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Greenalgh et Hamlin titillent les Australiens

Mark Foy Trophy 2009 Carnac
DR

Disputé à Carnac entre le 28 juin et le 4 juillet, le Mark Foy Troph réunit un plateau très relevé d’anciens et actuels champions de 18 pieds australiens. Un concentré d’excellence vélique qui s’est exprimé dès le premier départ de cette deuxième journée de régate. Sur la ligne, les places se sont vendues très cher et l’arrivée à la première bouée du Dog Leg a été tout aussi serrée. Grant Rollerson s’est montré le plus rapide à rejoindre la marque, avec dans son sillage deux compatriotes aux dents longues : John Winning Junior et Jonathan Whitty. Les Anglais d’Investec, emmenés par Mason Woodworth, sont parvenus à se glisser entre les deux jeunes équipages. Légers et inspirés, ces derniers ont réussi cependant à se maintenir aux avant-postes pendant que Mason et ses hommes, plus lourds, perdaient progressivement du terrain. Leur redoutable compatriote Robert Greenhalgh, sur Benny, a débuté de son côté une lente mais régulière remontée pour finir en 4ème position, juste devant l’Américain Howie Hamlin (Macquirie).

Un départ tout aussi serré pour la deuxième manche qui a vu la disqualification de Grant Rollerson, légèrement au dessus de la ligne au coup de canon. Ses compatriotes d’Asko, skippé par Dan Wilson en a profité pour prendre les commandes et passer la première marque en tête, devant Howie Hamlin et les hommes de Pindar, actuels champions d’Europe. Andy Richards a perdu cependant progressivement du terrain aux dépens de son compatriote Greenalgh qui finissait même par prendre le dessus sur la flotte, à mesure que le vent montait. Un impressionnant écart se creusait même sur ses poursuivants directs : Howie Hamlin et l’Australien Dan Wilsdon. L’équipier de Puma tout juste débarqué de la Volvo Ocean Race a remporté facilement la manche, prouvant s’il en était besoin son statut de surdoué de la chose vélique.
Venu sans autre prétention que celle de « bien figurer », le skipper anglais se présente d’ores et déjà comme l’homme à battre de la compétition tant son aisance est déconcertante. Reste que la partie est loin d’être gagnée car les manches ont été pour l’instant disputées dans  des conditions légères qui ont largement pénalisé les équipages lourds. Tous n’ont pas pu vraiment s’exprimer et il faut souhaiter que la brise thermique se lève enfin décemment pour donner à chaque équipage sa chance…et pouvoir admirer le spectacle magnifique de ces skiffs déboulant à grande vitesse au portant…

Cap sur la Bretagne Nord

Tour de France 2009
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A 12h05 précises, les 23 Farr 30 du Tour de France à la Voile 2009 ont quitté Dieppe pour un ralliement de 190 milles qui les mènera à Saint-Cast, Côtes d’Armor. Les spécificités de ce parcours bien connues des navigateurs du Tour de France à la Voile combinées à la météo vont rendre cette deuxième étape particulièrement tactique. La flotte devrait en effet effectuer une bonne partie de la course au portant, mais dans du vent faible et variable de Nord-Nord Est. Dans ces conditions, les passages de la Pointe Est du Cotentin puis du raz Blanchard s’annoncent délicats avec certainement des zones sans vent à gérer. Le courant sera le deuxième piège à éviter d’autant qu’il pourrait y atteindre les 6 nœuds ! Tout l’enjeu sera donc de se faufiler avant la renverse. Il y a fort à parier que dès cette première transition, les écarts se dessineront… Le passage des îles Anglo-Normandes s’annonce aussi comme un passage à niveau important. Pas question donc pour les équipages de relâcher l’attention avant l’arrivée dans le tout nouveau port à flot de Saint-Cast, Côtes d’Armor qui sera inauguré avec le passage de la flotte du TFV.

Ne rien lâcher

Pour certains, cette étape sera le retour vers des eaux plus familières, l’envie de bien figurer sera donc très forte. C’est le cas des Costarmoricains, 8ème du général, et menés par Stéphane Letertre qui analyse avec lucidité le « retour à la maison ».  « A la fin, on aura la connaissance du plan d’eau c’est peut être un atout mais il faut que ça le reste. Il ne faut pas qu’on s’endorme car il peut y avoir des changements de situation assez vite et je pense que les petits copains à côté seront comme nous, ils ne lâcheront rien ! » raconte le skipper originaire de Saint Quay Portrieux. Notons que certains équipages ont fait le choix de l’expérience en embarquant, pour cette étape importante, des skippers au palmarès bien étoffé. Les étudiants de Brest Grandes Ecoles, 17ème du classement général, ont choisi Sébastien Audigane. L’équipier du maxi multicoque Banque Populaire est arrivé hier à Dieppe après avoir participé au convoyage du bateau de Pascal Bidégorry à New York. Franck Yves Escoffier, malouin et skipper du multicoque de 50’ Crèpes Whaouh sera quant à lui aux côtés de l’équipage amateur de Purflo – Les Thermes Marins Saint Malo, actuellement 11ème du général. Le figariste François Gabard est venu renforcer l’équipage professionnel de TPM – COYCH, 3ème du général. 
Ce n’est probablement que dans la soirée, voire dans la nuit de mardi à mercredi que l’on connaîtra le vainqueur de cette manche qui marque le début d’une semaine importante pour les marins. L’arrivée en Côtes d’Armor rapprochera en effet les équipages d’une autre échéance sportive importante à savoir l’étape la plus longue et certainement aussi la plus stratégique de cette édition 2009, le Tour de Bretagne entre Saint Quay Portrieux et La Trinité sur Mer. Le départ de cette quatrième étape de ralliement sera donné le 4 juillet. « Pour l’instant, le classement général est mené par Nouvelle Calédonie. Ils ont une certaine avance, ils sont bien partis. C’est sûr que s’ils s’imposaient une nouvelle fois, ça commencerait à être intéressant d’autant qu’eux aussi ont de mauvais résultats à enlever. Cette course est la première transition pour le classement général. Ensuite, en enchaînant avec l’étape Saint Quay – La Trinité, qui est aussi une étape de coefficient trois, c’est sûr que l’on verra plus clair sur le trio de tête ou le quatuor… ou le duo. Nous rentrons dans une semaine décisive pour le classement général » analyse William Borel, directeur de course.      

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Résumé du départ de la deuxième étape de ralliement entre Dieppe et Saint Cast Côtes d’Armor : 
Le départ a été donné à 12h05 devant la grande plage de Dieppe. Tous les bateaux ont pris un bon départ sauf Ville du Port La Réunion, contraint de réparer après un rappel individuel. Le vent soufflait du 45° pour 6 nœuds au moment de franchir la ligne. La flotte partie au portant a mis 20 minutes à rejoindre la bouée de dégagement distante de 1 mille. Le courant marqué n’a pas facilité la progression des Farr 30. Pour cette première marque, ce sont les étudiants TU Delft, visiblement plutôt à l’aise sur les départs qui sont passés en tête suivi de Nantes Saint Nazaire – Centrale Nantes. Val Thorens était troisième. Le bateau CSC – HEC – Ecole Navale fermait la marche d’une flotte encore très groupée. 

Ils ont dit




William Borel sur la deuxième étape de ralliement entre Dieppe et Saint Cast Côtes d’Armor :
 « La difficulté sera le passage à la Pointe Est du Cotentin puis le passage du Raz Blanchard. Les courants seront importants, on est en coefficient de marée de 66 au départ qui vont décroître jusqu’à 50. Dans le Raz, même avec ces coefficients, on peut avoir 6 noeuds de courant. Les bateaux qui vont pouvoir s’échapper juste avant la renverse prendront un avantage décisif pour gagner l’étape. La grosse difficulté, c’est de voir si il va y avoir des bulles d’air au milieu car c’est un vent de secteur Nord Nord Est pas très bien établi. S’il y a des bulles d’air et du courant, au niveau de la stratégie, ce sera assez compliqué à gérer pour les navigateurs. Mais ce sera un jeu intéressant. Les écarts peuvent être assez importants à cause du courant.

Stéphane Letertre, skipper de Côtes d’Armor : 
« A priori, ça va être un peu orageux, il va falloir être dessus tout le temps. On veut faire une navigation propre. Au début, les adversaires, on les oublie un peu. Il faut faire ce qui est prévu et ne pas changer d’avis au denier moment parce qu’il y a un coup de fatigue ou parce que les autres font autre chose. »  


Franck-Yves Escoffier, navigateur de Purflo, Les Thermes Marins Saint Malo : 
«Le parcours est presque direct car on a la bouée des Ormes dans le Nord Ouest de Jersey qui est obligatoire donc on ne peut pas s’amuser à passer près des côtes du Cotentin ou carrément dans l’Ouest. Et c’est là où il ne va pas y avoir de vent et peut être de la pluie. Donc ça va être compliqué ! »

Rappel des leaders au départ de Dieppe : 


Leader du classement général Honda : Nouvelle Calédonie (Ronan Dréano)

Leader du classement amateur Malongo : BRED (Eric Drouglazet)

Leader du classement étudiant CSC : Normale Sup Lagardère (Eric Brézellec)

Ericsson : la victoire de toute une équipe

T. Grael
DR

Pour les responsables de l’équipe, la clé de la victoire d’Ericsson 4 se trouve dans sa solide préparation.  En s’inscrivant à la course trois mois seulement après la dernière édition, Ericsson avait ainsi la possibilité de choisir son architecte (Juan K) et son constructeur (Killian Bushe) et de sélectionner les meilleurs marins du monde.  Rapidement la décision avait été prise de construire les bateaux à Kista à côté du siège d’Ericsson et d’établir une base d’entraînement aux Canaries.   Mais hissée au rang de grands favoris, la pression montait sur l’équipage international.  Ce week-end lors de l’arrivée à Saint Pétersbourg, Torben Graël était clair sur cette question, mais tenait également à souligner le rôle de tous ceux impliqués dans le projet, « Je suis heureux maintenant, car on n’a plus cette énorme pression sur nous.  Il a fallu beaucoup d’efforts, une bonne organisation et un travail d’équipe.  Nous avons une fabuleuse équipe.  Je ne parle pas seulement des onze gars, qui ont gagné la course, car c’est toute une équipe qui a gagné. »   Pour le chef de quart, Stu Bannatyne, « C’est la préparation qui compte le plus.  Tout a bien fonctionné parce qu’Ericsson s’est engagé très tôt.  Ils ont choisi les bonnes personnes et ensuite les décisions ont été les bonnes.  Nous avions à nos côtés des gens expérimentés et un bon programme. »

Quant au second bateau d’Ericsson mené par Magnus Olsson, qui a terminé quatrième, l’objectif avait été de réunir de jeunes marins nordiques afin de leur permettre de développer leurs talents en vue de l’avenir. Seulement deux des onze membres de l’équipage pouvaient se vanter d’une riche expérience dans des courses au large.  Les neuf autres étaient des novices dans ce genre de courses, venant plutôt de la Coupe de l’America ou des disciplines olympiques.  A chaque arrivée d’étape, leur joie était contagieuse et les autres équipes n’ont pas hésité à les applaudir et à les féliciter des progrès réalisés.  Le vétéran, Olsson se disait fier de ses gars, « C’est un peu décevant de terminer quatrième, car on a toujours envie d’être sur le podium, mais nous avons fait de très bonnes étapes et avons eu des succès dans cette épreuve.  Maintenant on peut dire que ces gars sont solides. »  Cette solidarité était très évidente lors que l’équipage a dû confronter des creux de sept mètres dans un bateau qui prenait de l’eau au large de Taïwan.  Avec la menace de voir leur course se terminer en Asie, l’équipe technique a réussi à réparer les dégâts à la coque en douze jours.  Même face à ces soucis la bonne humeur était de rigueur dans l’équipe nordique.  Lors de la peinture du bateau, Olsson a obligé l’équipe à dessiner une paire de ciseaux et une ligne indiquant la partie réparée.  Leur bataille contre la montre a été gagnée de justesse, car 90 minutes après son arrivée en Chine, l’équipage a dû enchaîner avec le départ de la longue étape vers le Brésil.  Certes Ericsson 4 a remporté la Volvo Ocean Race 2008-2009, mais pour sa détermination, sa persévérance et sa joie de vivre cette course, Ericsson 3 a lui aussi suscité le respect de tout le monde.

Nouvelle Calédonie conforte son leadership

Tour de France à la Voile 2009
DR

Très petits airs aujourd’hui à Dieppe, pour le seul jour de régate en baie prévu sur le plan d’eau normand. Des conditions si légères  que  le comité a du décaler à plusieurs reprises le départ de la manche qui sera finalement la seule banane de la  journée. La manche devait initialement se courir devant le village de Bourville.  Mais la direction du vent n’est pas stable et il est très difficile pour le comité de course de mouiller le parcours. Après plusieurs heures d’attente en plein soleil et dans une « pétole » (vent très faible) totale, la flotte fait cap au 50° vers une nouvelle zone de course, à 1,5 milles. Le vent semble en effet plus installé au large.

A 15 heures 35, la procédure est enfin lancée dans 6 à 7 nœuds de vent de Nord Est. Rappels individuels pour Ile de France, encore sous spi au moment du départ, et Ville du Port – Région Réunion, qui réparent. La flotte se répartit de façon assez homogène. Nouvelle Calédonie, qui a pris un très bon départ, passe en tête la première bouée au vent, située à un mille au 75°. L’équipage skippé par Ronan Dréano envoie le spi rouge Honda du leader, qu’il peut arborer après avoir pris hier la tête du classement général à l’issue de l’étape de ralliement entre Dunkerque et Dieppe.

A la porte sous le vent, le vent tombe, les voiliers se frôlent et le ton monte entre les équipages. Le courant, très fort, porte au Nord Est, et l’organisation craint un dernier bord de spi contre le courant dans un vent très faible. En conséquence, une réduction de parcours et une arrivée à la seconde bouée au vent sont annoncées.

Comme l’an dernier dans cette même ville normande, c’est Nouvelle Calédonie qui remporte la manche. Il est suivi d’Elcimaï – Ville de Marseille.  Ce petit temps propre au lac Léman a d’ailleurs profité aux équipages suisses : Ville de Genève – Carrefour Prévention se classe troisième et les amateurs de Bienne Voile boucle cette manche en quatrième position. Il faut aussi souligner la belle remontée de Courrier Dunkerque, 12ème à la première bouée au vent et 6ème à l’arrivée qui est donc ce soir à la 7ème place du classement général.

Les professionnels de Nouvelle Calédonie se maintiennent donc en tête du classement général Honda. BRED, 4ème au général, reste premier du classement amateur Malongo. Et c’est Normale Sup – Lagardère, 9ème au général, qui mène désormais le classement étudiant CSC.

Demain, les 23 Farr 30 quitteront Dieppe pour Saint-Cast, Côtes d’Armor. Ce deuxième ralliement, long de 180 milles, promet d’être de nouveau éprouvant et tactique. Du petit temps est effectivement annoncé pour cette étape, avec dix à douze nœuds de vent au départ.  L’équipage de Nouvelle Calédonie ne va donc pas traîner pour fêter sa victoire. « Là, nous allons boire une petite bière et vite rentrer pour nous reposer avant le deuxième parcours de ralliement de demain qui s’annonce encore éprouvant ! » racontait Ronan à son arrivée au ponton.     
 
 
Rappel du programme sportif de demain :
10h30 : Briefing skippers
11h00 : départ pontons
12h00 : Départ de la manche de ralliement vers Saint Cast Côtes d’Armor

Focus sur le bateau Nouvelle-Calédonie
Nombre de participations : 4
Skippers : Ronan DREANO / Vincent PORTUGAL
Général
Troisième en 2008, cet équipage a poursuivi sur sa lancée comme en témoigne sa 2ème place début juin lors de la Semaine de Deauville, dernière épreuve test avant le Tour de France à la Voile. Rodé, il compte quatre participations à l’épreuve, Nouvelle-Calédonie monte régulièrement en puissance. Vincent Portugal, qui skippera le bateau en Méditerranée et Ronan Dreano, spécialiste du 470 et skipper du bateau en Manche et Atlantique, visent plus que jamais la première place. Notons d’ailleurs que Ronan a déjà remporté le Tour de France à la Voile dans la catégorie étudiant en 2007 avec l’équipage INSA.Vincent et Ronan comptent sur un équipage expérimenté où on relève la présence à la barre de Bernard Mallaret, un des grands spécialistes de l’épreuve. Mais Nouvelle-Calédonie n’est pas seulement un beau projet sportif : il met en avant chaque année une île qui vibre ainsi tous les mois de juillet aux performances de « son » bateau.

Interview de Ronan Dréano, skipper de Nouvelle Calédonie :
«  Il n’y avait pas beaucoup de vent aujourd’hui mais on s’en est bien sorti ! On va tout faire pour que ça continue. Il y a eu beaucoup d’attente, nous espérions vraiment que le vent se lève. Dans ces moments là, on en profite pour naviguer dès que l’on aperçoit du vent avant le coup d’envoi de la procédure. Nous avons pris un super départ, nous avons été tout de suite dans le bon paquet avec une bonne vitesse. Nous avions déjà pris le spi rouge l’année dernière à Dieppe. On espére cette année, l’avoir encore au bon moment, c’est-à-dire à l’arrivée ! Là, nous allons boire une petite bière pour fêter cela et vite rentrer pour nous reposer avant le deuxième parcours de ralliement de demain qui s’annonce encore éprouvant !  »
  
RESULTATS :   

Leaders des trois classements avant jury après la course 1.5 :

 Classement général Honda : Nouvelle Calédonie (Ronan Dreano / Vincent Portugal)
 Classement amateur Malongo : BRED (Eric Drouglazet)
 Classement étudiant CSC : Normale Sup – Lagardère

🔒 Derniers jours pour la régate en ligne de Lufthansa !

Lufthansa
Lufthansa

Acteur majeur dans le domaine du sport depuis de nombreuses années, Lufthansa France a fait son entrée dans l´univers de la voile en décembre 2008 avec un bateau à ses couleurs, le Longtze Team Lufthansa. Performance, innovation, émotion et écologie sont des valeurs essentielles de la voile. C´est donc tout naturellement que Lufthansa, partageant pleinement ces idéaux, s´est lancé aux côtés de l´équipe Le Défi dans l´aventure du Longtze European Tour, un circuit européen de cinq épreuves rassemblant exclusivement ce nouveau sportboat, véritable bijou de technologie, le Longtzte Premier.

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La Volvo Ocean Race 2008-2009 est achevée – Vive la Volvo Ocean Race 2011-2012 !

Ericsson 4 remporte la Volvo Ocean Race 2008-2009
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Les conditions de navigation des 17 manches du programme 2008-2009, réparties en 10 étapes et 7 régates In Port, ont été souvent redoutables, notamment en Mer de Chine et dans l’Atlantique Nord ; et les petits sprints aussi éprouvants que les plus longs marathons dans un défi sportif et mental presque inconcevable dont la puissance peut être illustrée par le seul record de vitesse en monocoque signé par Ericsson 4 avec 596,6 milles/24h, soit à 24,85 nœuds de moyenne. Une vitesse que certains multicoques signaient il y a 4 ou 5 ans.
 
Les 77 hommes qui ont participé à ce tour du monde sortent de cette course épuisés et n’aspirent qu’à un long repos bien mérité. « C’est tellement dur, dit Magnus Olsson – 60 ans, skipper d’Ericsson 3, 6 participations. Je suppose que c’est une des étranges raisons pour laquelle nous aimons cette course. Mais nous avons atteint nos limites. Nous avons besoin d’un break, d’un très long break… » Mais pour beaucoup, c’est pour mieux revenir à la prochaine édition, … enfin pour la plupart. Certains ont décidé de raccrocher les gants. Comme le Suédois Roger Nielson, navigateur sur Telefonica Black qui, avec un record absolu de 7 participations à cette ex-Whitbread et désormais Volvo Ocean Race a déclaré qu’il n’y reviendrait plus … à 60 ans tout de même !

Pour le patron de la course, Knut Frostad, qui se félicite de l’immense succès populaire de cette édition avec plus de 3,5 millions de visiteurs aux escales, notamment dans les nouveaux territoires de la course, en Inde et en Chine, c’est déjà demain puisque le Norvégien veut  insuffler un nouveau rythme à l’épreuve en lui donnant, non plus une périodicité de 4 ans, mais de 3. Le prochain départ est ainsi prévu dans 29 mois, fin 2011. Les esprits et les énergies sont donc déjà tournés vers cet horizon.

Si l’écrasante domination d’Ericsson 4 avec 5 victoires d’étape et 2 victoires In Port est celle du talent de son skipper Torben Grael et de ses hommes, c’est aussi celle d’un important budget de près de 80 millions d’euros qui a permis la construction de deux bateaux et d’une préparation commencée très en amont de la course.

Cette échelle budgétaire est sans doute responsable du petit nombre de Volvo Open 70 qui se sont alignés au départ des trois dernières éditions. Un état de fait que Frostad veut changer. Au cours de sa présentation à Stockholm, le 22 juin dernier, le Directeur de la Volvo Ocean Race a présenté les principales dispositions qu’il veut prendre pour attirer un plus grand nombre de concurrents pour une édition 2011-2012 qu’il veut moins coûteuse. Son but serait d’avoir 10 à 12 Volvo Open 70 sur la ligne de départ d’Alicante en 2011.

Côté escales, on en comptera sans doute 7 ou 8, pour une durée de course réduite à 8 mois au lieu des 9 actuels. Frostad souhaite également refondre le système de classement aux points. Les équipages seront réduits de 11 à 10 personnes (équipier média inclus) ; ce pour les équipages 100% masculin. Les équipages féminins seront constitués de 12 membres, et pourront compter 2 hommes au maximum. L’un des postes les plus importants de réduction des coûts est le nombre de voiles autorisées qui sera réduit de 40%.

Le coût estimé d’une campagne visant la victoire finale pourrait être ainsi ramené à 15-20 millions d’euros avec la construction d’un seul bateau. Un budget qui pourrait convaincre certains Français de revenir sur une course qu’ils ont largement animée dans les années 70 – 80.

Pour l’instant Knut n’a pas confirmé l’inscription de concurrents pour l’édition 2011-2012, mais les bruits de pontons lâchent que les Brésiliens, les Suédois, les Espagnols et les Américains seraient  prêts à rempiler. Mais aussi que des Néo-Z, des Irlandais, des Hollandais et quelques Français pourraient revenir aux affaires. Un retour très attendu côté tricolore après 15 ans d’absence depuis le Maxi La Poste, co- skipper par Eric Tabarly.

Le tracé du parcours 2011-2012 qui sera annoncé début 2010 est en cours d’élaboration avec l’examen d’une short list issue des 84 villes ayant déposé leur candidature.

 
Classement général de la Volvo Ocean Race 2008-2009
 
1-     Ericsson 4 – 114,5 points
2-     Puma – 105,5 points
3-     Telefonica Blue – 98 points
4-     Ericsson 3 – 78,5  points
5-     Green Dragon – 67 points
6-     Telefonica Black –58 points
7-     Delta Lloyd – 41,5 points
8-     Team Russia –10,5 points

Drouglazet gagne à Dieppe, Nouvelle Calédonie leader au général

Bred Eric Drouglazet
DR

La flotte est partie de Dunkerque samedi à 19 heures 55 dans 15 nœuds de vent. A 21 heures 24, le premier pointage annonçait Côtes d’Armor en tête, suivi de Toulon Provence Méditerranée – COYCH et Manche – Basse Normandie. La flotte progressait alors dans 12 à 14 nœuds de vent. C’est en début de nuit qu’Eole a véritablement mis les nerfs des concurrents à rude épreuve. Le vent est graduellement tombé et les Farr 30 ont enroulé la bouée Ophélie, située devant Boulogne sur Mer soit à mi-parcours, dans un brouillard à couper au couteau et une visibilité parfois limitée à moins de 50 mètres. Il était 6 heures 30, la flotte était encore très compacte et les 23 monotypes n’ont mis qu’une heure à franchir cette marque de passage.
Entre midi et 14 heures, le vent a encore molli, le courant de face freinant les voiliers. A ce moment de calme éprouvant a succédé un vent de Nord Est – Nord. Une bascule qui a profité aux bateaux placés le plus au large, alors que la flotte s’était divisée en deux pendant la nuit. Les favoris – dont Elcimaï – Ville de Marseille et Courrier Dunkerque – avaient plongé à la côte pour s’abriter du courant.  C’est la stratégie de l’autre groupe, situé plus au large, qui s’est révélée la plus payante. BRED, dont le navigateur Eric Drouglazet est un figariste d’expérience, a joué cette option avec audace et s’est rapproché du rail des cargos. A l’arrivée, un vent thermique de huit nœuds lui a permis de couper la ligne sous spi, à dix nœuds de vitesse.
Sur les pontons dieppois, les marins accusent plus ou moins ces 20 heures de course. Certains n’ont absolument pas dormi, d’autres ont pu se reposer, mais tous savourent l’arrivée. Eric Drouglazet bien sûr avec l’ensemble de l‘équipage BRED était particulièrement satisfait de cette victoire !  « C’était super de faire une régate avec plein de rebondissements, avec de gros coups à faire. Il y a eu des moments inoubliables, un réel bonheur » a lâché le Breton à l’arrivée.
L’heure limite de passage de la ligne était 18 heures 48. Seuls 14 bateaux ont réussi à terminer dans les temps pour être classé. Les autres, hors temps, se sont vus attribuer un nombre de point moyen (voir l’explication ci-dessous de William Borel, directeur de course).
Un coefficient deux est attribué à cette première épreuve au large. Un chiffre qui permet à Nouvelle Calédonie de prendre la tête du classement général Honda, BRED celle du classement amateur Malongo (sixième au général) et Défi SEP – Arts et Métiers celle du classement étudiant CSC (quatrième au général).
Les voiliers seront présents jusqu’à mardi matin dans la cité d’Ango, sur le quai Henri IV. Des manches sont prévues demain lundi sur le plan d’eau dieppois.  

Interview d’Eric Drouglazet, skipper de BRED, vainqueur de la manche de ralliement : «  C’était super de faire une régate avec plein de rebondissements, avec de gros coups à faire. Il y a eu des moments inoubliables, un réel bonheur. Il fallait être à bord du bateau BRED !
On joue le classement amateur avec deux pros, donc on est plus attendu sur les longs parcours où l’on peut jouer la stratégie que sur les bananes. Moi, je suis habitué au solo en Figaro où il y a  beaucoup de boulot… En équipage, c’est agréable d’avoir plus de temps pour travailler la météo et pour étudier les cartes.
Nous ne sommes pas dans le rouge niveau sommeil car on a pu se reposer dans le petit temps. Maintenant on va aller boire un petit verre avec l’équipage et l’équipe à terre. »   

Résultats avant jury de la course 1.4

1 – BRED (Eric Drouglazet)
2 – Défi SEP – Arts et Métiers (Stéphane Nevel)
3 – Bienne Voile (Lorenz Muller)
4 – Côtes d’Armor (Stéphane Letertre)
5 – Nouvelle Calédonie (Ronan Dreano / Vincent Portugal)
6 – Normale Sup – Lagardère (Eric Brézellec)
7 – Brest Grandes Ecoles (Loïc Le Garrec)
8 – CSC-HEC Ecole Navale (Hervé Gautier / Christophe Espagnon)
9 – INSA Sopra (Nicolas Andrieu)
10 – Ville de Genève – Carrefour Prévention (Jérôme Clerc)
11 – Nantes Saint Nazaire – Centrale Nantes (Florian Quenot / Ronan Guérin)
12 – Espoirs Ile de France (Vincent Ailland / Jimmy Pahun)
13 – Toulon Provence Méditerranée – COYCH (Fabien Henry)
14 – Elcimaï – Ville de Marseille (Dimitri Deruelle)
Le reste de la flotte n’a pas pu franchir la ligne avant 18h48, heure limite imposée par les instructions de course.

Classement général provisoire avant jury après la manche 1.4
1– Nouvelle Calédonie (Ronan Dreano / Vincent Portugal) : 29 pts
2 – Toulon Provence Méditerranée – COYCH (Fabien Henry) : 32 pts
3 – Elcimaï – Ville de Marseille (Dimitri Deruelle) : 42 pts
4 – Défi SEP – Arts et Métiers (Stéphane Nevel) : 46 pts
5 – Normale Sup – Lagardère (Eric Brézellec) : 47 pts
6 – BRED (Eric Drouglazet) : 49 pts
7 – Courrier Dunkerque (Daniel Souben) : 50 pts
8 – Ville de Genève – Carrefour Prévention (Jérôme Clerc) : 51 pts
9 – Bienne Voile (Lorenz Muller) : 52 pts
10 – Côtes d’Armor (Stéphane Letertre) : 52 pts
11 – Purflo – Les Thermes Marins – Saint Malo (Pierre Hingant / François Le Bourdais / Quentin Gruau) : 55 pts
12 – Espoirs Ile de France (Vincent Ailland / Jimmy Pahun) : 55 pts
13 – CSC-HEC Ecole Navale (Hervé Gautier / Christophe Espagnon) : 57 pts
14 – Val Thorens (Alexis Littoz Baritel) : 60 pts
15 – Brest Grandes Ecoles (Loïc Le Garrec) : 61 pts
16 – Nantes Saint Nazaire – Centrale Nantes (Florian Quenot / Ronan Guérin) : 62 pts
17 – Manche Basse Normandie (Benoît Charon) : 63 pts
18 –INSA Sopra (Nicolas Andrieu) : 64 pts
19 – TU Delft (Bert Schandevyl) : 77 pts
20 –Ville du Port – Région Réunion (Gabriel Jean Albert / Mayeul Dalleau) : 81 pts
21 – T.Brussels – Région de Bruxelles Capitale / Brussels Hoofdstedelijk Gewest (Laurent Declercq) : 95 pts
22 – Centrale Paris – Mécénat Chirurgie Cardiaque (Laurent Brel) : 102 pts
23 – Supelec – Dauphine (Eric D’Hooghe) : 104 pts

L’équipage de Barking Mad Champion du Monde

Rolex Farr 40 World Championship
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Pour cette dernière journée, il fallait un certain calme face aux agressions des adversaires.  Nerone a tout fait pour revenir et a basé sa stratégie sur l’expérience de Vasco Vascotto. Barking Mad a opté pour une position au centre de la flotte et selon Richardson, les résultats n’étaient pas ceux qu’il avait espérés et il est vrai qu’à la marque, les Américains ont dû sûrement se poser des questions.  Cependant, les doutes ont été écartés lorsque Barking Mad a terminé sixième, ce qui offrait toujours à l’équipage une avance d’un point sur les adversaires directs avant la dernière course.  C’était donc celle-ci qui allait être décisive. 
Sur Barking Mad l’approche restait conservatrice.  Après la course, Richardson a avoué qu’il ressentait bien la pression sur son équipe.  Il n’a pas oublié qu’en 1999, il avait terminé troisième à partir de cette position enviable.  Au terme du premier bord, l’équipage de Barking Mad s’est retrouvé en seconde place derrière Fiamma (ITA).  Le choix de Nerone s’est avéré être le mauvais. Barking Mad a poursuivi sa course en gardant son sang froid, avec comme seul objectif de terminer avant Nerone. 
En terminant second, l’arrivée de Nerone n’avait plus d’importance, même si sa huitième place suffisait pour lui garantir la seconde place.  Pour l’Américain, il s’agit d’un rêve qui se réalise, "Notre philosophie était de ne pas prendre des risques.  Si nécessaire, on a évité les autres plutôt que de régater face à eux." En fin de compte, il avait tout à fait raison, car jamais dans l’histoire du championnat a-t-on vu un tel écart au sommet du classement.  Comme Vascotto l’a souligné: "Par le passé, le score de Nerone aurait été bien suffisant pour gagner."

1. BARKING MAD Jim Richardson USA, 38.00
2. NERONE Massimo Mezzaroma ITA, 45.00
3. JOE FLY Giovanni Maspero ITA, 53.00
4. MASCALZONE LATINO Vincenzo Onorato ITA, 66.00
5. FLASH GORDON Helmut Jahn USA, 81.00
6. PLENTY Alex Roepers USA, 102.00
7. TWINS Erik Maris FRA, 102.00
8. TRANSFUSION Guido Belgiorno-Nettis AUS, 104.00
9. ESTATE MASTER Lisa & Martin Hill AUS, 113.00
10. TWT Marco Rodolfi ITA, 117.00

Toulon persiste et signe

TDF 09
DR

Au classement général, Toulon Provence Méditerranée – COYCH reste en tête. Le projet sudiste, vainqueur du TFV en 2005 et en 2007, conserve donc le spi Honda rouge du leader. Le classement amateur Malongo est dominé par Purflo – Les thermes marins – Saint Malo, également 4ème du général. Le spi CSC revient quant à lui au premier équipage étudiant et dixième au général, Normale Sup – Lagardère.
Des places que ces trois équipages remettront en jeu dès ce soir, lors du ralliement entre Dunkerque et Dieppe. Premier test au large du TFV 2009, les 90 milles du parcours devraient être particulièrement techniques. Entre le courant du cap Griz-Nez et les « molles » de la baie de Somme, le directeur de course William Borel promet une étape « très stratégique », servie par un vent faible d’Ouest – Nord Ouest. Interview à suivre.
 
Récit de la manche 1.3 :
12 heures 45 : le signal d’avertissement retentit, précédant de cinq minutes le départ de la manche. La bouée au vent est mouillée à un nautique, au 280°. Dans des conditions de vent et de mer très calmes, le courant ramène la flotte sur la ligne mais personne ne vole le départ. Toulon Provence Méditerranée – COYCH prend immédiatement la tête de la course et ne la lâchera plus jusqu’à l’arrivée. La brume s’épaissit au cours de la manche tandis que la flotte reste très compacte derrière le leader.
A l’arrivée, c’est, comme hier, l’équipage de Fabien Henry qui remporte la manche, 200 mètres devant Purflo – Les thermes marins – Saint Malo. Auteur d’une belle performance, cet équipage amateur est suivi de Courrier Dunkerque, troisième.

Première victoire d’étape pour Telefonica Black

Telefonica Black
DR

Pour le skipper espagnol, Fernando Echávarri, il s’agit d’une bonne récompense après les efforts de son équipage depuis l’automne.  "Nous avons visé la victoire dans chaque étape, mais n’avons jamais réussi.  C’était donc notre dernière chance ici. Nous nous sommes battus avec Puma sur les 100 derniers milles.  Nous sommes très contents!  Nous avons préparé le bateau pour des conditions légères, mais sur les 150 premiers milles, le vent était plus fort que prévu.  Cela ressemblait à un match race. Je ne sais plus combien de changements de bord on a pu effectuer. C’est une bonne façon de terminer la course et je suis fier de tout le groupe."  Ce n’était que vers 2 heures du matin que le bateau noir avait pris la première place occupée par Puma depuis le départ de cette étape.  Ken Read et ses  hommes ont franchi la ligne 1 minute et 23 secondes après Echavarri.  Réaction de Read à l’arrivée: "Ce qui compte c’est que nous avons bouclé le tour. Tout le monde est sain et sauf et le bateau a été magnifique.  Nous avons toutes les raisons d’être fiers de notre performance. Pour le moment, il y a une sorte de soulagement.  Nous sommes tous un peu fatigués.  Que la fête commence, car on le mérite!"  Telefónica Blue (Bouwe Bekking) a terminé troisième moins de dix minutes plus tard.   Le vainqueur de cette édition de la course, avec un total de 114,5 points est donc Torben Grael et les hommes sur Ericsson 4, qui ont dû se contenter cette nuit de la cinquième place.  

Classement général
1. Ericsson 4 (Torben Grael/BRA): 114.5 points
2. PUMA (Ken Read/USA):  105.5 points
3. Telefónica Blue (Bouwe Bekking/NED): 98.0 points
4. Ericsson 3 (Magnus Olsson/SWE): 78.5 points
5. Green Dragon (Ian Walker/GBR): 67.0 points
6. Telefónica Black (Fernando Echávarri/ESP): 58.0
7. Delta Lloyd (Roberto Bermudez/ESP): 41.5 points
8. Team Russia (Andreas Hanakamp/AUT): 10.5 points

Dixième étape
1. Telefónica Black
2. PUMA
3. Telefónica Blue
4. Ericsson 3
5. Ericsson 4
6. Green Dragon
7. Delta Lloyd

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