à 13680,6 milles de l’arrivée 2- Roland Jourdain (Veolia Environnement) à 14 milles du premier 3- Sébastien Josse (BT) à 43,3 milles du premier 4- Jean Le Cam (VM Matériaux) à 61,9 milles du premier 5- Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2) à 92,4 milles du premier
Séléction internationale : 10- Sam Davies (Roxy) à 900,3 milles du premier 11- Brian Thompson (Bahrain Team Pindar) à 1003,4 milles du premier 12- Dee Caffari (Aviva) à 1330,8 milles du premier
Après la Cap Istanbul, La Solitaire du Figaro, La Calais Round Britain Race et La Transat Jacques Vabre, c’est au tour des skippers du Vendée Globe de bénéficier de moyens de communications voix data et vidéo de SeaMobile Europe.
SeaMobile Europe, anciennement Geolink, a équipé plus de la moitié des bateaux sur les 30 engagés. Parmi les 18 bateaux équipés, on retrouve les leaders monocoques BT, Safran, Ecover, PRB, VM Matériaux, Poujoulat, Temenos et Kingdom of Barhain. Des Sables d’Olonne au Cap Horn, même au milieu de nulle part, les skippers sont en mesure de communiquer avec leur public, les médias, leurs sponsors et leurs proches, à tout moment de la journée.
Chacun des 18 bateaux bénéficie des solutions SeaMobile Europe en fonction de ses besoins. Lorsque certains ont opté pour les équipements Inmarsat Fleet ou FleetBroadband, d’autres ont préféré les antennes Iridium OpenPort. Selon le service choisi, les skippers ont accès à une connexion allant de 128 à 432 kbps. Quelques uns d’entre eux ont même installé à bord deux de ces terminaux pour ainsi gérer au mieux la bande passante. En addition à ces connexions satellitaires, la majorité des 18 skippers s’est équipée de ClipWay, le logiciel de transmission vidéo en direct ou en différé, ainsi que de GeolinkConnect, un service de messagerie unique optimisant les transmissions de données tout en réduisant les coûts de communication.
En 2000 déjà, SeaMobile Europe, était le premier partenaire au monde à proposer aux skippers du Vendée Globe une solution de transmission de vidéo par satellite.
Depuis plus de 17 ans, SeaMobile Europe offre à ses clients de par le monde des solutions globales, innovantes et fiables, de communication par satellite. Partenaire privilégié des plus grands réseaux satellitaires mondiaux (Inmarsat, Iridium, Intelsat et Eutelsat) et de certaines stations terriennes, SeaMobile Europe satisfait aux exigences croissantes et complexes de ses clients en développant toute une gamme de solutions fiables de télécommunication pour la transmission de données, voix et vidéo, fax, mail, pour l’accès Internet et les solutions IP sans fil, partout où les télécommunications classiques sont problématiques ou inexistantes.
2008 s’achève sur une année qui aura été plus que décisive pour le groupe Quantum, avec sur l’eau des résultats qui se sont succédés tout au long de l’année : Echevarri / Paz Médaille d’or en Tornado à Pékin, Charbonnier / Beausset médaille de bronze à Pékin, Thierry Bouchard 3ème pour sa première transat en solitaire lors de l’Artémis Transat en Classe 40 (Groupe Elior) et vainqueur de la Middle sea Race en 40.7, Dimitri Déruelle vice Champion de France en équipage sur son Mumm 30 Elcimaï Ville de Marseille, Carles Rodriguez gagne la Copa del Rey en IMS 670 (Dufour 44 Icaro), Francisco Lobato s’empare des Sables Les Açores Les Sables en Pogo 2 (BPI) et bien sûr le TP52 Quantum Racing (Terry Hutchinson) vainqueur de l’audi Med Cup et Champion du Monde de la série.
Cette liste, non exaustive, relate à quel point Quantum se développe en France et en Europe. Cette croissance amène le Groupe à se restructurer. Ainsi 2008 est marqué en France par le renouveau de son réseau de distribution. Suite à la récupération de sa marque sur le territoire français en septembre, Quantum a voulu développer un nouveau réseau à son image, la notion d’équipe étant mise en avant.
L’équipe de Barcelone apporte son savoir faire, sa technologie, sa membrane Fusion M, ses dessinateurs, développe et innove au service du réseau. Les agents sont de deux types. Les agents locaux, qui possèdent un plancher de service, sont garants du relationnel sur leur territoire. Ils ont pour mission d’apporter au quotidien tous les services que nécessitent le marin. Ils sont aujourd’hui au nombre de cinq. Nicolas Nautisme (Cogolin), Lattitude Voiles (Carantec), Voilerie des Iles (Hyères), Mimosails (Toulon), SMS (Port Saint Louis du Rhône).
Les agents spécialisés ont une compétence forte sur un segment de navigation. Ils n’ont pas de territoire mais sont responsable du développement de leur domaine de compétence. Nicolas Lunven s’occupe des Figaro (Vannes), Isabelle Magois Mini 650 (La Rochelle), Yoann Richomme des IRC (Lorient), Luc Van Kiersbilck des IRC en Méditerranée, Denis Peres des projets spéciaux en Méditerranée.
Bernard Stamm et son Cheminées Poujoulat sont entrés dans la baie du Morbihan dimanche soir par 40 à 45 nœuds de vent. Malgré l’aide apportée à son arrivée, Stamm n’est pas parvenu à prendre le mouillage qui lui avait été aménagé. En dépit de l’utilisation de son moteur, de l’assistance d’un zodiac et de la présence de Dominique Wavre à son bord, la manœuvre a échoué. Très rapidement, les événements se sont enchaînés et le 60 pieds Imoca a été drossé à la côte. Le skipper a été récupéré sain sauf. Le mauvais temps et la nuit empêchant la poursuite des opérations, les équipes sur place se sont ” repliées ” dans les bâtiments des Terres Australes et Antarctiques Françaises (TAAF) en attendant le levé du jour pour évaluer la situation. Décidément, le Vendée Globe se refuse à Bernard Stamm. En 2000, il abandonne après une semaine de course à cause de pilotes récalcitrants. En 2004, il perd sa quille dans la Transat anglaise cinq mois avant le départ et se résigne à déclarer forfait. Cette année, fort de ces deux victoires dans le tour du monde avec escale, Bernard Stamm faisait figure de favori. Mais dès la première nuit il percute un cargo et doit revenir aux Sables réparer son bout-dehors et son mât endommagé. Reparti 3 jours et demi après ses adversaires, il avait entamé une remontée spectaculaire de la flotte avant de s’apercevoir samedi d’un problème au niveau des articulations de ses safrans. Dimanche soir, l’escale technique prévue aux Kerguelen a tourné au cauchemar.
En tête, 80 milles d’avance pour Dick En tête de course, les écarts sont restés stables cette nuit. Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2) maintient une avance d’environ 80 milles sur son premier poursuivant, le Britannique Mike Golding (Ecover). Les vitesses, comprises entre 12 et 15 nœuds, sont relativement faibles comparées aux 18 nœuds de moyenne de ces derniers jours. Le plus rapide de la nuit s’appelle Marc Guillemot (Safran), avec une moyenne de 16,6 nœuds depuis dimanche soir. Les premiers traverseront lundi après-midi la porte australienne de sécurité. A peine franchie, et voilà déjà le Cap Leeuwin qui se profile pour la nuit de mardi à mercredi.
Classement à 5h00 : 1- Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2) à 14330 milles de l’arrivée 2- Mike Golding (Ecover) à 78,6 milles du leader 3- Michel Desjoyeaux (Foncia) à 109,3 milles 4- Roland Jourdain (Veolia Environnemnent) à 110,6 milles 5- Sébastien Josse (BT) à 165 milles
Après la descente vers le sud-est depuis samedi, les bateaux tournent à gauche ce matin pour passer au sud du Sri Lanka. A bord d’Ericsson 4, Torben Grael et ses hommes ont pris les rênes de la course et possèdent ce matin une avance de deux petits milles sur Telefonica Blue.
Puma reste également avec ce peloton de tête, qui progresse à une dizaine de nœuds avec un vent faible de NE de 10-11 nœuds. Telefonica Black et Green Dragon continuent de perdre du terrain avec chaque classement mais gardent une avance sur Team Russia et Ericsson 3. Delta Lloyd est à la traîne et fait face à un autre système météo et selon les analyses, sa situation risque d’empirer. Devant les étraves maintenant, une remontée face à la mousson de nord-est de 1000 milles vers Sumatra. C’est donc la vitesse au près qui sera décisive.
J´ai percuté quelque chose, alors que j´étais à peu près à 20 nœuds de vitesse… le système de fusible du safran s´est mis en marche mais visiblement il ne s´est pas levé suffisamment vite. Avec la vitesse et la mer, cela a entraîné tout le système et endommagé durablement la partie haute du gouvernail. C´est vraiment embêtant : toute la géométrie de ma pièce à gouverner est endommagée. Je suis en route doucement, je ne peux pas utiliser le safran sous le vent alors je vais essayer de passer la porte et puis me dégager pour essayer de réparer sur l´autre bord, dès que je peux. Cela ne va pas être simple mais je ne vais pas lâcher le morceau comme ça, il faut rester en course et c´est important de terminer quoiqu´il arrive. C´est vraiment dommage cette histoire d´OFNI, ça doit être un objet que j´ai touché, la vitesse et les vagues ont fait le reste et cassé le bateau. Je suis déçu, c´est dur pour le moral… mais c´est la vie, il va falloir surmonter tout ça. Un safran fonctionne bien, mais le deuxième est handicapé puisqu´en gros toute l´attache est endommagée. Non seulement je ne peux pas le remettre dans l´état pour l´instant, mais « ça branle dans le manche » comme on dit. Pour l´instant, il est hors de question d’utiliser les deux safrans, il va donc falloir que je répare, que je trouve une solution pour remettre en place le safran.
La barre de liaison est endommagée aussi ?
Oui, effectivement. Lorsque le safran est remonté, la pression de la mer et des vagues a sollicité de façon énorme la barre de liaison qui a cédé sous la pression. Cela va me gêner pour remettre le safran droit dans son espace. Donc, il y a du boulot et je suis à vitesse réduite bien sûr : j´ai du affaler ma voile d´avant je suis sous trois ris, à 12/13 nœuds de moyenne guère plus, on ne peut pas aller vite avec un seul safran, surtout quand ce n´est pas celui sous le vent.
Est-ce réparable ?
Cela ne va pas être facile, mais je vais essayer. Là, il fait nuit, je vais essayer de dormir un peu, de me reposer et d´être frais demain pour attaquer ça. J´ai déjà en tête un mode opératoire pour tenter de réparer à base de collage et de vissage. Lors de la précédente édition, j´avais réparé des choses qui me semblaient irréparables, alors j´y crois, je pense encore que c´est possible. C´est clair que je vais me battre jusqu´au bout, on ne va pas jeter l´éponge comme ça, ce sont des projets de plusieurs années… Je vais essayer de coller le safran sur le tableau arrière, de le fixer durablement, pas sûr que ça réussisse mais au moins on aura essayé. Je ferai le point demain matin, il me reste 112 milles pour atteindre la porte, j´y serai dans environ 9 heures. Il faut réparer rapidement aussi car la pièce s´abîme avec les vagues. Il n´y a pas simplement à laisser passer la baston, il faut aussi réparer assez vite.