Accueil Blog Page 1532

Team New Zealand, champion toutes catégories

Audi Med Cup 2009
DR

Conditions magnifiques hier cette avant derrière journée dans l’arène de Cartagena. Le vent de sud-ouest est progressivement monté jusqu’à 20 nœuds et la mer s’est sensiblement creusée pour donner des vagues abruptes à l’image de la veille.
Sur une eau turquoise et sous un soleil omniprésent, les équipages des TP 52 et des GP 42 n’ont pas chômé. Car l’échiquier était particulièrement complexe : entre quelques belles oscillations de vent et des accélérations éparses, il ne fallait pas se louper en déplaçant ses pions.

La deuxième manche du jour a notamment été le théâtre de sacrés rebondissements entre Emirates Team New Zealand, en tête sur deux bords, Matador et Artemis, surpris par une violente saute de vent alors qu’ils avaient repris les commandes au terme du deuxième louvoyage, puis Bigamistqui profite de la confusion pour l’emporter.  L’équipage Portugais emmené par Afonso Domingofait partie des heureux gagnants de la journée, mais aussi des équipages les plus réguliers (2, 1, 4).  L’autre lauréat du jour n’est autre que Quantum. Les Américains de Terry Hutchinsons’adjugent la première régate dans des airs relativement légers, après l’avoir maîtrisée de bout en bout, grâce à leur magnifique départ.

Mât cassé pour Cristabella
D’autres, à contrario, ont redoublé de malchance. A commencer par Cristabella dont le haut du mât s’est brisé après un épisode très chaud avec Artemis à la bouée au vent. L’équipe suédoise qui a volé le départ de la manche 3 et a été pénalisée à deux reprises, n’a d’ailleurs pas vraiment brillé aujourd’hui. Même constat pour Matador dont on attendait mieux.

A la veille du dénouement de l’ultime épreuve du Circuit et avec cinq manches dans le sillage,Emirates Team New Zealand conforte plus que jamais sa domination.  L’équipe de l’hémisphère sud est en tête du Trophée Caja Mediterraneo de la Région de Murcie avec 9 points d’avance sur Bigamist et 16 sur Quantum. Mais surtout, elle est certaine depuis hier d’être sacrée championne du circuit Audi MedCup 2009 ! Le suspense n’aura pas duré très longtemps !

Vers un duel final en GP 42
L’incertitude règne toujours en revanche dans la série des GP 42.  Avec le nouveau venu Iberdrolaqui sème la zizanie au sein du tandem Roma/ Islas Canarias, rien n’est joué. Les Italiens dePaolo Cian dominent le Trophée de Murcia et le classement général de la saison. Mais dans ce dernier tableau, ils n’ont que deux minuscules points d’avance sur l’équipage d’Islas Canarias. Les hommes de José Maria Ponce n’ont pas été à la fête aujourd’hui,  laissant les victoires de manche à Roma, Iberdrola et Turismo Madrid. Demain, avec deux ou trois parcours banane au programme, il faut s’attendre à un vrai match racing entre les deux éternels rivaux.

La remise des prix du Trophée de Murcia et de la saison 2009 aura lieu ce samedi à 17h30 sur le podium du village de l’Audi MedCup.

Circuit Audi MedCup 2009 / Trophée Caja Mediterráneo Région de Murcie

TP52 Series / Classement général – Jour 2
1. Emirates Team New Zealand (NZL), 1+1+3+2+1= 8 points
2. Bigamist 7 (POR), 6+4+2+1+4= 17 points  
3. Quantum Racing (USA), 8+6+1+3+6= 24 points
4. Bribón (ESP), 3+5+9+8+2= 27 points   
5. Artemis (SWE), 7+2+7+6+7= 29 points
…    

GP42 Series
Classement général – Jour 2
1. Roma (ITA), 4+4+2+1+2= 13 points
2. Iberdrola (ESP),  3+1+1+6+4= 15 points
3. Islas Canarias Puerto Calero (ESP), 1+2+3+3+6= 15 points  
4. Turismo Madrid (ESP), 7(DNF)+3+5+2+1= 18 points
5. Caser-Endesa (ESP), 2+5+6+5+3= 21 points

Circuit Audi MedCup 2009 / Classement général  

TP52 Series
1. Emirates Team New Zealand (NZL), 38+27,5+28+25+8= 126,5 points
2. Quantum Racing (USA), 40+41,5+65+29+24= 199,5 points
3. Artemis (SWE), 37+62,5+49,5+26,5+29= 204,5 points
4. Bigamist (POR), 46+55,5+57+30,5+17= 206 points
5. Matador (ARG), 36+47,5+42,5+44,5+37= 207,5 points
…    

GP42 Series
1. Roma (ITA), 22+17+30+13+13= 95 points
2. Islas Canarias Puerto Calero (ESP), 20+23+23+16+15= 97 points
3. Caser-Endesa (ESP), 33+27+26+21= 120 points
4. Airis (ITA), 21+38+28+25+24= 136 points
5. Turismo Madrid (ESP), 35+35+43+23+18= 154 points

- Publicité -

Le Multi50 Prince de Bretagne baptisé à Morlaix

baptême de Prince de Bretagne
DR

Prince de Bretagne va pouvoir débuter sa campagne de course, à commencer par le Trophée Multi50 Prince de Bretagne Côtes d’Armor qui se tiendra à Saint-Quay-Portrieux du 24 au 27 septembre, l’objectif prioritaire de l’année étant la Transat Jacques Vabre dont le départ sera donné du Havre, le 8 novembre prochain. Auparavant, Hervé Cléris et Christophe Dietsch vont tester le trimaran avant de réaliser leur parcours de qualification (1000 milles) pour participer à la Transat Jacques Vabre.
Hervé Cléris, le skipper : «Croyant ou non, un baptême de bateau, c’est un moment fort, essentiel et émouvant qui symbolise sa naissance. C’est un bel exemple de savoir vivre et de partage, dans le respect des traditions et je suis très attaché aux traditions ».
Dan Ar Braz, le parrain : « Je me considère comme un paysan de la musique et j’ai accepté d’être le parrain de Prince de Bretagne parce que sans les paysans bretons, notre culture et notre langue se seraient perdues, ne seraient jamais venues jusqu’à nous. C’est ma façon à moi de leur rendre hommage et de les remercier. Enfin, ces aventuriers capables de partir sur la mer, comme Hervé, m’impressionnent énormément. Ils sont confrontés à des éléments qui rendent humbles et l’humilité, notre société en manque cruellement».

- Publicité -

Team New Zealand remporte la Med Cup 2009

Emirates Team New Zealand
DR

Le survol d’Emirates
Le suspense a été tué dans l’œuf.  Depuis jeudi soir, calculettes à la main, on savait que les Kiwis ne pouvaient plus être battus mathématiquement et qu’ils grimperaient sur le trône pour une couronne largement méritée. Vainqueurs de quatre des cinq épreuves de l’Audi MedCup (Marseille, Cagliari, Portimao et Cartagena), Dean Barker, Grant Dalton et leurs 13 équipiers n’ont jamais démérité. Ils incarnent tout simplement l’équipe la plus professionnelle, la mieux rodée… sans oublier le talent. Car il en fallait pour surpasser à ce point leurs très solides adversaires.
Avec 52 points d’avance lors du coup d’envoi des régates à Cartagena, ils auraient pu se contenter de gérer tranquillement leur avance. Pas vraiment dans le style de la maison. Réglée comme du papier à musique, la machine néo-zélandaise a toujours fonctionné sur le même registre avec un seul objectif : gagner. Non content d’enlever la saison, ils remportent également le Trophée Caja Mediterraneo Région de Murcie, histoire d’honorer leur contrat jusqu’au bout. On les retrouvera début novembre à Nice pour les Louis Vuitton Séries et l’année prochaine sur le Circuit Audi MedCup à bord du même bateau, modifié pour la nouvelle jauge (bout dehors, grand-voile à corne notamment).

Niveau très homogène
Dans leur tableau arrière, pourtant, ce n’était pas le bal des débutants. Quantum (USA), le tenant du titre 2008, devra se contenter cette fois de la deuxième place, tandis que les Suédois d’Artemis ( avec Russell Coutts puis Paul Cayard à la tactique) montent sur la troisième marche. Les Argentins de Matador, vainqueur de l’épreuve inaugurale d’Alicante seront probablement déçus d’échouer à un point du podium. Mais cette dernière compétition espagnole où ils ont cumulé les déboires techniques, leur a été fatale. Dans le sillage de ces cinq poids lourds du circuit 2009, les poursuivants ne se sont pas contentés de faire de la figuration. Bigamist 7 (POR) deuxième à Cartagena, Bribón (ESP) barré par le Français Thierry Peponnet et les deux bateaux russes Valarset Synergy ont tous été capables de gagner des manches. Le niveau de compétition était très homogène. Gageons qu’il le sera encore plus en 2010 avec l’arrivée dans les rangs des Britanniques de TeamOrigin (syndicat pour la 34e America’s Cup).

Du suspense jusqu’au bout chez les GP
En GP 42, il a fallu attendre le dénouement de la toute dernière régate pour connaître l’identité du champion de l’année. Depuis le coup d’envoi du Circuit au mois de mai, la lutte a été sans pitié entreIslas Canarias Puerto Calero (ESP) et Roma (ITA). Ce matin, en quittant le quai Afonso XII, les Italiens de Paolo Cian disposaient de deux petits points d’avance sur les hommes de Jose Maria Ponce. Il suffisait à ces derniers d’intercaler un bateau entre eux et leur adversaire pour décrocher le gros lot (trophée et saison). Ce fut le cas à l’issue d’une régate ultra disputée, avecIberdrola et Caser Endesa dans les rôles d’arbitres.

La remise des prix qui s’est tenue à 17h30 sur la grande scène du village de course mettait un point final l’Audi MedCup 2009. Rendez-vous le 11 mai 2010 pour de nouvelles batailles navales dans le sud de l’Europe avec comme de coutume une escale en France. En attendant, TP 52 et GP 42 disputeront bientôt leur dernière grande épreuve. Le Championnat du Monde des TP 52 se déroulera du 6 au 11 octobre à Palma de Majorque (Baléares) et La Global Cup (GP 42) du 13 au 17 octobre à Lanzarote (Canaries).

Trophée Caja Mediterráneo Région de Murcie

Classement général – Final

TP52 Series
1. Emirates Team New Zealand (NZL), 1+1+3+2+1+2= 10 points
2. Bigamist 7 (POR), 6+4+2+1+4+6= 23 points  
3. Quantum Racing (USA), 8+6+1+3+5+4= 27 points
4. Synergy (RUS), 9+7+8+4+3+1= 32 points   
5. Artemis (SWE), 7+2+7+6+6+5= 33 points

GP42 Series
1. Islas Canarias Puerto Calero (ESP), 1+2+3+3+6+1= 16 points  
2. Iberdrola (ESP),  3+1+1+6+4+2= 17 points
3. Roma (ITA), 4+4+2+1+2+4= 17 points
4. Turismo Madrid (ESP), 7(DNF)+3+5+2+1+5= 23 points
5. Caser-Endesa (ESP), 2+5+6+5+3+3= 24 points

Circuit Audi MedCup 2009 – Classement général – Final

TP52 Series
1. Emirates Team New Zealand (NZL), 38+27,5+28+25+10= 128,5 points
2. Quantum Racing (USA), 40+41,5+65+29+27= 202,5 points
3. Artemis (SWE), 37+62,5+49,5+26,5+33= 208,5 points
4. Matador (ARG), 36+47,5+42,5+44,5+39= 209,5 points
5. Bigamist (POR), 46+55,5+57+30,5+23= 212 points
…    

GP42 Series
1. Islas Canarias Puerto Calero (ESP), 20+23+23+16+16= 98 points
2. Roma (ITA), 22+17+30+13+17= 99 points
3. Caser-Endesa (ESP), 33+27+26+24= 123 points
4. Airis (ITA), 21+38+28+25+30= 142 points
5. Turismo Madrid (ESP), 35+35+43+23+23= 159 points

- Publicité -

Emirates Team New Zealand : zéro défaut

Audi Med Cup 2009 Emirates Team New Zealand
DR

Hier, le spectacle dans la baie de Cartagena valait le détour. Le vent de sud-ouest est monté jusqu’à 30 nœuds dans les rafales et le plan d’eau s’est franchement cabossé jusqu’à se parer de jolies crêtes déferlantes au sommet d’un clapot haut et court. Dans ces conditions, pas facile de trouver le bon équilibre au près et pas facile de tenir la route au portant. Les coques totalement masquées par l’écume, déboulant sous spi à 18-20 nœuds, ont fait le show. A cette allure, nombre d’équipages ont enchaîné les figures scabreuses, quand ils n’ont pas été victimes de leur matériel.

Avanies et avaries
Spi explosés, hâle-bas, chandeliers, tangons cassés, bref, on ne compte plus le nombre de départs au lof, d’enfournements spectaculaires et d’avaries qui ont hypothéqué la course d’une  bonne partie de la flotte.
Sur le GP 42 Turismo Madrid, on s’est même fait une petite frayeur lorsqu’un équipier est passé par dessus bord dans un départ au lof et que le moteur a refusé de démarrer au moment d’aller le chercher. L’équipage Espagnol à bord duquel le Français Philippe Presti officie à la tactique était alors en tête de la manche 1.
Même type de déboire pour les Argentins de Matador qui ne termineront pas cette première manche après un enchaînement de petites catastrophes (drisse de spi récalcitrante, départ au lof, tangon cassé). Les Américains de Quantum ont aussi perdu de précieuses places après avoir explosé leur spi à trois reprises et s’être pris dans celui de Bigamist qui traînait dans l’eau.

Emirates Team New Zealand : zéro défaut
Dans ce contexte, les deux manches du jour ont relevé de la course par élimination. Un seul équipage a échappé aux avanies : Emirates Team New Zealand.  Aujourd’hui, les Kiwis ne jouaient pas dans la même catégorie. Dans les départs, les choix stratégiques et les moments les plus délicats du parcours, à savoir les envois de spi et les empannages, ils n’ont jamais failli. Dean Barker et son groupe remportent la première manche après l’avoir dominée dès les premières longueurs. Dans la deuxième, ils ne s’imposeront certes qu’à l’issue d’un magnifique duel avecArtemis, non sans avoir littéralement déposé le bateau suédois en vitesse, au tout début du premier bord de spi. L’équipage de l’hémisphère sud prend donc logiquement la tête du classement provisoire du Trophée Caja Mediterraneo de la Région de Murcie et s’envole encore plus haut sur le tableau de la saison 2009.

Les autres gagnants de la journée s’appellent Audi Q8 et Bribón. En naviguant proprement et prudemment, l’équipe Italienne emmenée par Ricardo Simoneschi a été très régulière. Avec des manches de 2e et 3e, elle prend la deuxième place provisoire du Trophée de Murcie, trois points devant les Espagnols de Bribón (3e et 5e) qui n’ont pas démérité dans des conditions qui étaient pourtant loin d’être les favorites du bateau (le plus âgé de la flotte).

Les Canaries enchantés
En GP 42, l’équipage d’Islas Canarias a prouvé une fois de plus qu’il n’usurpait pas son statut de leader. Jose Maria Ponce et ses hommes remportent une des deux manches du jour et terminent 2e sur la dernière. Au général de la saison, ils prennent donc une petite avance de 5 points sur leur principal adversaire Roma (ITA), moins à l’aise dans la brise.
A noter également la belle prestation d’Iberdrola qui fait son entrée in extremis dans le Circuit pour cette ultime épreuve espagnole. Laureano Wizner et ses acolytes signent deux beaux résultats de 3e et 1er.

Aujourd’hui vendredi, on prend les mêmes et on recommence pour une série de parcours banane dans des conditions qui pourraient à nouveau être ventées.

Circuit Audi MedCup 2009 : Trophée Caja Mediterráneo Région de Murcie

TP52 Series
Classement général – Jour 1
1. Emirates Team New Zealand (NZL), 1+1= 2 points
2. Audi TP52 Powered by Q8 (ITA), 2+3= 5 points   
3. Bribón (ESP), 3+5= 8 points
4. Artemis (SWE), 7+2= 9 points
5. Bigamist 7 (POR), 6+4= 10 points
…    

GP42 Series
Classement général – Jour 1
1. Islas Canarias Puerto Calero (ESP), 1+2= 3 points  
2. Iberdrola (ITA),  3+1= 4 points
3. Caser-Endesa (ESP), 2+5= 7 points
4. Roma (ITA), 4+4= 8 points
5. Turismo Madrid (ESP), 7 (DNF)+3= 10 points

Circuit Audi MedCup 2009 : Classement général (4 étapes)

TP52 Series
1. Emirates Team New Zealand (NZL), 38+27,5+28+25+2= 120,5 points
2. Artemis (SWE), 37+62,5+49,5+26,5+9= 184,5 points
3. Quantum Racing (USA), 40+41,5+65+29+14= 189,5 points
4. Matador (ARG), 36+47,5+42,5+44,5+20= 190,5 points
5. Bigamist (POR), 46+55,5+57+30,5+10= 199 points
…    

GP42 Series
1. Islas Canarias Puerto Calero (ESP), 20+23+23+16+3= 85 points
2. Roma (ITA), 22+17+30+13+8= 90 points
3. Caser-Endesa (ESP), 33+27+26+7= 106 points
4. Airis (ITA), 21+38+28+25+11= 123 points
5. Turismo Madrid (ESP), 35+35+43+23+10= 146 points

- Publicité -

Rendez-vous à Amsterdam la semaine prochaine

La flotte à Kiel
DR

Le classement général provisoire de l’iShares Cup est très serré, avec Oman Sail Masirah leader avec 37 points, suivi de Gitana Extreme -Groupe LCF Rothshild et Renaissance ex-aequo à 33 points. Juste derrière et toujours en lice pour une place sur le podium, nous retrouvons Groupama 40 mené par Franck Cammas qui, au coude à coude avec les leaders à Kiel, n’a pas dit son dernier mot. Tandis que Pete Cumming, skipper de Masirah semble dur à battre après ses trois victoires consécutives.

Derrière, la bataille fait rage entre les trois skippers français, comme nous l’explique Gilles Chiorri, directeur de l’événement : "Loïck Peyron et Yann Guichard sont vraiment les deux qu’il va falloir surveiller à Amsterdam étant donné qu’ils se battent pour la deuxième place au général. On devrait assister à une belle bataille sur le plan d’eau le plus étroit de la saison. Couvrir un concurrent direct dans une flotte si compacte n’est pas une tâche facile. Le risque de collision avec un autre bateau ou un quai est très élevé et cela va nettement faire augmenter la tension générale. Pour ce qui est du podium final, Groupama 40 peut encore espérer s’y hisser. Nous avons vu à Kiel que Franck Cammas est en grande forme". D’ailleurs, il vient juste de remporter son troisième Trophée Clairefontaine la semaine dernière.

En queue de classement, rien n’est encore joué entre iShares, BT, LUNA, Holmatro et Ecover qui s’échangent régulièrement leurs positions au fil des événements. L’équipe Américaine de BMW ORACLE Racing sera de nouveau absente de l’événement hollandais pour cause d’entraînement pour l’America’s Cup.

- Publicité -

RADIAL : la nouvelle gamme de winchs Harken !

Radial Harken
Radial Harken

De la créativité des ingénieurs Italiens Harken est née une nouvelle gamme révolutionnaire de winchs : la gamme Radial qui propulse les winchs Harken à un niveau de performances inégalé et opère une révolution en matière de design de winchs. C’est la plus grande innovation « Winchs » de leur Industrie depuis plus de 20 ans et le plus important développement produit de l’histoire de Harken.
 
Parmi les nombreux avantages de cette nouvelle gamme, les navigateurs apprécieront une économie de poids de 25 à 50 % par rapport aux autres winchs du marché, les nouveaux grips de poupées spécifiquement usinés afin de réduire l’usure des cordages. L’entretien annuel est simplifié, le dessus du winch se démonte d’une seule pièce et permet un réassemblage plus rapide sans risque d’erreur par une seule personne, avec possibilité de motorisation simplifiée. Fini les roulements au fond du port !
 
Ces Winchs sont disponibles en alliage d’aluminium ou chromés, 1, 2 ou 3 vitesses, Self-Tailing ou Plain Top (sans Self-Tailing), en manuels et en motorisation électrique ou hydraulique.
 
Nous avons dessiné cette gamme de winchs Radial en partant d’une page blanche avec 3 grandes idées en tête : sécurité et résistance dans le temps, rationalisation de l’installation ainsi que possibilité de motorisation électrique ou hydraulique" explique le directeur technique Andréa Merello. Cette nouvelle gamme de Winchs correspond aux objectifs Harken de proposer aux navigateurs des produits innovants révolutionnaires qui enrichiront leurs expériences de navigations.
 
Quand les navigateurs penseront winchs, ils penseront Radial.

Le nouveau grip Radial de la poupée est spécifiquement usiné pour chaque taille de winch et chaque matériau remplace la surface abrasive moletée tout en augmentant la puissance de retenue et en diminuant l’usure du cordage. Quand on choque, les autres poupées de winchs ont tendance à faire remonter le cordage vers le haut. L’angle hélicoïdal des nervures ou des méplats des poupées de Winchs Radial s’apparente à une vis qui entraîne le cordage vers le bas et écarte de ce fait le surpattage tout en permettant un contrôle en douceur du choqué.
 
Le doigt de Self-Tailing monobloc recouvre complètement le dessus du winch limitant les risques d’accroche des doigts ou des vêtements dans les pièces mobiles, gage important de sécurité particulièrement sur les winchs motorisés. Le doigt est orientable dans de nombreuses directions après installation du winch.
 
Les roulements à aiguilles et les paliers en composite diminuent la friction sous charge, offrent une résistance supérieure à la corrosion et ne nécessitent aucune lubrification.
 
Le système “Snap-fit” en Delrin® haute résistance maintient les roulements captifs lors du démontage de la poupée, pour les opérations d’entretien. Les pignons d’entraînement et les axes qui encaissent les charges sont en acier inox 17-4PH haute résistance.
 
Le système breveté de fixation par goujons permet l’installation rapide par une personne seule sur un pont pré-percé sans démonter la poupée.
 
Lors de la conception de cette gamme Radial, un des objectifs était la possibilité de convertir un winch manuel en winch motorisé, très facilement, en l’intégrant à la conception depuis l’origine, au lieu de s’adapter. Plus besoin de plaque d’adaptation et surtout plus besoin de reboucher les anciens trous et de percer des nouveaux. Les constructeurs, en pré-perçant leurs ponts, peuvent monter une option électrique au dernier moment.
 
Source : Harken France
www.harken.fr

- Publicité -

La rentrée des J/80

J80
DR

L’Atlantique Télégramme, qui fêtera cette année sa 10ème édition, est devenue depuis l’année dernière une épreuve à part entière de la Coupe de France organisée par l’association française de la classe J/80. Après une Pornic J Cup particulièrement disputée, cette épreuve sera l’occasion pour certains leaders du circuit de marquer de nouveaux points pour le classement de la Coupe de France. Les trois premiers actuels, à savoir « Interface Concept » mené par Jean-Charles Moriceau, Gilles Drouet et son équipage cherbourgeois et « Ecole navale CG29 » de Frédéric Denis seront sur le plan d’eau lorientais afin d’essayer d’asseoir leurs positions. Notons également la présence de nombreux J/80 du cru, preuve de l’implantation continue des J/80 dans l’ensemble des clubs de voile de l’hexagone.
 
« Ce week-end sera l’avant dernière épreuve de la Coupe de France » précise Ludovic Gilet, président de la classe. « Cette dernière se clôturera à Cherbourg avec le National de la série du 8 au 11 novembre. Tout est encore jouable pour de nombreux équipages (environ 25) au classement général de la Coupe. Il faut savoir que nous avons pondéré les points de chaque course de la Coupe de France en fonction du nombre de participants. Quatre compétitions comptent au classement final. Alors autant dire que certaines équipes peuvent fortement remonter et même gagner encore la Coupe de France ».
 
L’équipage de Jean Queveau « Nantes Saint-Nazaire », absent à Lorient mais présent à Cherbourg en novembre, fait figue de favori au titre. Il faudra aussi compter ce week-end sur Sylvain Pelissier et son équipage, « Jacuzzi » de Ludovic Gilet et Eric Brezellec, Vincent Vilboux « Ecole Navale CDV 29 » ou encore « Jack in the Basket » skippé par Carlos de Monès qui pourraient faire une belle remontée au classement général de la Coupe de France.
 
 
Programme de l’Atlantique Télégramme pour les J/80 :

Jeudi 17 septembre

16h00 Pesée des bateaux, lieu zone de manutention "pôle course au large"
17h à 21h Accueil des concurrents, chaîne d’inscription

Vendredi 18 septembre

8h30 à 9h30 Accueil des concurrents, chaîne d’inscription sous le chapiteau situé "pôle course au large"
9h00 jauge des voiles, lieu chapiteau "pôle course au large"
11h00 Briefing des skippers et point météo sous le chapiteau
14h00 Mise à disposition du comité de course sur zone pour une ou plusieurs courses

Samedi 19 septembre

10h00 Mise à disposition du comité de course sur zone pour une ou plusieurs courses
20h00 Repas ouvert aux équipages et au public – Projection d’images de la journée

Dimanche 20 septembre

10h00 Mise à disposition du comité de course sur zone pour une ou plusieurs courses
A partir de 13h30 Grutage des bateaux et restitution des cagnards et flammes
17h00 Remise des prix

- Publicité -

D’une mer à l’autre

Foncia-Gibraltar
DR

Nouveau décor, nouvelles cartes mais même rythme à bord des monocoques Imoca de l’Istanbul Europa Race. Dans cette troisième et dernière étape disputée entre Barcelone et Brest, la navigation se poursuit au près dans des vents avoisinant les 15-20 noeuds. Comme pour garder d’elle un souvenir indélébile, la mer Méditerranée a permis aux équipages de la laisser derrière eux en passant le détroit de Gibraltar sur un seul bord et de jour pour les premiers. D’une mer à l’autre, d’un monde à l’autre, point de trou noir, mais une continuité dans la complexité. Ainsi, alors que le Cap Saint-Vincent se présente actuellement devant l’étrave du leader de la flotte, Michel Desjoyeaux, la situation météo pousse les stratèges du bord à ouvrer à plein régime. Si chacun semble avoir fait le deuil d’une navigation ponctuée par les glissades sous spi, il leur faut maintenant composer avec une remontée le long des côtes portugaises au près. A ce jeu là, tous vont s’efforcer de négocier au mieux les bascules et continuer à creuser devant et à réduire l’écart derrière.

Foncia en tête

Bien installés en tête, les hommes de Foncia poursuivent inlassablement leur cavalier seul, imposant un rythme soutenu et suivant à la lettre le routage idéal. Avec une fluidité assumée et remarquable, Mich’ et ses équipiers entendent bien prendre l’avantage, aussi bien sur le plan sportif que psychologique. Mais chez les poursuivants, personne ne baisse les bras à commencer par le dauphin du Professeur, Veolia Environnement. Pénalisé par l’âge de leur monture sur les deux premières étapes dominées par les petits airs, les équipiers de Roland Jourdain sont à la fête depuis plusieurs jours et leur grande forme fait plaisir à voir et à entendre. Au près, dans la brise, le monocoque de Bilou prouve qu’il n’a rien perdu de sa superbe. Mais ni Groupe Bel, ni Paprec Virbac 2 ne consentiront à laisser la robe rouge et blanche s’échapper. Ainsi, du côté de Kito de Pavant et de Jean-Pierre Dick la fronde s’organise-t-elle non seulement pour rattraper celui qui les précède mais également pour recoller à la tête. Ces deux là jetteront leurs meilleures armes dans la bagarre pour la faire tourner à leur avantage. A bord de 1876, le mât fait des siennes mais pas au point de forcer Guillermo Altadill à renoncer à sa belle histoire. Discrets sur la nature exacte de leur mésaventure, les Espagnols poursuivent leur route et vont à présent tenter de limiter les dégâts alors qu’ils accusent 80 milles de retard au dernier pointage. Enfin, DCNS, relégué à désormais plus de 200 milles du premier, continue à payer cher son déficit de vitesse et verra sans doute comme une première libération son passage à Gibraltar.

- Publicité -

Francisco Lobato accroît son avance

Transat 6.50 2009 - Francisco Lobato
DR

La pression reste derrière pour le moment et la flotte revient sur celle de devant qui glisse dans un système moins puissant. Un système qui globalement s’étale de 25 nœuds au Nord à 15 nœuds au Sud… Du coup, on renvoie de la grand-voile, on change de spi et on met du charbon dans la machine sans penser à quitter la barre pour optimiser ses trajectoires, tirer profit des petites oscillations du vent et réagir
aux moindres caprices du vent. Du coup, on ne quitte pas le cockpit, on avale des barres vitaminées glissées dans les poches où l’on range les écoutes, les bouteilles d’eau valdinguent de droite et de gauche, on branche le pilote pour faire un point GPS et une rapide projection sur la carte marine… le tout sans enlever sa veste de quart. Pas le temps…

C’est à ce rythme que l’on tiendra le sillage des meilleurs du moment qui sont les incontournables Francisco Lobato (ROFF TMN) en série et HP Schipman (Maisons de l’avenir-Urbatys). Et si le portugais peut se «reposer » sur un matelas d’avance de plus de 60 milles sur le deuxième Charlie Dalin (Cherche sponsor-charliedalin.com) et 90 milles sur l’italien Ricardo Appoloni (Ma vie pour Mapei), ce n’est pas la même ambiance pour HP qui voit dans son latéral Bertrand Delesne (Entreprendre durablement) à 12 milles derrière et Thomas Ruyant (Faber France) à 26 milles. Soit rien à l’échelle des 200 milles restant à
parcourir !

273,1 milles en 24h pour Bertrand Delesne et 253,8 milles pour Francisco Lobato !

Des chiffres qui incontestablement parlent ! Bertrand sur son proto Manuard et Francisco sur son Pogo 2 de série font parler la poudre. Avec 273,1 milles parcourus en 24 heures ce jour (vitesse moyenne de
11,4 nœuds), Bertrand accroche la plus belle performance du moment et ce, depuis le départ. La palme revenait hier à Olivier Avram (Cap Monde 2) qui avait avalé 268,6 milles à 11,2 nœuds de moyenne. Un Olivier qui, soit dit en passant, est ce jour en 30e position. Côté Série, si Charlie Dalin marque un beau 234,4 milles au compteur aujourd’hui, c’est… sans surprise… Francisco Lobato qui tient le haut du pavé avec 253,8 milles à 10,6 nœuds de moyenne réalisé entre mercredi et jeudi matin. Chapeau bas…

Une île à la météo capricieuse

Et si le schéma météo était classique depuis le départ, on peut dire que c’est maintenant que ce dernier peut devenir rock’n roll. En effet, l’approche de Madère et de Funchal – placée côté sud de l’île soit sous
le vent – peut en surprendre plus d’un. Effets de côte, vent qui tombe pendant la nuit, la haute île de Madère peut redistribuer les cartes. Car rien d’impossible à l’approche de ce caillou volcanique posé dans
l’Atlantique ! Un effet de côte et vous voilà posé à l’arrêt sous le vent de l’île. Inutile de dire que le voisin de derrière contournera alors proprement la zone maudite et vous grillera sur la ligne… Une situation malheureusement courante que chacun se doit d’anticiper dans sa tête. Et si une course n’est jamais terminée tant que la ligne n’est pas franchie, il est clair que le Portugais en ses terres peut compter
sur la brassée de milles qu’il a d’avance ! Celle-ci pourrait lui être fort utile et gageons qu’il devait aussi penser à ce scénario, lui qui joue ici dans ses eaux. Côté protos, la messe est loin d’être dite et l’arrivée pourrait se faire à vue entre les premiers… Magique et stressant à la fois !

De multiples bobos

Les infos du large venant des bateaux accompagnateurs le confirment : la flotte a souffert de multiples petits bobos. Pilotes, bout-dehors, spis, safrans ont été aux premières loges du classement Casse. Impossible de faire le tour des avaries. Problèmes aujourd’hui de barre pour Arnaud Vasseur (Association Capucine), d’antenne GPS pour Antoine Rioux (Nouvelle-Calédonie), d’énergie pour Pierre Rolland (D2 Marée haute) et Andreas Lindlahr (Umpalumpa), de grand-voile pour Brice Aqué (CNTL – Scrube Sails), en tête de mât pour Daniela Klein (538 Tacchificio Monti) et Jesse Rowse (www.solochallenges.com) qui ont dû monter dans les hauts, fatigue totale pour Rémy Cardona (La Solidarité Mutualiste)… Comme on le voit, la flotte a souffert mais rien d’étonnant lorsque l’on connaît la rudesse du cap Finisterre et des empannages à gérer dans 30 nœuds de vent moyen…

- Publicité -

Foncia creuse l’écart

Foncia
DR

Chez les navigateurs, il est coutume de dire que le bonheur n’est jamais dans le près. Deux fois la route, trois fois la peine : saluer les colonnes d’Hercule au passage du détroit de Gibraltar, porte de sortie vers les grands espaces océaniques, n’aura donc rien d’une partie de plaisir pour les équipages qui ne vont certainement pas se ménager dans les ultimes longueurs méditerranéennes servies par des vents soufflant pile dans les étraves. Au boulot donc, et place aux manœuvres et autres grands travaux en tout genre pour matosser le matériel dans les virements de bord. Il s’agit surtout de trouver le bon compromis entre le cap et la vitesse dans des conditions peu favorables aux grandes glissades sur la crête des vagues.

Pour autant, au régime du  près, si tous sont logés à la même enseigne de l’inconfort, la satisfaction de pointer en tête ne peut que faire du bien au moral du bord. Après une deuxième nuit dans des vents portants le long des côtes orientales espagnoles, et à l’heure de remiser les spis dans les soutes à voiles, Foncia a indéniablement renforcé son commandement. Il a creusé l’écart tant avec son plus proche concurrent et grand animateur de ce début de 3è étape, Veolia Environnement, que les deux autres prétendants à la victoire finale. 3è, Groupe Bel accuse ce matin 11,5 milles de retard, quand 1876, en 5è position  dans le sillage de Virbac-Paprec 2 (Jean-Pierre Dick), affiche un débours de 30 milles. Les hommes de Guillermo Altadill sont néanmoins crédités d’une bonne vitesse de 9,5 nœuds.  La sanction est encore plus sévère pour DCNS (Marc Thiercelin), à la peine dans des vents mollissants au large de Carthagène : il ferme désormais la marche à près de 85 milles du premier de cordée.

La journée s’annonce studieuse et laborieuse pour toute la flotte. La Méditerranée, peu encline à leur faciliter la tâche après des orages et les violents grains qui ont marqué les esprits en début d’étape, promet de servir du près pour tous. Une chose est sûre : en mer d’Alboran, Michel Desjoyeaux et les siens doivent désormais tenir leur rang en contrant les attaques qui vont fuser de toutes parts. Au moins jusqu’à Gibraltar et les colonnes d’Hercule, qui ouvrent sur les grands espaces océaniques… où soufflent aussi des vents contraires !

- Publicité -
- Publicité -