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Les défis des montres Patton…

Montres Patton
Montres Patton

Les montres Patton doivent leur réputation de solidité à leur haut niveau de technicité et aux essais très rigoureux en laboratoire. Les mots d’ordre des horlogers Patton sont toujours les mêmes : précision, solidité, fiabilité. Chaque Patton est assemblée, contrôlée et réglée avec le plus grand soin dans leur atelier Suisse avant de recevoir le label final.  En sortie de production, et après avoir subi de nombreux tests qualité, chaque montre reçoit son numéro individuel d’identité gravé sur son fond de boite.

Mais la plus grande fierté du fabriquant reste à juste titre liée aux essais en situations réelles extrêmes afin de valider les recherches et tests en laboratoire qu’effectue régulièrement la marque. Ceci afin que les montres Patton vous accompagnent dans toutes les situations, même les plus extrêmes. Petite revue des tests réalisés sous forme de défis :

Sous un bateau de course
Une Patton P42i a récemment été installée plusieurs semaines sous l’avant du 60 pieds de Sébastien Josse.  Les milliers de miles en convoyage depuis Anvers puis au Grand Prix Petit Navire (que Sébastien et son équipage ont brillamment remporté), n’ont en rien altéré le bon fonctionnement de la montre. Prévue pour endurer les pires conditions des mers les plus rudes, la P42i va continuer son aventure accrochée à la base de la sous-barbe du bout dehors, durant toute la saison des courses entre la France et l’Angleterre, pour finir en apothéose par la Transat Jacques Vabre.
Cette Patton placée à cet endroit accumule des dizaines de milliers de chocs souvent extrêmement violents, et prouvant ainsi son extraordinaire solidité et son étanchéïté à toute épreuve.

– Au fond de l’océan indien
Une Patton P42 Hyperbare est accrochée à une épave de cargo reposant sur le fond de l’océan indien, fixée autour d’un câble se situant à l’intérieur de la passerelle du navire. Une fois par mois, des scaphandriers de haut fond contrôlent l’étanchéité de la boite ainsi que la régularité du mouvement. A ce jour la P42H étanche à plus de 1000 mètres donne toujours l’heure exacte sans variation depuis sa mise en abysse. La pile au lithium de cette montre étant prévue pour une durée d’environ dix ans, l’expérience va donc continuer !

– Derrière un offshore à 55 noeuds
Traînée à l’aide d’un bout de 35 mètres à plus de 55 noeuds (100Km/heure) derrière un bateau Offshore Donzi de 36 pieds survitaminé avec deux hors-bord “550 chevaux”, la Patton P42 a résisté à des chocs d’une violence inouïe. A cette vitesse, l’eau est aussi dur que le béton et la brutalité des impacts et des rebonds est impressionnante. En remontant à bord du bateau après deux longs runs réalisés au large du Fort de Brégançon, elle est ressorti de l’eau sans dommage et parfaitement à l’heure…

– A bord d’un avion de largage
Une Patton P42 Chronographe a été attachée à l’extérieur d’un avion de largage de parachutistes. En 6 heures: 17 décollages, 17 atterrissages. Altitude : 4500 mètres. Températures : en l’air jusqu’à -9°, au sol +24°. Montée 17 minutes, descente en piqué en moins de 3 minutes soit 8000 pieds/minute… L’avion se posait avant les parachutistes… Chocs thermiques, vibrations et variations de pression n’ont en rien perturbé la précision et l’étanchéité de la P42C.

– Tour de piste à 240 km/h
Une Patton P42 Chronographe a été fixée dans la jante d’un célèbre coupé de course allemand… 3 pilotes et 6 heures plus tard, la P42C fonctionne parfaitement, un nouveau défi gagné !

– Dans une faille de l’Aiguille du Midi
Une Patton P42I a été enfouie dans une crevasse de l’aiguille du Midi sur le massif du Mont-Blanc à 3800 mètres d’altitude par une équipe de guides de haute montagne de Chamonix. Elle reste à ce jour dans des conditions extrêmes de grand froid. Elle restera d’ailleurs au coeur de la montagne tant qu’elle sera opérationnelle. L’équipe de guides contrôle son bon fonctionnement à chacun de ses passages auprès du site. Le mouvement de cette montre extrêmement économe en énergie est équipée d’une pile au lithium dont la durée de vie est de +/- 10 ans…

D’autres défis seront à n’en pas douter à suivre sur le site de l’horloger.

Source : Patton Watches
www.patton-watches.com

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Araldite rend les voiliers plus rapides !

Huntsman - Araldite
Huntsman - Araldite

Le propriétaire souhaitait un meilleur rapport qualité-prix. Il souhaitait un bateau plus rapide, avec une structure plus légère et plus rigide, un entretien moindre et l’assurance d’un cycle de vie plus long.   

Les systèmes époxydes d’infusion Araldite® haute performance LY564 et les durcisseurs XB 3486/87 ont été choisis pour l’infusion de la coque et des ponts. En outre, un nouvel adhésif époxy thixotrope a été utilisé pour l’assemblage de toutes les cloisons, les liaisons de la coque et des ponts ainsi que pour les structures.
Les bateaux réalisés à l’aide de résines époxydes disposent de nombreux avantages, y compris des propriétés mécaniques supérieures, une grande résistance à la fatigue, une résistance accrue à l’osmose offrant ainsi un entretien moindre et des cycles de vie beaucoup plus longs.

Le bateau a été conçu et fabriqué par le constructeur Suisse Wacker-Werft afin de proposer une structure plus légère et plus rigide, parfaitement adaptée aux régates. Huntsman a travaillé avec le distributeur Suisse Astorit pour offrir de nouveaux systèmes adhésifs époxydes et une assistance technique permettant de répondre à la demande du constructeur.

Huntsman est un fabricant et fournisseur mondial de produits chimiques différenciés. Ses entreprises de fabrication réalisent des produits pour toute une série d’industries d’envergure mondiale, y compris les secteurs suivants : produits chimiques, matières plastiques, automobile, aéronautique, textiles, chaussure, peintures et revêtements, bâtiment, technologie, agriculture, santé, détergents, soins personnels, meubles, électroménager et emballages. Connue à l’origine pour ses innovations dans le secteur de l’emballage et des conditionnements et, plus tard, pour son développement rapide et intégré dans la pétrochimie, la société Huntsman emploie aujourd’hui quelque 12 000 personnes et exerce ses activités dans de nombreux établissements répartis dans le monde entier. Son chiffre d’affaires pour l’exercice 2008 s’élève à 10 milliards de dollars.

Source : Huntsman
www.huntsman.com

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En rangs serrés en mer Egée

Depart Record de la mediterranee Groupe Bel
DR

On le pressentait au départ d’Istanbul hier, avec le niveau des forces en présence, la régate européenne ne tarderait pas à prendre ses droits. A y regarder les classements se succédant depuis le départ et les trajectoires des uns et des autres, force est de constater que la bande annonce est restée fidèle au scénario. Ainsi, depuis le coup de canon libérateur, les équipages n’ont-ils pas ménagé leur peine. Premier postulant à la victoire finale, Michel Desjoyeaux avait d’entrée fait valoir la hiérarchie, s’emparant du commandement de la flotte. Mais, alors que les prémices de la bataille des Dardanelles se faisaient sentir, la mer de Marmara se trouvait un nouveau héro en la personne de Kito de Pavant. Entre les hommes, la partie pouvait commencer avec comme premier juge de paix le fameux détroit. Dans un passage extrêmement réduit et alors que les six monocoques recevaient l’escorte des gardes côtes turcs, la lutte s’intensifiait, livrant un tableau dont les invités se souviendront longtemps. Malgré l’étroitesse de la zone de navigation, nulle intention chez les marins de se livrer à la contemplation, bien au contraire. A bord des monocoques, une bagarre d’empannages s’engageait, chacun exploitant au maximum la veine de vent plus généreuse au centre du détroit et évitant les pièges générés par la désertion d’Eole. A ce jeu là, tous ou presque tiraient leur épingle. En effet, si les cinq premiers faisaient leur adieux aux Dardanelles en flotte, Marc Thiercelin et ses acolytes se voyaient quant à eux contraints de profiter du paysage un peu plus longtemps que souhaité, se trouvant ainsi crédités d’une trentaine de milles de retard sur la tête de course alors occupée par Michel Desjoyeaux.

Micro météo, l’arme fatale
Depuis ce matin, les six monocoques de l’Istanbul Europa Race naviguent donc dans les eaux égéennes. Alors que dans la nuit, chacun avait cherché à prendre l’ascendant grâce à l’enchaînement incessant de manœuvres, aux premières heures de la matinée, des divergences sont apparues dans les trajectoires. Ainsi, alors que la majorité de la flotte choisissait de contourner Bozcaada par l’Ouest, Kito de Pavant et ses équipiers optaient pour un passage entre l’île et la terre. Un temps piégés par l’absence du vent, il leur fallait patienter pour en regagner les faveurs. Depuis la fin de cette matinée, la négociation de la navigation entre les îles Cyclades s’organise avec en tête les hommes de Groupe Bel. Derrière, l’espagnol Guillermo Altadill démontre qu’il est plus qu’un candidat sérieux et fait preuve d’audace en jouant un décalage à l’Est dont il espère certainement qu’il lui prodiguera plus de pression quand le vent attendu fera son entrée. Navigant en rangs relativement serrés, les cinq premiers concurrents savent que la maîtrise de la cuisine grecque ne s’acquiert pas sans un peu d’expérience et de patience. En la matière, comme en stratégie, les différents ingrédients seront à doser sans excès… Dans le dédale d’îles qui les accueille sur cette portion du parcours, la science des champs de vent n’aura pas place. Devant la chapelet de terres à négocier, certaines prenant parfois la forme de confettis, les as de la micro météo seront précieux et ceux qui sauront en manier l’art susceptibles de faire la différence. Des révélations devraient tomber…

Trouver le rythme
Alors que pour les spectateurs, le premier acte de la pièce qui se joue est à la hauteur des attentes ; pour les acteurs la grande chevauchée est lancée. Entre le début d’un parcours totalement inédit et une navigation menée dans des vents erratiques, la mer n’a laissé aucun répit aux hommes et tous l’auront confirmé à l’occasion de la vacation quotidienne. Difficile en effet de s’organiser et de gagner en repos quand les conditions sont aussi sollicitantes. Devant la nécessité d’enchaîner les manœuvres, les systèmes de quart ont volé en éclat, chacun oeuvrant sur le pont, à la barre et aux réglages. Les heures à venir, si elles n’en seront pas moins exigeantes, offriront espérons-le d’avantage de possibilité de s’accorder sur un rythme habituel. A bord, chacun le sait, la course se gagnera autant à l’inspiration et au talent qu’à la fraîcheur et la lucidité… pourvu qu’Eole leur prête repos !

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Un final à couper le souffle !

Extreme 40 Dubia 04
DR

Avec 14 points d’avance sur Renaissance avant la dernière course de la journée, Masirah doit se placer parmi les 8 premiers bateaux pour assurer la victoire. Mais dès le départ, les choses prennent une mauvaise tournure pour les hommes de Pete Cumming. Restés littéralement scotchés sur la ligne de départ, Masirah s’élance en dernière position tandis que Renaissance file à pleine vitesse avec Gitana Extreme et Groupama 40. Renaissance remporte la manche tandis que Masirah coupe la ligne d’arrivée en 8ème position (leur plus mauvais résultat depuis Hyères), les deux équipages de Oman Sail sont donc à égalité de points au classement général. Grâce à 6 victoires sur l’événement pour Masirah contre 5 pour Renaissance, c’est Pete Cumming qui monte sur la première marche du podium.

La bataille pour la troisième place est tout aussi prenante. Ce matin seulement 2 points séparaientt les trois bateaux français. Mais Gitana Extreme – Groupe LCF Rothshild a du mal rentré dans le match, Yann Guichard et ses coéquipiers prennent deux pénalités pour refus de tribord dans les deux premières manches de la journée. Leur seconde place lors de la course finale ne parvient malheureusement pas à les hisser sur la troisième marche et c’est Franck Cammas et ses équipiers de Groupama grâce à une meilleure régularité et trois victoires sur l´événement qui complète le podium.

"On était bien dans le coup aujourd’hui, malheureusement on prend une pénalité, à mon goût pas mérité et finit 9ème de la manche 17. On laisse ainsi filer la deuxième place que l’on convoitait et commençons sérieusement à surveiller nos arrières car Gitana Extreme revient fort. Finalement on est troisième ce soir et on en est très content !" expliquait Franck Cammas à son retour à terre.

LUNA réalise également un très bel événement, longtemps en lice pour le podium, ils prennent la 5ème place à Kiel et faisait clairement parti des équipes à surveiller. Derrière, la bagarre fait rage entre iShares, Holmatro et BT, respectivement 6, 7 et 8ème. WIRSOL TEAM GERMANY KIEL.SAILING CITY, l’équipe locale qui a rejoint l’iShares Cup pour l’événement allemand, n’a pas a rougir de ses performances. Après seulement 2 semaines d’entraînements, ils se classent 8ème, 7 points derrière Holmatro et BT.

Prochaine étape Amsterdam du 25 au 27 septembre.

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500 milles et un peu de casse à bord d’Octo Finances

Octo Finances
DR

Pendant que Pym est concentré à la barre en direction du way point indiqué par Christian Dumard, Benoît nous confirme une nuit noire et compliquée. Grâce à leur combinaison, sous la couverture et la tente isothermiques, les garçons ne souffrent pas du froid. Il faut arriver à dormir car la fatigue se fait vite ressentir, alors que les équipiers ont du monter au mât la nuit dernière à cause d’un problème sur une drisse. Si les efforts physiques sont peu intenses, ils doivent être très vigilants car ils croisent encore quelques bateaux. Le mental par contre est prédominant : Il faut soutenir son équipier et ne pas négliger son petit confort…

Ils ont dit

Christian Dumard, hier soir : « Le beau temps est revenu. Il fait chaud. Le vent est Nord, soit plus à droite qu’attendu. Il y a 13/14 nœuds. Nous avons donc décidé de mettre un peu plus de Sud dans la Route pour qu’ils renvoient le spi. Ils sont à nouveau à 11 nœuds ce soir. La mer croisée n’est pas très confortable derrière le front. »

Benoît : « Le vent doit passer Nord-Ouest et on attend cette bascule pour faire de la route plus directe et lancer un grand spi pour avancer plus vite »

Pym : « Pour ce week-end on a prévu de faire du cata ! Alors on va faire un petit tour en mer… »

Le point sur la traversée
Le vendredi 28 août à 13 h 31 min 00 s
Position : 40 18.132 N ; 60 42.912 W
Vitesse: 4.1 nds. Cap : 132 °
Distance au but : 2455 milles
Distance parcourue : 665 milles
Durée totale estimée : 17 j 15 h 47 min 59 s
Arrivée prévue le : ven 11 septembre à 10 h 59 min 15 s
Vitesse moyenne depuis le début de traversée: 7.36 nds
Durée restante estimée : 13 j 21 h 28 min 15 s

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J-7 pour le départ des 1000 milles Brittany Ferries

1000 Milles Brittany Ferries
DR

Un parcours exceptionnel
Départ de Saint-Malo, une escale anglaise de six heures à Plymouth, une de 12 heures à Santander en Espagne et retour vers la cité Corsaire en passant par Roscoff, fief de la Brittany Ferries. Et la boucle est bouclée !
Une épreuve aux allures de croisière ? Pas du tout. Il ne s’agit pas ici, de rester bronzer sur le pont, le parcours est technique et les concurrents avides de victoires. Arnaud Daval, sur TECHNEAU, le sait très bien, « Je trouve cette course vraiment intéressante puisqu’elle associe régate côtière et course au large. Il faut à la fois l’aborder comme un sprint, mais aussi gérer l’effort dans la durée. Il faut aussi savoir anticiper les effets de sites liés à la proximité des côtes et aux courants. C’est ce qui fait la richesse de ce parcours hors du commun. C’est une superbe course pour se confronter à la concurrence, que le meilleur gagne ! »

Du beau monde sur la ligne de départ
17 duos ont répondu à l’appel du large en s’inscrivant à la 1000 Milles Brittany Ferries, malheureusement quatre d’entre eux ont dû déclarer forfait suite à des dégâts occasionnés sur leur bateau lors de l’épreuve de championnat du monde Class 40 qui avait lieu la semaine dernière à Hamble en Angleterre. Pour les treize équipes partantes, le temps est à la préparation avant le convoyage vers Saint-Malo. Il faut dire que cette épreuve ne sera pas de tout repos pour les bateaux comme pour les hommes : une traversée de la Manche et deux fois le Golfe de Gascogne, tout en titillant un peu les côtes au départ et arrivées d’étapes, mieux vaut être préparé.

Gérald Bibot, navigateur belge, bichonne son bateau pour tenter de pallier certains problèmes. « Mis à l’eau en avril, mon Akilaria ZED 4, est toujours en phase de fiabilisation et préparation. Il nous fait une petite maladie de jeunesse. Nous avons encore un problème de safrans qui ne pourra malheureusement pas être réglé avant le départ. On fera donc avec ! Il y a des résonances et des bruits stridents, qui nous coûtent un déficit de vitesse qu’il faudra bien récupérer ailleurs. Sur un parcours délicat et technique comme celui des 1000 Milles c’est un vrai défi, mais le bateau a du potentiel et peut malgré tout tenir de belles moyennes. Je suis évidemment déçu que CGMer, Novedia, Keysource ne soient pas sur la ligne, bateaux avec lesquels nous disputions les podiums cette saison. Mais il reste quand même d’autres sérieux candidats aux places d’honneurs, les jeux sont ouverts et le plan d’eau magnifique ».

Les bateaux sont attendus dès lundi dans le bassin Vauban à Saint-Malo. Il restera alors quatre jours aux navigateurs pour fignoler les dernières mises au point, avitailler et se reposer avant de partir pour une semaine de course qui s’annonce passionnante.

LISTE DES INSCRITS
CHEMINEE POUJOULAT – Bruno Jourdren et Bernard Stamm
PALANAD II – Tim Wright et Nicko Brennan
TZU HANG – Axel Strauss et Juerg Burger
REV 86 – Pierre-Marie Bazin et Louis Duc
VILLE DE GUERANDE – Damien Seguin et Armel Tripon
TECHNEAU – Arnaud Daval et Benoît Daval
VOILES SANS FRONTIERES – Marc Joly et Lucie Queruel
GROUPE PARTOUCHE – Christophe Coatnan et ??
ZED 4 – Gérald Bibot et Didier Le Vourch
LES CONQUERANTS DE NORMANDIE – Marc Lepesqueux et Jean-Charles Monnet
GRASSI BATEAU – Eric Galmar et Olivier Grassi
APPART CITY – Yvan Noblet et Damien Guillou
GROUPE 5 – Patrice Carpentier et Rune Aasberg

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Tour de chauffe sur le Bosphore

Trophée du Bosphore
DR

La semaine de préparatifs a donc laissé place à la confrontation en ce vendredi. Dès 10 heures, les six équipages au complet ont ainsi pris la direction de l’entrée du Bosphore, s’engageant dans une parade aussi festive que grandiose. Pour du beurre, mais pour le spectacle, les skippers des monocoques Imoca sont allés saluer le cœur de la cité ottomane, offrant à leurs invités toute la majesté de leurs montures en ce décor unique. Pour parachever un tableau déjà haut en couleurs, le sport a pris ses droits en début d’après-midi, proposant aux concurrents de défier le temps et de faire montre de leurs vitesses respectives. Au départ d’une ligne mouillée devant Sainte-Sophie, s’engageait alors une série de trois runs longs d’un peu plus de 2,29 milles, au portant et par un vent de soutenu. Au jeu de la démonstration des performances, peu de surprises et une pléiade de confirmations. Ainsi, Michel Desjoyeaux et son équipage se sont-ils révélés les plus rapides sur ce « Trophée du Bosphore », prenant l’avantage au meilleur des trois parcours avec un temps de 7 minutes 23 secondes et une vitesse moyenne de 18,61 nœuds. Si cette journée n’engage en rien la suite des affaires sur cette première édition de l’Istanbul Europa Race, elle est toutefois pour le skipper de Foncia l’occasion de démontrer que s’il est la référence en solitaire autour du monde, il est tout aussi à l’aise en équipage. Deuxièmes au rang des meilleures performances de la journée, avec seulement deux petites secondes de retard, Kito de Pavant et ses hommes viennent eux aussi confirmer ce que l’on pressentait. Groupe Bel a définitivement plus d’un atout dans ses voiles et pour son retour en course après un Vendée Globe malheureux, le méditerranéen se verrait bien maître en son jardin. Mais gageons que la concurrence est bien loin d’avoir découvert son jeu. Ainsi avec le troisième meilleur chrono sur cette journée, Guillermo Altadill semble avoir bel et bien trouvé les rênes de 1876 sa nouvelle monture. Derrière, Jean-Pierre Dick (Paprec Virbac 2), Roland Jourdain (Veolia Environnement) et Marc Thiercelin (DCNS) ne sont pas en reste et affichent aujourd’hui des performances honorables.

Demain à midi, sonnera l’heure des choses sérieuses pour les six équipages qui salueront une dernière fois Istanbul et la Turquie pour prendre le départ de la première étape qui les mènera à Nice, en passant par le détroit des Dardanelles… De quoi donner à l’Istanbul Europa Race ses premières lettres de noblesses !

Ils ont dit

Kito De Pavant – Groupe Bel : « Nous avons le bateau à battre ! »
Deuxième du Trophée du Bosphore, l’équipage de Groupe Bel avait le sourire de retour à quai. « Cela a été une belle journée, dit Kito De Pavant, le bateau marche vraiment bien, il a des chevaux. Il nous reste à bien le mener, à savoir en profiter. Je pense que Groupe Bel est le bateau à battre mais je me méfie de Foncia qui va vite. C’est un bateau un peu extrême, allégé. Je sais que Michel Desjoyeaux et son équipe ont bien travaillé pour préparer l’Istanbul Europa Race. » S’attardant un peu plus sur cette première compétition sur le Bosphore, Kito De Pavant ne cachait pas sa joie. « C’était magnifique, un joli rendez-vous. Nous avons surtout cherché à ne pas prendre de risques, en réduisant la voilure, mais même dans ces conditions le bateau continuait d’aller vite. Maintenant on va charger le bateau pour la semaine, passer une bonne soirée avant le départ samedi de la première étape. »

Michel Desjoyeaux – Foncia : "Une course sur le Bosphore tous les ans"
Outre la victoire sur le Bosphore, Michel Desjoyeaux s’est surtout attaché à décrire le plaisir qui fut le sien au cours de cette première journée de course en Turquie. « Au début, j’ai eu un peu peur parce que le vent était faible et puis il s’est levé et nous avons eu de superbes conditions de course. Une compétition sur le Bosphore, j’en redemande une tous les ans. La parade pour atteindre la ligne de départ était grandiose et c’est depuis Foncia que j’ai mesuré la grandeur et la beauté d’Istanbul. Je me suis un peu appliqué pour aller virer tout près des rives, près des spectateurs. Concernant la course, il y a eu d’abord une interrogation sur le choix des voiles parce qu’il était impossible d’en changer et puis il a fallu composer avec les variations du vent qui ne soufflait pas fort au milieu, plus sur les rives. Foncia a gagné mais il fallait un peu de réussite ».

Roland Jourdain – Veolia Environnement : « Ici, on bosse fort ! »
Roland Jourdain n’a pas perdu son humour en naviguant plein ramadan au milieu des palais des sultans. « Je ne dirais pas qu’on travaille dur, ici, on bosse fort ! Yes, elle est bonne… », s’esclaffe-t-il en descendant de Veolia Environnement après la virée sur le Bosphore, « magnifique », ajoute-t-il, sans rire cette fois. « On était en promenade, c’était magique de passer au seul endroit entre l’Europe et l’Asie, mais entre les ferries et nos invités à bord, même s’il n’y avait pas de trafic maritime autour de nous, on n’était quand même pas détendu durant le premier quart d’heure. » Veolia Environnement n’a pas été le plus rapide lors des runs mais cela n’inquiète nullement le Finistérien. « Ne partant pas tous ensemble, on n’avait pas rigoureusement les mêmes vents, précise-t-il. L’essentiel était d’entraîner l’équipage, de bien se faire plaisir, et le parcours d’aujourd’hui était déjà une reconnaissance du départ de la course, demain, qui risque d’être un peu une loterie. Le détroit des Dardanelles est étroit et riche en trafic. Il est possible qu’on ne dorme pas beaucoup au cours des premières 48 heures. On dit toujours que la Méditerranée est sympa. Avant le départ, oui ! Mais regardez : je me suis fait couper les cheveux suffisamment court pour en avoir le minimum à m’arracher pendant la course. »

Guillermo Altadill – 1876 : « J’ai besoin d’une course »
Troisième du Trophée du Bosphore, Guillermo Altadill exprimait son soulagement. Sa première course à la barre de 1876 s’est fort bien déroulée. « Ce fut un excellent warm-up, dit-il. L’équipage fonctionne bien, le bateau est performant. Ayant accompli 3.000 milles d’entraînement depuis que nous l’avons acheté, je pense connaître son potentiel mais rien ne vaudra la course elle-même. Cette petite compétition m’a mis en appétit mais cette première grande compétition est très importante dans le programme de 1876. Elle me servira de point d’appui pour le futur."

Christopher Pratt – DCNS : « On l’a jouée cool »
Alors que pour la plupart des marins, c’était une première de naviguer dans le Bosphore, le jeune Christopher Pratt a apporté son expérience du terrain à l’équipage de DCNS. « En Figaro, j’avais déjà eu l’occasion de faire la remontée du Bosphore, dit-il, mais là, en Imoca, c’est encore une autre dimension. Quelque chose se dégage de cette ville, c’est impressionnant de naviguer en jetant un œil à l’église Sainte-Sophie et tous les autres monuments. Volontairement, on l’a jouée un peu cool aujourd’hui, déjà parce que notre équipage n’était pas au grand complet, il le sera pour le véritable départ de l’Istanbul Europa Race. Notre objectif était de ne rien abîmer et de naviguer tranquillement. Il est rempli. »

Les résultats du Trophée du Bosphore
1 – Foncia en 7 min 23 sec, vitesse moyenne : 18,61 nœuds
2 – Groupe Bel en 7 min 25 sec, vitesse moyenne 18,53 nœuds
3 – 1876 en 7 min 34 sec, vitesse moyenne 18,16 nœuds
4 – Paprec Virbac 2 en 7 min 37 sec, vitesse moyenne 18,04 nœuds
5 – Veolia Environnement en 7 min 55 sec, vitesse moyenne 17,36 nœuds
6 – DCNS en 8 min 01 sec, vitesse moyenne 17,14 nœuds

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Chavirage, collision et dégâts importants

Chavirage Ecover
DR

Entre la manche 3 et 4, Mike Golding, skipper d’Ecover s’est fait surprendre par une rafale de plus de 20 noeuds et a perdu le contrôle de son Extreme 40 Ecover. Le chavirage fut inévitable! Le mât d’Ecover n’a pas résisté au choc et s’est rompu lors de l’impact avec la surface. L’organisation de l’iShares Cup dispose d’un mât de rechange et tout sera mis en oeuvre pour réparer et permettre à Ecover de reprendre la compétition dès demain.

Mike Golding : "Ça s’est passé juste entre deux manches, nous venions de mettre un de nos invités à bord et nous nous dirigions vers la ligne de départ, lorsqu’une soudaine rafale a traversé la flotte. Les deux étraves de l’Extrême 40 ont plongé dans l’eau et nous avons chaviré très rapidement.  Nous étions tous à l’eau… et les membres de l’équipage pourtant expérimentés ont été stupéfaits par la vitesse à laquelle le bateau s’est retourné. Une fois revenu à la surface, nous nous sommes aperçus que Bruno avait une sérieuse blessure à la tête et était un peu sonné," explique Mike Golding à son retour au ponton.  Bruno Dubois a été transporté à l’hôpital après l’incident afin de recoudre sa plaie à la tête.

La journée a été intense pour toutes les équipes et vendredi soir, pas moins de trois bateaux étaient sur le terre-plein de la zone technique. Oman Sail Renaissance et Team Wirsol Germany Kiel Sailing City ont égalment subi des dégats suite à une collision violente lors de la dernière manche. Loick Peyron, à la barre de Renaissance était en tête de la flotte lorsque le vent a refusé et il fût obligé d’abattre franchement pour passer derrière le reste de la flotte. Le bateau a pris de la vitesse et n’a pu éviter le Team Wirsol qui se présentait alors en dernière position. Les deux équipes techniques font leur maximum pour réparer au plus vite.

Deux victoires de manche lors de la première journée de l’iShares Cup Kiel permettent à Oman Sail Masirah de prendre la tête du classement provisoire. L’abandon de Loick Peyron dans la dernière manche du jour suite à la collision avec Team Wirsol Germany Kiel Sailing City permet à Groupama 40 de prendre la seconde place. « Comme toujours, il fallait éviter les grosses erreurs comme les pénalités ou encore les fautes techniques qui coûtent beaucoup de points. Même quand nous étions mal placés, nous n’avons pas baissé les bras. Nous avons encore des progrès à faire sur les départs, mais nous progressons et gagnons en régularité. Le seul problème, c’est qu’il y en a encore un qui est meilleur que nous, c’est Masirah. Ils naviguent vraiment bien, » relate Franck Cammas, skipper de Groupama 40. Renaissance conserve de justesse sa troisième position puisque seulement un point les sépare de Gitana Extreme – Groupe LCF Rothschild, 4ème.

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Foncia au départ de l’Istanbul Europa Race

Foncia
DR

Quelques jours à peine après l’arrivée de la Solitaire du Figaro (où FONCIA termine 5e), Michel Desjoyeaux accompagné de Jérémie Beyou, son futur co-skipper pour la Transat Jacques Vabre – s’envolaient pour Istanbul. Les deux hommes y ont retrouvé le reste de l’équipe qui s’affaire depuis jeudi sur le pont du monocoque vainqueur du Vendée Globe. A moins de 4 jours du coup d’envoi de la première étape de (Istanbul-Nice, 1450 milles), et après plus de trois semaines en solo à batailler sur un monotype de 10 mètres, il faut donc basculer rapidement en mode équipage/gros bateau. Se réadapter à l’échelle du 60 pieds open et jouer le jeu de la collectivité, le tout dans un contexte de légitime fatigue.

Petite fatigue
« Après l’euphorie de la Solitaire, là, depuis trois jours, on est un peu claqué » concède Jérémie Beyou (vainqueur de 2 des 4 étapes de cette 40e édition). « Heureusement, avec Michel, nous avons droit à un petit traitement de faveur : on nous laisse dormir le matin ! Le bateau a l’air prêt, tout le monde est motivé et de bonne humeur, donc, tout va bien ! ».

Cinq garçons dans le vent
Le noyau dur est composé du triumvirat Michel Desjoyeaux/Jérémie Beyou/ Marc Liardet (boat captain) auxquels viendront s’agréger dans l’ordre des étapes les jeunes cerveaux du Team Foncia : Dimitri Voisin (Responsable R&D et électronique), Paul Duval (responsable sécurité et ballasts) et Julien Marcelet (Bureau d’étude appendices, pièces custom). Le cinquième élément sera incarné, toujours dans l’ordre des étapes, par Jean Philippe Guillemot (coordinateur technique), Pierre Yves Lautrou (Journaliste, navigateur) et Gildas Mahé, skipper du Figaro Banque Populaire.

L’organisation du bord : conjoncturelle
Michel : « Nous n’avons pas encore décidé de tout. Principalement, je m’occuperai de la navigation en relais avec Jérémie. Nous n’avons pas fait de découpage de la journée, il faudra être souple et réactif en fonction des conditions, on ne va pas être psychorigide avec les systèmes de quart, on va s’adapter. Tout le monde participera à la manœuvre, mais pas besoin de réveiller les gars pour faire un virement de bord dans la pétole par exemple »

Le bateau : on prend le même et on recommence
Pas de changement à bord de FONCIA qui prendra la mer tel qu’il était dans le Vendée Globe, excepté le renouvellement d’une partie de la garde-robe (limitée à 10 voiles sur la course) dont une grand-voile, une trinquette, un gennaker et un code zéro.
Seul ou en équipage, la donne est la même question confort où quelques sacrifices ont même été consentis pour alléger la monture : exit le fameux pouf à bille et les bulles de protection extérieures (40 kg) pour le barreur.

La Med’: une mer d’incertitudes
Outre le fait que ni Michel ni Jérémie n’ont jamais navigué dans ces lointaines contrées méditerranéennes (Mer de Marmara, Mer Egée), ils savent que la Méditerranée est une mer d’incertitudes. « L’eau est chaude, il y a beaucoup de dauphins, on va croiser de beaux paysages, parfois il y a du vent, parfois pas… mais ça reste de l’eau salée ! » plaisante Michel. « La Méditerranée est pleine de surprises, plus qu’en Atlantique. Donc, je regarde en ce moment les modèles et observations météo les plus pertinents. Heureusement, le convoyage a été une mine d’informations. De toute façon, il faudra retrouver nos réflexes habituels car cette première étape, c’est un peu un grand côtier… » ajoute Jérémie.

Première étape : du portant rapide jusqu’en Mer Egée ?
« Si la situation reste stable, on devrait partir avec du vent de nord-nord-est entre 15 et 20 nœuds jusqu’au milieu de la Mer Egée » commente Michel. « Et si tout va bien, on va tout traverser à fond la caisse, sous spi. Après la Mer Egée, en revanche, c’est un peu le no man’s land. Du côté de la Sicile (à laisser à tribord), je suis prêt à tout : pétole, orages. Puis, en Sardaigne et Corse, on peut toujours avoir du mistral ce qui signifierait un final au louvoyage… mais l’avantage de ces étapes au milieu des îles c’est que tu abordes tout tronçon par tronçon. »

Les objectifs
Michel : « Voir comment le bateau se comporte en équipage, donc mené à 100%, le tout dans une situation de navigation au contact, avec un plateau de qualité et sur une longue distance. Le but est aussi de travailler avec Jérémie sur les systèmes de décision, en vue de la Transat Jacques Vabre ».
Jérémie : « Au delà du résultat, ce qui sera important à la fin de cette course, c’est que nous aurons eu l’occasion de nous tester pendant trois semaines, au contact d’autres concurrents. Ce sera un excellent moyen de nous comparer aux autres et de prendre nos marques, de sentir le bateau sous nos fesses ! »

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Il faut un début à tout

Pontons d Istanbul
DR

A regarder le plateau de l’Istanbul Europa Race, on pourrait imaginer qu’il flotte autour des pontons de la capitale ottomane comme un air de revanche d’une certaine épopée vendéenne. La scène s’y prête, la Méditerranée étant mer de l’essentiel des légendes mythologiques. Le casting aussi : quatre revanchards contre l’homme à abattre plus un équipage espagnol en arbitre de chaise. Tant pis pour le suspense, tant mieux pour l’ambiance, le scénario risque d’être fort différent.

Tout d’abord, parce que cette épreuve est la plus longue des courses en équipage jamais organisée sur le circuit IMOCA. Quatre ports d’escale, mais trois étapes qui incitent forcément à la modestie, même pour des coureurs de haute mer chevronnés. Les quelques habitués de la Méditerranée savent à quel point cette mer peut être piégeuse et demande de vigilance. Le parcours dans les îles de la Mer Egée, puis le contournement de la botte italienne n’aura pas l’aspect chaotique du retour d’Ulysse, mais il n’en demeure pas moins parsemé d’embûches. La deuxième étape de Nice à Barcelone, courte et nerveuse ressemblera à un sprint où l’on peut imaginer que ni les hommes ni le matériel ne seront ménagés. Enfin, le marathon de la troisième étape comporte suffisamment de chausse-trappes entre Détroit de Gibraltar, golfe de Gascogne et courants de Manche pour être abordée avec la plus grande humilité. L’arrivée sur Brest devrait consacrer, comme la cité du Ponant sait si bien le faire, le sacre d’un équipage de très haut niveau.

Retour sur investissement
Au final, un tel parcours est une belle opportunité d’éprouver les liens d’équipiers qui devront se montrer solidaires jusqu’au bout pour espérer l’emporter. C’est une des vertus des courses en équipage : l’agrégation de compétences univoques ne garantit pas la formule gagnante quand une saine complémentarité peut se révéler diablement efficace. Ainsi, on retrouve dans les listes d’embarquements nombre de ceux qui ont œuvré, durant l’année précédente, à l’entretien et la préparation du bateau : c’est d’une part une garantie technique, mais c’est aussi pour les skippers l’occasion de renvoyer l’ascenseur à ceux qui, les mains dans le carbone ou le nez penché sur leur ordinateur, agissent dans l’ombre pour leur navigateur. On ne le dira jamais assez, la course en solitaire est aussi un travail d’équipe. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si on retrouve, sur plusieurs bateaux, quelques uns des piliers des équipes techniques tel Marc Liardet (Boat Captain, Foncia), François Denis (Boat Captain, DCNS), Philippe Echassoux (Paprec-Virbac 2) ou bien encore Brice de Crisenoy (Boat Captain, Groupe Bel).

Nouvelles compétences et passations de pouvoir
L’Istanbul Europa Race est aussi l’occasion d’agréger de nouvelles compétences autour du projet. C’est pourquoi, pour la plupart, les équipes ont intégré dans leurs navigants quelques unes des plus talentueuses lames de la série Figaro : Gildas Morvan, Champion de France 2009 à bord de Veolia Environnement, Marc Emig et l’inoxydable Eric Drouglazet pour épauler Christopher Pratt aux côtés de Marc Thiercelin (DCNS Filières du talent). On n’oubliera pas Jérémie Beyou, venu parfaire son entente avec Michel Desjoyeaux (Foncia), après avoir remporté deux étapes de la Solitaire du Figaro, ni François Gabart qui fera tandem avec Kito de Pavant (Groupe Bel) durant la Transat Jacques Vabre.
Enfin pour d’autres, la course est surtout l’occasion d’organiser sereinement une passation de pouvoir. Prise en main du bateau, pour Guillermo Altadill à bord de 1876, pour sa première course à bord de son nouveau prototype. Passation en douceur pour Jean-Pierre Dick qui dévoilera toutes les finesses de son Paprec-Virbac 2 avant de laisser la main à Alex Pella et Pepe Ribes qui visent avant tout la Barcelona Race 2010-2011.

On le voit, l’Istanbul Europa Race est une manière de sortir des sentiers battus de la course au large. Faire escale dans des ports prestigieux, redécouvrir les vertus de l’équipage, partir fureter de l’étrave dans des zones de navigation loin des routes balisées des grandes épreuves transatlantiques, faisaient partie du cahier des charges du tour de l’Europe envisagé par l’IMOCA. Organiser l’Istanbul Europa Race, c’est déjà répondre à ces attentes.

Ils ont dit :

Roland Jourdain (Veolia environnement) : « Cette course va être l’occasion de mesurer aussi le potentiel de vitesse pure de mon « vieux » bateau par rapport aux autres. Quand on est dans une configuration solitaire, les problématiques de vitesses sont forcément différentes. Là, je vais avoir l’occasion de vérifier que l’on peut travailler dans une logique de développement durable et d’optimisation d’un projet. Et puis, c’est aussi l’occasion de faire venir à bord des têtes nouvelles ; c’est le sens de l’invitation de Gildas Morvan. Un excellent régatier, un garçon charmant et qui va pouvoir nous poser toutes les questions qu’il souhaite. Avoir un autre regard permet de progresser. En plus, le Géant Rouge (son nouveau surnom) connaît déjà le parcours pour l’avoir fait dans l’autre sens. il aura bien un ou deux petits trucs à nous indiquer. »

Kito de Pavant (Groupe Bel) : « Cette course va être la première occasion de démontrer tout le potentiel de Groupe Bel. Pour l’équipage, j’ai choisi de faire un mélange entre des navigateurs de talent comme Sébastien Audigane (l’homme le plus rapide au monde), Yann Régnau qui est aussi mon maître voilier ou François Gabart d’une part et les membres de mon équipe technique. Eux, connaissent le bateau sur le bout des doigts, mais qu’on ne s’y trompe pas. Ce sont des marins très affutés qui ont aussi un gros vécu en matière de compétition. Et puis naviguer en équipage, c’est aussi prendre du plaisir avec des gens qu’on côtoie tous les jours dans le travail. Et puis, nous avons envie de démontrer que nos adversaires ont raison de craindre Groupe Bel. »

Marc Liardet (boat captain de Foncia) : « Même si l’on a l’habitude de courir les courses en équipage (Trophée SNSM, Grand Prix Petit Navire), celle-ci se distingue par sa durée. Au delà du plaisir évident de naviguer avec Michel, cette course va aussi être l’occasion de voir comment il travaille sur le bateau, comment il fixe des limites. Normalement, cela devrait nous permettre de valider de nouvelles hypothèses de travail. »

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