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Globe40. La Baie de Sydney nouvelle étape

Le parcours de la Globe40 se précise et va offrir à nouveau u formidable voyage en plus d’une belle course du monde en Class40. Avec l’Ile de la Reunion en Ocean Indien et Valparaiso la Chilienne sur la côte ouest du continent sud-américain c’est la ville de Sydney en Australie qui sera le trait d’union du parcours de la GLOBE40 2025/ 2026 en Asie – Pacifique. La Baie de Sydney offrira un superbe décor pour l’arrivée de la 3ème étape de l’épreuve mi-décembre 2025 et le départ de la 4ème début janvier 2026. Entre temps aura lieu sur le même plan d’eau le départ de la mythique Sydney – Hobart le “boxing day” le 26 décembre. Après Auckland et la Nouvelle-Zélande lors de la 1ère édition la course autour du monde en Class40 se devait d’aller explorer le continent Australien et la trés attractive métropole de Sydney.

Une traversée de l’Ocean Indien et de l’espace maritime sud Australien
Partant du port de plaisance des Galets, sur le territoire de TCO ( l’Agglomération du Territoire de l’Ouest) qui accueille la manifestation, les concurrents auront 5120 milles à parcourir sur la route directe pour rejoindre la ligne d’arrivée de l’étape en Baie de Sydney ; celle-là même qui sera aussi la ligne de départ de Sydney – Hobart quelques jours plus tard, à quelques encablures de la petite ile de Shark Island (..) et en vue du célèbre opéra connu mondialement. Un parcours avec dans un premier temps une descente rapide vers les quarantièmes, sur la route des terres australes françaises ( TAAF) comme l’ile d’Amsterdam virée en 2022 ; avant de passer en longitude le Cap Leeuwin, 2ème cap mythique du parcours autour du monde, et de remonter dans le sud de la Grande Baie Australienne pour traverser le détroit de Baas, à la réputation difficile, et rejoindre Sydney 400 milles plus au Nord en mer de Tasman; au programme 25 jours environ d’une étape engagée et complexe en particulier dans l’approche du continent australien.

Sydney une ville emblématique qui veut concilier héritage et modernité
La plus connue des villes australiennes, bien que n’en n’étant pas la capitale, Sydney offre un magnifique décor à cette troisième étape de la GLOBE40 ; d’abord celui du plan d’eau, cette grande baie intérieure très protégée bordée de petites villes de charme, Manly, Wastsons Bay, Rose bay et autres, avant d’apercevoir au loin comme une figure mythique, un mirage à atteindre au fond de la baie, la silhouette de l’Opéra de Sydney, d’Harbour Bridge ou des gratte-ciel. Sydney est une ville qui attire le monde entier par sa personalité architecturale entre modernité et héritage, entre espaces verts et grandes constructions ; marquée par son influence anglo-saxonne, on retrouve à Sydney des accents de Londres et de New York mariés à la culture et à l’histoire d’une ville qui accueillit tous les flux de migrants depuis le siècle dernier.

La mer comme patrimoine quotidien à Sydney
A Sydney prendre un ferry à Circular Quay, la gare maritime, est aussi banal et rapide que de prendre un métro dans les capitales européennes ; une noria de petits ferries verts et jaunes relient toutes les nombreuses destinations dans la baie, de part et d’autre du pont central de l’Harbour Bridge. L’architecture portuaire de la ville est marquée également par ce lien avec l’histoire maritime de Sydney, ville d’accueil des nouveaux arrivants qui ont construit la nation australienne ; le ” Wharf” est le grand mot de cette géographie portuaire : tout au long de la ville sur des kilométres les anciens quais et entrepots ont été réhabilités et transformés en marinas, logements, bureaux, espaces de réception; souvent de trés belles réalisations alliant modernité et matériaux d’héritage en bois et en acier comme le wharf répondant aux belles consonnances de Wooloomooloo ; un réseau de quais et de pontons en bois fait de l’ensemble de ces wharf une promenade unique paradis des joggeurs sur plusieurs kilométres de Marina Harbour à l’ouest jusqu’ à la marina du Cruising Yacht Club of Australia ( CYCA) à l’est. Club prestigieux le CYCA organise chaque année l’épreuve de renommée mondiale Sydney Hobart; située au milieu de l’étape de la GLOBE40 elle permettra aux skippers de se mêler à l’ambiance festive des jours précédent le départ à moins qu’il ne préferrent aller surfer sur les grandes plages donnant sur l’Ocean, Bondi Beach étant la plus prisée d’entre elles.

Entre l’Ile de la Reunion, l’ile intense, l’emblématique destination Sydney, et Valparaiso grand carrefour maritime et culturel, c’est un parcours unique dans l’hémisphère sud qui est proposé aux skippers de la 2ème édition de la GLOBE40.

New York Vendée. Nouveau podium pour Boris Hermann qui termine 2e

Jean-Louis Carli / Vendée Globe

Boris Hermann termine 2e de la New York Vendée après avoir pris la même place sur le podium de The Transat. Il confirme qu’il faudra compter sur lui et son bateau pour le Vendée Globe. « Félicitations à Charlie ! J’ai eu la chance de faire beaucoup de portant et de vivre une belle expérience très Nord. Je suis très heureux d’arriver ce dimanche après-midi avec du soleil, à voir tout le monde qui est présent au chenal. C’est magnifique ! Merci à tout le monde d’être là, d’être aux Sables d’Olonne ! »

Je n’étais pas sûr qu’il y ait encore un risque que le front nous rattrape”, explique Boris Herrmann. “Alors j’ai plutôt abattu, en allant plus au nord juste pour être le plus loin possible du front. Cela m’a amené dans cette position différente des autres et à partir de ce moment-là, j’ai fait le grand choix stratégique d’opter pour la route du nord, pensant que ce serait le meilleur choix pour moi. Je l’ai observé pendant un petit moment pour voir si je devais revoir cette décision, mais j’ai ensuite choisi de m’y tenir.” Il explique plus loin : « À un moment donné, j’ai un peu douté parce que cela avait l’air fou sur la carte. Mais, scientifiquement, je pensais que c’était correct. Quand j’ai pris la décision, c’était aussi l’itinéraire le plus court, parce que l’itinéraire qui semblait plus direct pour Charlie, il y avait beaucoup de zigzags. Il y a eu un moment où le routage au nord m’a même fait finir devant Charlie, en empruntant une route beaucoup plus directe autour de l’anticyclone, où je devais maintenant faire de nombreux empannages. Avec certains modèles, le vent ne tournait que de dix degrés, mais c’est suffisant pour partir en route directe, et j’aurais alors gagné presque une journée.”

La stratégie du grand nord s’est révélée payante : Boris Herrmann s’est envolé sous le vent vers la France à des vitesses qui ont fait douter un instant même Charlie Dalin. Le skipper du Team Malizia a progressivement gravi les échelons pour finalement franchir la ligne d’arrivée à la deuxième place. Au cours d’une course de 4 112 milles nautiques fond à une vitesse moyenne de 15,76 nœuds, il arrive 17 heures, 8 minutes et 2 secondes après Charlie Dalin, et avec plus d’une journée d’avance sur les prochains bateaux attendus demain aux Sables d’Olonne. “Les derniers instants de la course ont été formidables”, a déclaré Boris Herrmann. « J’ai eu plus de bateaux qu’à l’arrivée du Vendée Globe en fait ! Lors de l’empannage le long du rivage, j’avais les deux foils baissés et j’étais en mode wheeling jusqu’au bout, arrivant très vite sur une lay line jusqu’à l’arrivée. C’était excitant !” Il a ensuite plaisanté : “Et après la ligne d’arrivée, j’ai dû enrouler la voile très vite pour ne pas m’écraser sur la plage des Sables d’Olonne !”. Le skipper de Team Malizia ajoute : « C’est fantastique de revoir l’équipe et de partager ce moment avec eux, ils sont tous venus sur des bateaux de chasse pour me saluer ! C’est tellement bon d’être de retour, et aussi un grand contraste avec la quiétude paisible que j’ai déjà vécu.”

New York Vendée. Charlie Dalin : “J’ai retrouvé mon niveau de compétition !”

LES SABLES D’OLONNE - JUNE 8, 2024 : Imoca MACIF Santé Prévoyance skipper Charlie Dalin (FRA) takes first place of the New York Vendee sailing race, in Les Sables d'Olonne, on June 8, 2024. (photo by Olivier Blanchet / Alea)

Charlie Dalin est arrivé dans la nuit de ce samedi 8 juin et remporte la New York Vendée après une course aux conditions météos atypiques. Il aura réussi à trouver le bon rythme et le bon chemin pour s’imposer largement aux Sables d’Olonne avec 330 milles d’avance sur son plus proche poursuivant, Boris Herrmann, et 620 milles sur le reste de la flotte. Une première victoire sur une transat en solitaire en IMOCA. Un bon signe avant le départ du Vendée Globe, le 10 novembre prochain…

« Je suis vraiment heureux de cette victoire ! C’était une super traversée depuis New York. C’était la dernière répétition avant le Vendée Globe, c’était donc une course importante. Nous avons montré à la concurrence que nous étions présents et j’ai retrouvé mon niveau de compétition. MACIF Santé Prévoyance est un bateau génial, il navigue bien dans toutes les conditions, il est vraiment agréable à vivre. J’ai pris énormément de plaisir du début à la fin… » confiait Charlie Dalin, tout sourire, quelques minutes après la ligne d’arrivée.

Un an tout juste après la mise à l’eau de son nouvel IMOCA, voici donc le skipper de MACIF Santé Prévoyance sur la plus haute marche du podium de la toute dernière course avant le tour du monde en solitaire. De bonne augure pour s’élancer en confiance autour de la planète ! Pied au plancher de New-York à la Vendée… Avec 3 733,8 milles parcourus à la vitesse de 15,3 nœuds (sur le fond) en 10 jours 03h 44 mn et 30 s, Charlie Dalin est parvenu à déjouer les pièges météo, trouver la porte de sortie d’une système dépressionnaire ardu, poursuivre sur une route médiane à travers l’Atlantique et manœuvrer le long d’un anticyclone tentaculaire. De la belle stratégie, de la vitesse pure, des manœuvres bien faites : « Le tournant de la course s’est joué 3-4 jours après le départ. Il y avait un front associé à un centre dépressionnaire à passer, j’étais un peu devant à ce moment-là et j’ai réussi à ne pas me faire aspirer. Cela s’est joué à très peu de choses. Une quinzaine d’heures plus tard, j’ai failli de nouveau me faire aspirer par ce système. Je n’ai jamais cessé de naviguer avec de l’intensité. J’ai pris un rythme de long terme comme sur un Vendée Globe et j’ai attaqué. J’ai fait des pointes à 30 nœuds même à quelques heures de l’arrivée. J’étais pied au plancher, c’était l’objectif d’y aller à fond… la structure a tenu le choc et c’est une bonne chose. » explique le skipper de MACIF Santé Prévoyance.

Une énorme satisfaction et un gain de confiance pour Charlie et toute son équipe qui vont continuer à apporter quelques améliorations d’ici le départ du Vendée Globe, même si l’Imoca MACIF Santé Prévoyance n’a connu aucun problème technique durant cette New York – Vendée. Charlie confirme : « Je fais des courses pour gagner, et aujourd’hui, c’est important pour me redonner confiance dans ma capacité à gagner. Ça s’est validé ! Mon bateau est performant à toutes les allures, au près, au portant, au vent de travers… Pour toute l’équipe, c’est génial. Tout le monde a bossé à fond, je n’ai eu pratiquement aucun problème technique, ce qui m’a permis de me concentrer en permanence sur la vitesse du bateau. » Charlie Dalin fera son entrée ce dimanche matin à 9h dans le mythique chenal des Sables d’Olonne. De quoi fêter avec le public cette belle victoire, sa toute première en solitaire en IMOCA.

New York Vendée. Démâtage de l’Imoca Vulnérable de Sam Goodshild mais après assez de milles parcourus…

Ce jeudi l’Imoca Vulnérable de Sam Goodshild a démâté à17h15 alors qu’il était en quatrième position de la New York – Vendée. Le skipper n’est pas blessé. Il évolue à 150 milles de l’île de Santa Maria aux Açores. Son équipe technique TR Racing étudie les meilleures solutions pour ramener l’IMOCA à bon port.

A 5 mois du départ du Vendée Globe, sa participation aurait pu être compromise. Il devait impérativement finir pour être à l’abri en nombre de milles au classement du tableau de sélection du Vendée Globe. Le nombre de milles qu’il a parcouru avant de démâter sera pris en compte, soit environ 1130 mn coeficient 1,5, soient 1695 mn. Un nombre suffisant pour se qualifier avec l’avance qu’il avait sur le dernier au tableau, James Harrayda. Il lui reste néanmoins à trouver un autre mât que l’équipe TR Racing devrait avoir certainement en spare.

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Transquadra. 47 bateaux et un classement dédié aux croiseurs !

Transquadra Martinique 2017-2018 © François van Malleghem

Au fil de l’eau, depuis 31ans, la Transquadra* Madère Martinique, course réservée aux marins amateurs de plus de 40 ans, est devenue une grande classique atypique qui se renouvèle à chaque édition. C’est encore le cas cette année avec la mise en place d’un classement « croiseur » dédié aux voiliers de course croisière, qui concerne un quart de la flotte 2024 : un joli score pour une grande nouveauté !
Pour cette 11e édition, la Transquadra réunira 47 bateaux (74 marins), dont près de la moitié s’élancera en solitaire.


La première étape de cette transat s’élancera le 3 juillet de Marseille pour la flotte Méditerranéenne et le 7 juillet de La Turballe pour la flotte Atlantique.
« La grande nouveauté de cette édition est la mise en place du classement ‘’croiseur’’. Nous venons de le tester, fin mai, sur la Course des Iles : ça ouvre des perspectives très intéressantes. Le Yacht Club de France suit d’ailleurs de très près cette nouveauté, les garants de la jauge IRC trouvent cela particulièrement pertinent », souligne Mico Bolo, créateur et directeur de course de la Transquadra.

Intéressantes bagarres de croiseurs
Un podium constitué d’un Sun Fast 32, d’un First 36.7 et d’un Super Arlequin avec de jolies bagarres entre Grand Soleil 37, Elan 350, Sun Fast 37 et autres First 31.7 : « Il y a bien longtemps que l’on n’avait pas vu ce genre de voiliers aux places d’honneur ! », remarque, avec satisfaction, le directeur de course.
C’est ça le classement « Croiseurs » : une belle ouverture. C’est aussi limiter la course à l’armement, adopter une autre philosophie de la régate.
De quoi (re)donner l’envie à tous les propriétaires de voiliers de course-croisière de s’amuser entre trois bouées… voire entre deux continents !
70% de bizuths,
Ainsi, cette année plus que jamais, la Transquadra Madère Martinique permet aux marins amateurs de partir à l’assaut de l’Atlantique. Une majorité d’entre eux (70%) sont des ‘’bizuths’’ : ils s’apprêtent à relever le défi de leur vie, « à affronter leur Everest ! », comme le raconte l’un des futurs concurrents, Luc de Camas, co-équipier de Pierre-Yves Fouché (JPK 10.10 « Moïse ») : « C’est l’aventure avec un grand A. Le défi de ma vie. Notre Everest ! …Et c’est super excitant ! »

La parité solitaires/doubles
Autre caractéristique marquante de cette cuvée 2024, la quasi parité entre solitaires et doubles : 20 solos pour 27 duos. « Depuis plusieurs années, le nombre de solitaires baissait, avec au mieux 1/3 de flotte en solo. Cette année, la tendance s’est très franchement inversée : c’est très intéressant ! » souligne Jean-Noël Tourin, président de la Transquadra Madère Martinique.
8 nations représentées
6 Allemands, 2 Norvégiens, 2 Espagnols, 2 Anglais, 1 Italien, 1 Suisse et 1 Belge-Rochelaise seront sur les rangs de cette Transquadra Madère Martinique 2024. Elle a toujours attiré les marins étrangers, mais cette édition 2024 est particulièrement internationale !
Du niveau et de la convivialité !
En solo comme en double, le niveau sportif est au rendez-vous sur la Transquadra. Tout amateurs qu’ils sont, les coureurs se prépare de longue date à cette échéance. Organisés en centres d’entrainement, nombre d’entre eux consacrent, pendant des mois, la moitié de leurs week-ends à leur préparation.
D’édition en édition, le niveau sportif grimpe en tête de flotte, avec de belles empoignades à la clé, sans pour autant entamer la convivialité qui règne à terre comme en mer. Car la Transquadra Madère Martinique ne serait pas ce qu’elle est si ce n’était pas aussi un rendez-vous de copains, une aventure qui se partage en famille !

🔒 Olivier Douillard et Arnaud Jarlegan rejoignent North Sails

Olivier Douillard, navigateur français et expert en analyse et gestion des données interviendra au bureau d’études ainsi qu’Arnaud Jarlegan, navigant et entraîneur intègre l’équipe en tant que Chef de projet course au large, viennent renforcer l’équipe de North Sails par leur expertise, tout en consolidant les activités de la voilerie dans les segments multicoques, offshore…

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America’s Cup. Première navigation pour l’AC75 Team Orient Express

Alexander Champy-McLean / Orient Express Racing Team

L’équipe française de Quentin Delapierre a échangé la barre du F50 pour l’AC75 de retour des Bermudes pour effectuer sa première sortie ce mardi à bord de son AC75. Sur le plan d’eau barcelonais, les navigants et l’équipe technique ont pu réaliser un « tow test », soit un tractage à haute vitesse de l’AC75 afin de vérifier l’ensemble des systèmes. Et bonne nouvelle : tout s’est bien passé ! Y compris pour les cyclors qui allaient sur l’eau pour la première fois.

Reste à savoir si le bateau est équipé de ses deux nouveaux foils ou que d’un seul pour le moment. Ce mercredi, le bateau devrait rejoindre les autres équipes sur le plan d’eau et naviguer enfin avec eux. Reste à savoir combien de jours l’équipe pourra naviguer sur son bateau avant les premières courses le 22 août prochain. A suivre aussi sur www.cuplegend.com le magazine dédié à l’America’s Cup et sur le forum CupIneurope pour échanger avec des passionnés.

New York Vendée. Boris Herrmann sur une option nord gagnante ?

Le skipper de Seaexplorer-Malizia, Boris Herrmann, est en bonne position pour remporter la New-York Vendée. Parti seul au nord, il devrait pouvoir allonger la foulée et faire route directe vers les Sables. Charlie Dalin, au sud, devra pour sa part peser chacun de ses virements pour obtenir la trajectoire la plus courte possible et tenter de l’emporter. Cela ressemble à l’arrivée du dernier Vendée Globe et nous offre finalement un peu de suspense. L’arrivée est prévue dimanche vers 13 heures.

Le monde ne tourne décidément pas rond. Les concurrents ont rencontré du vent portant sur la Transat aller et doivent naviguer au près sur le retour. La course se joue entre Boris Herrmann et Charlie Dalin, qui ont réussi à s’extirper d’une situation météorologique complexe.

Pour les autres concurrents, il s’agit désormais de ramener leur bateau en bon état et le plus vite possible, après des premiers jours éprouvants où la frustration domine. « Forcément qu’on est un peu frustré parce que rien ne s’est passé comme prévu », reconnaît Samantha Davies (Initiatives Cœur, 13e). Mais c’est un peu la magie de la course au large, cela nous rapproche d’un rythme semblable à celui du Vendée Globe. « Nous avons eu un peu plus d’incertitudes que d’habitude, cela nous a obligés à réfléchir différemment », poursuit Yoann Richomme (Paprec Arkea, 9e). Violette Dorange (Devenir, 11e) préfère jouer la carte de l’optimisme : « C’est hyper intéressant au niveau météo, il y a un vrai match dans les trois paquets, ça va être intéressant de voir comment ça va se dénouer ! »

Quoi qu’il en soit, dans les mots des skippers ces dernières heures, il y a l’idée latente que cette situation si inhabituelle et plus longue que prévue a du bon. Elle permet de tester les voiles, de faire preuve d’audace, de peaufiner ses réglages et de réfléchir à la gestion d’un effort long en course. Violette Dorange confie son bonheur « d’avoir réussi à mettre le spi en solo en course », Yoann Richomme reconnaît échanger parfois avec des amis sur WhatsApp et suivre l’évolution des scores de Roland-Garros, tandis que Samantha Davies a savouré ses deux derniers jours. « Bateau rangé, voiles réglées, batterie en train de charger… C’est le kiff ici », écrivait-elle hier après-midi. Pourvu que ça dure !

L’enjeu véritable de la course reste de connaître les qualifiés pour le prochain Vendée Globe. Dix skippers doivent impérativement finir la course et engranger des milles pour ne pas risquer de ne pas faire partie des 40 candidats qualifiés : Louis Burton, Conrad Colman, Pip Hare, Kojiro Shiraishi, Sam Goodchild, Szabolcs Weöres, Clarisse Crémer, Jingkun Xu, Violette Dorange et Oliver Heer sont sur le fil. Dans 6-7 jours, ils devraient enfin en avoir fini avec leur long processus de qualification et le stress qui va avec leur projet. On pense surtout à Clarisse Crémer, Louis Burton et Oliver Heer. Ce dernier devrait passer devant un jury à l’arrivée pour avoir été en contact avec son coach sur The Transat, selon Le Télégramme et l’Équipe. On espère pour lui que cela sera sans incidence. Si l’un de ces dix skippers ne parvenait pas à finir, c’est l’anglais James Harayda qui pourrait prendre sa place. Et si plus de deux échouaient, François Cuiffant pourrait également être au départ.

SailGP. Les Français, 2e brillent à Halifax

France SailGP Team helmed by Quentin Delapierre Leeds the fleet on Race Day 1 of the ROCKWOOL Canada Sail Grand Prix in Halifax, Canada. Saturday 1st June 2024. Photo: Felix Diemer for SailGP. Handout image supplied by SailGP

C’est une très belle semaine pour l’équipe française qui après avoir baptisé son AC75 à Barcelone, s’est hissée en finale et termine 2e à Halifax. Les feux sont au vert. L’équipe reprend des points sur les Espagnols et les Danois au Championnat et se place 4e.

Le plan d’eau d’Halifax au Canada s’est montré assez délicat pour les équipes avec des conditions météos très difficiles à gérer tout au long du week-end. Le vent qui s’est renforcé ce dimanche a contraint les organisateurs à retarder les courses le temps de gruter avec précaution les bateaux sur l’eau. Les Français par chance ont pu en faire partie. Ce qui n’a pas été le cas des Allemands, des Suisses et des Américains qui sont restés à quai. Les 2 courses ce dimanche ont été superbes. Les Français ont retrouvés leur niveau en réussissant tout leurs départs. Ils sont parvenus en finale à l’issue d’une 5e manche assez épique qui a vu aussi les Australiens chavirer. Une finale inédite avec les Danois et les Anglais. Une petite faute des français sur un empannage leur a fait perdre les quelques mètres précieux pour remporter cette finale mais ils ont été très bons et combatifs de bout en bout. Il est désormais impératif de conserver ce niveau et cette régularité.
De retour à Barcelone, ils vont enfin pouvoir naviguer avec leur AC75.

Cette deuxième journée du ROCKWOOL Canada Sail Grand Prix s’annonçait dès le départ rocambolesque avec les opérations de grutage des F50 ralenties par les mauvaises conditions météo. En raison des vents violents et pour garantir la sécurité des équipes, SailGP a été contraint d’adapter le format en donnant la priorité aux nations dans l’ordre du classement de l’épreuve après la première journée. Tous les bateaux n’ayant pas pu être mis à l’eau dans les temps malgré les courses retardées, les Suisses et les Américains, respectivement avant-derniers et derniers du classement général provisoire de l’épreuve, ont été privés de compétition aujourd’hui et ont reçu une compensation de points. Les Allemands ont loupé la course 4 mais ont pu rejoindre la flotte pour la course 5.

Vents forts, pluie, brouillard et eaux glaciales ont donc malmené les équipages. Avec leurs ailes de 24 mètres et leurs foils de gros temps, ils se sont livré une bataille sans merci jusqu’à la dernière seconde, malgré les envolées et les plantés incontrôlés. Génial à suivre !

La première manche du jour (course 4) a été lancée quelques minutes à peine après la mise à l’eau du F50 bleu blanc rouge. Les Français ont dû se mettre en mode course rapidement et se sont lancés pleine balle en tête de la flotte malgré le manque d’échauffement. Ils ont bataillé avec les Canadiens de Phil Robertson qui se sont finalement imposés pour le plus grand bonheur des milliers de fans aux premières loges d’un spectacle exceptionnel.

L’ultime course en flotte a fait monter le suspense à son comble avec un enchaînement de rebondissements à en perdre la tête. Les Australiens, triple vainqueurs du championnat, ont chaviré et l’Espagne s’est imposée devant le Royaume Uni et la France. Mais ça n’a pas suffi à Diego Botín et Los Gallos, recalés de la finale pour un tout petit point d’écart. Il faut dire qu’entre le 2ème et le 6ème au classement général après 5 courses, il n’y avait… qu’un point !!

C’était donc une finale Royaume Uni, France, Danemark inédite durant laquelle les équipages ne se sont pas lâchés, de la ligne de départ à la ligne d’arrivée. Malgré quelques erreurs, les Français n’ont rien lâché pour terminer 2èmes, quelques centimètres devant les Danois. Et pour son cinquième Sail Grand Prix à la barre du F50 aux couleurs de L’Union Jack, c’est Giles Scott qui s’est imposé devant Quentin Delapierre et Nicolai Sehested. Faisant ainsi taire les critiques dont il faisait l’objet depuis le départ de Ben Ainslie après le Sail Grand Prix de Dubaï en décembre.

ILS ONT DIT :

Quentin Delapierre, pilote France SailGP Team : « C’était chaud, et encore le vent est un peu tombé parce que quand on a mis le bateau à l’eau c’était vraiment très très chaud. Il s’est encore passé plein de choses, les premiers sont passés derniers, les derniers sont passés premiers. La Ligue a un niveau exceptionnel. On a toujours envie de gagner, on a la capacité de le faire je pense en termes de vitesse et de manœuvres. Je me suis un peu trop précipité sur le départ de la finale, un peu trop focalisé sur les Anglais. On a eu deux crashs dans la manche, pour finir 2 ce qui est quand même pas mal. Un peu déçus parce qu’à bord on savait très bien qu’on pouvait la gagner. On a eu un gros problème avec les masques aujourd’hui, on n’y voyait pas très bien. Jason n’avait pas d’autre choix que de le garder mais avec de la buée. On a eu un gros crash en partie à cause de ça, à un moment où ne fallait pas que ça arrive. »

Manon Audinet, strategist France SailGP Team : « C’était assez difficile. On a eu un petit coup au moral quand on a eu l’information qu’on ne naviguerait peut-être pas cet après-midi. On savait qu’il y avait une petite chance donc on s’est mis en stand-by et on s’est remobilisés quand on a senti qu’il y avait une opportunité. Je pense que l’équipe s’est vraiment remise à fond qu’on a eu un petit surplus d’énergie et d’envie, et ça a bien fonctionné sur l’eau. Ce n’était pas notre meilleure manche techniquement cette finale, on a fait quelques boulettes, on s’est mis un peu dans le dur tout seuls. Mais on a vu que les deux de devant étaient encore prenables, au moins le Danois. Jusqu’à la fin c’était notre objectif, réussir à passer devant lui avant la ligne d’arrivée et c’est ce qu’on a fait, à quelques centimètres près ! »

Thierry Douillard, coach France SailGP Team : « On a eu une journée en demi-teinte hier alors que Quentin avait rehaussé son niveau de jeu sur les départs. Aujourd’hui, on a su tardivement si on allait pouvoir naviguer ou pas et finalement on a eu notre chance. On a eu 4 minutes d’entraînement avant le premier départ mais on a navigué super propre. On a retrouvé notre équipe à son niveau de jeu : précise sur les départs, précise sur les laylines et sur nos choix. Même si on a commis quelques erreurs, on a réussi à se remobiliser et à aller chercher les bons coups. Donc c’est un super résultat pour toute l’équipe et je suis très content pour eux. Ça se joue à pas grand-chose, à un point ou ex aequo pour passer en finale comme toujours. Donc c’est bon pour le moral et on va repartir remontés comme des coucous pour aborder le prochain grand prix à New York dans trois semaines. »

CLASSEMENT CANADA SAIL GRAND PRIX

1- Emirates GBR / Giles Scott (3-5-2-3-2) – 10 pts
2- France / Quentin Delapierre (2-7-6-2-3) – 9 pts
3- Rockwool DEN / Nicolai Sehested (6-1-5-4-4) – 8 pts
4- Espagne / Diego Botin (1-4-8-7-1) – 7 pts
5- Nouvelle-Zélande / Peter Burling (5-2-4-5-5) – 6 pts
6- Canada / Phil Robertson (7-3-3-1-7) – 5 pts
7- Australie / Tom Slingsby (8-6-1-6-8) – 4 pts
8- Allemagne / Erik Heil (4-9-9-8-6) – 3 pts
9- Suisse / Nathan Outteridge (9-8-7-8-9) – 2 pts
10- États-Unis / Taylor Canfield (10-10-10-8-10) – 1 pt

CLASSEMENT GÉNÉRAL SAILGP SAISON 4
Après 11 Sail Grand Prix

1- Nouvelle-Zélande / Peter Burling – 83 pts
2- Espagne / Diego Botin – 72 pts
3- Australie / Tom Slingsby – 71 pts
4- France / Quentin Delapierre – 65 pts
5- Rockwool DEN / Nicolai Sehested – 64 pts
6- Emirates GBR / Giles Scott – 58 pts
7- Canada / Phil Robertson – 58 pts
8- États-Unis / Taylor Canfield – 50 pts
9- Allemagne / Erik Heil – 35 pts
10- Suisse / Nathan Outteridge – 28 pts

New York Vendée. Avarie de Bout-dehors sur Holcim-PRB

© polaRYSE

Troisième de la flotte sur ce 3e jour de course, Nicolas Lunven a averti son équipe à terre que le bout-dehors de son IMOCA Holcim-PRB avait rompu. Déjà victime d’une avarie sur son bout-dehors lors de la Transat aller vers les Etats-Unis, The Transat CIC, le solitaire sait qu’il ne pourra plus exploiter tout le potentiel de son IMOCA sur la route vers Les Sables d’Olonne mais il reste en course. Auteur d’un remarquable début de compétition, le skipper est une nouvelle fois privé de ses voiles de portant pour la suite de cette New York – Vendée.

La rupture est survenue aux alentours de 11h (heure française) ce matin. Nicolas avait passé la nuit sous J2 et J3 et s’apprêtait à effectuer un changement de voile. Le bout-dehors s’est rompu alors que le skipper venait à peine de dérouler l’une de ses voiles de portant d’une surface de 220m2. Il a bataillé plus d’une heure et au terme d’un effort intense, il a pu récupérer la voile et le bout-dehors. Pour l’instant, il ne connait pas la raison de cette casse.

Premières réactions de Nicolas Lunven, skipper de Holcim-PRB :

« Je ne sais pas pourquoi ça a cassé. Lors de la transat aller, nous avons tout de suite su ce qui c’était passé. C’est une galette qui s’était détachée et était venue taper sur le tube du bout-dehors, l’endommageant sérieusement. Ce bout-dehors a été réparé à New York. Les trois premiers jours de course, nous avons navigué principalement au portant ou dans du petit-temps donc beaucoup sous JO. Hier soir, je l’ai rangé. Cette nuit, nous progressions plus serrés, c’était du J2 ou du J3 donc pas sur le bout-dehors.

Ce matin, j’ai voulu renvoyer une autre voile sur le bout-dehors, une grande voile. Après avoir tout préparé, je l’ai déroulée. J’ai à peine bordé et ça a cassé tout de suite. Je ne sais pas du tout ce que ça peut être… Je n’avais rien remarqué de particulier avant.

Peu après l’avarie, un nuage est arrivé et le vent est monté jusqu’à 18 nœuds…. Il a fallu récupérer la voile dans ces conditions. J’ai réussi à la récupérer en un seul morceau ainsi que le bout-dehors qui pendouillait à l’avant. Je suis trempé et le bateau est en bazar, mais au moins, j’ai tout à bord.

Parfois l’être humain est capable de ressources extraordinaires ! Le plan était de dérouler la voile et d’aller dormir, comme je n’avais pas réussi à prendre beaucoup de repos depuis le début de la course et que j’étais déjà épuisé. Maintenant, je vais me sécher, me changer et me reposer ».

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