Une transat annuelle
En novembre 2007, alors que la Transat 6.50 se courrait tous les 2 ans depuis 1977, le conseil d’administration de la Classe Mini, prenant en compte le développement des courses du circuit Mini, la croissance exponentielle du nombre de coureurs et l’engouement de ses adhérents pour la Transat 6,50, a décidé d’instaurer une Transat annuelle.
En même temps qu’elle renouvelait sa confiance pour les éditions 2009 et 2011 à Grand Pavois Organisation, déjà organisateur de la Transat 6,50 depuis 2001, la Classe Mini s’est tournée vers le Winches Course de Douarnenez lui-même candidat à l’appel d’offres, pour lui proposer d’organiser une autre Transat en 2010 et 2012.
Une préparation suivie de près par la Classe Mini
Toujours soucieuse de la qualité de l’organisation et de la sécurité des courses de son circuit, la Classe Mini a soutenu la préparation de la nouvelle Transat 6,50.
Pendant un an, le Winches Course a régulièrement fait part des avancées du projet auprès de la Classe Mini et ses adhérents. Aux difficultés à trouver les fonds nécessaires s’est ajouté le désengagement de la municipalité de Douarnenez, port de départ, et le manque d’infrastructures d’accueil de l’arrivée à Kourou. Sans jamais baisser les bras, le Winches Courses a néanmoins dû se rendre à l’évidence : la Transat 6.50 ne pourra avoir lieu en 2010.
La Classe Mini a alors œuvré pour que l’organisateur annonce la viabilité de son épreuve dès le début de la saison 2009, afin que les coureurs puissent planifier sereinement leurs saisons 2009 et 2010.
Et maintenant ?
Les coureurs qui avaient démarré un projet pour la Transat 2010 pourront, nous l’espérons, se tourner vers une autre grande course en 2010, la désormais mythique « Les Sables – Les Açores – Les Sables » qui repart pour une troisième édition. Le calendrier 2010 sera dévoilé en décembre lors de l’Assemblée Générale.
La Classe Mini tient à rendre hommage au Winches Courses et aux membres du Winches Club pour leur implication dans ce projet. Nous les retrouverons avec grand plaisir en juin à Douarnenez pour le Trophée MAP et le Mini-Fastnet.
Annulation de la Transat Douarnenez-Guyane
Ernesto Bertarelli remporte le GP Corum
Ils terminent respectivement deuxièmes et premiers des deux manches du jour, lancées après plusieurs reports dus aux conditions météo sur le Lac Léman.
Ernesto Bertarelli et son équipage empochent donc trois des six manches courues ce week-end face aux plus grands spécialistes du multicoque. L’équipe d’Ed Baird sur Alinghi SUI6 signe également une belle performance pour leur toute première épreuve en D35.
Après des résultats en demi-teinte lors des deux premières journées, ils décrochent deux quatrièmes places qui leur permettent de se classer sixièmes au général, devenant par la même occasion la meilleure équipe des "nouveaux venus du circuit".
Ernesto Bertarelli explique comment son équipe a su progresser tout au long du week-end pour remporter l’épreuve : “Nous avons bien navigué avec ce vent aujourd’hui (dimanche). Nous étions seconds au général avant la deuxième manche du jour et nous avons réussi à prendre un bon départ, avec une bonne vitesse malgré le petit temps. Le niveau de la flotte est très élevé, mais nous sommes très heureux d’avoir progressé de la sorte tout au long du week-end".
La prochaine épreuve du Challenge Julius Baer aura lieu les 23 et 24 mai avec le Grand Prix de Romandie Act1, organisé par la Société Nautique de Rolle.
Liste des équipiers sur Alinghi SUI1
Ernesto Bertarelli, barreur
Pierre-Yves Jorand, régleur grand-voile, performance
Nils Frei, régleur
Yves Detrey, numéro 1 / pied de mât, boat captain
Tanguy Cariou, tacticien
Coraline Jonet, régleur
Classement Général du Grand-Prix Corum
1. SUI-1 Alinghi SUI 1 13pts
2. SUI-2 Okalys-corum 16pts
3. SUI-3 Julius-Baer 18pts
Yann Eliès remporte la Solo Concarneau
Ce qui devait être une aimable entrée en matière, reprise en main du bateau et recherche paisible du plaisir et des sensations marines, s’est soldé ce matin à 01 heures 57 par un passage de ligne d’arrivée gagnant pour le skipper de Generali. Yann Eliès, qui n’avait plus couru en Figaro depuis 2006 et avec un peu moins d’une centaine de milles d’entraînement à bord de son Figaro, signe ce matin un retour tonitruant au sein de la Classe des Solitaires de course au large ; première nav’, première course, et première victoire! Yann qui, voici encore quelques jours, se déplaçait toujours avec l’aide d’une canne pour soulager son fémur brisé net le 18 décembre dernier loin dans les 40ème Sud, a d’emblée retrouvé les sensations et le plaisir de la navigation en solitaire tout au long des 400 milles de régate proposés depuis la pointe de Bretagne jusqu’à l’embouchure de la Loire et retour. Un parcours parfaitement typé et estampillé "Figaro", avec deux nuits en mer, et une multiplication de difficultés météos associées aux nombreuses allures rencontrées. Face à un plateau relevé comprenant nombre de coureurs expérimentés et la fine fleur de la génération montante de Figariste, Eliès s’est rapidement installé aux commandes de l’épreuve pour s’imposer au terme de 60 heures de course débridée devant Antoine Koch, Charles Caudrelier, Gildas Mahé et Armel Le Cléac’h, excusez du peu.
Ravi de ce retour gagnant, totalement rassuré sur l’intégrité de ses réflexes et de ses automatismes, Yann Eliès est ce soir simplement heureux d’avoir renoué avec le plaisir de la navigation en course et au contact sur un support qu’il maîtrise toujours aussi parfaitement malgré trois années d’interruption en 60 pieds.
"J’ai effectué voici deux semaines un stage de trois jours d’entrainement à Port la forêt, dans du petit temps. Je me suis d’emblée rassuré et aucune peur, crainte ni appréhension n’est venue gâcher mon plaisir de naviguer." explique Yann Eliès au sortir d’une sieste réparatrice. " J’ai navigué 10 ans en Figaro, et la voile est bien comme le vélo ; on n’oublie rien. Cette Solo-portsdefrance.com nous a offert un large éventail de conditions de vent et de mer, entre zéro et 20 noeuds de vent, avec un passage à Sein musclé. J’ai tout encaissé, en mettant l’accent sur l’anticipation non seulement des manoeuvres, mais aussi de la gestion de mes forces et du sommeil." Régate intense, régate au contact, "avec une dizaine de bateaux à vue en permanence", toutes les conditions étaient réunies pour offrir au convalescent du Vendée Globe la chance de renouer avec la compétition. "Je venais ici avec pour seule objectif, le plaisir. "avoue le skipper de Generali. "Et le bonheur de naviguer était au rendez vous, bonheur de régater au contact, bonheur de multiplier les manoeuvres, envois de spis notamment sur un parcours très technique."
Première sortie et première victoire ; Yann Eliès ne se berce pas d’illusions. Il sait que des lendemains plus ardus l’attendent. "Ma motivation, déjà immense au sortir de 5 mois terribles de reconstruction et de rééducation, est ce soir décuplée par ce premier succès. J’ambitionne plus que jamais un bon résultat dans la prochaine édition de la Solitaire du Figaro, et je place d’ores et déjà le curseur de mes projets sur le départ du prochain Vendée Globe en 2012."
Blessé, meurtri, au plus bas physiquement et mentalement voici moins de 5 mois, Yann Eliès, animé d’une formidable foi en sa capacité à vaincre l’adversité, a ce week-end posé le premier jalon de sa reconstruction de marin et de coureur océanique. Beaucoup de travail et d’efforts l’attendent encore, mais ainsi qu’il l’annonçait déjà sur son lit de douleur à l’hôpital de Perth en Australie au lendemain de son opération du fémur, "nul marin n’aura plus que moi envie de naviguer, et de gagner…"
L’ordre d’arrivée de la Solo-portsdefrance.com 2009 :
1 – GENERALI / ELIES YANN
2 – SOPRA / KOCH ANTOINE
3 – BOSTIK / CAUDRELIER BENAC CHARLES
4 – BANQUE POPULAIRE / MAHE GILDAS
5 – BRIT AIR / LE CLÉAC’H ARMEL
6 – MÉCÉNAT CHIRURGIE CARDIAQUE / LUNVEN NICOLAS
7 – DEFI MOUSQUETAIRES / ROUXEL THOMAS
8 – E.LECLERC MOBILE / DOUGUET CORENTIN
9 – BBOX BOUYGUES TELECOM / DUTHIL FRED
10 – KONE ASCENSEURS / BERENGER NICOLAS
Arrivée Mini Pavois à Gijon
Partis mercredi 6 mai à 15h14 au large de La Rochelle (Charente-Maritime), les premiers concurrents auront mis moins de 48 heures pour rallier Gijon (Espagne) distant de 300 milles. Les conditions légères attendues lors de la première nuit se sont en fait révélées viriles avec 20/25 noeudsde vent permettant à la flotte de croquer la mi-parcours dès jeudi matin. Grand spi/grand voile haute puis spi médium/grand voile haute, les vitesses titillaient les 15/20 noeudsle tout sous une lune calée dans les voiles d’avant poussés par une houle favorable. Une nuit de rêve de l’avis de tous !
La journée du lendemain et surtout la nuit de jeudi à vendredi a, par contre, tenue toutes ses promesses avec une bulle sans vent calée sur Gijon. Les concurrents butaient les uns après les autres dans cette zone sans vent et devaient essayer de tirer parti du moindre zéphyr…Impossible de dormir, il fallait être dessus et porfiter de la moindre risée. Si beaucoup ne se sont pas éloignés de la route directe, Pierre Brasseur sur son prototype sur plan Magnen (ancien Bretagne Lapins de David Sineau, 2e de La Charente-Maritime/Bahia 2007) s’est légèrement décalé dans le sud et a glissé sous la tête de la flotte. Il
grillera sur le fil Bertrand Delesne (Raging Bull) de 3 petites minutes et de 6 minutes Rémi Aubrun (AT Children Project).
Une arrivée groupée d’autant que Stéphane Le Diraison (Cultisol-Marins sans frontière) et Thomas Ruyant (Faber France) complètent les 5 premières places.
Côtés Série, c’est Davy Beaudart (Port à sec Guy Beaudart) qui se fait la belle dans la dernière nuit. Au contact avec Pierre-Yves Lautrou (Altaïde Moovement), Davy tente une option à l’ouest dans l’espoir de toucher une bascule de vent attendue…Personne ne le suit et cette fameuse bascule le poussera tout schuss vers Gijon. Il termine 30 minutes devant Pierre-Yves et près de 2 heures devant Emeric de Vigan (Agrippina) qui complète le podium. Fabien Sellier (Surfrider Foundation) et Ricardo Apolloni (MaVie pour Mapei) complète les 5 premières places. Côté performances, à noter les 175 milles parcourus sur 24 heures par Davy Beaudart et Ricardo Apolloni en série et les 190 milles croqués par Stéphane Le Diraison sur son proto sur plan Manuard.
Le départ de la prochaine étape de 800 milles ralliant Gijon à La Rochelle sera donné lundi 11 mai.
Classement Proto Mini Pavois – 1ère étape La Rochelle/Gijon (26 inscrits)
1 348 BRASSEUR Pierre (Région Nord Pas de Calais-RIPOLIN) le 08/05/09 à 09:24
2 754 DELESNE Bertrand (Raging Bull) le 08/05/09 à 09:27
3 630 AUBRUN Rémi (AT Children Project) le 08/05/09 à 09:30
4 679 LE DIRAISON Stéphane (Cultisol-Marins sans frontière) le 08/05/09 à 09:31
5 667 RUYANT Thomas (Faber France) le 08/05/09 à 09:58
Classement Série Mini Pavois – 1ère étape La Rochelle/Gijon (26 inscrits)
1 674 BEAUDART Davy (Port à sec Guy Beaudart) le 08/05/09 à 10:59
2 579 LAUTROU Pierre-Yves (Altaïde Moovement) le 08/05/09 à 11:29
3 543 DE VIGAN Emeric (Agrippina) le 08/05/09 à 12:51
4 483 SELLIER Fabien (Surf Rider Foundation) le 08/05/09 à 13:01
5 426 APOLLONI Riccardo (MaVie pour Mapei) le 08/05/09 à 13:03
Belle journée à Douarnenez …
« Ce que j’ai appris sur cette série, c’est que quand il y a autant de bateaux, près de 100, si tu te classes toujours dans les 20 premiers, tu seras dans le top 10 au général. J’ai compris aussi que tu pouvais être dans le paquet de tête sur une course et au fin fond du classement sur la suivante. Il faut beaucoup d’humilité en Dragon pour persévérer » explique Bruno Peyron qui ne navigue en dragon qu’une fois par an et, a effectivement illustré ses propos par ses performances jusqu’ici. « Hier, j’étais épuisé, le Dragon se barre avec la tête, tu n’as pas de sensations physiques, tu ne barres pas avec les fesses, comme sur d’autres séries. Du coup, ça demande une énorme concentration ».
Sur le FRA 360, Bernard Stamm confie que «sans Nono (Jourdren) on n’en serait pas là, c’est lui, à la barre qui détermine tout ou presque». Depuis hier, Servane Escoffier a rejoint Stamm, Jourdren et Delbarre « pour faire du poids, mais il nous manque quand même 20 kilos » avoue Stanislas Delbarre. En fait, le poids maximum en Dragon est de 285 kilos et, normalement, trois équipiers embarquent. Sur Ar Gwelan, ils sont quatre gabarits légers qui ont malgré tout bien tiré leur épingle du jeu dans le petit temps. Jimmy Pahun, à bord du bateau britannique GBR 716, navigue avec Gavia Wilkinson Cox, deuxième de la Gold Cup 2008 et considérée comme la meilleure barreuse de Dragon. « Très souvent, quand il y a des femmes à la barre, elles sont dans les 10 premières au classement » explique Gavia qui navigue quand même 100 jours par an. « On traîne notre black Flag* depuis la première course, j’espère que nous pourrons la faire sauter » confiait Jimmy avant le départ ce matin.
«Petite pluie abat grand vent » lançait Yann Kersalé (FRA 355) en quittant le ponton ce matin alors qu’effectivement le vent mollissait après un crachin passager vite chassé et oublié quand 14 à 15 nœuds de vent d’ouest, une belle houle et un grand soleil ont fait leurs entrées en baie de Douarnenez.
La première course de la journée a été remportée par DEN 396 (African Queen) qui termine 33ème de la seconde, gagnée par RUSS 27 (Annapurna) suivi de deux autres équipages russes, le RUS 77 et le RUS 71. Premier Français sur la première course, le FRA 360 (Ar Gwelan) a terminé 61ème de la dernière course de la journée. Preuve, si besoin, qu’en Dragon « il faut beaucoup de l’humilité… »
Cinq courses ont été déjà lancées sur le Grand Prix Petit Navire Dragon. A l’issue de celles-ci et avant jury, UKR 8, avec Evgeniy Braslavets mène la danse avec 16 points. RUS 27 le suit avec 21 points, puis UKR 9 avec 25 points. Le premier équipage français est toujours celui de Bruno Peyron, 8ème sur FRA 330.
*Impitoyable, la règle du black flag est appliquée pour assagir les flottes trop nerveuses pendant les départs. Elle sanctionne tout bateau au-dessus de la ligne de départ pendant la dernière minute de la procédure. Le contrevenant est alors disqualifié pour la course.
Large domination de Telefonica Blue à Boston
Faute de vent, le premier départ a du être repoussé de 40 minutes en attendant qu’une légère brise daigne peu à peu venir animer le plan d’eau. Dans la première manche, le concurrent hollandais, Delta Loyd, a su s’imposer devant le leader du classement général provisoire, Ericsson 4, en empochant une très belle 2ème place. Le local de l’étape, Puma, terminant à une décevante 4ème place devant son public, suivi par Telefonica Black, Ericsson 3 et Green Dragon.
Dans le court délai qui séparait les deux manches, un petit brouillard se levait enveloppant la flotte alors que la brise commençait à rentrer légèrement. Pour ce second parcours, il y eu de très nombreux rebondissements, notamment sur la ligne de départ où Telefonica Blue a évité de justesse un franchissement de ligne anticipé grâce à un rattrapage aux branches légèrement acrobatique, mais qui a permis l’équipage espagnol de s’élancer à pleine vitesse, lui donnant pratiquement course gagnée dès les premières secondes. Trois autres bateaux furent moins chanceux sur ce départ mouvementé. Puma, Ericsson 4 et Ericsson 3 qui n’ont pu éviter la faute et ont du repasser la ligne, perdant de précieuses minutes que seuls les deux Ericsson ont su reprendre en terminant 2ème et 3ème de cette manche, dans le sillage d’un Telefonica Blue qui ne s’est même pas donné la peine de regarder derrière lui, tant son avantage était écrasant sur ce parcours.
Le verdict de cette 11ème manche, sur les 17 que compte cette Volvo Ocean Race 2008-2009, est sans appel. Ericsson 4 continue de caracoler en tête au classement général avec une belle avance sur le reste du peloton. Telefonica Blue conforte sa seconde place en ayant mis un peu de champ entre lui et Puma qui voit Ericsson 3 se rapprocher petit à petit du podium avec seulement 10 points de retard. On reteindra de cette journée la très belle performance de Delta Loyd, Volvo Open 70 de la génération précédente puisque baptisé ABN AMRO ONE lors de l’édition 2003-2004 qui, en terminant sur la 3ème marche du podium de cet In Port, prouve que les anciens dessins de carène ont encore bien des choses à dire à leurs successeurs.
La prochaine régate In Port se déroulera en Irlande à Galway, terme de la 7ème étape de large dont le départ sera donné de Boston samedi prochain, le 16 mai 2009.
***
ITV de Michel Desjoyeaux – invité à bord de Telefonica Blue pour la régate In Port de Boston
« On voit que même s’il n’y a que 7 bateaux sur la course, il y a du niveau et que cela navigue vraiment bien. Notamment à bord de Telefonica Blue. On voit que cela tourne. Ils ont gagné les deux manches. Ils sont très efficaces. On voit qu’ils ont beaucoup travaillé. Mais c’est sûr que j’aurais aimé voir cela avec des conditions un peu plus ventées. Mais je crois que demain pour le Pro/Am cela va être un peu plus musclé, donc cela va être bien. Mais aujourd’hui c’était vraiment une journée intéressante. »
ITV Laurent Pagès – Chef de quart sur Telefonica Blue
« Il y a des jours où tout se déroule bien. Ou Presque car on a eu un tout petit souci dans la seconde course. On sait que ce sont des conditions qui nous vont bien. Mais malgré le potentiel de notre bateau dans le petit temps, on sait qu’il faut essayer de prendre un bon départ, aller du bon côté. On sait que dans ces petits parcours in shore, il faut que toutes les manouvres soient exécutées à la perfection et qu’elles sont importants en terme de points. C’est un ensemble. On a bien navigué et on se sent en confiance sur ce type d’épreuve. On fait une bonne opération vis-à-vis de Puma en consolidant notre 2ème place. On prend un demi-point sur Ericsson 4. Il en reste encore pas mal devant, mais c’est toujours cela de pris. Cela va dans la bonne direction. C’est une bonne journée qui s’est passée comme on l’avait souhaité. C’est aussi une bonne journée pour Michel. En fait, c’était assez drôle de voir que cela le démangeait énormément de donner un coup de main, que ce soit pour empacter le spi ou toucher une écoute. On sent qu’il a vraiment cela dans la peau et que c’était extrêmement difficile pour lui de se retenir et de ne toucher à rien. Je crois qu’il a apprécié et c’était également un honneur pour nous d’avoir quelqu’un de ce calibre à bord avec nous aujourd’hui. »
Ordre d’arrivées Régate 1
1. Telefonica Blue
2. Delta Lloyd
3. Ericsson 4
4. PUMA
5. Telefonica Black
6. Ericsson 3
7. Green Dragon
Ordre d’arrivées Régate 2
1. Telefonica Blue
2. Ericsson 4
3. Ericsson 3
4. Telefonica Black
5. PUMA
6. Delta Lloyd
7. Green Dragon
Classement général Provisoire après 11 manches (sur 17)
1- Ericsson 4 – 81 points
2- Telefonica Blue – 68,5 points
3- Puma – 65,5 points
4- Ericsson 3 – 55,5 points
5- Green Dragon – 45 points
6- Telefonica Black –31 points
7- Delta Lloyd – 24 points
8- Team Russia –10,5 points
Puma jouera demain à domicile
Actuellement en troisième place au classement général, Puma n’est qu’à 0,5 points de Telefonica Blue en seconde place. Avec le soutien de la population locale, l’équipe américaine espère bien dépasser les Espagnols. Ken Read sera bien entendu au poste de skipper avec Andrew Cape son navigateur et parmi les régleurs le Français Sidney Gavignet. Pour le skipper, Boston est un endroit important pour le projet: "C’était il y a deux ans presque jour pour jour que nous avons annoncé notre projet, ici à Boston. Il y a quasiment un an, l’actrice Salma Hayek était venue pour le baptême du bateau, Il Mostro et ce week-end, nous allons nous bagarrer ici sur ce plan d’eau de Boston. On se sent chez nous ici, car un des sièges de Puma est à quelques pas et nous voulons offrir une belle performance à tout le monde ce week-end. En ce qui concerne le classement, Telefonica Blue et Ericsson 4 sont nos adversaires directs et nous surveillons toujours ceux-là, mais samedi, nous nous battrons contre toute la flotte, car dans une course "in-port" tout peut arriver." Après les deux courses de ce samedi, l’équipe aura une semaine pour effectuer les derniers préparatifs en vue de la septième étape de la Volvo Ocean Race entre Boston à Galway, dont le départ sera donné à 13h le 16 mai prochain.
Nouvelle équipe suisse dans l’Audi MedCup
Flavio Marazzi, grand spécialiste du Star olympique – 5e aux Jeux de Quingdao, 4e à Athènes et en préparation pour les J.O de 2012 – est à l’origine de cette équipe Suisse, la première à intégrer le Circuit Audi MedCup. Sous les couleurs du Yacht Club de Gstaad, ils représentent ainsi un des plus importants projets helvètes depuis l’America’s Cup.
Marazzi sera à la barre de l’ancien Artemis qui avait terminé 4e la saison dernière. Sous la houlette de Schuemann et de l’Américain John Cutler, l’équipage sera formé entre autres du régleur suisse Christian “Blumi” Scherrer (vainqueur de la Coupe avec Alinghi à Auckland) et d’Enrico de Maria, l’équipier de Star de Marazzi.
Depuis la prise en main du bateau, l’équipage a pu s’entraîner six jours à Valencia, avant de découvrir le plan d’eau d’Alicante la semaine prochaine, où les premières régates auront lieu.
Jochen Schuemann (deux fois vainqueur de la Coupe avec Alinghi) : “Ces deux derniers mois, nous avons travaillé très dur pour mettre sur les rails ce jeune et ambitieux projet. Je suis très heureux d’aider Flavio Marazzi à construire cette future équipe de pros et de partager mon expérience de régatier et de manager. MarazziSailing Team est un mélange de navigants professionnels issus de la Coupe et de jeunes talents de l’olympisme. De mon côté, j’ai vraiment hâte de participer à nouveau à cette Champion’s League de la voile.”
Flavio Marazzi : “Je suis très fier de disputer l’Audi MedCup en compagnie des légendes que sont Jochen Schuemann et John Cutler. MarazziSailing Team est une étape importante dans ma préparation aux J.O de 2012. En tant que spécialiste du Star, naviguer au sein d’un équipage de 14 personnes constitue un nouveau challenge. Mais je suis convaincu que nous parviendrons à réaliser une belle performance à Alicante.”
La Volvo Ocean Race s´installe à Alicante
“C’est un moment décisif pour la Volvo Ocean Race,” déclare Knut Frostad, PDG de l’organisation de la course. “Le support et l’accueil qui nous avait été réservé à Alicante lors du départ de l’édition en cours a eu un effet très positif. Un de nos objectifs, concernant la mise en place des prochaines éditions, a toujours été d’établir une relation de longue durée avec les ports d’accueil ainsi que, pour des raisons économiques, d’installer les bureaux de l’organisation dans l’un des ports d’accueil. Mais cela a uniquement du sens lorsque les deux parties s’engagent sur du long terme. Et avec Alicante il s’agit bien de ce type de partenariat que nous annonçons aujourd’hui.
L’Espagne a joué un rôle majeur lors des précédentes éditions de la course,” continue Frostad.“Lors de cette édition, le quota de coureurs espagnols a largement dépassé celui des autres nationalités. De plus, la péninsule ibérique a continuellement su démontrer sa capacité à comprendre le monde de l’événementiel et comment organiser les compétitions sportives. La région a prouvé à plusieurs reprises qu’elle constitue un emplacement idéal pour le déroulement des régates.”
Francisco Camps, Président de la région de Valence explique : “L’impact résultant de l’installation de la Volvo Ocean Race à Alicante au mois d’octobre dernier avait été très positif pour la ville, la région et tout le pays. Cet agrément signifie que l’Espagne continuera de développer son statut de centre d’excellence de la voile dans les années à venir.”
Les bureaux de l’organisation de la Volvo Ocean Race, basés à Whiteley, dans le Hampshire depuis 1998, commenceront à déménager vers Alicante dès la fin de l’édition en cours, à la fin du mois de juin. La Volvo Ocean Race sera transférée en Espagne dès la fin de l’année où les bureaux de l’organisation seront installés pour les trois prochaines éditions de la course.
“Il y a d’autres éléments dans ce partenariat avec Alicante’’, dit Knut Frostad, “Ceux-ci incluent notamment l’initiative d’assurer la participation d’au-moins deux équipages espagnols différents lors des trois prochaines éditions.
Plus significativement, l’agrément prévoit aussi la construction d’un musée de la course et d’une exposition interactive qui célébrera les 36 ans d’histoire et d’héritage de la course. La première phase est planifiée pour une ouverture en 2010.
“Le musée et l’exposition interactive sont des projets très importants pour nous,” explique Frostad. “La course dispose d’un long et riche passé. Pendant des années, les meilleurs marins du monde, ont forgé leur réputation en bravant des conditions extrêmes qui caractérisent la Volvo Ocean Race. Le musée et l’exposition interactive célébreront cet héritage et feront le lien entre notre avenir à Alicante et l’histoire maritime de la course autour du globe.”
De plus, le port d’Alicante a accepté de devenir la base de tous les équipages engagés dans l’édition actuelle dès leurs arrivées à Saint-Pétersbourg, à la fin du mois de Juin. D’autres bénéfices pour les nouveaux et futurs équipages sont également prévus.
Cette annonce, concernant le port de départ, ne rentre pas dans le cadre de l’appel d’offre récemment mis en place pour sélectionner les ports d’escale internationaux de la prochaine édition. Cette procédure se terminera à la fin du premier trimestre 2010.
La flotte de la Volvo Ocean Race est actuellement en escale à Boston après avoir parcouru six des dix étapes de l’édition en cours. En pleine course, les organisateurs se sont fixés l’objectif de faire évoluer l’événement à travers une démarche de consultation auprès des principaux intervenants, avec en ligne de mire la réduction des coûts et une augmentation de la valeur engendrée par une participation à la course.
En octobre dernier, avant le coup d’envoi de l’édition en cours, Volvo avait déjà réaffirmé son soutien à la course. Lors de l’escale précédente, à Rio de Janeiro, Knut Frostad avait révélé une première série d’informations concernant la prochaine édition ainsi que les résultats de la démarche de consultation. La prochaine session aura lieu dimanche à Boston, où d’autres changements de règles seront détaillés.
L’histoire de la Volvo Ocean Race avait débuté en 1973 avec la Whitbread Round the World Race, lorsque 17 équipages représentant sept pays s’étaient alignés au départ de la première course autour du monde en équipage. La course avait lieu auparavant tous les quatre ans mais en 1998 lorsque le groupe Volvo a racheté l’événement, elle a été renommée la Volvo Ocean Race. L’édition en cours constitue la troisième Volvo Ocean Race qui se terminera à Saint-Pétersbourg, en Russie à la fin du mois de juin.
À noter:
Les Français présents à Boston pour suivre l’In Port et la conférence de Knut Frostad du dimanche 10 mai sur le profil de la Volvo Ocean Race 2011-2012 :
Michel Desjoyeaux
Roland Jourdain
Jean-Luc Nélias
Luc Gellusseau
Dixième Grand Prix Petit Navire Dragon
Fidèles des podiums à Douarnenez
La Coupe de Bretagne Dragon s’est achevée lundi, c’est la mise en jambes idéale pour attaquer le gros morceau de l’épreuve, le Grand Prix Petit Navire qui a débuté hier. Deux des 94 équipages engagés n’ont jamais manqué un seul Grand Prix depuis sa création.
Pol Richard Hoj-Jensen et son palmarès impressionnant est le grand absent des régates. Celui qui a remporté trois des Grands Prix aurait eu à batailler contre son fidèle adversaire, le redoutable Thomas Müller accompagné de Vincent Hoesch. Le premier, vainqueur de la coupe de Bretagne en 2004 et du Grand Prix en 2007 et le second, deuxième du Grand Prix en 2004. Vincent Hoesch cumule quand même six titres à la gold Cup et 7 titres de champion du monde. Leurs faits d’armes conjugués sur le circuit Dragon les placent naturellement en tête des grands favoris de cette édition, d’autant plus qu’ils viennent de remporter la Coupe de Bretagne.
La Russe, Inna Shternberg court sur RUS 77 avec lequel elle avait remporté le Grand Prix en 2006 s’est, elle, classée 9ème de cette même Coupe. Parmi les concurrents présents qui se sont illustrés au cours des Grands Prix précédents, il faudra compter avec l’équipage finlandais de Henrik Dahlman, habitué des podiums et celui de Louis Urvois qui est également le président de la SRD, organisatrice de l’épreuve. Theis Palm, qui navigue sur le GBR 656, est également vainqueur de la Gold Cup 2008, Lars Hendriksen, sur le FIN 50 détient aussi une Gold Cup et enfin, Jorgen Schönherr sur African Queen qui, s’il n’a jamais remporté le Grand Prix, a quand même été vainqueur de trois Gold Cup.
La première pour les Russes
Le Grand Prix Dragon a débuté hier, mercredi 6 mai, et une seule course a pu être lancée hier après midi, faute de vent, en fin de matinée. Le thermique s’est levé alors que le soleil daignait enfin illuminer la baie de Douarnenez. C’est l’équipage de RUS 27 mené par Anatoly Loginov qui a tout de suite pris le commandement de la flotte et s’y est si bien accroché tout au long de la régate qu’il a franchi la ligne à 16 heures 36 avec une avance conséquente sur ses poursuivants, NED 309 de Guus de Groot et GER 993 de Stephan Link. Le premier équipage français a passé la ligne en 7ème position, il s’agit de Lady Jane, le FRA 386 de Luc Pillot décidément très inspiré puisque également premier tricolore de la Nautic Champion’s Race hier.
Une première pour Stamm
Bernard Stamm n’a pas pu participer à la Nautic Champion’s Race hier, alors, il est venu aujourd’hui rejoindre Bruno Jourdren et remplacer Kito de Pavant à bord du Dragon FRA 360. Au lieu d’une seule journée de découverte, c’est finalement quatre jours de stage Dragon qu’effectuera le double vainqueur du tour du monde avec escales, en solitaire et en 60 pieds Imoca. « Je ne régate pas assez, je pilote plutôt. Et tant qu’à venir, je préfère faire ça proprement, toute la durée du Grand Prix ». C’est fait et proprement justement pour une première journée puisque le FRA 360 s’est classé 8ème. « Il apprend vite bien sûr » explique Bruno Jourdren. « Je ne suis pas tout seul, c’est un vrai travail d’équipe.Naviguer en Dragon, c’est très différent, parce qu’en 60 pieds on créé du vent, alors que le Dragon avance avec le vent réel, qui là, était d’ailleurs très faible. En tous les cas, sur ce type de bateau, on a vite fait de pas aller vite ! ».
100 riders sur la ligne de départ
Veillée d’armes du côté des kites alors que les compétiteurs s’élanceront demain de la plage des Sables Blancs pour disputer le Grand Prix Petit Navire version Kitesurf, deuxième championnat d’Europe de « speed-crossing » avec, une nouvelle fois à Douarnenez, un plateau exceptionnel. Les meilleurs seront là, venus du Québec, d’Angleterre, d’Espagne, d’Italie ou d’Allemagne, mais il faudra bien évidemment compter sur les Français avec notamment la présence de Fabienne d’Ortoli, double championne du Monde, Bruno Sroka triple champion du Monde, d’Europe et de France et bien sûr Alex Caizergues, l’homme le plus rapide du monde sur l’eau tous supports confondus.
Début des courses aujourd’hui à partir de 13 heures 30.


















