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Vendée Globe. Les 40 skippers sélectionnés… avant l’annonce officielle le 2 juillet !

Les derniers skippers de cette éprouvante New York Vendée en ont terminés hier ce jeudi. Avec la fin de cette course on connaît désormais les skippers qualifiés pour le prochain Vendée Globe. Ceux-ci seront annoncés officiellement le 2 juillet prochain mais on peut dors et déjà les donner.

La New York Vendée est enfin terminée. Elle aura été plus longue que prévue surtout sur la fin. Un soulagement pour tous y compris pour les organisateurs de la SAEM Vendée. Nous sommes passés ce jeudi à l’Ecole de pêche des Sables d’Olonne et il était temps que la course finisse de l’avis de tous. La course aura été riche d’enseignements pour certains skippers, moins drôle pour d’autres comme pour Sam Goodchild qui a démâté. Mais il est désormais qualifié pour le Vendée Globe comme 9 autre skippers qui étaient sur le fil et devaient absolument finir.
La liste des 39 skippers qualifiés est désormais connue et sera annoncée officiellement le 2 juillet prochain. Il reste une incertitude sur la dernière place, la wild card qui est donnée par l’organisation. Il serait logique que cette place revienne à Oliver Heer qui est 41e au tableau de sélection du Vendée Globe. Alain Leboeuf a toujours dit que l’utilisation de celle-ci était pour des cas bien particuliers.
Mais Oliver Heer reste sous le coup d’une décision du jury à la suite de la Transat CIC qui a décidé d’ouvrir une enquête pour savoir dans quelles conditions il aurait pu recevoir une assistance extérieure éventuelle en appelant son coach alors qu’il était en proie à de sérieuses difficultés à bord de son bateau. Les règles de l’IMOCA sur l’assistance extérieure inclus désormais l’interdiction de recevoir un soutien psychologique de la part d’un coach. Oliver Heer pourrait risquer une disqualification sur la course The Transat et perdre les milles accumulés. James Harrayda, 41e pourrait alors prendre sa place.
Alain Leboeuf pourrait décider de récupérer Phil Sharp qui a mis à l’eau son nouvel Imoca cette année avec beaucoup de retard et n’avait pas pu se qualifier. Le bateau qui fonctionne avec de l’hydrogène et est parfaitement dans la ligne des enjeux environnementaux voulus par le Vendée Globe et le Président de la SAEM également en charge de Vendée Energie qui promeut et développe l’hydrogène.
Contacté ce matin Phil Sharp nous a répondu ” Nous ne sommes pas en train de nous positionner pour espérer une Wildcard pour le Vendée Globe. Nous sommes en train de mettre en place un projet pour The Ocean Race Europe avec la recherche d’un partenaire principal.
Reste également en lice François Guiffant qui a fait toutes les courses sauf la New-York Vendée et qui cumule un nombre conséquent de milles.

13 skippers disposant d’un bateau neuf étaient assurer d’y participer

  1. Samantha Davies
  2. Nicolas Lunven
  3. Boris Herrmann
  4. Jérémie Beyou
  5. Thomas Ruyant
  6. Charlie Dalin
  7. Sébastien Simon
  8. Yannick Bestaven
  9. Paul Meilhat
  10. Éric Bellion
  11. Yoann Richomme
  12. Maxime SOREL
  13. Jean Le Cam

Le classement des skippers en fonction de leurs milles parcourus. cf le tableau officielle mise à jour du Vendée Globe https://www.vendeeglobe.org/tableau-de-selection

  1. Manuel Cousin
  2. Damien Seguin
  3. Justine Mettraux
  4. Denis Van Weynbergh
  5. Romain Attanasio
  6. Isabelle Joschke
  7. Benjamin Dutreux
  8. Louis Burton
  9. Conrad Colman
  10. Pip Hare
  11. Kojiro Shiraishi
  12. Tanguy Le Turquais
  13. Alan Roura
  14. Guirec Soudée
  15. Sébastien Marsset
  16. Fabrice Amedeo
  17. Antoine Cornic
  18. Arnaud Boissières
  19. Szabolcs Weöres
  20. Giancarlo Pedote
  21. Louis Duc
  22. Sam Goodchild
  23. Benjamin Ferré
  24. Clarisse Crémer
  25. Jingkun Xu
  26. Violette Dorange
  27. Wild Card
  28. Oliver Heer
  29. James Harrayda
  30. François Guiffant
  31. Nicolas Troussel
  32. Phil Sharp

A qui la Wild Card ?
François Guiffant dispose d’une dérogation de la classe Imoca. Il a fait toutes les courses et dispose d’un nombre de milles conséquent.
Nicolas Troussel a abandonné l’idée de faire le Vendée Globe suite au retrait de son sponsor.
Phil Sharp dispose d’un bateau neuf mais n’a pas pu faire la course qualificative requise suite à un problème technique sur son Imoca. Il se focalise sur The Ocean Race Europe et ne se positionne plus sur le Vendée Globe.

JO. Camille Lecointre et Jérémie Mion :”50 jours ? Ce n’est ni proche ni très loin !”

Photo Lionel Cottin

A 50 jours de la première épreuve de la série 470 sur le plan d’eau des Jeux à Marseille, le duo qui représentera la France s’entraine sur un plan d’eau marseillais très fréquenté par des dizaines de dériveurs, kites, planches à voile, représentants de toutes les nations, dans toutes les séries. Leurs ex-concurrents de l’équipe de France sont devenus des partenaires d’entrainement très précieux.
Ils préservent un peu de leur temps pour “penser à autre chose”.

“Nous serons vraiment dedans début juillet. Il nous reste encore un petit peu de temps pour bosser, c’est-à-dire fiabiliser notre matériel, à finir de préparer les moindres détails pour qu’il n’y ait pas de casse. Nos réglages vont se faire surtout sur le plan d’eau de Marseille.” commente Jérémie Mion avec tout l’enthousiasme et l’énergie qui le caractérisent. “Malgré que nous ayons eu une période chargée à cause de notre course contre la montre depuis deux ans, arrivés un peu plus tard que les autres, (Camille ayant donné naissance à son 2è enfant en 2022 ndlr), nous étions obligés d’y aller à fond, non stop, pour notre sélection aux Jeux. Maintenant, cette dernière période doit nous permettre de faire du volume pour conserver notre niveau et notre coordination. Il faut arriver avec la pleine patate physiquement aux Jeux. C’est le travail du moment.” commente t’il.

Camille et Jérémie ont opté pour un rythme “une semaine sur deux” : après une semaine de navigation, ils s’octroient cinq jours de pause à terre qui restent toutefois intenses : préparations physique et mentale, préparation du matériel, mesures et… repos quand ils peuvent pour essayer de déconnecter. “C’est important aussi de profiter de la famille et des amis. Les sollicitations pros vont s’achever, notre base nautique va fermer, puisqu’elle se transforme en base Olympique. Et puis nous allons couper les vannes pour nous mettre dans notre bulle et retrouver notre cercle proche” précise Jérémie. A deux heures de Marseille où il réside, Jérémie randonne facilement dans la vallée alpine du Queyras. Un lieu qu’il retrouvera une semaine avant les Jeux, pour faire du vélo et de la randonnée ” Cela fait du bien et permet de déconnecter totalement. C’est un lieu idéal pour faire du sport et se changer les idées.”

Quant à Camille, sa vie privée s’organise aussi autour de ses enfants de son mari, entraineur de l’équipe d’Israel : “Je finis un peu plus tôt les semaines sans navigation, en essayant de ne pas me laisser embarquer dans un rythme 100% préparation ! Mon mari gère l’intendance lorsque je navigue et vice et versa lorsque je suis à terre.”

Lorsqu’ils se retrouvent sur l’eau, Camille et Jérémie peuvent compter sur les jeunes équipages de l’équipe de France pour travailler les axes de performance et leurs atouts tactiques. ” Ils sont de vrais partenaires d’entrainement, complètement à notre disposition pour travailler les aspects que nous devons optimiser. Notre entrainement est construit en fonction de nos axes de travail à moi et Jérémie. Par exemple, ce peut être un test de voile : on navigue avec une voile, puis on rentre à terre pour en changer avant de repartir naviguer et faire un comparatif avec eux qui nous attendent sur le plan d’eau. La semaine dernière nous avons régaté pour faire de la tactique rapprochée. Ils sont venus nous “embêter” sur la ligne de départ comme ça se passe parfois avec un concurrent sur une medal race. Et nous avons aussi fait l’inverse, c’est nous qui jouons les trouble-fêtes. Ce sont vraiment de super entrainements.”
Les épreuves en 470 débuteront le 2 août à Marseille.

Source CP

Drheam Cup. 90 bateaux au départ !

Photo Thierry Martinez

La cinquième édition de la DRHEAM-CUP / GRAND PRIX DE FRANCE DE COURSE AU LARGE aura lieu du 11 au 21 juillet entre Cherbourg-en-Cotentin et La Trinité-sur-Mer. Elle accueillera environ 90 participants dont une belle flotte de Class40, de très nombreux IRC double et équipage, mais également quelques multicoques de légende.

« C’est une réelle satisfaction de voir autant d’inscrits dans un tel contexte, cela prouve que la DRHEAM-CUP / GRAND PRIX DE FRANCE DE COURSE AU LARGE est désormais bien installée dans le paysage de la course au large, en France, mais aussi, ce qui est une vraie tendance qui se confirme cette année, à l’étranger », se félicite Jacques Civilise, qui précise que les inscriptions sont encore possibles jusqu’à la fin du mois de juin. Sur les 85 inscrits à ce jour ils sont ainsi 30, soit 35%, à venir de l’étranger ce qui avec la France représente 11 nationalités, avec une forte proportion de Britanniques, inscrits pour la plupart en IRC double – la série la plus représentée avec 34 bateaux au départ. La DRHEAM-CUP / GRAND PRIX DE FRANCE DE COURSE AU LARGE, en plus d’être inscrite au Championnat du RORC, fait en effet office cette année de deuxième manche du Championnat d’Europe IRC double (après la Cowes Dinard St Malo Race), mais également de sixième et avant-dernière étape des UK Doublehanded Offshore Series, circuit lancé en 2021 pour promouvoir la pratique du double outre-Manche.

« Une des raisons pour laquelle tant de bateaux étrangers participent à la course est que nous l’avons intégrée cette année aux UK Doublehanded Offshore Series, confirme la co-fondatrice (avec Henry Bomby) et directrice de ce circuit, Kate Cope, qui sera elle-même au départ de Cherbourg-en-Cotentin le 15 juillet à bord du Sun Fast 3200 Purple Mist, avec son co-skipper irlandais Conor Corson. Nous avons découvert la DRHEAM-CUP via Henry Bomby et James Harayda (candidat au Vendée Globe 2024) qui y ont participé il y a quelques années. Ils ont vraiment apprécié la course et nous l’ont recommandée. Comme nous aimons nous confronter à des équipages compétitifs sur des bateaux similaires, ce qui est le cas des marins français, la réponse a été assez unanime lorsque nous avons proposé à nos membres de venir courir la DRHEAM-CUP cette année. Nous aurons ainsi 19 bateaux au départ ! » Dont 15 duos britanniques, 2 américains, un polonais et un néerlandais, qui vont donc batailler avec quelques concurrents tricolores bien aguerris sur le parcours DC 600.

Sur ce même parcours, la compétition s’annonce tout aussi relevée pour les 20 bateaux inscrits en IRC équipage, dont le redoutable Teasing Machine, 45 pieds d’Eric de Turckheim, qui participe à la course pour la première fois, mais également pour les dix Sun Fast 30 One Design en lice, la DRHEAM-CUP / GRAND PRIX DE FRANCE DE COURSE AU LARGE étant la toute première course en flotte de cette nouvelle classe monotype lancée cette année, avec un classement qui lui est spécifiquement dédié. Parmi les dix équipages pionniers engagés, quatre viennent, là encore, de l’étranger, dont celui, belge, des Red Dolphins Espoirs, mené par Jonas Gerckens. Un projet que ce dernier mène en parallèle du Class40 Volvo/Curium, avec un double objectif, préparer le championnat du monde de course au large double mixte qui aura lieu en septembre à Lorient en Sun Fast 30 OD (qu’il courra avec la ministe Djemlla Tassin), et former des jeunes Belges à la course au large. « C’est un support accessible pour former des jeunes régatiers qui n’ont pas forcément les moyens de naviguer en hauturier en Mini ou en Figaro, donc on veut leur mettre le pied à l’étrier et repérer de nouveaux talents, confirme le skipper. Le parcours de la DRHEAM-CUP est parfaitement adapté, ça va en plus être la première confrontation sur le Sun Fast 30, j’ai hâte de voir ce que ça va donner. »

Même hâte du côté de Ludovic Gérard, tenant du titre en IRC double, qui a choisi cette année de revenir sur la DRHEAM-CUP / GRAND PRIX DE FRANCE DE COURSE AU LARGE à bord du Sun Fast 30 OD Alwena for Pure Ocean, à la tête d’un équipage de jeunes, marseillais en l’occurrence. « C’est important à mes yeux de transmettre, c’est le but de l’association Massilia Sailing Academy que je préside et qui promeut à la fois le partage et la préservation des océans. Nous sommes ravis de participer à la DRHEAM-CUP, c’est une course très bien organisée et qui se déroule dans une ambiance vraiment sympa. Et sportivement, ça va être l’occasion de s’étalonner sur un super parcours avec les bateaux qui naviguent en Atlantique et en Manche. »

Cet esprit de transmission, cher à Jacques Civilise, fondateur de la course, anime depuis toujours Charlie Capelle qui, depuis les débuts de la DRHEAM-CUP / GRAND PRIX DE FRANCE DE COURSE AU LARGE, n’en a pas manqué une seule – il a même été le premier à couper la ligne de l’édition 2018 -, faisant à chaque fois naviguer sur son mythique plan Walter Greene ACapella-Proludic La Chaîne de l’Espoir des alternants en formation au sein de son chantier Technologie Marine. Ce sera encore le cas cette année sur le parcours de la DRHEAM-CUP 600. « J’ai un bateau qui est fait pour le large, c’est important que des épreuves comme la DRHEAM-CUP nous permettent, dans la catégorie Multi 2000, de faire des milles et de se confronter entre multicoques, même si la flotte est un peu disparate. Et je trouve bien que ce genre de course soit aussi accessible à des plaisanciers moins aguerris, c’est un peu le Fastnet français », commente celui qui compte six participations à la Route du Rhum et vise une septième en 2026.

Dans cette même catégorie des Multi 2000, un bateau ne passera pas non plus inaperçu cette année, Océans, mené par Francis Joyon, qui n’est autre que l’ancien Orma Eure et Loir, avec lequel il a remporté l’édition 2000 de la Transat anglaise. « Je l’avais récupéré il y a cinq ans auprès d’un Portugais qui l’avait un peu orienté croisière, mais je n’avais jusqu’ici pas eu le temps de m’en occuper. J’ai refait beaucoup de choses dessus cette année, j’ai essayé de redonner une seconde jeunesse à ce bateau qui le mérite, je lui ai notamment fait retrouver sa ligne en l’allégeant. » Au programme de ce trimaran de 60 pieds remis à l’eau en mai, quelques classiques hauturières, comme le tour de l’île de Wight, La Trinité-Cherbourg, et donc la DRHEAM-CUP / GRAND PRIX DE FRANCE DE COURSE AU LARGE, à laquelle Francis Joyon participera pour la première fois. « Ça faisait un bout de temps que j’avais l’intention de la courir, mais je n’avais pas encore eu l’occasion, ça ressemble un peu au Fastnet, que j’ai d’ailleurs gagné avec ce bateau en 2001, c’est un joli clin d’œil », confie le marin de 68 ans, qui ambitionne en 2026 de disputer sa huitième Route du Rhum sur ce bateau de légende.

Autre multicoque à suivre sur cette cinquième édition, le MOD 70 Drekan Energy, qui sera mené par Eric Defert sur le parcours DRHEAM-CUP 1500, ce dernier ne cachant pas, si les conditions sont favorables, son intention d’établir un temps de référence sur ces 1500 milles. Les Class40 seront de leur côté au nombre de dix sur la ligne de départ, dont le tenant du titre Groupe Snef, mené par Xavier Macaire, tandis que, du côté des grands monocoques, le Volvo 60 Libertalia, premier en temps réel en 2022, propose des embarquements (payants) à ceux qui souhaitent courir cette DRHEAM-CUP / GRAND PRIX DE FRANCE DE COURSE AU LARGE, encadrés par quatre marins professionnels, sur le parcours DC 1000, qui passera par le phare du Fastnet. Une expérience unique sur une épreuve déjà mythique.

America’s Cup. Dramatique démâtage de l’AC75 d’Alinghi Red Bull à Barcelone

37th America’s Cup Alinghi Red Bull Racing ARBR AC75 B2 ©Ivo Rovira / America's Cup

L’AC75 de l’équipe suisse Alinghi Red Bull Racing a démâté ce jeudi à Barcelone dans une forte brise suite à une rupture d’étai. Il n’y a pas eu de blessé mais le mât est bien cassé. Cela s’est passé en 20s. Selon Cuplegend.com l’équipe dispose d’un mât de spare et devrait revenir sur l’eau rapidement. Mais c’est un coup dur pour l’équipe.

Le bateau d’assistance est immédiatement intervenu avec des plongeurs dans l’eau et tout le monde sur le pont pour sauver la situation. La sécurité de l’équipage était primordiale et la première priorité, et heureusement, aucun blessé n’a été signalé. L’intégrité du bateau était la priorité suivante, et elle a été rapidement assurée, seules des égratignures mineures étant observées initialement autour de la proue.

Silvio Arrivabene, le co-directeur général d’Alinghi Red Bull Racing : « Cette après-midi, alors que le bateau exécutait un empannage dans des vents de 20 nœuds, il y a eu une rupture de mât sur BoatOne. Tout le monde à bord est en sécurité, c’est le plus important. Le bateau est déjà de retour à terre, ce qui nous permettra d’évaluer rapidement la cause de la panne. Des incidents comme celui-ci font partie du sport. L’équipe est préparée à ce genre de situation et dispose de toutes les pièces de rechange nécessaires. L’accent est donc désormais mis sur la remise en mer de BoatOne le plus rapidement possible.« 

La semaine dernière c’était American Magic qui a subi un incident suite à un sérieux nosedive entrainant de l’eau dans le bateau. Après la mise à l’eau des bateaux, les équipes tentent désormais de repousser les limites de leurs bateaux et il n’est pas étonnant de voir ce type de problème arriver. Cela était arrivé à Team New Zealand lors de la précédente édition. De là à démâter c’est autre chose.

Mini Fastnet. Alexandre Demange et Benoît Mariette en proto, Margaux Chanceaulme et Quentin Mocudet en Série

Photo Manon le Guen

Il n’y aura pas eu de tour du Fastnet cette année pour cause de mauvaises conditions météos. Un parcours B avait été mis en place envoyant les skippers vers le sud et la bouée BXA, dans le Golfe de Gascogne. Les premiers bateaux sont arrivés jeudi matin.

Sur les pontons, la déception de ne pas aller jusqu’au mythique phare du Fastnet est oubliée. Pour l’ensemble des concurrents présents sur le podium, c’était une “belle bataille” ! Pour Alexandre Demange, vainqueur en proto avec son co-skipper Benoît Mariette sur le mini 1048, c’était “hyper sympa du début à la fin”. Ils sont descendus avec “du vent fort” et ils sont remontés avec ce même vent. Carlos Manera Pascual confirme “cette belle bataille avec les premiers” !

Du point de vue des vainqueurs proto, Alexandre Demange et Benoît Mariette, c’est une option différente de leurs concurrents qui les ont menés à la victoire. À l’arrivée, une vraie bataille s’est également joué entre les bateaux de série le n°968 et le n°1043, seulement 24 petites secondes d’écart.

Kévin Bloch et Basile Gautier, n°945, LES ENTREPRENEURS DU GOLFE, terminent à la troisième place avant jury ! Ayant déchiré leur grande voile le n°1067, NICOMATIC, skippé par Caroline Boule et Benoît Marie,a dû faire demi-tour quelques heures après le départ. Ils ont décidé de repartir avec une voile différente. Ce qui implique d’après la règle de la Classe une pénalité de 24 heures. Cette pénalité permet au duo Kévin Bloch et Basile Gautier, n°945, LES ENTREPRENEURS DU GOLFE, de se hisser à la troisième place du podium avant jury.

Podium proto :

1- Les grands vainqueurs de cette 38ème édition de la Mini Fastnet en proto sont Alexandre Demange et Benoît Mariette, n° 1048, DMG MORI SAILING ACADEMY 2 Ils terminent la course en 3j 16 h 47 min 33s avec une vitesse moyenne de 6,34 nœuds !

2- Sur la deuxième marche du podium, en proto, on retrouve Rebecca Emily Coles et Carlos Manera, n° 1081, XUCLA Ils terminent le parcours en 3j 17h 12min 30s avec une vitesse moyenne de 6,31 nœuds !

3- Sur la troisième marche du podium (avant jury), en proto, on retrouve Caroline Boule et Benoît Marie, n° 1067, NICOMATIC Ils terminent la course en 3j 17h 35 min 47s avec une vitesse moyenne de 6,29 nœuds !

Podium série :

1- Les grands vainqueurs de cette 38ème édition de la Mini Fastnet en série sont Margaux Chanceaulme et Quentin Mocudet, n°986, ASCODAL/SAVEURS & DELICESIls terminent la course en 3j 20h 03min 30s avec une vitesse moyenne de 6,12 nœuds !

2- Sur la deuxième marche du podium, en série, on retrouve Deniz Baggi et Fabrice Sorin, n°968, CARTOFFSET ls terminent le parcours en 3j 20h 10min 53s avec une vitesse moyenne de 6,11 nœuds !

3- Sur la troisième marche du podium, en série, on retrouve Antonin Chapot et Hugo Zeitoun, n°1043, BIP BIP Ils terminent le parcours en 3j 20h 11 min 29s avec une vitesse moyenne de 6,11 nœuds !

Source CP

New York Vendée. Sébastien Simon 4e

LES SABLES D’OLONNE - JUNE 10, 2024 : Groupe Dubreuil skipper Sébastien Simon (FRA) is celebrating taking fourth place of the New York Vendee sailing race, in Les Sables d'Olonne, on June 10, 2024. (photo by Olivier Blanchet / Alea)

Salué par Jérémie Beyou, Sébastien Simon a réalisé une très belle course à bord de Groupe Dubreuil pour arracher une 4e place devant Thomas Ruyant. Il a tout donné pour prouver qu’il avait un bon bateau et qu’il était prêt. Une 4e place qui peut lui donner confiance pour le Vendée Globe.

Il y a six mois, il bouclait une transatlantique avec une cervicale cassée et un démâtage. Après sa longue rééducation cet hiver, Sébastien a rapidement repris la compétition. Sage et incisif lors de The Transat CIC (10e), il a accéléré le tempo lors de cette course retour entre New York et les Sables d’Olonne. Et ça s’est vu : à la lutte avec certains favoris, il termine 4e, à 01h 50min du podium. Une sacrée prestation conclue « à domicile » qui permet d’envisager le Vendée Globe avec sérénité et beaucoup d’enthousiasme.

Difficile d’imaginer que l’homme qui a franchi la ligne d’arrivée ce lundi soir aux Sables d’Olonne, à la 4e place d’une transatlantique au plateau si relevé, portait un corset tout l’hiver et n’avait presque pas pu naviguer avant d’enchaîner deux transats. Pourtant, c’est ce que vient de réaliser Sébastien Simon qui, en plus, ne s’est pas contenté de faire de la figuration. Lors de The Transat CIC entre Lorient et New York, il avait volontairement fait preuve de prudence pour reprendre ses marques, regagner progressivement confiance et s’était offert une place dans le ‘top 10’. « Je ne suis pas encore à 100% mais ça va dans le bon sens », confiait-il à l’arrivée.

Ensuite, place au retour avec cette transatlantique New York Vendée – Les Sables d’Olonne qu’il a lui-même qualifiée de « très technique, stratégique où il peut y avoir des surprises ». Néanmoins, Sébastien nourrissait des ambitions légitimes : « j’ai envie de pousser un peu plus le bateau, d’essayer de montrer une progression et je pense que je peux tirer mon épingle du jeu », expliquait-il avant le départ.

Avant de s’illustrer, il a fallu résister déjà aux conditions erratiques du départ, aux grains et à une situation météo très incertaine. Alors que deux marins ont réussi à dépasser un front, les deux premiers (Charlie Dalin et Boris Herrmann), le reste de la flotte a en revanche été bloqué. Sébastien fait partie des premiers à avoir tenté une option de trajectoire plus au sud, bientôt rattrapé par plusieurs skippers dont des favoris.

Ainsi, du 5e jour jusqu’au dernier, le skipper de l’IMOCA Groupe Dubreuil était notamment au coude-à-coude avec Jérémie Beyou et Thomas Ruyant. Même si cela n’empêche pas certaines frayeurs – il a notamment croisé la route d’un cargo au milieu de la nuit et dû faire une marche arrière sous voiles pour débloquer un filet de pêche de sa quille – le Sablais a savouré de pouvoir « être dans le match avec des bateaux performants ». Et de poursuivre : « ça faisait longtemps que je n’avais pas eu cette opportunité ». Alors, ‘Seb’ a tout donné à sa manière, continuant jusqu’au bout à mettre la pression sur ses rivaux. Une abnégation qui lui a permis de dépasser Thomas Ruyant par le nord et de titiller Jérémie Beyou pour la 3e place.

Sébastien Simon termine finalement quatrième mais l’essentiel est ailleurs : il vient de s’offrir un sacré gain psychologique en ayant mené cette bataille jusqu’au bout. Un plein de confiance plus que mérité pour le jeune skipper qui a démontré qu’il savait mener avec un sacré talent son bateau, vainqueur de The Ocean Race l’an dernier. Il faudra donc compter sur l’IMOCA Groupe Dubreuil pour tenter de jouer aux avant-postes sur le Vendée Globe. En attendant, et avant de se remettre au travail, le Sablais a pu apprécier la remontée du chenal et l’arrivée au ponton du Vendée Globe où il a retrouvé ses proches avec un grand sourire. Il va pouvoir souffler, surtout, à l’issue de ce combat acharné.

SA RÉACTION À CHAUD :
« Je suis content d’avoir eu l’opportunité de pousser un peu ce bateau incroyable et d’avoir eu l’occasion de montrer de quoi j’étais capable à son bord. Je suis fier de tout le travail qui a été fait avec l’équipe, pour mes partenaires, pour mes proches. Il y a eu une part d’aléatoire assez importante dans cette transat. Les deux premiers ont fait une belle course et quoi qu’il en soit, les leaders sont toujours là, quelle que soit la configuration de la course. Avoir fait partie des quatres un peu furieux qui se sont tiré la bourre pendant toute la transat ça a été assez incroyable. Et je peux vous assurer que le rythme était vraiment élevé et je les admire pour ça. Ça m’a rappelé les années Figaro et j’espère que le Vendée Globe sera avec la même intensité.

En tout cas ça donne confiance. C’était une pré-saison très riche et dense et maintenant place au Vendée Globe. Je crois qu’il n’y a jamais eu un niveau aussi dense que ça en IMOCA. C’était vraiment dur, avec des rythmes où je dormais 10 min par 10 min quand tout allait bien. L’engagement est incroyable, c’est d’une intensité fabuleuse et c’est ça qui est génial en fait. Battre Thomas (Ruyant) c’est génial. Je sais qu’il pousse son bateau au-delà des limites. C’est un marin exceptionnel donc pour pouvoir le doubler, j’ai mis tout ce que j’avais, j’y croyais jusqu’au bout. Et terminer juste derrière Jerem’ (Beyou) en plus, ça me rappelle vraiment les années Figaro. C’était exactement la même chose sauf qu’aujourd’hui ce sont des bateaux plus gros, qui vont plus vite et sur du temps plus long. »


New York Vendée. Jérémie Beyou 3e : “J’avais besoin de ce podium !”

Photo Olivier Blanchet / Alea

Le skipper de Charal a pris la 3e place de cette transatlantique entre les États-Unis et la France à l’issue de 12 jours 01 heures et 11 min de course. Jérémie a su s’accrocher sans relâche, malgré des conditions imprévisibles et un scénario de course inédit. Il signe un sixième podium sur Charal 2 et l’occasion, surtout, de continuer à monter en puissance à cinq mois du Vendée Globe.

On a bien testé le bateau. On a fait toutes les allures. Le bateau est consistant. Il est dur mais la vitesse a un prix. J’avais besoin de cela. L’abandon sur la CIC ne m’a pas fait du bien. Je suis allé chercher cette place mais cela a été dur. J’ai beaucoup d’améliorations encore à faire. Cela donne de la confiance dans le bateau. J’avais besoin de cette dynamique. On a eu une remise en question technique mais sportivement c’était dur. Mais il fallait peut être en passer par là. C’était ambiance Figaro cette fin de course. Je suis cuit.
Dans le pack 10 tous le monde navigue bien et tout le monde est à la limite mécanique ou physique. Il y a du niveau technique et humain. J’avais besoin de montrer que j’étais là aussi.

Jérémie Beyou livre à chaque compétition un combat intense pour tout donner et cette New York Vendée l’a une nouvelle fois démontré. Ces derniers jours, il bataillait contre un vent instable obligeant à être constamment vigilant sur ses réglages. « Je m’attendais à un grand schuss mais ça ne ressemble pas du tout à ça », confiait-il hier.

Imoca Charal : Eloi Stichelbaut – PolaRYSE / Charal
Une décharge d’énergie qui a porté ses fruits
Pourtant, il a tenu bon et s’est appliqué surtout dans une bataille intense pour les places d’honneur. C’est quand la fatigue et la lassitude se font sentir que s’accrocher est encore plus dur. « Je me suis vraiment appliqué à progresser, je suis à fond et je ne lâche pas les écoutes », assure-t-il. Mais cette décharge d’énergie porte ses fruits : le skipper Charal est parvenu à creuser l’écart face à ses poursuivants directs, ce qui lui a permis d’assurer et prendre la troisième place ce lundi.
Ainsi s’achève une course atypique, qui a vue s’échapper 2 candidats, contraignant le reste des poursuivants à faire face à une météo capricieuse et difficile à dompter. Compétiteur dans l’âme, il a fallu intégrer l’information et se remobiliser : chez Jérémie, la transition a été rapide. La suite, c’est une leçon de résilience tant le marin s’est donné à fond pour y croire jusqu’au bout. Et tant pis s’il a fallu contourner les Açores, résister à des conditions « casse bateau », progresser au près. Mieux, son abnégation aurait pu être récompensée davantage : Charlie Dalin, le vainqueur a expliqué « avoir eu peur du bon enchainement au ras d’un centre dépressionnaire du groupe des sudistes » mené par Jérémie.

Jérémie Beyou : Maxime Mergalet – Charal
Une « très bonne course » pour l’entraînement au Vendée Globe

La course ayant été plus longue que prévue, la situation météo si incertaine, cette dernière transatlantique avant le Vendée Globe aura été riche en enseignements. « Le contournement des Açores par le Sud, c’est exactement ce que souhaitaient les skippers dans la préparation du Vendée Globe, confirme Franck Cammas qui continue à porter un regard attentif à la progression de Jérémie. En matière d’entraînement, ça a été une très bonne course dans le sud car il y avait beaucoup d’angles de vent différents jusqu’à l’arrivée ».
Autour de Jérémie, toute l’équipe de Charal prendra le temps de débriefer longuement cette transat avant une mise au chantier prévue cet été, la dernière avant le tour du monde. Avant de se remettre au travail, tous prendront le temps de profiter de cette 3e place. Depuis la mise à l’eau de Charal2 en juillet 2022, le marin s’est en effet hissé six fois aux trois premières places. C’est le cas dans la grande majorité des transatlantiques dont la Route du Rhum (3e), Retour à la Base (2e) et donc la New York Vendée (3e). Mais pour Jérémie et l’ensemble de l’équipe, l’objectif est ailleurs : être au rendez-vous du plus connu des tours du monde en novembre prochain.

LA COURSE DE JÉRÉMIE EN CHIFFRES :

Heure d’arrivée : 21h11
Temps de course : 12 jours 01 heures 11 minutes 49 secondes
Écart avec le premier : 1 jour 21 heures 27 minutes
Distance parcourue : 4 205,44 milles
Vitesse moyenne (sur l’orthodromie) : 14,54 nœuds

TF35. Realteam s’impose à Mies devant Sails of change

Crédits photos Loris von Siebenthal

L’écurie de voile professionnelle d’Esteban Garcia reprend la première marche du podium à Mies après 9 manches dans des conditions de vent très instables. La Mies Cup est un Grand Prix spécial, entrecoupé par la Genève – Rolle, traditionnelle course de longue distance avant le Bol d’Or Mirabaud. Vigilance, concentration et détermination étaient au rendez-vous pour le week-end : l’équipage a dû ajuster ses réglages de grand-voile, ses manœuvres et son mode de compétition pour réussir à briller sur les deux épreuves.

Vendredi 07 juin 2024 – L’équipe accueil Arnaud Jarlegan en qualité de coach pour cette régate et notre performer, Gurvan Bontemps, est de retour à bord à son poste.

C’est sur le coup de 13h00 que le comité lance la première manche. Bon départ pour Realteam, l’équipe est au complet et d’attaque. C’est dans une flotte qui est prête à en découdre que la vraie équipe se place en deuxième position avant Ylliam 17. Deuxième manche retardée de 20 minutes en raison d’un dysfonctionnement électronique sur le Ylliam 12 – Comptoir Immobilier. Une fois résolu, la flotte se lance sur la deuxième manche de la journée où Realteam termine à la troisième place.

La manche suivante sera la bonne : l’équipe barrée par Jérôme Clerc s’offre sa première victoire de la journée. La fameuse montée en puissance mise en place par l’équipe porte ses fruits et lui permet de se positionner à nouveau à la première place pour la quatrième manche de la journée.

C’est à 15h55 que le comité annonce la dernière procédure du jour. Zen Too s’offre alors sa première place quotidienne sur la dernière manche, suivi de près par Realteam passant la ligne en deuxième position. Conclusion de la journée : Realteam est en tête du classement général avec trois points d’avance sur Sails of Change 8.

Samedi 8 juin 2024 – C’est 200 bateaux qui prendront le départ de la course mythique Genève-Rolle-Genève, considérée comme une répétition générale pour le Bol d’Or Mirabaud.

Jérôme Clerc, skipper de Realteam, exprime sa volonté de gagner : « Depuis le dernier Bol d’Or, notre objectif est de défier les D35 et les M2. Nous avons travaillé sans relâche pour optimiser nos chances pour ces deux courses de longue distance. »

Sur la ligne de départ, c’est le défilé des nouvelles Grand-Voiles pour la flotte des TF35. Elles ont toutes innové en développant des voiles spécialement conçues pour le petit temps et les régates de longue distance, visant à améliorer leurs performances. Coup de canon à 13h30, c’est avec 5 nœuds de vent que les bateaux prennent gentiment mais sûrement la ligne de départ. C’est rythmé par un suspense sans fin entre les M2, les D35 et les TF35 que la course bat son plein.

400 mètres avant la ligne d’arrivée, impossible de désigner un gagnant. Le jeu des chaises musicales est lancé. Le premier qui prendra la risée de vent remportera la Genève – Rolle ! Sails of Change 8, barré par Yann Guichard, passe la ligne et remporte la GRG donnant ainsi une visibilité à la classe des T-Foiler 35. Realteam sera le deuxième TF35 à couper la ligne.

Dimanche 9 juin 2024 – Après une nuit à digérer les longues heures passées sur le TF35 dans un mode d’endurance, les équipes se remettent dans l’état d’esprit « Grand-Prix ». À ce stade du week-end, Realteam mène avec trois points d’avance sur Sails of Change 8. Mots d’ordre : rester minutieux et concentrés.

Cinq manches sont possibles avec un premier signal d’avertissement annoncé à 11h30. Dans la sixième manche, Realteam fait un choix stratégique judicieux et prend un excellent départ sous gennaker. Pour bien démarrer cette dernière journée, malgré un vent instable, l’équipe s’accorde la première place.

Dans la septième manche, en raison des conditions météorologiques, la course est raccourcie à la porte au vent. Les deux Ylliam prennent le haut du podium et Realteam se positionne en troisième position. C’est avec une avance de cinq points sur le Sails of Change 8 que Realteam maîtrise les deux dernières manches de la journée et se hisse à la première place de la Mies Cup.

« L’équipe a su se recentrer et se remettre en question à l’issue du premier Grand Prix. Je suis fier que les marins aient eu la capacité de faire un pas en arrière pour mieux rebondir. La saison vient de commencer et elle s’annonce pleine de défis. C’est aussi ça, le sport. » nous confie Esteban Garcia, co-skipper et propriétaire de l’équipe de voile professionnelle Realteam.

Giraglia. Du grand spectacle à Saint-Tropez pour les 129 équipages !

La deuxième journée de course à la Loro Piana Giraglia 2024 a offert un nouveau grand spectacle sportif dans les eaux cristallines de Saint-Tropez avec un vent soutenu entre 15 et 20 noeuds.

Les 129 équipages, représentant un large éventail de nations, ont concouru avec beaucoup de détermination dans des conditions météorologiques idéales pour une journée de course passionnante, avec un vent soutenu entre 15 et 20 nœuds qui a permis aux voiliers de tous les groupes de donner le meilleur d’eux-mêmes lors d’une journée inhabituelle pour cette période de l’année. Le ciel est resté gris, mais au moins il a épargné la pluie aux participants.

Le président du Yacht Club Italiano, Carlo Cameli, a déclaré : « Nous sommes extrêmement satisfaits du déroulement de cette deuxième journée. La qualité est très élevée, et les équipages font preuve d’un niveau extraordinaire, comme nous l’avons vu aujourd’hui dans les manœuvres et la maniabilité des bateaux. Les conditions n’étaient pas extrêmes, mais toujours pas faciles. La Loro Piana Giraglia continue d’être un événement phare sur la scène mondiale de la voile, attirant de plus en plus de passionnés et de professionnels dans ce mélange, qui est un élément fondamental de l’ADN de cette régate ».

En ce qui concerne les classements, les résultats de la 2e journée de la Loro Piana Giraglia montrent la concurrence féroce et le frisson de la course. Parmi les grands Maxis, toujours engagés dans les bouées à Pampelonne, après deux autres courses de la journée, Jethou de Sir Peter Ogden a réussi à devancer Jolt de Peter Harrison avec un point d’avance au classement général. Dans le groupe Maxi B, la victoire du jour est revenue à Mylius 60 CK de Guido Paolo Gamucci. Chez les IRC 1, une autre confirmation pour l’équipe Red Bandit, le TP 52 de Carl Peter Foster, tandis que le JPK 10.10 Expresso de Guy Claes a remporté la course d’aujourd’hui parmi les IRC 2.

Dans le groupe ORC 1, le Grand Soleil 44 Windwhisper44 de Marcin Sutkowski a été une autre première de la journée, tout comme le groupe ORC 2, avec le First 34.7 Melagodo de Luca De Luca en tête du classement provisoire.

En Maxi, ces quatre jours de courses côtières et côtières constituent le troisième événement du Mediterranean Maxi Inshore Challenge 2024 de l’International Maxi Association.

La flotte de maxi a de nouveau couru deux fois dans la baie de Pampelonne, mais l’état de la mer a rendu la vie difficile même sur les plus grands maxis. Ceratisn bateaux ont été contraints d’abandonner pour des problèmes techniques pendant la course. C’ets le cas en Maxi A où le Wallycento V de Karel Komárek qui a remporté la première course, avec seulement 10 secondes sur le NorthStar de Peter Dubens, a ensuite subi une grave panne hydraulique dans la deuxième course, le forçant à abandonner.

« C’était une grosse journée ! » a commenté Ian Walker, le tacticien de Jethou. “Nous avons vu environ 20 nœuds – pas beaucoup de vent, mais il y avait une grosse mer courte. C’était vraiment inconfortable, surtout quand le vent était bon – vous frappiez dans les vagues à tribord amure. C’était vraiment punitif mais aussi très amusant sous le vent. Peter [Ogden] a fait du bon travail – ce n’était pas facile à diriger.”

Les grosses vagues ne sont généralement pas le point fort du Wally 60 Wallyño du président de l’IMA, Benoît de Froidmont, mais lors de la première course, il a réussi à s’imposé d’une seconde seulement sur le Mylius 60 Cippa Lippa X de Guido Paolo Gamucci. Puis, dans la deuxième course, l’Italien s’est finalement imposé. « Au près, c’était comme être dans une machine à laver – c’était très difficile, surtout la première course », a déclaré Gamucci, ajoutant : « Wallyño est très difficile à battre, mais notre véritable concurrent direct ici sur l’eau est Spirit of Lorina [Botin 65 de Jean-Pierre Barjon]. Nous sommes toujours proches d’eux, mais généralement ils nous battent.”

À bord de la Cippa Lippa X, l’ancien marin olympique de laser Michele Regolo a déclaré : « Le Swan 90 [Strathisla d’Alex Schaerer] souffrait moins que nous au près. Nous avons donc dû nous battre au début. Spirit of Lorina est meilleur au près et nous sommes meilleurs au portant – nous surfions au portant aujourd’hui à 18 nœuds, ce qui était magnifique.”

Malgré la défaite du Wally 60 Wallyño de Benoît de Froidmont lors de la deuxième course, ils sont toujours deuxièmes et conservent une belle retentissante dans le Maxi B. « Ce n’était pas les meilleures conditions pour Wallyño, donc nous sommes assez heureux des résultats », a admis son as tacticien français Cédric Pouligny. « Nous avons réussi à rester assez libres au début de la course et nous étions heureux de naviguer seuls. “

Après deux jours de vent au vent, demain les deux maxi classes s’élanceront des parcours côtiers au départ du Golfe de Saint-Tropez. Pendant ce temps, les navigateurs surveillent les prévisions pour mercredi et la course au large Loro Piana Giraglia vers Gênes, qui semble actuellement se dérouler dans des conditions record.


New York Vendée. Course pour la 3e place !

Si les deux premiers, Charlie Dalin et Boris Herrmann, en ont terminé hier, la 3e place va se jouer à quelques heures près entre Jérémie Beyou (Charal), Thomas Ruyant (VULNÉRABLE) et Sébastien Simon (Groupe Dubreuil). Ils sont attendus entre 18 h 30 et 01 h 30 ce lundi.

Jérémie Beyou (Charal) est attendu entre 18 h 30 et 21 h 30, Sébastien Simon (Groupe Dubreuil) entre 21 h 30 et 00 h 30 et Thomas Ruyant (VULNÉRABLE) entre 22 h 30 et 01 h 30. « La bataille entre les trois est passionnante, à l’image du petit décalage au Nord de Sébastien par rapport aux deux autres, décrypte Hubert Lemonnier le directeur de course. Jérémie est toujours devant mais il n’a pas le droit à l’erreur face à ses poursuivants. Ils se tirent la bourre comme en Figaro ! » Pour Sébastien Simon, il s’agit aussi d’arriver chez lui aux Sables d’Olonne.

Ensuite, ils pourraient être cinq à franchir la ligne mardi. Ce devrait être le cas de Samantha Davies (Initiatives-Coeur), Yoann Richomme (Paprec Arkéa), Justine Mettraux (Teamwork – Team Snef) dans la matinée, de Pip Hare (Medallia) et Louis Burton (Bureau Vallée) dans l’après-midi.
Par ailleurs, il faudra attendre mercredi où quatre marins pourraient arriver en fin de journée alors qu’ils pourraient être douze à franchir la ligne jeudi. « L’enjeu pour toute cette partie de la flotte, c’est le contournement de cette énorme bulle anticyclonique entre ceux qui le tentent par le Nord et ceux qui privilégient une route plus Sud », précise Hubert. Tous ont jusqu’à jeudi prochain 23h59 pour conclure la course avant la fermeture de ligne.

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