Organisateur du circuit iShares Extreme 40, OC Events annonce son partenariat avec Henri Lloyd en tant que fournisseur officiel cette saison. « Nous sommes ravi qu’une grande marque de renom vienne soutenir cette saison iShares au côté des autres partenaires officiels Omega et G.H. Mumm. » annonce le directeur d’OC Events, Gilles Chiorri.
Henri Lloyd est perçu comme l’un des leaders du vêtement de navigation et sportswear, et toujours à la pointe du développement de nouvelles matières, de design et d’innovation depuis plus de 45 ans. La connaissance et l’expérience en terme d’innovation technologique des tissus ont été appliquées à la collection marine 2009. Celle-ci sera portée par l’organisation du circuit ainsi que les équipages des teams : – iShares, skippé cette année par la double médaillé d’or olympique Shirley Robertson (dont Henri Lloyd est le sponsor depuis 1993) – Oman Sail’s « Masirah » (Pete Cumming) – Renaissance (Loick Peyron)
« Nous sommes enchantés d’annoncer notre partenariat officiel avec OC Events et la série iShare Extreme 40, et nous espérons avoir un circuit 2009 passionnant. » commentait Paul Strzelecki, PDG d’Henri Lloyd.
Lewmar a développé une offre pour la fête des pères sur son site promotionnel : www.lewmar.com/onetouch vous proposant d’envoyer à votre père une carte électronique de fête des pères plus un bon d’achat de €10.
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À bord du bateau, plusieurs grands noms de la course au large : Damian Foxall, le vainqueur de la Barcelona World Race, Neal McDonald et Justin Slattery qui a déjà remporté la Volvo et le médaillé olympique Ian Walker. La déception est donc au rendez vous pour cet équipage expérimenté mais dans cette remontée de Rio, le skipper Ian Walker refuse d’incriminer son équipage affirmant que le véritable problème a été la vitesse du bateau. Selon lui, au reaching, Green Dragon a une performance 5 à 10% inférieure aux autres bateaux, notamment à cause de son bulbe qui pèse une tonne de moins que le maximum permis. Pour le navigateur, Ian Moore, la première moitié de cette étape ne comportait pas de soucis de navigation. De plus, au départ les attentes n’étaient pas très élevées car au reaching, "il devient impossible de rester avec le peloton. Avec une tonne de plus, on aurait vraiment un bateau rapide. Il y avait toujours l’éventualité que nous allions terminer dernier dans cette étape, mais on n’a pas voulu le dire au début, car on gardait l’espoir d’une surprise, mais malheureusement ce ne fut pas le cas." Pour les Irlandais, l’escale à Boston offre néanmoins un peu de repos dans une ville historiquement très liée avec l’Irlande. L’équipage souhaite désormais oublier cette 7ème place et anticiper le retour vers Galway. Philip Harmer, régleur: "Galway va être fabuleux. On n’arrête pas d’en parler. Cela va être une des étapes les plus dures de la course, ce qui nous convient parfaitement. Notre bateau est conçu pour l’océan plutôt que les passages le long des côtes et l’arrivée à Galway va être extraordinaire. Tout le monde a hâte de partir sur ce parcours".
Gildas, à froid quel bilan tires-tu de ta course et de ta victoire ? "On dit souvent qu’une course se gagne avant le départ, dans la préparation… et bien c’est vrai ! Je pense qu’on a vraiment bien travaillé cet hiver. J’avais fait le choix de laisser carte blanche sur le bateau à mon assistant, Mathieu Couture. Il gérait le technique comme il voulait et ne m’appelait qu’en cas de doute. Pour résumer, lui s’occupait exclusivement de préparer le bateau et moi exclusivement de préparer le bonhomme. Grâce à ça, j’ai pu travailler dans d’excellentes conditions au Pôle France de Port-la-Forêt. Le bateau, lui, était nickel sans que je m’en occupe, je pense que ça a joué."
Une préparation tous azimuts côté skipper ? "Oui. J’ai bossé le physique, avec de la piscine trois fois par semaine, le mental avec le coach Gilles Monnier, la météo avec Jean-Yves Bernot et Jean-Luc Nélias. J’ai aussi beaucoup travaillé sur les logiciels, dont le nouveau ‘Tactique’ et ‘Maxsea’ pour me familiariser encore plus avec ces deux outils que j’avais à bord. J’étais à 100% dedans. Au final, j’étais parfaitement serein au départ… et pendant la course. Il faut ajouter à cela l’avantage d’avoir un partenaire aussi fidèle que Cercle Vert, qui me donne les moyens de bien faire les choses, c’est très important."
C’est un tout donc ? "Absolument. La conjugaison de ces trois paramètres – le technique, la préparation du bonhomme et le soutien de mon partenaire – m’ont permis d’entrer dans une spirale vertueuse. Et le travail accompli tout l’hiver au Pôle France de Port-la-Forêt me convient très bien aussi : il y a beaucoup de compétences réunies là-bas et elles me servent énormément."
Finish à suspense mis à part, à quel moment la course s’est-elle jouée ? "Dans la courbure de l’anticyclone des Açores. Il y avait une belle ‘aile de mouette’ à faire et j’ai réussi à l’exploiter au mieux, c’est à dire à être en phase avec les phénomènes météo sans toutefois m’enfermer trop au nord ou trop au sud. A tout moment ou presque je pouvais revenir. Je crois que j’ai trouvé le meilleur compromis entre le bon angle au vent qu’avait Nicolas Troussel au nord et la pression de vent supplémentaire qu’avait Erwan Tabarly au sud. Ce n’était pas évident, j’ai eu le soupçon de réussite qu’il faut, mais j’ai réussi à toujours rester « placé-gagnant », sans m’emporter, sans aller dans les extrêmes. Je pouvais jouer à la fois l’attaque et la défense, à la différence de mes principaux adversaires qui ne pouvaient plus revenir de leurs options respectives, beaucoup plus marquées. J’ai fait une belle trajectoire, je crois."
Sur le final au contact contre Erwan Tabarly, on imagine que ton expérience du match-race a servi ? "Oui. Mine de rien, mon vécu avec Marc Pajot sur la Coupe de l’America et aux Jeux Olympiques en Soling m’a beaucoup aidé. Je savais que si ça se terminait bord à bord, j’avais ce plus par rapport aux autres… et effectivement, cela m’a bien servi dans le duel final avec Erwan. Je savais ce qu’il fallait faire pour contrôler au maximum, je n’étais pas perdu… ça m’a beaucoup aidé, c’est clair."
Tu dégages une impression de grande sérénité… "A un moment tu es dans la bonne spirale, tu as l’impression que tout s’enchaîne bien, que rien n’accroche. Je ne me prends pas la tête. J’ai été particulièrement serein à bord pendant la course – encore une fois grâce à ma préparation hivernale. Juste avant le départ, à une manche d’entraînement au Pôle France, j’avais déjà terminé 1er juste devant Erwan et au Prologue c’était un peu la même chose, avec Thierry Chabagny intercalé : cela donne confiance aussi."
Avec cette victoire tu te retrouves en tête du Championnat de France… "Oui mais le Championnat n’est pas vraiment l’objectif de la saison. L’autre grand objectif après la Transat, c’est la Solitaire du Figaro. J’ai déjà reçu quelques messages de ‘clients’ (d’autres skippers, ndr) qui disent m’attendre au tournant… mais la pression ne me dérange pas, je suis prêt pour la guerre (rires) ! Sur cette Transat aussi j’étais attendu à cause de mon titre de champion de France, mais ce n’est pas un problème. C’est du bon stress, je sais que je peux le transformer en pression positive, en faire de belles choses."
Dimanche 5 avril : un départ en douceur C’est dans les tous petits airs que la flotte de la Transat BPE s’élance au pied de la Citadelle de Le Palais. D’emblée, les ténors pointent aux avant-postes : Thierry Chabagny (Suzuki Automobiles) emmène la flotte dans son sillage, suivi de près par Gildas Morvan (Cercle Vert), Franck Le Gal (Lenze) ou bien encore François Gabart (Espoir Région Bretagne). Mais le grand beau temps qui accompagne les concurrents n’est qu’un leurre. Tous savent que la traversée du golfe de Gascogne risque d’être mouvementée.
Lundi 6 avril : bataille tactique au près Malgré un début de nuit proche de l’idyllique, les concurrents rencontrent vite des conditions plus musclées. Le vent monte en s’orientant progressivement au sud-ouest. D’ores et déjà, la flotte se divise : à l’ouest un petit groupe composé de Franck Le Gal, Thierry Chabagny et Isabelle Joschke (Synergie) part à l’assaut du premier front attendu quand la majorité cherche à suivre la route la plus courte vers la pointe de l’Espagne. Erwan Tabarly (Athema), Nicolas Troussel (Financo) et Armel Tripon (Gedimat) mènent la danse, tandis que Gildas Morvan, à la faveur d’une route plus serrée que ses adversaires, se positionne au centre du plan d’eau à égale distance des deux extrêmes. Mardi 7 avril : un autre Finisterre Il ne s’agit pas là du département qui nourrit au lait près de la moitié de la flotte des solitaires engagés sur cette Transat BPE, mais bien de ce cap qui marque une véritable frontière météorologique entre les régimes perturbés d’ouest et les alizés portugais. Nicolas Troussel comme Eric Drouglazet (Luisina) ont-ils plongé au sud trop tôt ? Toujours est-il qu’ils vont devoir tirer des bords le long de la côte nord de Galice quand leurs adversaires positionnés plus à l’ouest peuvent envisager de passer d’un bord. Et déjà, les premiers pépins techniques se profilent : Franck Le Gal, victime de rupture de drisses de voiles d’avant concède un terrain précieux. Yannig Livory (CINT 56) contacte quant à lui la direction de course pour signaler qu’il ne peut plus recharger son iridium ; d’ici peu le navigateur lorientais va entrer en solitude sans moyens de communication avec la terre.
Mercredi 8 avril : les quatre de l’ouest contre l’homme du sud Le cap Finisterre est maintenant dans le sillage de la tête de flotte. Anticipant sur la prochaine rotation des vents au nord-ouest, quatre navigateurs ont franchement opté pour une route au large. Thierry Chabagny en capitaine courageux ouvre la route devant Gérald Veniard (Macif), Adrien Hardy (Agir recouvrement) et Yannig Livory (CINT 56). François Gabart, quant à lui, a choisi de plonger au sud le premier. Le vent est toujours fort, la mer formée ; la sortie du golfe de Gascogne n’a rien d’une sinécure.
Jeudi 9 avril : courage, glissons Cette fois-ci, toute la flotte a touché la bascule de vent qui va leur permettre de plonger vers le sud et de contourner l’anticyclone des Açores. La route du nord est bouchée et le scenario de 2007 qui avait vu un décalage de près de 1000 milles entre les deux concurrents les plus extrêmes, ne semble pas en passe de se reproduire. Pour l’heure, il s’agit avant tout de s’accrocher. Rivés à la barre de leur monotype, les solitaires enquillent les milles à plus de 10 nœuds de moyenne dans une mer chaotique. Un exercice de haute voltige qui n’est pas sans conséquence.
Vendredi 10 avril : adieu Droug La nouvelle est tombée dans l’après-midi : Eric Drouglazet abandonne. Le skipper de Luisina a failli sancir. Sous un grain à plus de quarante noeuds de vent, alors qu’il manœuvrait pour affaler son spi, le vainqueur du Trophée BPE 2005 n’a pu empêcher l’étrave de son Figaro Bénéteau d’enfourner jusqu’au pied de mât. Plusieurs milliers de litres d’eau se sont alors engouffrés dans la cabine, noyant tous les instruments électriques et l’électronique de bord. Privé de pilote et de tous moyens d’anticiper sa navigation, le navigateur de Nevez choisit d’abandonner… Une décision qui témoigne de son grand sens marin, même si l’on imagine que renoncer n’est jamais simple pour un compétiteur. D’autres navigateurs ont laissé des plumes dans ces conditions plus que difficiles : Armel Tripon a dû passer plusieurs heures dans son mât quand Franck Le Gal devra effectuer une marche arrière par plus de trente-cinq nœuds de vent suite à un bout flottant entre deux eaux qui s’était enroulé dans sa quille. Ils ne le savent pas encore, mais le retard pris ne sera jamais rattrapé. Nicolas Troussel dans un départ au lof a endommagé sa girouette de tête de mât. A petite cause, grands effets : le tenant du titre ne pourra plus utiliser son pilote en mode vent. Un handicap certain au vu d’une course qui va se jouer aux allures portantes : un spi mal réglé et ce sont des dixièmes de nœuds qui s’envolent quand le résultat n’est pas sanctionné par un coquetier quand le spi s’enroule autour de l’étai. Samedi 11 avril : le péril jeune Ils sont les deux benjamins de la flotte mais n’ont aucun complexe. Adrien Hardy au nord, François Gabart au sud, ont choisi de se positionner aux extrêmes de la flotte. Lequel des deux aura raison ? C’est l’heure des choix stratégiques : tout le monde s’apprête à mettre de l’ouest dans son sud, mais qui saura trouver le bon timing ? Le profil de cette cuvée 2009 se dessine : il n’y aura pas de grands écarts latéraux entre les concurrents, mais la victoire risque de se jouer sur la capacité des uns et des autres à saisir la moindre opportunité tactique. Dimanche 12 avril : à frôler Madère Ils sont maintenant trois solitaires aux avant-postes sur la route du sud. Gildas Morvan, Erwan Tabarly et François Gabart vont passer à quelques milles à peine de Madère dont ils pourront admirer le sommet noyé dans les nuages… A nouveau, François Gabart prend l’initiative et empanne pour plonger encore plus au sud. Un choix stratégique qui lui vaudra notamment l’admiration d’un Gildas Morvan encore étonné de ce mélange de culot et de maturité. Au nord-ouest, Adrien Hardy prend le parti de raser la bordure de l’anticyclone quitte à s’y bruler les ailes. Lundi 13 avril : dans l’attente Toute la flotte navigue maintenant sous spinnaker. Ils ne l’affaleront plus avant de contourner Marie-Galante. L’alizé n’est pas encore bien établi. La problématique est simple : plus on est proche de la courbure de l’anticyclone, meilleur est l’angle pour gagner dans le sud-ouest. En revanche plus on est au sud, plus on peut espérer des vents soutenus. Angle ou pression, tel est le dilemme…
Mardi 14 avril : Nicolas Troussel prend la tête Les cloches de Pâques ont déposé un joli cadeau dans le cockpit de Financo. Mais son skipper sait ce qu’il advient des œufs en chocolat… Une fois dévorés, il n’en reste rien. Ce qui justifie la prudence de Nicolas qui considère cette place comme un cadeau provisoire. Il est encore bien tôt pour espérer capitaliser les quelques milles chèrement acquis. Avantage provisoire aux tenants de la route nord… qui gardent un oeil inquiet sur les hommes du sud. Mercredi 15 avril : Erwan marque un point Ils appellent ça un « pif-paf ». La manoeuvre consiste à opérer un petit décalage à la faveur d’une petite bascule de vent. Une jolie trajectoire opérée à la faveur de la nuit par Erwan Tabarly qui, grâce à ce petit zigzag, fait coup double. D’une part, il se replace devant François Gabart et d’une autre, il prend l’initiative sur la route du sud empêchant du même coup Gildas Morvan de venir se recaler, au risque de glisser dans le tableau arrière d’Athema. C’est ce qu’on appelle, marquer son territoire.
Jeudi 16 avril : temporisation et contre-attaque En tête de flotte, le doute s’installe. Les modèles météo laissent encore planer une certaine incertitude sur la pertinence des différentes options. Chacun temporise, cherche à réduire les écarts latéraux. Gildas Morvan, fort d’une stratégie qui avait déjà failli lui réussir lors de la Transat AG2R 2008, s’est positionné sur une route centrale en essayant de trouver le bon compromis entre une route plus courte et un différentiel de vitesse faible par rapport à ses compères du sud. Plus à l’arrière, certains commencent à jouer d’options radicales, tel Armel Tripon qui n’hésite pas à plonger jusqu’à des latitudes proches de l’archipel du Cap-Vert. Le skipper de Gedimat, en allant chercher la pression, la met sur ses adversaires directs.
Vendredi 17 avril : le retour du Géant Vert Malgré une résistance acharnée, Nicolas Troussel a fini par céder sa place de leader à Gildas Morvan. Le skipper de Cercle Vert ne la lâchera plus jusqu’à vingt-quatre heures de l’arrivée. Petit à petit, les hommes du sud grignotent le terrain perdu. Mais surtout, une certaine forme de routine bienheureuse s’est installée sur la flotte qui profite des surfs sous spi, du soleil et d’une carène à plat sur l’eau… Adrien Hardy, calé au nord de la flotte, reprend des couleurs et du vent après deux jours passés à se débattre dans des vents erratiques. Le piège de l’anticyclone qui s’était refermé sur lui s’ouvre un peu.
Samedi 18 avril : plus que six C’est comme pour les élections. Au premier tour on choisit, au deuxième, on élimine. De petites avaries en choix stratégiques inadaptés, de pertes de vigilance en minutes de sommeil en trop, la flotte s’est maintenant divisée en trois groupes. Six navigateurs peuvent encore prétendre à la victoire : Gildas Morvan, Nicolas Troussel, Erwan Tabarly, Gérald Veniard, François Gabart et Thierry Chabagny. Trois semblent décrochés : Louis-Maurice Tannyères, Yannig Livory et Victor Jean-Noël… Armel Tripon, Franck Le Gal, Isabelle Joschke comme Adrien Hardy peuvent espérer encore décrocher un accessit. Dimanche 19 avril : Gildas sans souci, Isabelle a des ennuis Tout va bien pour le leader de la course. Petit à petit, Gildas Morvan creuse son sillon vers une victoire attendue… Tranquille comme Baptiste, le skipper de Cercle vert affiche une sérénité impressionnante… Ses adversaires attendent toujours leur heure, mais pour le moment, le Champion de France 2008 réalise quasiment le sans-faute. En milieu de flotte, Isabelle Joschke souffre depuis plusieurs jours : en butte à des problèmes d’énergie, la navigatrice se doit d’économiser sur tout… Du coup, elle doit barrer environ dix-neuf heures sur vingt-quatre… La jeune navigatrice avouera quelques jours plus tard à la vacation souffrir fréquemment d’hallucinations et de coups de pompes à répétition. Lundi 20 avril : à l’ouest, rien de nouveau Pourquoi faudrait-il qu’il se passe toujours quelque chose sur une course ? Ce lundi est désespérément calme… Chacun continue de glisser sous les alizés retrouvés. Peu de changements au classement, pas de grandes décisions stratégiques, c’est la pause. Mardi 21 avril : le sud pointe son nez Erwan Tabarly, François Gabart, Armel Tripon ; les hommes du sud ont enclenché la surmultipliée. Ils progressent en moyenne à un, voire deux nœuds plus vite que leurs adversaires. Le suspense est relancé, d’une part pour le podium, mais aussi pour la première place. Même si Gildas Morvan tient tête, sa marge de manœuvre risque d’être ténue.
Mercredi 22 avril : Erwan la menace Pour Gildas Morvan, le danger s’identifie de plus en plus clairement… Il viendra d’Erwan Tabarly qui continue de progresser à vitesse grand V. Toujours dans le sud, François Gabart pointe le bout de l’étrave et fragilise les défenses de Nicolas Troussel et de Gérald Veniard. Néanmoins, Gildas garde confiance : les prochaines heures devraient lui permettre de se recaler correctement à la faveur d’une bascule du vent vers l’est. Pour les places d’honneur, Franck Le Gal, Armel Tripon et Isabelle Joschke continuent de se battre comme des chiffonniers. Naviguant parfois à vue, les trois solitaires y trouvent là une motivation supplémentaire. Jeudi 23 avril : il court, il court le furet Il est passé par ici, il repassera par là… Tel le furet de la chanson, la perspective de la victoire oscille au gré des fichiers de vent entre les deux leaders de la flotte. Il semble que l’écart pourrait être inférieur à quinze minutes… une misère au vu du nombre d’heures passées à régler le bateau, à barrer jusqu’au bout de la fatigue, à compulser les fichiers météo pour élaborer une stratégie gagnante. Vendredi 24 avril : un grain relance la donne Alors qu’il semblait que la victoire avait choisi son camp, un grain instable est venu tout bouleverser. Pendant deux heures, Gildas Morvan s’est vu contraint d’avancer à deux nœuds, voire moins. Et pendant ce temps, Erwan Tabarly a continué de progresser à près de dix nœuds. Tant et si bien, que le skipper d’Athema a pris la tête du classement provisoire pour un petit mille. Une seule certitude : rien n’est certain… Samedi 25 avril : la lutte finale Après une journée au coude à coude où les deux solitaires ont navigué à vue, la victoire a choisi son camp. Cette fois-ci, c’est Erwan qui s’est vu ralenti par un grain permettant à son adversaire de reprendre l’avantage. Il n’en fallait pas plus pour le skipper de Cercle Vert qui s’impose finalement avec moins de cinq minutes d’avance sur Erwan Tabarly. On aurait aimé un match nul tant la bataille fut acharnée… Mais la voile n’accepte pas de renvoyer deux adversaires dos à dos et ce, malgré toute l’estime qu’ils peuvent se porter. François Gabart complètera le podium… Suivront ensuite Nicolas Troussel, Gérald Veniard puis Thierry Chabagny. Armel Tripon et Franck Le Gal se livreront à un duel d’anthologie pour la septième place. Isabelle Joschke ira au bout de sa fatigue pour aller chercher la neuvième place, suivie par Adrien Hardy au cœur de la nuit marie-galantaise.
Samedi 26 avril : clap de fin Victor Jean-Noël aux premières lueurs de l’aube, puis Yannig Livory qui mettra fin à son long parcours de solitude, précéderont donc Louis-Maurice Tannyères qui clôturera donc cette édition 2009 qui aura attendu jusqu’aux dernières heures pour décider de son vainqueur.
Le front froid a traversé le plan d’eau plus tard que prévu et les leaders ont dû faire face à un vent faible jusqu’à l’arrivée. Ces conditions ont permis aux poursuivants de rester menaçants jusqu’au bout et ce n’était que 12 minutes et 48 secondes plus tard qu’Ericsson 3 a franchi la ligne d’arrivée à son tour à 23h 17. Un peu plus de cinq minutes plus tard et Telefonica Blue complète le podium à 23h 23. Torben Grael, skipper d’Ericsson 4: "C’est fabuleux. Je crois que nous avons fait une très bonne étape. Nous étions toujours près des autres bateaux et même Delta Lloyd a bien navigué pendant cette étape. Le moment clé est intervenu il y a quelques jours quand nous avons empanné. Après, il n’y avait pas beaucoup de transitions. Nous avons réussi à garder notre place en tête de la flotte, mais ce n’était guère évident. Même ici à l’arrivée, quand on croyait que tout allait bien, le vent est resté très faible avec une confrontation de la brise de la terre et de la mer. C’est un pas plus vers notre objectif. D’habitude la chance me sourit pour les régates aux Etats-Unis. Cela vient de se confirmer." Bien que seules 5 minutes et 4 secondes séparaient Ericsson 3 de Telefonica Blue, l’ambiance ne manquait pas à bord. du voilier suédois L’équipage d’Ericsson 3 a accosté déguisé dans des costumes du 18ème siècle et a fêté sa seconde place, tandis que derrière, la joie était absente du bateau espagnol. Bouwe Bekking n’a pu qu’avouer sa grosse déception. "Nous sommes tristes car c’est nous qui leur avons donné l’avantage". En effet, les hommes de Bekking avaient mené la flotte pendant douze des quinze derniers jours. A un moment, ils avaient même une avance de 108 milles, mais du 20 au 23 avril en rencontrant une zone de calmes, cette avance avait fondu, comme Bekking craignait la veille en annonçant, "Si l’on empanne trop tôt, on perd le vent. Si l’on empanne trop tard, on se retrouve avec un mauvais angle vers la zone d’exclusion. Cette décision sera le moment critique de la course." En somme, Bekking avait bien compris les enjeux, mais ses craintes allaient se réaliser. Une occasion ratée, qui fait que Telefonica Blue a désormais 13 points de retard sur Ericsson 4 au classement général. Puma a pris la quatrième place ce matin à 1h12 (heure française). Déception là aussi pour l’Américain Ken Read, qui avait espéré un meilleur résultat en arrivant chez lui. "Ce n’est pas dû au manque de travail. C’était une de ces étapes où rien ne semblait marcher pour nous. Nous avons trébuché en rencontrant beaucoup de petits problèmes." Derrière la bataille se poursuit entre Telefonica Black et Delta Lloyd, car à quelques heures de l’arrivée, seulement deux milles les séparent ce matin.
Classement de 7h (heure française) Ericsson 4 arrivé à 23h05 (heure française) Ericsson 3 arrivé à 23h17 Telefonica Blue arrivé à 23h23 PUMA arrivé à 01h12 Telefonica Black à 28 milles de l’arrivée Delta Lloyd à 2 milles Green Dragon à 50 milles
C’est la seconde fois que le tandem suédois remporte des deux plus hautes marches d’un podium de cette Volvo Ocean Race 2008-2009. La précédente prouesse date de l’étape 5, Qingdao-Rio, mais cette fois, c’était l’équipage « Nordic » Ericsson 3 qui avait devancé l’équipage « International » Ericsson 4. Mené par le Brésilien Torben Grael (cinq médailles aux Jeux Olympiques entre 1984 et 2004), le Volvo Open 70 Ericsson 4 a franchi la ligne d’arrivée de Boston à 22h05 (heure Paris), 16h05 (heure locale), après 15 jours, 10heures et 30 minutes de course pour un parcours de 4 900 milles.
Torben Grael :“C’est magnifique. Je pense que nous avons fait du bon travail. Nous avons toujours été au contact des autres bateaux. Le moment clé de cette étape a été quand nous avons empanné il y a quelques jours. Après, il n’y avait plus de véritables options à choisir. Nous avons réussi à conserver notre avance, ce qui n’a pas été facile. Même à quelques milles de l’arrivée, quand les très faibles brises de terre et de mer se battaient entre elles. Cela a été dur, mais le résultat est très satisfaisant. On ne pouvait pas rêver mieux. C’est une marche de plus vers notre objectif final. Les régates aux Etats Unis me portent chance… C’est une preuve de plus. »
Jules Salter, navigateur à bord d’Ericsson 4 : « Dur, dur. Probablement ce que nous avons rencontré de plus difficile. Nous avons beaucoup de chance de remporter cette victoire. On peut raconter tout ce qu’on veut sur la stratégie, la lecture de livres, etc… mais je pense que c’est surtout une question de chance. Nous savions cependant que nous et les voiles faisions du bon boulot, mais rien n’était gagné avant que nous ne franchissions la ligne. Nous avons eu chacun une trentaine de minutes de sommeil le dernier jour. Et en fait, presque toute l’étape a été sur ce rythme… »
La bataille pour la seconde place s’est révélée particulièrement intense entre Ericsson 3 et Telefonica Blue, puisque les Suédois mené par Magnus Olsson (déjà 5 Whitbread/Volvo Ocean Race sous le ciré) l’ont emporté de 5 minutes sur les Espagnols, en franchissant la ligne à 22h17 (Paris), soit 13 minutes après le vainqueur. Magnus Olsson, blessé au dos après avoir heurté violemment une des barres à roue en milieu d’étape : “Nous sommes bien sûr très heureux de ce résultat. Mon dos va mieux mais cela a été très pénible au début. C’est l’équipage qui a fait tout le travail. Nous avons réussi à bien contrôler le retour de Telefonica Blue… Mais pour battre Ericsson 4, c’était une autre paire de manches… Peut-être la prochaine fois…” Arrivés en 3ème position, Bouwe Bekking et son équipage estime avoir sauvé les meubles : “Nous avons fait un super retour à la fin après deux jours particulièrement horribles. Doubler Puma et rattraper Ericsson 3 a été un vrai accomplissement. Nous sommes passés par une période désastreuse, mais nous avons réussi à la surmonter et à nous battre jusqu’au bout ».
Au classement général provisoire, Ericsson 4 enfonce le clou en cumulant désormais 77,5 points et paraît de plus en plus hors d’atteinte. En devançant Puma à Boston, Telefonica Blue reprend sa 2ème place au général avec 64,5 points alors que les Américains totalisent désormais 64 points. De son côté, Ericsson 3 continue à construire son petit pécule avec 53 points, et à se rapprocher discrètement du top 3 de cette édition 2008-2009 de la Volvo Ocean Race. S’il y avait une étape que le skipper de Puma, Kenny Read, aurait bien aimé remporter, c’est celle-là. Parce qu’il est local de l’étape, parce que le bateau a été construit dans le coin, parce que le team s’est entraîné plus de 4 mois à quelques kilomètres de là et surtout parce que c’est le fief nord américain du sponsor de leur équipe. Bref, une affaire de famille. Mais les choses en ont été autrement puisque Puma se présentait à 0h12 (Paris) sur la ligne, certes avec deux petites heures de retard sur le vainqueur après près de 16 jours de course, mais en 4ème position. Frustrant.
Ken Read :«Rien n’a été comme nous le voulions. J’aimerais dire que c’est la faute du bateau, d’un manque d’effort, ou des voiles, mais en fait nous n’avons pas arrêté de trébucher sur des petits détails. Il faut se faire une raison… On a fait au mieux mais cela n’a pas marché. Bravo à Ericsson 4. Il semble qu’ils ne fassent aucune erreur. Tant mieux pour eux.» La bagarre pour la 5ème place est acharnée entre Telefonica Black et Delta Lloyd. Verdict en fin de matinée. Mais quelque soit l’ordre sur la ligne d’arrivée, leur classement au général ne devrait pas changer. Telefonica Black resterait 6ème et Delta Lloyd 7ème. A 9h45, ce matin, Green Dragon était encore à une soixantaine de milles de la fin de son parcours. Son classement au général après 10 manches ne devrait également pas changer. Le concurrent sino-irlandais conserverait sa 5ème place. Prochain rendez-vous sur l’eau : l’in port de Boston le samedi 9 mai, puis l’étape retour vers l’Europe dont le départ sera donné le samedi 16 mai.
Réactions Pontons des deux Français embarqués :
Laurent Pagès – chef de quart sur Telefonica Blue :« C’est une longue histoire car depuis Rio il s’est passé beaucoup de choses. Dans les faits, dans nos têtes et dans celles de nos adversaires. On a fait une grande partie de cette étape en tête, parfois avec beaucoup d’avance. Et puis il y a eu ce passage crucial à la hauteur des Bermudes que nous n’avons pas bien négocié. On n’a sans doute pas fait les bons choix à ce moment-là et les autres ont très bien navigué certainement aussi. Ils ont su empanner au bon moment. Heureusement, on est bien revenus sur la fin. Cette nuit, on s’est battu avec Puma et on arrive à les larguer et, on ne sait pas comment, à avoir 25 milles d’avance à l’arrivée. On a essayé jusqu’à la fin de passer Ericsson 3 mais cela a été trop juste. On finit avec un petit sentiment de frustration car il y avait l’espace pour nous de gagner cette étape. Mais on a fait une erreur sur un choix qui n’était pas facile. On assume. Les autres ont été meilleurs. »
Sidney Gavignet – chef de quart sur Puma :«Même si la Volvo Ocean Race n’est pas finie, pour nous on a le sentiment d’avoir déjà bouclé un tour du monde car notre bateau a été construit aux Etats Unis et que nous nous sommes longtemps entrainés près d’ici, à Newport. Faire la grande boucle, même aujourd’hui, ce n’est pas rien. Surtout sur des bateaux modernes. C’est une bel « achievement » comme disent nos amis anglo-saxons. D’ailleurs on revient et on voit des bébés sur les pontons qui n’étaient pas là quand nous sommes partis… (rires). C’est assez chouette. Je suis content. Sur cette étape on a tout eu : du petit temps au près, du petit temps au portant, après on a eu du près fort dans des vagues. On a eu du froid, on a eu du chaud. Tout l’éventail de ce qu’on peut trouver sur l’eau. Mais c’est vrai que cela n’a pas marché comme on aurait voulu. Ce n’est pas grave, c’est la course. Je me suis bien régalé en tout cas. »
A noter : On attend des marins Français à Boston au moment de l’In Port, le 9 mai prochain. Signe de frémissements du côté tricolore pour la prochaine édition ? Sont attendus Michel Desjoyeaux, Rolland Jourdain, Luc Gelluseau. Ils viendraient prendre la température de l’épreuve et rencontrer son patron, le Norvégien Knut Frostad.. Ce dernier présentera le dimanche 10 de nouvelles dispositions destinées à poursuivre sa politique de réduction des coûts pour la Volvo Ocean Race 2011-2012.
Classement de la 6ème étape Rio-Boston: 1. Ericsson 4: 8 points 2. Ericsson 3: 7 points 3. Telefónica Blue: 6 points 4. Puma : 5 points Classement general provisoire après 10 manches : 1. Ericsson 4 (Torben Grael/BRA) 77.5 points (arrivé) 2. Telefónica Blue (Bouwe Bekking/NED) 64.5 points (arrivé) 3. PUMA (Ken Read/USA) 64.0 points (arrivé) 4. Ericsson 3 (Magnus Olsson/SWE) 53.0 points (arrivé) 5. Green Dragon (Ian Walker/GBR) 42.0 points (en course) 6. Telefónica Black (Fernando Echávarri/ESP) 25.0 points (en course) 7. Delta Lloyd (Roberto Bérmudez/ESP) 18.0 points (en course) 8. Team Russia : 10.5 points (DNS)
L’équipage KPMG HEC, skippé par Christian Ponthieu, a confirmé ses bons résultats de la semaine (2ème dans la catégorie Grand Surprise à l’issu des 6 jours de régate) en remportant la finale aujourd’hui. La finale s’est courue pour les 17 bateaux engagés sur 3 manches de parcours tactiques avec un vent soufflant à 10-15 noeuds. Dès la première manche, lancée à partir de 14h, la lutte était rude en mer, notamment entre le bateau de KPMG ESSEC et celui de KPMG HEC qui se sont rapidement distingués du reste de la flotte. Au terme de la première manche, l’équipage de KPMG ESSEC devançait celui KPMG HEC. Mais rien n’était joué, la 2ème manche lancée, on a pu assister a un beau spectacle en mer, avec une flotte en rang serré. Les passages de bouée se sont joués dans des mouchoirs de poches. Au terme de cette deuxième manche, KPMG HEC s’impose devant KPMG ESSEC et l’équipage 100% étudiants Groupe Atlantic Audencia qui s’impose dans le trophée 100% étudiants. Lors de la troisième manche, l’équipage KPMG HEC pris un excellent départ ainsi qu’une option bien différente de celle de ses concurrents qui se révéla payante et qui lui permit de remporter sa deuxième manche de la journée. Largement pressenti comme un vainqueur potentiel, l’équipage KPMG HEC a confirmé et survolé la finale en faisant respectivement 2ème , 1er et 1er des 3 manches. A noter la belle performance de l’équipage 100% étudiants Groupe Atlantic Audencia skippé par Arthur Leopold-Léger qui monte sur la 3ème marche du podium de la finale.
Avec maîtrise… Thomas Ruyant et son voilier n’ont pas quitté la place de leader sur cette épreuve qui a débuté samedi à 13h00 de Pornichet. Ils ont enroulé toutes les marques de passage en tête de la flotte, qui comprenait 25 prototypes. Le skipper de 28 ans, a plutôt bien maîtrisé la Pornichet Select 6.50 réputée comme l’une des compétitions les plus dures du circuit. Mission accomplie pour Thomas sur ce premier acte de sa saison… Les quelques modifications apportées au plan Finot ont porté leurs fruits et les nombreux entraînements hivernaux sur le plan d’eau de Lorient ont clairement apporté au skipper nordiste plus d’assurances et de maîtrise de la navigation en solitaire. En ne faisant pratiquement pas de fautes tactiques et stratégiques, en restant en forme physique tout au long de la course, Thomas, après trois années passées sur le circuit des Mini 6.50, semble désormais bien en phase avec les éléments et son bateau. Il confirme sa bonne année 2008 avec rappelons-le des victoires sur le Mini-Fastnet, la Mini-Barcelona et sur l’Open Demi-Clé.
Thomas Ruyant : « Ma tête pour penser ! » « Je suis hyper content car il y avait un peu de pression avant le départ de cette première course de la saison car l’ensemble de mes concurrents étaient présents » déclare Thomas. « Je n’ai eu aucun souci technique, cela m’a permis de rester en pleine concentration sur les manœuvres et sur la stratégie. J’avais ma tête pour penser alors que sur certaines courses, je passais plus de temps à régler des pépins sur mon voilier et évidemment à moins réfléchir aux options. Aux moments importants, j’ai pris les bonnes décisions comme cette nuit où j’ai bien anticipé une bascule du vent au nord-ouest. L’arrivée a été musclée avec 30 nœuds de vent mais je suis resté dans ma course. Avec le Mini-Fastnet l’an dernier, c’est vraiment une belle victoire. Je remercie mes partenaires qui me suivent au jour le jour. Je pense notamment à Faber France et la Communauté Urbaine de Dunkerque ».
Le prototype « Faber France » Le Mini 6.50 n°667 a été construit en 2007 au chantier AMCO de Thierry Fagnant d’après les plans de Jean Marie Finot. Entièrement construit en carbone, il est doté de ballasts d’inertie pour le près et arrière pour le reaching, quille basculante, dérives asymétriques, mât rotatif et basculant, safrans relevables. Ce bateau est résolument moderne. Il a démontré au coté d’Isabelle Joschke, l’ancienne propriétaire, toute sa fiabilité et surtout sa puissance à toutes les allures.
Le classement de la Pornichet Select 6.50 :
1 667 RUYANT Thomas Faber France 12 h 05 2 716 SCHIPMAN Henry-Paul Maisons de l’avenir – Urbatis 13 h 04 3 618 AVRAM Olivier Cap Monde 13 h 05 4 617 DESPRES Fabien Soitec 13 h 06 5 348 BRASSEUR Pierre Région Nord Pas de Calais – Ripolin 13 h 10 6 346 BOURGUES Laurent Adrénaline 13 h 15 7 621 NORMAND Thomas Déphémérides 3 13 h 35 8 432 HAIZE Xavier Interface concept
Glowfast Marine commercialise une gamme de bandes lumineuses pour les voiliers de course. Ces bandes deviennent automatiquement lumineuses dans le noir vous permettant de voir la forme de la voile et ainsi de mieux la régler, ce qui vous offre une performance accrue jusqu’à 20% la nuit selon Glowfast. Grâce à une technique de pointe déposée et un traitement révolutionnaire, les bandes lumineuses de Glowfast offrent des caractéristiques exceptionnelles. Après seulement 10 minutes d’exposition à la lumière, elles restent lumineuses pendant plus de 20 heures et se rechargeront la prochaine fois qu’elles seront exposées à la lumière. Ces bandes lumineuses sont fabriquées spécifiquement pour la voile à partir des mêmes matières premières que celles couramment utilisées, ce qui les rendent légères, résistantes et faciles à mettre en place.
Poids :220 grammes par mètre carré. Comparable aux bandes traditionnelles et avec un poids bien inférieur à la bande réfléchissante et à d’autres matériaux lumineux sur le marché.
Résistance : fabriquées à partir des meilleures matières premières, les bandes lumineuses de Glowfast contiennent un adhésif pour une utilisation extérieure. Mises en place correctement, elles ont une espérance de vie équivalente à votre voile.
Utilisation facile : elles peuvent être appliquées à la voile en utilisant les mêmes techniques que celles employées pour la mise en place de bandes classiques.
Glowfast Marine vient aussi de sortir une gamme d’étiquettes lumineuses pour les bloqueurs sur les voiliers de croisières et de course. Fabriquées en utilisant une technologie de pointe, les étiquettes lumineuses Glowfast deviennent une nécessité absolue sur tous les voiliers navigant de nuit.
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