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Marc Thiercelin pulvérise le record de la Mediterranée

Marc Thiercelin record Mediterranée
DR

Après une descente d’anthologie au surf dans la forte brise du Mistral et une nuit musclée éclairée par la lune, DCNS 1000 et son skipper ont réussi à tirer le meilleur parti d’une météo toujours piégeuse à l’arrivée à proximité des côtes. Marc Thiercelin a ainsi bouclé de la meilleure manière sa première tentative de record qui vient compléter le palmarès du parrain des Filières du Talent DCNS.

« J’ai ressenti un énorme plaisir sur ce parcours, avec de superbes conditions et une très belle trajectoire. Je suis entièrement recouvert de sel, mais vraiment heureux d’avoir pu communier avec mon bateau. C’est la première fois que je faisais cet exercice très exigeant qui consiste à se battre contre le chrono, et qui est très prenant. Je suis particulièrement content, après l’épisode du Vendée globe, d’avoir navigué en solitaire. Pour le record, c’était vraiment la recherche de la vitesse en permanence. DCNS a une grosse puissance et une bonne stabilité. Il n’a d’ailleurs pas besoin d’être extrêmement chargé en toile pour montrer son potentiel. Je suis très content de la collaboration avec Christopher sur ce record, le routage était très bon. »

Cette performance en solitaire s’est notamment construite sur une très fructueuse collaboration dans la droite ligne des Filières du Talent DCNS entre le skipper, Marc Thiercelin seul sur son bateau, et son apprenti skipper 60 pieds Christopher Pratt, chargé du routage à partir du PC à terre. Ils ont pris de nombreuses décisions ensemble, notamment celle du départ en rade de Marseille vendredi en début d’après-midi.

"Bravo et merci, Marc, pour ces belles émotions ! Cette performance compte d’autant plus à nos yeux qu’elle s’inscrit dans le cadre d’un programme citoyen de transmission du savoir d’ailleurs incarné par la mission dévolue à Christopher Pratt lors de ce record. Je remercie, au nom du groupe DCNS, Marc, Christopher et toute l’équipe qui a travaillé depuis un peu plus d’un an et demi sur le monocoque DCNS 1000", déclare Christophe Lachnitt, directeur de la communication du groupe DCNS et initiateur des Filières du Talent DCNS.

« C’était vraiment passionnant » débriefe de son côté Christopher Pratt « J’avais déjà eu une expérience de routage pour le Tour de France à La Voile, mais c’était seulement avant le départ. Là nous avons eu avec Marc une relation permanente, et le lien entre nous s’est renforcé très fortement. C’était vraiment une grande expérience de transmission du savoir et de partage des compétences. Côté météo, je dirais que nous avons exploité à fond une « fenêtre d’été », c’est-à-dire que ce n’était par forcément la « fenêtre du siècle » mais simplement une configuration qui justifiait les efforts que nous avons mis en oeuvre.».

Record de la Méditerranée : une traversée nord-sud de plus de 450 milles entre Marseille et Carthage (Tunisie)
Etabli à 1 jour 21 heures 20 minutes et 29 secondes (Kito de Pavant – Groupe Bel 04/06/09), ce record doit être couru en solitaire pour les monocoques de la classe des Imoca. Le parcours Marseille – Carthage (au Nord de la Tunisie) d’une longueur de 458 milles nautiques (environ 800 km), revient à traverser la Méditerranée dans le sens Nord – Sud.

Marc Thiercelin pulvérise le record de la Mediterranée

Marc Thiercelin record Mediterranée
DR

Après une descente d’anthologie au surf dans la forte brise du Mistral et une nuit musclée éclairée par la lune, DCNS 1000 et son skipper ont réussi à tirer le meilleur parti d’une météo toujours piégeuse à l’arrivée à proximité des côtes. Marc Thiercelin a ainsi bouclé de la meilleure manière sa première tentative de record qui vient compléter le palmarès du parrain des Filières du Talent DCNS.

« J’ai ressenti un énorme plaisir sur ce parcours, avec de superbes conditions et une très belle trajectoire. Je suis entièrement recouvert de sel, mais vraiment heureux d’avoir pu communier avec mon bateau. C’est la première fois que je faisais cet exercice très exigeant qui consiste à se battre contre le chrono, et qui est très prenant. Je suis particulièrement content, après l’épisode du Vendée globe, d’avoir navigué en solitaire. Pour le record, c’était vraiment la recherche de la vitesse en permanence. DCNS a une grosse puissance et une bonne stabilité. Il n’a d’ailleurs pas besoin d’être extrêmement chargé en toile pour montrer son potentiel. Je suis très content de la collaboration avec Christopher sur ce record, le routage était très bon. »

Cette performance en solitaire s’est notamment construite sur une très fructueuse collaboration dans la droite ligne des Filières du Talent DCNS entre le skipper, Marc Thiercelin seul sur son bateau, et son apprenti skipper 60 pieds Christopher Pratt, chargé du routage à partir du PC à terre. Ils ont pris de nombreuses décisions ensemble, notamment celle du départ en rade de Marseille vendredi en début d’après-midi.

"Bravo et merci, Marc, pour ces belles émotions ! Cette performance compte d’autant plus à nos yeux qu’elle s’inscrit dans le cadre d’un programme citoyen de transmission du savoir d’ailleurs incarné par la mission dévolue à Christopher Pratt lors de ce record. Je remercie, au nom du groupe DCNS, Marc, Christopher et toute l’équipe qui a travaillé depuis un peu plus d’un an et demi sur le monocoque DCNS 1000", déclare Christophe Lachnitt, directeur de la communication du groupe DCNS et initiateur des Filières du Talent DCNS.

« C’était vraiment passionnant » débriefe de son côté Christopher Pratt « J’avais déjà eu une expérience de routage pour le Tour de France à La Voile, mais c’était seulement avant le départ. Là nous avons eu avec Marc une relation permanente, et le lien entre nous s’est renforcé très fortement. C’était vraiment une grande expérience de transmission du savoir et de partage des compétences. Côté météo, je dirais que nous avons exploité à fond une « fenêtre d’été », c’est-à-dire que ce n’était par forcément la « fenêtre du siècle » mais simplement une configuration qui justifiait les efforts que nous avons mis en oeuvre.».

Record de la Méditerranée : une traversée nord-sud de plus de 450 milles entre Marseille et Carthage (Tunisie)
Etabli à 1 jour 21 heures 20 minutes et 29 secondes (Kito de Pavant – Groupe Bel 04/06/09), ce record doit être couru en solitaire pour les monocoques de la classe des Imoca. Le parcours Marseille – Carthage (au Nord de la Tunisie) d’une longueur de 458 milles nautiques (environ 800 km), revient à traverser la Méditerranée dans le sens Nord – Sud.

Une victoire à l’espagnole

Mondial J80 Santander
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Grande domination des espagnols au championnat du Monde J/80… « Hotel Princesa » avec quatre courses gagnées sur 12 s’adjuge de bien belle manière le mondial dans des conditions de vent variées. Gustavo et Carlos Martinez prennent respectivement les deuxièmes et troisièmes places. Le premier étranger est le team britannique de Rob Larke (13ème). Du côté de la délégation française, se sont les nantais de Jean Queveau, des habitués de la classe française, qui arrachent la 14ème place. Sylvain Pellissier « Voilerie All Purpose » est 16ème, Eric de Mones « Jack in the Basket » 28ème.

Ludovic Gilet, président de la classe française :
« Nous avons eu toutes les conditions. Dès le début du championnat, il y avait une grosse brise sur le plan d’eau avec une mer formée. Et puis, nous avons navigué dans du médium et du petit temps. Les espagnols ont été impeccables que cela soit à terre avec une organisation aux petits oignons mais surtout sur l’eau. Le J/80 est véritablement le monotype en vogue en Espagne. Alors l’ensemble des meilleurs navigateurs espagnols était engagés au Championnat avec des barreurs de la Volvo race, du TP 52 et même de l’Olympisme. Résultat : ils sont meilleurs que nous ! Pas obligatoirement en vitesse mais en tactique, en manœuvre, les espagnols ont fait une démonstration de haut niveau avec des passages de bouées très chauds… Cela permet aux français de se dire que nous avons encore du travail pour atteindre ce niveau en J/80. On va y arriver. En tout cas quel bonheur pour la délégation française d’avoir participé à cette grande régate ».

>Résultats du Mondial de J/80

L’échappée de Telecom Italia

Class 40- telecom italia-
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Au pointage du début d’après-midi, « Telecom Italia » n’avait plus que 130 milles à parcourir jusqu’à la ligne d’arrivée. Mais Giovanni Soldini, perfectionniste exigeant, n’arrivait pas à se satisfaire des 33 milles d’avance qu’il possédait sur son plus proche poursuivant. Crédité d’une vitesse de 6,5 nœuds quand ses adversaires progressaient encore à près de 8 nœuds, le navigateur italien voyait avec un agacement certain, l’accordéon se refermer. Mais Giovanni et sa coéquipière de choc ont trop l’expérience de la course au large pour ne pas savoir que, raisonnablement, cet effet tampon devrait s’atténuer progressivement et que la seule position confortable est bien évidemment d’être devant. Dans le meilleur des cas, « Telecom Italia » devrait parvenir devant Horta vers 2h TU dans la nuit de samedi à dimanche. Mais on sait trop bien ce que signifie une arrivée dans des vents mollissants dans une zone perturbée par les reliefs imposants des îles volcaniques pour savoir que tout pronostic reste difficile à établir.
 
Navigation sur la pointe du bulbe
C’est dans la matinée que le front est passé sur la flotte engendrant derrière lui, une bascule franche et un affaiblissement général des vents. Une situation qui s’est révélée favorable aux équipages qui ont su trouver le bon timing et faire à la sortie du virement quasiment route directe sur l’île de Faial. Ainsi Groupe Partouche (Christophe Coatnoan – Sébastien Figué), qui avait opté pour une option nord a pu récupérer une dizaine de milles sur la tête de course et revenir en huitième position. Visiblement les hommes du nord bénéficient encore d’un régime légèrement plus soutenu et compensent la route supplémentaire par une meilleure vitesse. Pour d’autres la fin de course se joue sur le fil du rasoir. A bord de Keysource, Mike West et Paul Worswick ont dû rabattre leurs prétentions. Le duo britannique qui avait brillamment remporté le prologue puis joué les trouble-fête jusqu’au franchissement de la dorsale, semble souffrir depuis quelques temps du complexe du chat noir : un choix de navigation malheureux les a tout d’abord décrochés de la tête de course avant qu’une avarie de hauban intermédiaire ne les oblige à faire route vers le nord-ouest pour réparer. Mais pour le reste, tout va bien à bord. A bord de Palanad II, Oliver Bond a chuté lourdement et doit laisser son équipier Nicholas Brennan manœuvrer. Enfin, Tales (Gonzalo Botin – Alvaro Lopez-Doriga) doit composer avec des casques de safran fissurés… On le voit, l’escale promet d’être courte pour les équipages : le tourisme insulaire risque de se limiter pour certains à des allers-retours du port aux différents shipchandlers et voiliers qui collaborent avec la marina de Horta.
 
Ils ont dit
Yvan Noblet (Appart City)
« On fait route directe sur Horta maintenant. Ça commence à aller mieux… Cela risque d’être un peu mou et ça va peut-être recoller demain. Pour être franc, ça fait un moment qu’on n’a pas dormi et on va regarder la situation sur l’arrivée avec Damien, une fois qu’on se sera un peu reposé… »
 
Gérald Bibot (Zed 4)
« On est fatigué. Les autres derrière sont un peu plus au sud et nous font un peu peur. On a un angle d’attaque pas tout à fait favorable par rapport à eux. Il est temps que l’on se repose un peu parce que sinon on va faire des c… Il faut qu’on anticipe un peu là-dessus parce qu’on peut se retrouver bord à bord avec Palanad II. Comme tout le monde on a notre lot de petites bricoles, mais on ne va pas s’étendre dessus… »
 
Classement au 11 juillet à 14h (TU+2)
1 – ITA 55 Telecom Italia (Giovanni Soldini – Karine Fauconnier) à 130 milles de l’arrivée
2 – BEL 81 Zed 4 (Gérald Bibot – Didier Le Vourc’h) à 33 milles
3 – FRA 64 CG Mer (Wilfrid Clerton – Loïc Lehelley) à 40 milles
4 – FRA 68 PLAN Les enfants changeront le monde (Denis Lazat –  Rémi Aubrun) à 43 milles
5 – GBR 43 Palanad II (Nicholas Brennan- Oliver Bond) à 46 milles
6  – ESP 65 Tales (Gonzalo Botin – Alvaro Lopez-Doriga) à 63 milles
7 – GER 53 Tzu-Hang (Strauss – Burger) à 67 milles
8 – FRA 60 Groupe Partouche (Coatnoan – Figué) à 72 milles
9 – ITA 69 Courrier de l’Odet (David Consorte – Arnaud Aubry) à 74 milles
10 – FRA 17 Entreprendre en coopérative (Benoît Parnaudeau – Jean Saucet) à 75 milles
 

Victoire de Manche – Basse Normandie sur la 6e étape de ralliement

Tour voile 09
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Les Farr 30 ont quitté la Vendée sous spi hier soir à 20h05. Certains d’entre eux avaient visiblement un plan stratégique très clair en tête pour cette étape qui s’annonçait tactique au vu des fichiers météo. Dès 21h00, ceux là n’ont pas hésité à aller chercher un vent plus favorable à la côte. Une option risquée qui a parfois mené ces bateaux à un demi mille de la terre. Ils étaient six, sous spi, tribord amure, à avoir fait ce choix : CSC – HEC – Ecole Navale, Manche-Basse Normandie, Nantes Saint Nazaire, TPM – COYCH, Centrale Paris et BRED. Les autres choisissant tous le large, l’écart latéral entre les deux groupes est de cinq milles dès 22h15 ! A l’approche du pont de l’île de Ré, vers 1h30 du matin, les hommes de la côte sont les premiers à se présenter dans un vent qui a déjà fortement molli (5 nœuds). CSC – HEC  – Ecole Navale, Nantes Saint Nazaire, Centrale Nantes, BRED et TPM COYCH ont 30 minutes d’avance sur leurs poursuivants.

Pendant la nuit (quasiment de 3h00 à 7h00 du matin), toute la flotte est stoppée dans une zone sans vent. La mer, telle un lac, a littéralement englué les voiliers dans une « molle » (absence de vent) difficile à négocier. Au matin, le vent se renforce jusqu’à dix nœuds mais les bateaux qui avaient choisi l’option à terre en début de course maintiennent leur avantage.  A la première marque de passage obligatoire RW (située à 20 milles dans l’Ouest de La Rochelle), c’est Manche – Basse Normandie qui mène la flotte suivi de Nantes Saint Nazaire et TPM – COYCH.

La marque dépassée, les bateaux tirent des bords sous génois dans un vent de nouveau faiblissant et en partie face au courant. Ils tentent de faire route vers la deuxième marque de passage obligatoire, la bouée BXA, située à l’entrée de l’Estuaire de la Gironde. En début d’après midi, le vent est totalement retombé. A 16h00, la direction de course annonce que la flotte ne pourra, dans ces conditions, rejoindre Royan dans les temps. Elle réduit donc le parcours au dernier pointage officiel, c’est-à-dire à la marque RW.
Les bateaux auront parcouru 46 milles sur les 95 prévus. Le coefficient passe donc de deux à un et c’est l’équipage de Benoît Charon, sur Manche – Basse Normandie, qui remporte cette manche !
A l’issue de cette étape réduite, 20 manches ont été courues. Au classement général, deux manches supplémentaires sont donc supprimées, soient quatre au total depuis le début de ce Tour de France à la Voile. Ce calcul ne modifie pas la domination de Courrier Dunkerque, toujours leader au classement général Honda, suivi de Nouvelle Calédonie et de TPM – COYCH. Purflo – Les Thermes Marins – Saint-Malo, 4e au général, mène encore le classement amateur Malongo. Enfin, CSC – HEC – Ecole Navale, 9e au général, reste en tête du classement étudiant CSC.

Une ou plusieurs manches sont prévues demain sur la côte de Beauté. Le Belem sera également présent pour célébrer ces régates charentaises.

Un nouveau PRB en construction

Vincent Riou PRB Route du Rhum 2006
DR

Dix sept ans après son début, la saga PRB se poursuit. Il y a eu le PRB en aluminium de Jean-Yves Hasselin dans le Vendée Globe 92/93, le plan Finot-Conq d’Isabelle Autissier entre 1996 et 1999, le 60’ Imoca dessiné par ces mêmes architectes que Michel Desjoyeaux puis Vincent Riou conduisirent à un doublé historique dans les Vendée Globe 2000/2001 et 2004/2005 et enfin le PRB conçu par le cabinet américain Bruce Farr revendu aujourd’hui à l’entreprise vendéenne Akena Vérandas.

Le PRB, 5ème du nom, portera la griffe du duo Vincent Lauriot Prevot/ Guillaume Verdier. Sa coque conçue dans le moule du 60’ Imoca Safran est en fabrication au Chantier Naval de Larros à Gujan Mestras sous la direction de Thierry Elluère.

Son pont sera lui original car Vincent Riou considère que cette partie là d’un bateau doit être adaptée à la philosophie et aux méthodes de navigation du skipper. La construction du moule puis du pont lui-même se feront en partie par l’équipe interne de PRB et par le chantier CDK technologies à Port la Forêt pour la cuisson. Le mât – à gréement « canne à pêche » (avec des outriggers, ndr) – sera également conçu dans le chantier d’Hubert Desjoyeaux. Le troisième site de construction se trouve en Italie, près de Milan, chez Refraschini. Spécialisée dans le composite, cette entreprise a fabriqué des pièces pour le VOR 70 Ericsson 3, les Imoca 60 Groupe Bel et Safran mais aussi les châssis Formule 1 Ferrari ! C’est de son four à autoclave que sortira la structure interne de PRB. Enfin la quille sera une nouvelle fois réalisée par l’entreprise AMPM de la Mothe Achard. L’assemblage final se déroulera au sein du chantier CDK à partir du mois d’octobre pour une mise à l’eau fin décembre.

L’équipe qui s’attèle à la construction est un mix entre l’équipe « historique » de Vincent, – Eric Carret, Jacques Fort, Antoine Le Bras et Laurent Oudin – et celle de Jean Le Cam : Michel Ollivier, Frédéric Berat et Pascal Dourlen. Il ne s’agit pas d’un débauchage, Jean et Vincent ayant on le sait des relations fortes, mais au contraire un contrat gagnant-gagnant. L’équipe de Jean peut ainsi attendre plus sereinement le début des propres projets IMOCA de leur skipper. La construction se fera sous la coordination de Grégoire Metz qui s’est déjà acquitté d’une tâche identique pour le PRB précédent avant de prendre un temps, le poste de directeur général de l’IMOCA.

En 2010, PRB prendra le départ de la Calais Round Britain Race, puis de la Route du Rhum, l’objectif majeur étant évidemment le prochain Vendée Globe.

Interview Vincent Riou      

Pourquoi ce choix ?
« Parce que Safran était le bateau que je préférais dans la flotte existante. Et je connais bien les architectes. Nous y avions déjà pensé pour le précédent mais le timing n’avait pas fonctionné : leur avant-projet était arrivé 15 jours après que nous ayons opté pour Farr. Ce sont des gens qui savent faire des bateaux performants et avec qui j’ai un bon relationnel. J’ai connu Guillaume Verdier en 1999 lors de la construction du précédent PRB car il travaillait à l’époque pour le cabinet Finot-Conq. Vincent Lauriot Prevost, je l’ai rencontré plus tard lors de la construction du trimaran Géant de Michel Desjoyeaux. Tous deux savent se remettre en question. J’ai voulu un bateau performant et polyvalent. Il sera aussi puissant que le plan Farr mais plus léger et de déplacement inférieur. Il présente également une répartition différente des volumes de coque en étant plus volumineux à l’avant. »

Pourquoi un pont différent de Safran ?
« Parce que nous voulions un bateau avec une identité différente de Groupe Safran. Cela permettait surtout de concevoir un pont adapté à moi, avec une ergonomie propre. »

Interview de Jean-Jacques Laurent
La situation économique n’est pas facile, les quatre dernières années n’ont pas été couronné de succès pour votre bateau, pourquoi continuer ?
« Parce que le sponsoring voile apporte des retombées économiques ! Et puis ce n’est pas quand il y a des problèmes qu’il faut quitter le navire… (rire). Si nous avions eu cette philosophie quand nous avons connu des avaries à la fin des années 90 nous n’aurions jamais remporté deux fois le Vendée Globe ! Donc on continue avec toujours la même ambition ».

Les architectes ?
« C’est un choix qui appartient à notre skipper. Maintenant je ne suis pas mécontent que ce soit des gens que l’on connaisse et c’est sympa qu’ils soient Bretons »

Fin des tests pour le monotype SolOceans

Tests SolOceans
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Un tel travail intensif n’avait jamais été réalisé auparavant pour mettre au point un monotype, de surcroît à vocation océanique. Le résultat est à la hauteur des efforts déployés et aux remarques formulées par les 25 marins qui ont apporté leurs compétences au fil des 30 000 milles nautiques parcourus. L’objectif SolOcéane 2011-2012 est désormais devant l’étrave des monotypes SolOceans en construction.

"C’est bon comme ça". En cinq mots, Michel Desjoyeaux conclut un travail entamé le 2 décembre 2005, date officielle de démarrage du projet SolOcéane et, par conséquent de la création de son monotype high-tech de 16 mètres (52,5 pieds). Jean-Baptiste Daramy, responsable de la production en série de ce monotype océanique au sein de SailingOne, explique :
"Après le super travail réalisé par Charles Caudrelier, Erwan Tabarly et Liz Wardley sur Bostik en 2007-2008, nous avions pris un certain nombre de décisions. Certaines ont été mises en œuvre aussitôt ou au fil des mois et des travaux de maintenance d’été et d’hiver comme, par exemple, l’ajout de la colonne de winch sur une recommandation de Liz Wardley. D’autres décisions techniques, comme l’équipement d’un Maxi Spi et la mise en harmonie des voiles avec le gréement sur les conseils de Charles Caudrelier, ne seront effectifs que lorsque nous recevrons le nouveau jeu de voiles North Sails France à l’automne prochain. Aujourd’hui, nous sommes fiers de préciser que nous avons tenu compte de TOUTES les remarques des marins, sans exception, sous réserve qu’elles aient été formulées dans la philosophie du monotype océanique et de son programme sportif, dont la SolOcéane sera le sommet".

La SolOcéane est la première compétition de voile océanique en solitaire autour du monde qui se courra à égalité de chances sur des monocoques high-tech de seize mètres (52,5 pieds) tous identiques les uns aux autres : les monotypes SolOceans. Ils seront équipés d’un Kit OceanoScientific qui leur permettra de collecter des informations scientifiques relatives à l’évolution climatique mondiale dans des zones inexplorées de la planète, au profit des scientifiques du monde entier. La première édition de ce tour du monde partira le 23 octobre 2011 de l’agglomération Caen la mer, après un prologue à Cherbourg-Octeville. Les navigateurs solitaires feront escale à Wellington, la capitale de Nouvelle-Zélande, avant de reprendre la mer à destination de la Basse-Normandie, pour couper la ligne d’arrivée finale à Cherbourg-Octeville. Ce tour du monde se compose donc de deux étapes par les trois caps : Bonne-Espérance en Afrique du Sud, Leeuwin en Australie et Horn en Amérique du Sud. Chaque étape représente environ 50 à 55 jours de navigation, pour un périple total de 26 000 milles (48 000 kilomètres) autour de la planète. La SolOcéane se courra tous les deux ans, en dehors des cycles quadriennaux du Vendée Globe, de la Route du Rhum et de The Artemis Transat.

🔒 Nouveautés Bénéteau : First35 et Océanis 58 et 50.

Bénéteau - First 35
Bénéteau - First 35

Dans la dynamique du renouvellement de la gamme First, le First 35 vient agrandir la famille. La carène est signée du cabinet Farr Yacht Design tandis que c´est Nauta Design qui a su donné volume et élégance à l´intérieur. Dans la lignée du First 40, on retrouve sur ce 35 pieds des lignes racées et séduisantes et un roof aux caractéristiques bien identifiées. La recherche de la performance passe par des choix architecturaux affirmés et le confort et le plaisir en croisière sont maximisés grâce à des solutions innovantes.

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🔒 Le daysailer : un voilier signé Audi.

Audi Daysailer
Audi Daysailer

Précision absolue, hydrodynamique et aérodynamisme parfaitement équilibrés et matériaux high-tech permettent une conception légère. D´un point de vue technique, un voilier est conçu en vue d´accomplir des performances et de permettre un déplacement efficace, à l´instar d´une voiture.

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Coup de frein sur la flotte

Les Sables - Horta - Les Sables
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Que les sensations des belles et longues glissades affolant les compteurs doivent se rappeler comme de presque lointains et douloureux souvenirs à une bonne partie de la flotte de la course. En effet, la première étape entre la cité vendéenne et Les Açores vient de se voir porter un coup qui, sans être fatal, risque de laisser de profondes traces. La faute à une dorsale installée sur la route vers l’archipel portugais qui contraint à un ralentissement évident et oblige les marins à faire preuve de philosophie et de patience. Dans ce qui pourrait ressembler à une grande loterie atlantique, tous ne sont pourtant pas logés à la même enseigne. Honneur à ceux qui trustent toujours le haut du pavé, le double mixte de Telecom Italia qui, s’il a vu lui aussi chuter sa vitesse de croisière, poursuit sa course en tête avec une certaine insolence et une maîtrise sans cesse confirmée. Ainsi, malgré l’écueil météorologique dont eux aussi ont à souffrir, Giovanni Soldini et Karine Fauconnier restent non seulement les plus rapides de la flotte, mais augmentent encore et toujours leur capital en affichant désormais 40 milles d’avance sur le deuxième Palanad II. Le groupe des nordistes de son côté est loin de toucher les dividendes de ce décalage osé et doit actuellement composer avec des vents erratiques et des trajectoires beaucoup plus aléatoires. Toujours emmené par Keysource, le quatuor est à la peine et doit garder un œil inquiet sur son inexorable chute dans le classement.

Pendant l’accalmie, place à la gastronomie…

Mais d’un extrême à l’autre, l’humeur reste égale et chacun trouve dans ce changement assez radical de conditions quelques motifs de relative satisfaction. Ainsi l’ensemble des nouvelles émanant des concurrents en ce quatrième jour de course confirmait-il une évolution dans la vie à bord. En effet, si les jours précédents ne laissaient que peu de place aux préoccupations liées au confort, la donne change en ce jeudi. L’accalmie laisse d’avantage de place aux plages de repos réparatrices que chacun s’accorde sans scrupule avant un retour aux longues heures passées à la barre. Les marins profitent, se requinquent et les menus quotidiens s’agrémentent de plats bien plus élaborés. Salade de chou blanc à bord de Telecom Italia ou encore plat du terroir mêlant andouille et purée pour les hommes de Techneau… les maîtres queux ont sorti les casseroles et les gourmets apprécient. Il faut dire qu’en ces périodes un peu stressantes pour la progression vers l’arrivée, toutes les consolations sont bienvenues. Pour d’autres, à l’image d’Appart City, la stabilité de l’assiette retrouvée offre des conditions plus propices aux bricoles de haut vol comme cette ascension dans le mât pour récupérer le va et vient de la chaussette de spi.

Qu’on ne s’y trompe pourtant pas, la course reste bien évidemment la seule priorité des duos et chaque mille gagné en ces temps perturbés n’est plus à prendre. Mais à y regarder les choses avec objectivité, les premiers à sortir de la dorsale risquent fort d’empocher la mise dans les eaux açoriennes…

Classement au 9 juillet à 14h (TU+2)

1 – ITA 55 Telecom Italia (Giovanni Soldini – Karine Fauconnier) à 509 milles de l’arrivée
2 – GBR 43 Palanad II (Nicholas Brennan- Oliver Bond) à 40 milles
3 – BEL 81 Zed 4 (Gérald Bibot – Didier Le Vourc’h) à 41 milles

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