Par un vent inférieur à 10 nœuds et au bout d’un quart d’heure, la plupart des VO70 restaient quasi immobilisés, notamment à cause de la présence sur le plan d’eau de beaucoup de bateaux spectateurs. Seuls Green Dragon et Ericsson 4 ont réussi à se frayer un passage pour s’éloigner de la zone de départ et le Comité de Course a dû intervenir afin d’essayer d’éloigner les spectateurs. A la première marque au bout de 45 minutes de mer, Green Dragon était en tête avec Ericsson 4 à l’arrière de la flotte. Il aura fallu plus d’une heure pour boucler le petit parcours avant que les bateaux ne prennent le large.
A ce moment-là Telefonica Blue, Green Dragon et Puma se battaient pour prendre le contrôle de la course, mais à 12h33 TU Bouwe Bekking et ses hommes ont informé les organisateurs qu’ils étaient contraints d’arrêter la course après avoir heurté un rocher. Ce n’est pas la première fois que Telefonica Blue subit un tel incident. On rappelle que lors de la phase de pré-départ à Qingdao, le bateau avait déjà talonné dans le port chinois. Selon les observateurs sur place, la quille du VO70 restait bien coincée sur le rocher et le bateau a pris une gîte importante. Avec l’aide des gardes-côtes la tentative de remettre le bateau à flot s’est poursuivie pendant deux heures. Cette opération implique une pénalité de deux heures, mais selon le commentateur sur l’eau la situation pourrait être plus sérieuse pour Telefonica Blue. A 15h50 (heure française) le VO70 a enfin été libéré et l’équipage effectue des contrôles pour vérifier la bascule de la quille, l’état des dérives et des safrans. La prudence reste de rigueur et il semblerait que Telefonica Blue rentre sur Marstrand pour inspecter les dégâts.
Telefonica Blue s’échoue au départ de Marstrand
Les Kiwis dominateurs à Marseille
« Notre but », confiait un Grant Dalton archi confiant dimanche matin, « c’est d’engranger aujourd’hui un maximum de points ». Le Trophée de Marseille n’est en effet qu’un objectif intermédiaire pour Emirates Team New Zealand qui vise une victoire sur la saison 2009. De fait, depuis 2007 à Portimao, aucune équipe n’avait été aussi dominatrice. Dean Barker et ses hommes empochent ce Trophée de Marseille forts de 4 victoires sur les 10 manches disputées. Ils prennent donc logiquement la tête du Circuit Audi MedCup devant Quantum Racing (USA) et Matador(ARG). Ces deux poursuivants ont également été leurs principaux adversaires sur le plan d’eau marseillais. Capables tout deux de très belles performances, ils ont toutefois été trop irréguliers pour menacer vraiment le monocoque rouge et noir. Les Kiwis ont en effet pris les commandes de cette épreuve dès le premier jour de course et ils n’ont dès lors jamais été inquiétés. Que ce soit dans le petit temps ou la brise (jeudi et vendredi), et quel que soit le format du parcours. La plus grande force des hommes de l’hémisphère sud, outre leur souci du moindre détail et leur stoïcisme à toute épreuve, réside probablement dans la cohésion de l’équipage, soudé par plusieurs campagnes de l’America’s Cup. Voilà une des clés de leur réussite.
En hausse…
Les autres enseignements de ce Trophée de Marseille sont la percée des Russes de Synergy ou encore la bonne santé des Portugais de Bigamist. A noter, également, la belle progression deBribón. Thierry Peponnet, Albert Jacobsoone, Gilles André et Sidney Gavignet, les quatre français du bord, terminent cinquièmes à domicile. C’est l’objectif que s’était fixé cet équipage naviguant sous pavillon espagnol, après la déception d’Alicante. Ce matin avant de quitter les pontons du Vieux Port de Marseille, Thierry Peponnet avait raison d’avoir confiance : « Je me sens de mieux en mieux à la barre et nous avons progressé. Pour le moment, il y a du positif dans le comportement du bateau, nous arrivons à mieux nous adapter aux changements de vent, nous sommes davantage dans le coup. Maintenant il faut être plus régulier et éviter les quelques grosses erreurs comme hier dans un départ ».
Au registre des petites déceptions, Artemis n’a pas été à la hauteur de sa réputation. Mais nul doute que Torbjorn Tornqvist et Russell Coutts se rattraperont dans un peu plus d’un mois à Cagliari, troisième des cinq étapes du Circuit.
GP 42 Series : le sacre de Roma
Du côté des GP 42, les Italiens de Roma signent une victoire amplement méritée. Ils ont eux aussi dominé les débats en rade Sud et remporté quatre des neuf manches disputées. Ils partagent le podium avec deux équipages Espagnols : Islas Canarias et Caser-Endesa. Paolo Cian et son équipe font coup double puisqu’ils se hissent en tête du classement Audi MedCup, toujours devant Islas Canarias et leurs compatriotes d’Airis. Ces derniers n’ont pas eu de chance à Marseille où ils ont dû abandonner deux manches pour cause de pataras cassé.
Circuit Audi MedCup 2009 / Trophée de Marseille
TP52 Series
Classement général (10 manches)
1. Emirates Team New Zealand (NZL), 1+3+1+2+1+2+4,5+6+1+6= 27.5 points
2. Quantum Racing (USA), 8+5+2+6+3+1+1,5+3+8+4= 41,5 points
3. Matador (ARG), 2+6+4+1+2+5+16,5+4+4+3= 47,5 points
4. Bigamist (POR), 5+4+6+3+10+4+10,5+2+10+1= 55,5 points
5. Bribón (ESP), 6+1+5+10+4+8+7,5+5+11+5= 62,5 points
…
GP42 Series
Classement général (9 manches)
1. Roma (ITA), 1+2+1+3+1+2+1+3+3= 17 points
2. Islas Canarias Puerto Calero (ESP), 2+1+3+1+5+4+4+2+1= 23 points
3. Caser-Endesa (ESP), 3+3+4+5+2+1+3+4+2= 27 points
4. Turismo Madrid (ESP), 4+4+2+4+3+3+6+5+4= 35 points
5. Airis (ITA), 5+7(DNF)+7(DNF)+2+4+5+2+1+5= 38 points
…
Audi MedCup Circuit 2009
Classement général (après 2 étapes)
TP52 Series
1. Emirates Team New Zealand (NZL), 38+27,5= 65.5 points
2. Quantum Racing (USA), 40+41,5= 81,5 points
3. Matador (ARG), 36+47,5= 83,5 points
4. Artemis (SWE), 37+62,5= 99,5 points
5. Bigamist (POR), 46+55,5= 101,5 points
…
GP42 Series
1. Roma (ITA), 22+17= 39 points
2. Islas Canarias Puerto Calero (ESP), 20+23= 43 points
3. Airis (ITA), 21+38= 59 points
4. Caser-Endesa (ESP), 33+27= 60 points
5. Turismo Madrid (ESP), 35+35= 70 points
Départ demain de l´étape Marstrand – Stockholm
Sur cette 9ème et avant-dernière étape qui marque l’entrée de la flotte en Mer Baltique, pas de porte à points mais quelques obstacles en perspective. Une météo molle et instable, agrémentée de quelques effets côtiers non négligeables et des courants soutenus donneront certainement beaucoup de fil à retordre aux équipages qui ont toutes les chances de ne perdent de vue ni les terres, ni la concurrence. Adrénaline garantie.
Sur 525 milles, les concurrents devront d’abord passer par le détroit d’Oresund puis contourner le sud de la Suède, remonter le long de la côte est du pays en laissant l’île d’Oland à bâbord, avant d’entamer l’approche de Stockholm en laissant les phares de Almagrundet, Revengegrundet et Svangen également à main gauche.
Marstrand aura davantage été considéré par les équipages comme un Pit Stop que comme une escale à part entière, le seul du tracé 2008-2009 de cette édition. Selon le règlement, les marins ont été tenus de procéder eux-mêmes aux réparations et entretiens nécessaires, uniquement avec les moyens du bord (au sans propre). Tout ce qui sort du bateau, ne peut être réembarqué. Seuls la nourriture et quelques effets personnels peuvent faire le chemin inverse, à l’exclusion de tout matériel de réparation. Aucune aide extérieure n’était également admise.
Heureusement, aucun des équipages n’est arrivé d’Irlande en vrac. Un petit problème de barre à roue pour Ericsson 4. Un peu de couture sur les autres bateaux… à condition d’avoir pris l’option très tactique d’embarquer une machine à coudre au départ de Galway…
Bouwe Bekking n’est pas un fana de ce dispositif : « L’équipe à terre fournit un service spécialisé qui n’est pas forcément à la portée des navigants. Je trouve que ces pit stop n’ont pas de sens. C’est d’autant plus incohérent, que nos équipiers techniques se sentent parfaitement inutiles ici. C’est comme s’ils ne faisaient pas partie de la course. La plupart d’entre eux ne sont même pas à Marstrand. Ils sont allés directement à Stockholm. Quelle chance de ne pas avoir eu de dommages majeurs. » Mais tous ne partagent pas ce point de vue. Certains prennent la chose avec humour. Un peu comme un mari qui décide finalement de faire le ménage ….
Le rythme de cette 15ème manche, sur les 17 que compte cette Volvo Ocean Race, s’annonce donc soutenu d’autant que l’ordre du tiercé final n’est toujours pas arrêté entre le 2ème et le 3ème.
Si Ericsson 4 est assuré de gagner haut la main cette édition 2008-2009, sauf coup de théâtre inconcevable, Telefonica Blue et Puma sont toujours au coude à coude avec 1 point d’écart et peinent à se départager pour se répartir les deux autres places d’honneur.
Classement général Provisoire après 14 manches (sur 17)
1- Ericsson 4 – 102 points
2- Puma – 87 points
3- Telefonica Blue – 86 points
4- Ericsson 3 – 64,5 points
5- Green Dragon – 59 points
6- Telefonica Black –42 points
7- Delta Lloyd – 35 points
8- Team Russia –10,5 points
Un véritable festival nautique
C’est ainsi que des Laser SB3 s’aligneront pour tenter leur chance contre des géants comme le monocoque ICAP Leopard ou le multicoque IDEC. On y retrouve des amateurs passionnés sur leurs Folkboat et les ténors du tour du monde sur leurs Imoca 60 comme BT et Artemis ainsi que les grands sportifs sur les Extreme 40.
La course est également une opportunité rare de voir quelques voiliers classiques sur l’eau. Pour être inscrit dans cette division "Classique" il faut que le bateau soit construit il y a plus de 25 ans. Chaque année à Cowes on voit s’aligner des bateaux qui font partie de l’histoire de la course au large.
C’est ainsi que cette année, le 53 pieds, Gipsy Moth IV, le célèbre bateau à bord duquel Sir Francis Chichester est parti en 1966 faire le tour du monde, fera le tour de Wight. Le bateau a bouclé un second tour du monde en 2007 et depuis est basé à Cowes où il est utilisé comme bateau d’entraînement pour des jeunes. En face de lui dans cette classe, le 55 pieds, Neraida, un ketch retrouvé abandonné dans une carrière et Athena le vainqueur du championnat du monde 8-M de 1939.
Le plus vieux bateau inscrit pour la course cette année date de 1896. Rosenn est un monotype dessiné exprès pour la Solent mais qui a passé 60 ans de sa longue vie sur la côte est de l’Angleterre avant de revenir récemment "chez lui".
L’épreuve débutera dès 7h30 avec le départ de la flotte de neuf Clipper 68 qui feront le tour du monde cet hiver dans la course organisée par Sir Robin Knox-Johnston.
Début de l´assemblage du nouveau Gitana 11
Le trimaran vainqueur de la Route du Rhum 2006 sous les couleurs du Groupe LCF Rothschild, connaît actuellement de lourdes modifications structurelles, puisque de 60 pieds le multicoque passera bientôt à 75 pieds. Ce chantier ambitieux, encouragé par le nouvel avis de course de la transatlantique entre St Malo et Pointe-à-Pitre – rappelons que la 9ème édition sera ouverte aux multicoques de la G Class –, pourrait familièrement se comparer à un grand puzzle. En effet, les pièces maîtresses de ce nouveau trimaran arrivent des quatres coins du globe et cette semaine a été marquée par la réception du premier flotteur en provenance de Nouvelle-Zélande.
Convoi exceptionnel à destination de la Trinité-sur-Mer
Le flotteur tribord de Gitana 11, premier à sortir des chantiers néo zélandais, a quitté les Antipodes début mai pour un convoyage en cargo d’une trentaine de jours. Débarquée au Havre samedi dernier, le 6 juin, cette pièce de près de 22 mètres de long a dû alors patienter quelques jours dans le port normand, douane oblige, avant d’être acheminée par camion à la Trinité-sur-Mer. Le convoi exceptionnel est arrivé mercredi en toute fin d’après-midi devant la base technique du Gitana Team. Pour l’équipe, dirigée par William Fabulet, la réception de ce premier flotteur marque le début de l’assemblage. Une étape importante comme nous l’expliquait Yann Guichard, le skipper de Gitana 11 : « Cela fait six mois que les membres du team dédiés à ce chantier préparent la plateforme. Les importants travaux opérés sur le cockpit et les postes de barre se finalisent et dans le même temps les bras ont été renforcés pour anticiper l’augmentation des efforts induit par les nouvelles dimensions de Gitana 11. Mais l’assemblage est une phase cruciale puisque nous allons enfin matérialiser ce que nous observons sur le papier depuis plusieurs mois. Le bateau va désormais renaître et au fil des prochaines semaines ses nouvelles lignes vont se dessiner. Concernant le flotteur, l’équipe va se consacrer à son calage, avant d’attaquer le greffage à proprement dit. Cela représente près de trois semaines de travail. »
Puis ce sera au tour du flotteur bâbord, dont l’arrivée en Bretagne est programmée fin juin, de rejoindre le hangar de la base technique de Saint-Philibert. A noter que ce dernier empruntera précisément le même chemin que son « aîné ».
Pourquoi avoir construit les flotteurs à l’autre bout du monde ? Telle est la question que nous avons posé au team manager de l’écurie de course du Baron Benjamin de Rothschild : « Après études, nous avons choisi de faire construire les nouveaux flotteurs de Gitana 11 en Nouvelle-Zelande. Premièrement, cette décison a été guidée par des raisons économiques évidentes. Mais aussi par un souhait de poursuivre le travail initié avec les Chantiers de Southern Ocean Marine lors de la génèse de Gitana Eighty. Et enfin, cette construction à des milliers de kilomètres permet de travailler tranquillement loin des regards, ce qui n’est jamais désagréable ! » nous expliquait Cyril Dardashti, avant d’apporter des précisions sur cette collaboration : « Rolland Allanic, l’un des spécialistes composites du Gitana Team a ainsi quitté la France pour les Antipodes durant près de six mois. Sa présence quotidienne dans les chantiers était indispensable tant pour superviser la construction que pour assurer le lien et le suivi avec l’équipe technique restée en France. Le résultat est au rendez-vous et nous en sommes ravis.»
La réception de cette première pièce maîtresse a été l’occasion pour Yann Guichard de revenir avec précision sur les spécificités de ces nouveaux flotteurs : « Depuis les premiers jours notre fil conducteur est de rendre Gitana 11 plus polyvalent. Nous cherchons à conserver son potentiel dans le petit temps tout en augmentant ses performances dans la brise. Cette adéquation passait par l’allongement des flotteurs, qui seront plus longs de 4 mètres. Dans les formes, ces coques s’inspirent des nouvelles générations de flotteurs, issues des évolutions techniques réalisées dans ce domaine lors des sept dernières années. Il faut se rappeler que les flotteurs de Gitana 11 dataient tout de même de 2001. Comme toujours, il a été question de compromis poids/puissance lors de la conception puis de la construction.»
Les travaux de Gitana 11 dans les grandes lignes
– Construction et changement des flotteurs existants
– Allongement de la coque centrale
– Aménagement du plan de pont et optimisation de la plateforme en vue de navigations en solitaire
Gitana 11 en chiffres avant les travaux
Longueur : 18,28m
Largeur : 18,10m
Tirant d’air : 30,48 m
Tirant d’eau : 5,00 m
Poids : 6,1 tonnes
Grand Voile : 198m²
Génois : 120m²
Gennaker : 265m²
Première mise à l’eau : Août 2001 sous le nom de Belgacom
Damien Iehl entame bien sa campagne de Russie
Le fort courant sur la Neva a posé pas mal de difficultés et a joué un rôle décisif. Damien Iehl et le Danois, Peter Wibroe ont dominé cette première journée avec quatre victoires dans leurs cinq rencontres, avec le Français battant Wibroe lors de leur confrontation.
Le jeune Néo-Zélandais Phil Robertson a été la grande révélation de la journée et a affirmé après que le courant et les conditions légères lui conviennent parfaitement. En fin de compte les étrangers semblaient mieux réussir que le contingent russe avec par exemple le second Français en lice Alexis Baritel remportant trois de ses matches. En revanche, pour la star locale, Eugeniy Neugodnikov, c’était un début décevant avec une seule victoire dans ses quatre duels.
Pour demain les prévisions annoncent un renforcement du vent ce qui pourrait bouleverser le classement en favorisant les équipages plus lourds. L’épreuve se poursuit jusqu’à dimanche soir et compte comme qualificatif pour le Match Race de Suède.
Damien Iehl, FRA – 4-1
Peter Wibroe, DEN – 4-1
Alexis Littoz Baritel, FRA – 3-1
Jacopo Pasini, ITA – 3-1
Eugeniy Nikiforov, RUS – 3-1
Phil Robertson, NZL – 3-1
Andrew Arbuzov, RUS – 2-2
Rui Boia, POR – 2-3
Manuel Weiller Vidal, ESP – 2-3
Eugeniy Neugodnikov, RUS – 1-3
Sergey Musikhin, RUS – 0-4
Marek Stanczyk, POL – 0-5
Karver remporte le Trophée 2009 du Capteur Embarqué.
Cinq réalisations innovantes dans le domaine de l’Embarqué ont été distinguées parmi les 13 solutions nominées, à l’occasion des Trophées de l’Embarqué organisés par Syntec informatique, Cap’Tronic et la Direction Générale de la Compétitivité de l’Industrie et des Services (DGCIS), à l’occasion des deuxièmes Assises Franco-Allemandes de l’Embarqué.
Sont nominés : Karver – Nav On Time pour la « poulie communicante » Smart-Block permettant de connaître, en temps réel, les efforts sur les bateaux de course pour plus de performance et plus de sécurité. L’avancée technologique des derniers voiliers de course exige l’émergence d’un accastillage nouveau et innovant caractérisé par l’évolution des performances, du rendement, de l’efficacité, de l’allègement et de l’ergonomie. D’abord adoptés par des 60 pieds open, ces concepts ont été déclinés afin que les plaisanciers bénéficient également de ces avancées. La société Karver, qui équipe les bateaux de course les plus prestigieux (80% des bateaux du dernier Vendée Globe étaient équipés de produits Karver), a souhaité moderniser ses équipements (accastillage marine) en y introduisant plus d’intelligence. Elle a développé le système Smart Block qui intègre la capture d’efforts aux endroits stratégiques d’un bateau, par l’introduction de capteurs au sein de poulies ou emmagasineurs de voiles. L’électronique et le logiciel embarqués dans les poulies apportent ainsi la mesure et la transmission sans fil et en temps réel des efforts. Cette solution permet très rapidement à un équipage d’optimiser une voilure et donc d’augmenter la performance en mer.
Source : Karver
www.karver-system.com
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Ericsson 4 victorieux à domicile
A sa descente de bateau, le skipper Torben Grael ne cachait son plaisir de conforter ainsi son leadership en tête du classement général, mais avouait que cette manche avait été particulièrement âpre, puisque la presque totalité de 950 milles du parcours ont été disputés à vue entre les 7 bateaux de la flotte.
Ericsson 4, mené par l’une des légendes de la voile olympique, Torben Grael, 5 fois médaillé, vient de s’offrir cette nuit une cinquième victoire d’étape, la troisième consécutive depuis celle Boston. Un succès arraché à la force du poignet pour cet équipage qui n’avait pas vraiment occupé les avant-postes depuis le départ de Galway, samedi.
L’équipage international du Team Ericsson est allé au bout de lui-même pour aller chercher cette victoire et résister notamment aux attaques de Puma et de son option Ouest, au final très payante, puisque les Américains finissent 2ème de cette manche après une bataille acharnée contre Green Dragon dans les 10 derniers milles.
En effet, c’est seulement à 2h de l’arrivée que Puma s’est recalé devant Green Dragon, lui soufflant la 2ème place à 200 mètres de l’arrivée. Une très belle opération pour Ken Read qui reprend ainsi sa 2ème place au général provisoire avec 1 point d’avance désormais sur Telefonica Blue qui lui ne finissait que 4ème à Marstrand.
Le concurrent espagnol était suivi par Delta Lloyd, 5ème, qui devançait Telefonica Black d’une demi-longueur de bateau sur la ligne. Ericsson 3 refermait le 14ème chapitre de cette course autour du monde qui en compte 17, en franchissant la ligne à 5h16 (Paris), soit 79 mn après son alter ego Ericsson 4.
Petit clin d’œil au début héroïque de cette course mythique : sur cette brève escale de 3 jours, les équipes techniques n’ont pas le droit de toucher aux bateaux. Seuls les navigants pourront le privilège de mettre les mains dans la colle et de procéder aux réparations éventuelles avant le prochain départ pour Stockholm, samedi. Like the good old days…
Dommage pour ces marins éreintés par ce bref sprint de 5 jours entre l’Irlande et la Suède qui s’est disputé en combat rapproché, sous la pluie battante, dans des vents changeants sur une terrain de jeu miné par les cargos et les courants.
Résultat de l’étape Galway-Marstrand
1 – Ericsson 4 – 8 points
2 – Puma – 7 points
3 – Green Dragon – 6 points
4 – Telefonica Blue – 5 points
5 – Delta Lloyd – 4 points
6 – Telefonica Black – 3 points
7 – Ericsson 3 – 2 points
Classement général Provisoire après 14 manches (sur 17)
1- Ericsson 4 – 102 points
2- Puma – 87 points
3- Telefonica Blue – 86 points
4- Ericsson 3 – 64,5 points
5- Green Dragon – 59 points
6- Telefonica Black –42 points
7- Delta Lloyd – 35 points
8- Team Russia –10,5 points
Le D35 Banque Populaire sur le Bol d’Or
Pour sa 71e édition, cette course mythique promet un beau spectacle, car avec 500 bateaux inscrits* et un soleil qui devrait être au rendez-vous, tous les éléments sont réunis pour donner au Lac de Genève une ambiance sportive et festive.
Pascal Bidégorry est son équipage ont hâte de partir une nouvelle fois en régate à bord du Décision 35 Banque Populaire. Pour cette nouvelle épreuve du circuit, l’objectif est de continuer le travail initié lors des différents Grands Prix qu’ils ont déjà disputé. Car rappelons-le, le week-end dernier, c’est avec un grand sourire que l’équipage Banque Populaire mettait le pied au ponton après la course aller-retour entre Genève et Rolle. Arrivés en cinquième position, il s’agissait d’un résultat plus que satisfaisant et vraiment prometteur quand on sait le haut niveau qui demeure sur le Challenge Julius Baer.
Samedi 13 juin à 10h00, le départ sera donné. Les bateaux s’élanceront alors sur ce qui est aujourd’hui la plus longue régate d’Europe en bassin fermé, ils iront jusqu’à la Barge du Bouveret, avant de retourner à Genève. Il est difficile de donner aujourd’hui une heure d’arrivée, tout dépendra évidemment des conditions météo que les navigateurs auront à affronter.
* des catégories de bateaux bien différentes participent au Bol d’Or Mirabaud (monocoques et multicoques)
Équipage du Décision 35 Banque Populaire
Pascal Bidégorry, Ronan Lucas, Antoine Gautier, Yvan Ravussin, Emmanuel Le Borgne et Xavier Revil
Et de trois pour les Kiwis
Menés dans le premier louvoyage par les Russes de Synergy, décidemment en pleine progression, mais aussi par les Américains de Quantum, les Néo-zélandais, une fois n’est pas coutume, ont réussi à faire basculer le scénario à leur avantage à la fin du premier portant, en poursuivant leur bord à terre.
Dans cette étape française du Circuit Audi MedCup, ils semblent pour l’heure imbattables. Matador, leur principal adversaire d’Alicante, joue pour l’heure les seconds rôles de talent. Les Argentins terminent en effet seconds de cette 5e manche, une place qu’ils occupent au général provisoire.
S’achemine t-on doucement vers un duel entre ces deux équipages ?
Chez les GP42, le Trophée de Marseille est en train de prendre la tournure d’un joli ménage à trois entre Islas Canarias Puerto Calero, Roma et Caser Endesa qui constituent le tiercé dans l’ordre de la deuxième manche de cette série.


















