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Globe40. Abandon des Allemands dans la 3e étape, ambiance gros surfs pour la flotte

L’équipage allemand de Next Generation a signifié son abandon dans l’étape 3 suite à un problème de gréement et fait route vers la Réunion. Crédit Mutuel et Curium à mi course de cette étape vers Sydney continuent de se livrer un beau duel avec de grands surfs.

Par communiqué de presse, l’équipe allemande NEXT GENERATION BOATING AROUND THE WORLD avec Lennart Burke et Melvin Fink comme skippers a annoncé son retrait de l’étape 3 de la GLOBE40 ; un incident majeur dans le gréement ( rupture de barre de fléche et du cable D2) mettant en danger la tenue du mât leur interdit toute poursuite de l’étape en course. L’équipe a fait le choix de revenir à La Reunion pour remettre en état le Class40 et reprendre la course dés qu’ils le pourront sans idée d’abandon. “Toute l’organisation de la GLOBE40 apporte son soutien à cette belle équipe allemande qui a performé depuis le début de la course et est malheureusement victime de ce premier incident de mer depuis le départ de Lorient et plus de 10.000 milles parcourus. Nous allons continuer à les suivre, les aider tant que possible, en espérant leur retour rapide dans la course.” a déclaré Manfred Ramspacher organisateur de la course.

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Trophée Jules Verne. L’équipe Sodebo repart à l’assaut cet hiver

Après le retour du bateau à Lorient et son check-up, l’équipe a décidé de retenter le Trophée Jules Verne. Pour se donner les meilleures chances de le battre, il faut oser tenter l’aventure expliquait Thomas Coville. Tout le groupe est donc motivé pour repartir à l’assaut du record. « J’ai envie d’aller le chercher. C’est une histoire qui me touche et que j’ai envie de construire. »

Le bateau a été remis en parfait état. Benjamin Schwartz explique : « Nous sommes très heureux de pouvoir dire que le bateau est prêt et que l’équipe est en mesure de se mettre en stand-by. Nous avons hâte de retourner sur l’eau et de faire aussi bien, cette fois jusqu’au bout. Dès que le bateau sera opérationnel, une ou deux navigations seront effectuées afin de s’assurer que tout fonctionne parfaitement. Le stand-by durera jusqu’au 15 janvier, une période assez courte en raison de la Route du Rhum 2026.

« C’est une quête. Je l’ai remportée deux fois avec Olivier de Kersauson et Franck Cammas, et la vivre aujourd’hui avec Sodebo et l’ensemble des marins est ce qui me motive le plus. On peut viser moins de 40 jours, mais l’objectif reste de battre le record. » déclare Thomas Coville. « Avec un bateau à foils, le potentiel de vitesse est supérieur. Tout l’enjeu consiste à trouver le bon équilibre entre performance et fiabilité. Cela élargit également le spectre des fenêtres de départ. »

Au sein de l’équipage, la cohésion est forte : chacun se connaît bien, tant dans la navigation que dans les réglages du bateau. L’équipage sera le même que lors de la précédente tentative. Thomas Coville, Frédéric Denis, Pierre Leboucher, Léonard Legrand, Guillaume Pirouelle, Benjamin Schwartz et Nicolas Troussel. « Pour le routage, nous avons reconduit la même équipe, avec Philippe Legros qui travaillera avec Simon Fisher. À bord, la météo sera gérée avec Chris, Nicolas Troussel et moi », précise Benjamin Schwartz.

Des problèmes de safrans ont été rencontrés lors de la précédente tentative. Un nouveau safran a été intégré et l’équipe est désormais en totale confiance concernant cet appendice. Une nouvelle dérive ainsi qu’un nouveau tip de foils ont également été installés.

Pour suivre la tentative de Sodebo Ultim’3, une cartographie très poussée sera de nouveau mise en place afin d’apporter un maximum d’informations. « C’est une forme de transparence et la meilleure façon de vivre la course avec l’équipage»

Détenu depuis janvier 2017 par Idec Sport (Francis Joyon) en 40 jours 23 heures 30 minutes et 30 secondes, c’est l’un des records les plus convoités de la planète voile, déjà tenté par Sodebo Ultim 3 en 2020 et en 2024. L’aventure s’était arrêtée sur des avaries dans l’océan Indien alors que le trimaran était dans les temps du record. C’est un challenge absolu qui ne se concrétise pas toujours dès la première tentative. Pour l’équipage et Sodebo, fidèle partenaire depuis 1998, cet objectif est resté bien présent.

Thomas Coville repart donc avec le même équipage que l’an dernier à savoir Benjamin Schwartz, Frédéric Denis, Pierre Leboucher, Léonard Legrand, Guillaume Pirouelle et Nicolas Troussel. Dès la mi-décembre, Sodebo Ultim 3 entrera en période de stand-by jusqu’à la mi-janvier. L’équipage se tiendra prêt à s’élancer dès l’apparition d’une fenêtre météo propice avec un bon enchaînement entre Ouessant et le Cap de Bonne Espérance (Afrique du Sud), idéalement en moins de 12 jours.

La récente 2ᵉ place de Thomas Coville et Benjamin Schwartz obtenue sur la Transat Café l’Or confirme le haut niveau de performance de Sodebo Ultim 3. A moins de 4h30 des vainqueurs (Tom Laperche et Franck Cammas), le Team Sodebo a montré la pertinence du travail technique et humain mené ces derniers mois. Une dynamique positive qui pousse Thomas Coville et son équipe à se préparer à ce nouveau défi autour de la planète.
Tenté par les bateaux les plus rapides du monde au fil des générations, le Trophée Jules Verne impose une exigence absolue : naviguer 24h/24 à très haute vitesse, dans certains des environnements les plus isolés et hostiles du globe. Le Team Sodebo s’y engage avec humilité et l’envie de signer un exploit maritime majeur.

Thomas Coville, skipper de Sodebo Ultim 3 : « Depuis le retour de Sodebo Ultim 3 à Lorient, avec l’équipe technique, on l’a démonté et ausculté pour savoir si on allait continuer ou pas notre saison 2025 avec un nouveau voyage et défi qui fait partie de l’ADN de notre projet Sodebo. Repartir à l’assaut du Trophée Jules Verne, c’est hors normes et cela nous habite depuis plusieurs années ! Je sens la concentration qui monte dans l’équipe. Il va y avoir beaucoup de conditionnels techniques, météorologiques, mais c’est notre ambition aujourd’hui de pouvoir enchaîner après la Transat Café l’Or. Nous sommes repartis dans une nouvelle dynamique, ce n’est pas anodin de reconfigurer un bateau en mode équipage pour un tour du monde. Il y a un travail technique, mécanique, minutieux et qui va être réalisé en un temps record. Cela demande à toute une équipe de pousser les curseurs très haut parce que le temps de référence est très élevé. On reste très humble, et pour réussir des projets comme ça, il faut oser et tenter. Donc c’est ce qu’on va faire dans quelques semaines…avec les mêmes équipiers que l’an dernier. On a une histoire à terminer ensemble, on se donne cette chance. »

Le compte à rebours est lancé
Rendez-vous dans quelques semaines avec la fenêtre météo qui donnera, on l’espère, le signal du grand départ. Une tentative à suivre sur une cartographie immersive ! Cette année encore, Sodebo repousse les limites du suivi de course avec une cartographie enrichie, immersive et pensée pour faire vivre de l’intérieur la tentative de record autour du monde. Après avoir inauguré cette expérience inédite lors de la dernière tentative, puis l’avoir amplifiée sur la Transat Café L’Or, nous revenons avec une version 2025 encore plus complète, encore plus transparente.

TABLEAU DE BORD IMMERSIF
Dès votre arrivée sur la cartographie, visualisez en un clin d’œil qui est de quart, qui manœuvre, qui se repose, et suivez le temps de course en temps réel. Une lecture intuitive pour comprendre instantanément la vie à bord de Sodebo Ultim 3.
LIVE & CAMÉRA EMBARQUÉE
Pour ressentir le rythme à plus de 40 nœuds, une caméra embarquée en direct est proposée régulièrement. Un accès rare, brut et authentique à ce qui se joue sur le pont, dans les moments clés comme dans le quotidien du record.
LIVE TCHAT & TRANSPARENCE TOTALE
Grande nouveauté lancée sur la dernière tentative l’an dernier et désormais enrichie :
Vous pouvez suivre, en direct, les échanges entre le bateau et la terre.
Routage, technique, communication… nous vous ouvrons les coulisses des échanges entre la terre et la mer. Vous voyez réellement comment les décisions se construisent, comment l’équipe s’adapte, anticipe, réagit.
FAN ZONE – QUESTIONS / RÉPONSES
Un espace dédié qui permet au public de poser ses questions directement au Team à terre.
Les réponses sont publiées en live : une manière simple, interactive et ultra-pédagogique d’entrer dans la course, comprendre les choix, les enjeux, et les situations rencontrées par l’équipage autour du monde.
BULLETIN DÉCRYPTAGE
Inspiré de la Transat Café L’Or, ce bulletin apporte un éclairage précieux sur la stratégie, les conditions météo et les options prises par l’équipe.
Un résumé clair, pédagogique et détaillé pour vous permettre d’aller plus loin dans la compréhension de cette tentative hors norme.

Lien de la carto

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Bilan. Deux victoires et un podium pour le Pôle Finistère Course au Large sur la Transat Café l’Or

La Transat Café l’Or 2025 a mis en lumière la solidité de la préparation et l’engagement des coureurs du Pôle Finistère Course au Large. D’un départ tonique au Havre jusqu’à l’arrivée en Martinique, les navigateurs ont fait preuve d’une maîtrise remarquable et s’illustrent par deux victoires majeures en ULTIM et en IMOCA et un beau podium en Class40. Jeanne Grégoire et Erwan Tabarly, respectivement directrice et entraîneur du Pôle, reviennent sur les moments forts et les exploits des coureurs préparés à Port-La-Forêt lors de cette édition exigeante.

ULTIM : la belle dynamique de la classe

Le Pôle France a organisé un stage de préparation avec tous les concurrents engagés dans la Transat Café L’OR : Actual, Banque Populaire et SVR-Lazartigue — ainsi que Sodebo, venu comme invité exceptionnel. Jeanne Grégoire souligne l’atmosphère qui règne au sein de cette flotte : « On sent une nouvelle énergie. Le niveau est particulièrement homogène et la compétition sportive a pris le dessus. C’est de la régate de très haut niveau ».

La victoire revient à Tom Laperche et Franck Cammas à bord de SVR-Lazartigue qui ont mené la flotte depuis la sortie de la Manche. Pour Jeanne Grégoire, « C’est une victoire majeure pour l’équipe de SVR-Lazartigue et c’est une belle récompense pour un partenaire engagé. C’est aussi l’innovation qui est récompensée car ce bateau arrive maintenant à maturité. » À seulement 28 ans, Tom Laperche est le plus jeune des skippers ULTIM et maîtrise son sujet à la perfection. Déjà vainqueur de La Solitaire du Figaro en 2022, il renoue ici avec la victoire sur une course majeure et s’impose comme l’un des favoris de la prochaine Route du Rhum.

IMOCA : des bateaux bien préparés et une bataille serrée

Avec du vent fort, de face, et une mer démontée, le départ de cette édition s’avérait périlleux pour les IMOCA. Forts de l’expérience du Vendée Globe, les monocoques ont démontré leur fiabilité et aucune avarie sérieuse n’a pourtant été déplorée. Charal, mené par Jérémie Beyou et Morgan Lagravière, a dominé la course. « C’est un bateau qui a été en tête du début à la fin. Jérémie et Morgan ont fait des moyennes impressionnantes : près de 30 nœuds sur quatre heures ! » souligne Erwan Tabarly qui note que les vainqueurs ont passé beaucoup de temps à la barre. « Au portant, dans les alizés, cela reste décisif d’être à la barre » poursuit l’entraîneur.

Cette victoire récompense une série de performances marquantes pour Jérémie après la quatrième place du dernier Vendée Globe, en tête d’un groupe très compétitif. Pour l’équipe du Pôle, cette victoire est une prime à la persévérance. « Charal a beaucoup innové ces dernières années et réalisé de véritables révolutions technologiques. On savait que cela serait payant un jour mais on ne savait pas quand. » La surprise dans cette classe vient de Francesca Clapich et Will Harris (11th Hour Racing) qui prennent la deuxième place. « Ils vont vite, prennent de belles options, ils ont été bons dans tous les secteurs de jeu » apprécie Jeanne Grégoire. Le podium est complété par Sam Goodchild et Loïs Berrehar à bord de MACIF. « Le groupe IMOCA en général a bien fonctionné. C’était une belle bagarre tout le long avec seulement 100 milles d’écarts à l’arrivée, ce qui sur ces bateaux-là n’est vraiment pas grand-chose », conclut Erwan.

Class40 : un duel haletant jusqu’au bout

En Class40, Corentin Douguet et Axel Tréhin (SNSM – FAITES UN DON !) prennent une magnifique seconde place alors que la victoire revient à Guillaume Pirouelle et Cédric Château (Seafrigo Sogestran). C’est seulement dans les dernières heures de course que le dénouement s’est joué en faveur des Normands « Il y avait deux routes marquées au nord et au sud. En général, on sait assez tôt laquelle sera payante mais là, il a fallu attendre 10 jours. C’était une course très exigeante physiquement et nerveusement pour les marins mais intéressante et palpitante à suivre pour les terriens ! » commente Jeanne Grégoire qui salue la victoire de Guillaume qui a vécu ses années de figariste, aux côtés de Tom Laperche, entre autre, au Pôle France. Cette année, deux Class40 se sont préparés à Port-La-Forêt mais d’autres figaristes sont attirés par cette classe. A suivre !

Ocean Fifty : une classe éprouvée mais des skipper à saluer

Enfin, aucun entrainement sur l’eau n’est mis en place, à Port La Forêt, pour les Ocean Fifty mais les équipes du Pôle ont suivi avec attention les performances de Basile Bourgnon (EDENRED 5), Thomas Rouxel (VIABILIS OCÉANS) et Gaston Morvan (WEWISE). La Transat s’est en effet révélée particulièrement éprouvante pour cette classe avec trois chavirages dès la première nuit. Dans ce contexte, les performances de Basile, Thomas et Gaston, membres actifs du Pôle, révèlent un sens marin exceptionnel.

Source CP

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Globe40. Avarie de gréement pour l’équipage allemand, duel en tête

Départ de la 3e étape de la Globe40 entre La Réunion et Sydney (Australie), à la Réunion, le 22 Novembre 2025, Photo © Jean-Marie LIOT / Globe40

Le rythme s’est intensifié dans la 3e étape de la Globe 40 – La Réunion Sydney. Après plusieurs jours de calme, les premiers Class40 scows approchent des 40ème avec des journées toniques. Le jeune équipage allemand a informé la direction de course d’un problème de gréement qui ne lui permet plus actuellement de faire route au rythme de course. Les skippers vont bien et réfléchissent aux différentes options possibles.

Ce dimanche à 07.35 TU l’équipage de NEXT GENERATION – BOATING AROUND THE WORLD a informé la direction de course d’un problème de gréement qui ne lui permet plus actuellement de faire route au rythme de course. Les skippers vont bien et réfléchissent aux différentes options possibles. Ils font actuellement route au nord et évoluent à 4 nds. Devant, Crédit Mutuel et Curium se livrent un bon duel. Le Lift V2 belge a pris pour l’instant l’avantage sur le Max2 des Français mais avec un écart de 5 mn.
Premier des pointus, le class40 Free Dom évolue à 30 mn des leaders.

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SailGP. Les Anglais remportent la saison 5 à Abu Dhabi

Emirates Great Britain SailGP Team, celebrates after winning the Rolex SailGP Championship trophy following victory in the Grand Final on Race Day 2 of the Mubadala Abu Dhabi Sail Grand Prix 2025 Season Grand Final presented by Abu Dhabi Sports Council held in Abu Dhabi, United Arab Emirates, Sunday 30 November 2025. Rolex SailGP Championship Event 12 2025 Season. Photo: Andrew Baker for SailGP. Handout image supplied by SailGP

À l’issue d’un Grand Prix d’Abu Dhabi sans saveur, les Danois se sont imposés. Mais tous les regards étaient tournés vers les Espagnols et les Australiens, qui se disputaient la 3e place pour participer à la grande Finale aux côtés des Néo-Zélandais et des Anglais. C’est finalement l’Australie qui a réussi à tenir à distance los Gallos. La Finale, serrée, a vu les Anglais s’imposer et remporter leur premier titre en SailGP.

Emirates GBR a été officiellement sacrée championne Rolex SailGP 2025 ce dimanche. Lors d’une grande finale pleine de pression l’équipage britannique a su dominer le chaos, battre ses rivaux les plus féroces de la saison et remporter son tout premier titre de champion de manière spectaculaire. L’équipe de Dylan Fletcher est revenue de la troisième place pour dépasser BONDS Flying Roos et Black Foils lors de la quatrième manche de la finale où le vainqueur remporte tout.

Elle est devenue la troisième équipe à remporter un titre SailGP et a ainsi remporté le prix de 2 millions de dollars, ainsi que 400 000 dollars supplémentaires pour avoir terminé la saison avec le plus de points. « Ce fut une finale incroyable », a déclaré Fletcher, qui a fait un retour sensationnel en SailGP après avoir rejoint Emirates GBR pour la saison 2025. « Les trois équipes ont été formidables, n’importe laquelle d’entre elles aurait pu gagner, mais je suis tout simplement aux anges en ce moment. Quelle équipe, quelle année… Je suis ravi. » Emirates GBR est également devenue la première équipe de l’histoire de SailGP à réaliser un sans-faute, en remportant la grande finale de la saison 2025, en terminant en tête du classement général et en remportant l’Impact League. Au total, Emirates GBR a empoché cette saison la somme colossale de 4,4 millions de dollars de prix, les Black Foils remportant 1,76 million de dollars et les BONDS Flying Roos 1,2 million de dollars. L’équipe BONDS Flying Roos de Tom Slingsby a devancé le Black Foils pour prendre la deuxième place, mais les deux équipes ont dû panser leurs plaies et se concentrer désormais sur la saison 2026. Slingsby a déclaré : « Je suis incroyablement fier de cette équipe, c’est un honneur de naviguer avec tout le monde. Nous avons un groupe de personnes extraordinaires. La saison a connu des hauts et des bas, mais il y a beaucoup de raisons d’être heureux. Évidemment, je me concentre sur la seule chose que nous n’avons pas obtenue, la victoire, mais nous reviendrons l’année prochaine. »

Le pilote de Black Foils, Burling, s’est montré tout aussi bon joueur dans la défaite. « Nous avons pris le départ que nous voulions, mais il est évident que cette erreur à la première marque a donné un énorme avantage aux Britanniques », a-t-il déclaré. « C’est un peu le cas de « ce qui aurait pu être », il y a un peu de frustration de notre côté, mais nous devons être fiers de la course et de la saison que nous avons réalisées. « Nous sommes tous très déçus maintenant, et c’est exactement le sentiment que l’on ressent dans ces situations. Nous sommes impatients de commencer la saison prochaine. »

Les Français terminent 5e de la saison
La fin de saison manquée des Français ne leur laissait peu de chance d’espérer atteindre la grande Finale ce week-end. Ils terminent 5e au championnat. Une place qui reflète leur niveau. Capables de bons coups mais dont les performances sont trop en dent de scie. Il devrait y avoir de profonds changements au sein de l’équipe la saison prochaine. On parle du départ de Kevin Péponnet qui pourrait rejoindre l’équipe allemande. Si c’est la cas, la performance de l’équipe devrait s’en faire ressentir.

Le début de saison a été particulièrement chaotique pour l’Équipe de France, avec la livraison tardive du bateau, l’impossibilité de participer aux deux premiers Grands Prix et très peu d’entraînement. À Sydney, l’équipe a même dû courir ses premières manches comme tout premier temps de navigation sur le F50 remis à neuf. Malgré ce contexte défavorable, les Bleus ont su élever leur niveau tout au long de la saison. De bons résultats ont suivi à Sydney, puis aux États-Unis et jusqu’à Portsmouth, où une casse spectaculaire de l’aile est venue stopper un momentum prometteur. Les trois événements européens suivants ont été plus difficiles, en raison d’un déficit d’efficacité dans le petit temps et de départs insuffisamment maîtrisés.

Face à ces difficultés, l’équipe a opéré un virage stratégique important. L’arrivée de Lucas Delcourt, expert performance chargé d’analyser les datas et de structurer les fondamentaux techniques, et la prise de rôle renforcée de Philippe Mourniac en tant que ‘head of coach’, ont permis d’installer un fonctionnement encore plus performant.
Les Grands Prix de San Francisco et New York ont marqué la montée en puissance des Français. Deux podiums solides, malgré deux finales un peu frustrantes.
Puis, à Portsmouth, l’équipe a été secouée par un accident impressionnant lorsque la grande aile est tombée sur le bateau, frôlant une blessure grave pour Manon. L’aile a été remplacée en 24 heures, un exploit opérationnel rare grâce à l’engagement du ‘shore team’.
La victoire à Sassnitz restera l’un des temps forts de la saison. La veille de la course, une casse spectaculaire dans du vent fort avait éjecté légèrement le pilote du bateau. Pourtant, dès le lendemain, l’équipe a signé l’une de ses plus belles finales : un départ parfait, un contrôle total de la flotte et une victoire brillante, symbole d’une résilience remarquable.
La saison aura également été marquée par l’arrivée de nouveaux partenaires comme L’Oréal Groupe et Leyton et d’investisseurs tels que Kylian Mbappé, Ares Management et Sportsology parmi les soutiens de l’équipe.
Ces développements renforcent également la dynamique de l’équipe et constituent un signal très positif pour aborder la saison 2026 avec davantage de moyens et d’ambition.
Quentin Delapierre, pilote du F50 : “On finit sur une bonne note pour attaquer la saison prochaine ! On est arrivé ici à Abu Dhabi avec une grosse ambition : aller en finale. On savait que les Grands Prix au Moyen-Orient se courent souvent dans peu de vent, et que ce n’est pas forcément notre point fort. On a poussé pas mal de nouveaux process pour être plus consistants et rester sur les foils. Ici on a vraiment bien fait le job, et on termine sur un podium. C’est notre premier podium sur un Grand Prix de petit temps, donc c’est super positif. On finit sur une bonne note pour attaquer la saison prochaine.

Stephan Kandler, Team CEO : “Une équipe qui s’est battue du premier au dernier jour.
Cette saison 2025 a été l’une des plus intenses de notre histoire. L’équipe s’est battue du premier au dernier jour, malgré un contexte logistique difficile et un plateau exceptionnellement relevé. Terminer dans le Top 5 mondial et monter sur le podium aujourd’hui à Abu Dhabi témoigne du talent, de la résilience et du professionnalisme du groupe. Je veux remercier chaleureusement nos partenaires, indispensables à notre progression. Nous abordons 2026 avec ambition et une détermination intacte. »

Cap sur 2026 : un nouveau cycle et un premier rendez-vous en Australie
La saison 2026 débutera dès janvier, avec un premier événement en Australie, à Perth, les 17 et 18 janvier.
L’Équipe de France entrera alors dans un nouveau cycle sportif, accompagné de nouveautés et de changements dans l’équipe. Plusieurs annonces seront communiquées prochainement. Les Bleus abordent ce nouveau défi avec confiance, ambition et une volonté claire : transformer les progrès de 2025 en résultats encore plus forts.

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OSR. Changement de règles pour le foc de tempête

In order to handle the unpredictable weather, difficult se states and fatigue, preparation is everything. From the boat to the mindset

Suite à la recommandation du sous-comité des règlements spéciaux, le comité océanique et hauturier a approuvé des modifications aux exigences relatives aux voiles de tempête, visant à clarifier leur rôle principal en tant qu’équipement de sécurité essentiel. La modification des réglementations spéciales offshore (OSR), applicable immédiatement (25 novembre 2025), stipule qu’un foc de tempête ne peut être hissé en conjonction avec aucune autre voile hissée à l’avant du mât.

Il est important de noter que cela peut avoir une incidence sur la déclaration IRC concernant le nombre de voiles d’avant sur les bateaux utilisant un foc de tempête OSR comme trinquette ou en combinaison avec une autre voile. Toutes les voiles d’avant, y compris les trinquettes, doivent être comptabilisées dans le nombre de voiles d’avant utilisées en régate (à l’exception d’un foc de tempête OSR et d’un foc de gros temps OSR). Voir la règle IRC 21.7.1 et les instructions sur le site web de l’IRC .

De plus, à compter de janvier 2026, les focs OSR Storm ne seront plus autorisés à être munis de lattes.

Matt Allen, président du Comité océanique et hauturier, a déclaré : « Le Comité océanique et hauturier a décidé d’interdire l’utilisation d’un foc de tempête en même temps qu’une autre voile à l’avant du mât. Cette mesure est applicable immédiatement. Ce règlement fait suite à l’utilisation, par certains yachts, de voiles de tempête comme trinquettes, ce qui compromet parfois leur bon fonctionnement par gros temps. »

La modification urgente suivante, à savoir l’ajout de l’article OSR 4.27.1 g), entrera en vigueur immédiatement :

4.27.1 Conception
a) le matériau du corps d’une voile de tempête achetée après 2013 doit avoir une couleur très visible (par exemple rose fluo, orange ou jaune),

b) Les polyamides aromatiques, le carbone et les fibres similaires ne doivent pas être utilisés dans une voile d’avant ou un foc de tempête, mais le HMPE et les matériaux similaires sont autorisés.

c) positions des écoutes sur le pont pour chaque voile de tempête et de gros temps,

d) les positions d’écoute de la voile d’étai indépendantes de la bôme, et

e) la surface maximale des voiles de tempête et de gros temps doit être la plus petite des surfaces ci-dessous ou celle spécifiée par le concepteur du bateau ou le voilier.

f) La fonction première des voiles de tempête ou de gros temps est d’assurer la propulsion et la manœuvrabilité par gros temps et tempête ; elles doivent être conçues, fabriquées et entretenues en conséquence. Les voiles de tempête doivent être conçues pour assurer la propulsion et la manœuvrabilité par force 8 sur l’échelle de Beaufort et à toutes les allures. Les voiles de gros temps doivent être conçues pour assurer la propulsion et la manœuvrabilité par force 6 sur l’échelle de Beaufort et à toutes les allures.

g) un foc de tempête ne peut pas être hissé en conjonction avec une autre voile hissée à l’avant du mât avant.

La proposition a été approuvée comme une modification aussi urgente que possible en vertu du règlement 22.3 (b).

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Trophée Jules Verne. Départ des 8 femmes de The Famous Project CIC

BREST, FRANCE - NOVEMBER 29, 2025 : Skipper Alexia Barrier (FRA) is photographed with 100% women crew before start of The Famous Project CIC for Trophée Jules Verne on November 29, in Brest, France - (Photo by Jean-Marie Liot / The Famous Project CIC)

Top départ ce samedi pour le grand défi lancé au Trophée Jules Verne par Alexia Barrier et les 7 femmes de The Famous Project CIC ! Une fenêtre météo s’entrouvre sur le proche Atlantique en cette fin de semaine, et le maxi trimaran IDEC SPORT a quitté ce samedi matin le ponton du port de Brest (quai du commandant Malbert), pour rejoindre la ligne de départ officielle des grands records à la voile, entre le phare du Créac’h sur l’île d’Ouessant et le phare du cap Lizard à la pointe occidentale de la Cornouaille anglaise. Alexia, Dee (Cafari), Annemieke (Bes), Rebecca (Gmuer), Deb (Blair), Molly (Lapointe), Xiquita (Etchegoyen) et Stacey (Jackson) se lancent à l’assaut du plus ultime des tours du monde, sans assistance, sans escale et en maxi multicoque.

Leur longue préparation touche à sa fin, et c’est remplie d’envie, de confiance mutuelle et d’excitation qu’elles s’attaquent à l’époustouflant chrono signé en 2017 par Francis Joyon et ses 5 hommes d’équipage à bord de ce même trimaran de légende IDEC SPORT, 40 jours et 23 heures. Elles ambitionnent par-dessus tout de « boucler la boucle », et devenir ainsi le premier équipage entièrement féminin à réaliser cet exploit.

“Il n’existe pas de fenêtre météo idéale”, répète à l’envie Alexia Barrier, soutenue en cela par Christian Dumard, routeur à terre. Choisir son heure de départ est forcément un compromis, de vent, de mer, d’alignement des systèmes météos à court, moyen et long terme. L’espace offert ce samedi par la circulation de deux anticyclones sur le proche Atlantique incite au départ, avec d’emblée une course contre la montre et contre le déplacement d’une zone de haute pression en capacité de fermer la porte au large du cap Finisterre. « Le front passera sur la zone de départ samedi matin”, explique Christian Dumard, spécialiste météo rodé à l’ultra vigilance sur l’évolution des masses d’air. « L’idée est de partir juste derrière, en début d’après-midi, dans un flux de Nord Ouest inférieur à 30 noeuds, qui ira mollissant. Cette fenêtre est très courte, et n’offre pas forcément de chances absolues de réaliser un temps “canon” à l’équateur. Mais elle propose des conditions de vent et de mer favorables à la glisse au portant, et à une entrée en matière relativement confortable pour l’équipage. »

Un critère souhaité par Alexia et ses 7 femmes d’équipage qui refusent de se mettre d’emblée « dans le rouge ». « Nous quitterons Brest samedi, et franchirons la ligne deux heures plus tard environ. Il y aura de la mer, avec une houle de plus de 4 mètres, parfaitement gérable à bord d’IDEC SPORT. » poursuit Alexia. « Le danger est que l’anticyclone centré au large du Portugal, en enflant, vienne nous bloquer au moment du passage au cap Finisterre. Il nous faudrait alors faire demi-tour et reprendre notre stand by à Brest. » Un scenario que les 8 femmes de The Famous Project CIC n’envisagent même pas, tant l’envie se lit sur les visages. « Toutes les équipes, navigantes et terrestres sont plus mobilisées que jamais pour réussir ce départ, et entrer enfin dans la belle aventure qui nous est promise… »

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Innovation. NVequipment finaliste du Cap Innovation au Paris Nautic Show 2025

NVequipment société vendéenne basée à St-Gilles Croix de vie s’est classé deuxième dans la catégorie innovation produit du Concours Cap Innovation organisé par la Fédération des Industries Nautiques et le Paris Nautic Show.

Cette édition marque le retour du salon parisien après plusieurs années d’absence et met en avant les solutions qui façonneront le nautisme de demain. La remise des prix s’est tenue jeudi 27 novembre au Parc des Expositions de Paris Le Bourget.
Le Concours Cap Innovation a sélectionné treize dossiers nommés parmi les candidatures reçues, répartis en trois catégories. Pour chacune d’elles, deux projets ont été retenus en finale. NVequipment était finaliste dans la catégorie innovation produit, face à TEMO, lauréat avec son TEMO 1000. Cette sélection place la protection modulable 4 en 1 parmi les solutions les plus marquantes du salon, saluées par un jury de spécialistes.
La protection modulable 4 en 1, dévoilée en avant première au Grand Pavois La Rochelle, est imaginée depuis 2017 par Catherine Cardi et développée par les équipes R&D internes (Ndlr. dix-huit personnes intégrées au site industriel vendéen). Le produit a été testé en conditions réelles pendant trois ans par Jean-Yves Chevalier et sur plusieurs milliers de milles à bord d’un Oceanis afin de valider sa tenue, sa modularité et sa praticité dans la durée. La fabrication débutera en 2026 dans les ateliers NVequipment. La maquette est visible jusqu’à dimanche Hall 4 stand B22. L’accueil du public, des propriétaires de voiliers et de la presse spécialisée confirme l’intérêt pour une protection légère, adaptable et pensée pour les usages réels en navigation, au mouillage ou en hivernage.

NVequipment présente également au Paris Nautic Show son T-Top Sportline 2026. Son design inspiré des lignes américaines et ses courbes conçues pour un usage en toutes conditions météo ont suscité un fort intérêt sur les salons. Cette nouveauté s’inscrit dans la continuité des travaux de l’entreprise sur les protections, la lisibilité des structures et la fiabilité en mer.

Cette reconnaissance au Cap Innovation confirme la dynamique industrielle de NVequipment. Labellisée Entreprise du Patrimoine Vivant, membre de la French Fab et certifiée ISO 9001, l’entreprise défend une production entièrement française : conception, prototypage, assemblage textile, structures et finitions. Les matériaux, qu’il s’agisse des aciers, des toiles ou des systèmes de fermeture, sont sourcés auprès de fabricants français reconnus pour leur constance et leur traçabilité. Les toiles Sunbrella Plus utilisées pour la protection modulable sont issues de filières marinisées et recyclées. Cette exigence structure l’ensemble de la production NV, destinée à plus de quarante chantiers dans le monde et aux plaisanciers qui souhaitent renouveler, personnaliser ou améliorer leurs protections à bord.
NVequipment félicite la société TEMO, lauréate de la catégorie innovation produit avec son TEMO 1000, et salue la qualité du travail porté par son dirigeant, Alexandre Seux.

Contexte de marché et vision stratégique
Le marché évolue vers davantage de confort thermique, de modularité, de silence à bord et de légèreté structurelle. La protection n’est plus un simple complément : elle devient un élément constitutif de l’architecture du bateau. Les utilisateurs recherchent des solutions faciles à manipuler, modulables et durables.
Les chantiers, de leur côté, attendent des équipements prêts à installer et compatibles avec leurs cadences industrielles. Grâce à son ingénierie intégrée et à sa production internalisée, NVequipment occupe une place centrale dans cette chaîne de valeur. Les protocoles de test couvrent des climats variés et des profils de navigation réels afin de garantir la performance en situation et non uniquement en laboratoire.
Par le choix de toiles recyclées, de composants réparables, de durées de vie longues et d’une fabrication française contrôlée, NVequipment contribue à un nautisme plus responsable. Sa certification ISO 9001, son appartenance à la French Fab et son label Entreprise du Patrimoine Vivant en témoignent.

À propos de NVequipment
Fondée en 1977 en Vendée, NVequipment conçoit et fabrique des protections marines de haute qualité pour les chantiers OEM, le refit et les plaisanciers. Entreprise indépendante, certifiée ISO 9001, membre de la French Fab et labellisée Entreprise du Patrimoine Vivant, elle distribue ses produits dans cinquante pays via plus de six cents revendeurs.

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Figaro. La Solitaire du Figaro Paprec 2026 partira de Perros-Guirec

© Repère de l'Ouest

Après Rouen en 2024 et 2025, la Bretagne renouera avec le grand départ de La Solitaire du Figaro Paprec en 2026. C’est de Perros-Guirec que le départ sera donné le 17 mai, au large des 7 îles.

Depuis 1970, année de la première édition sous le nom de Course de l’Aurore, La Solitaire du Figaro Paprec a vu son histoire marquée du sceau de la fidélité. Celle des marins d’abord qui viennent depuis toujours s’y frotter une première fois, en découvrir toute la rudesse et l’âpreté, s’y forger une méthode et parfois un nom, avant d’y revenir avec la même envie après avoir nourri leur sillage océanique à la barre d’autres montures. Le vainqueur de l’édition 2025, Alexis Loison, est de ces navigateurs qui n’ont jamais tourné le dos à l’épreuve, allant jusqu’à la courtiser 19 fois avant d’inscrire son nom à son palmarès. Hugo Dhallenne et Chloé Le Bars, les deux skippers de l’écurie Macif, Hugo Cardon, brillant bizuth vainqueur d’une étape cette année, ou encore l’Irlandais Tom Dolan, tous piqués au virus de la régate monotype font de la course un graal à conquérir ou re-conquérir. Et que dire de Yoann Richomme, skipper Paprec et double vainqueur (2016, 2019), déjà confirmé au départ en 2026, ou de Nicolas Troussel, lui aussi double vainqueur (2006, 2008), qui a exprimé son envie de retrouver la course l’an prochain. La Solitaire du Figaro Paprec est un rendez-vous que les marins inscrivent à leur calendrier tous les ans, et plus encore, une course que beaucoup portent en eux, au point de ne jamais la lâcher complètement.

Perros-Guirec pour un Grand Départ et une fidélité incontestée
Mais la fidélité à l’épreuve est également un marqueur fort pour les villes. En la matière, certaines affichent un attachement particulier à la course, à commencer par celle qui accueillera le Grand Départ de La Solitaire du Figaro Paprec 2026. Pour la 17è fois de son histoire, Perros-Guirec retrouvera les marins de la plus sélective des courses monotypes en solitaire, un record de participations que seul le port irlandais de Kinsale peut lui disputer avec ses 21 escales. Dès 1972, année de la troisième édition, la cité des hortensias a débuté son histoire au long cours avec l’épreuve, devenant un rendez-vous incontournable pour la flotte. Depuis 2011, année de la victoire de Jérémie Beyou et de la première participation d’un certain Charlie Dalin, la perle de la côte de granit rose n’avait plus inscrit son nom à la programmation. 2026 marquera donc son grand retour pour le plus grand plaisir d’OC Sport Pen Duick, organisateur de l’épreuve, des partenaires et des marins qui se réjouissent de ces retrouvailles avec le sublime écrin que constitue le petit port costarmoricain. Dès le 13 mai 2026, la flotte des figaristes aura donc rendez-vous en Bretagne Nord pour les derniers préparatifs avant le Grand Départ qui sera donné le dimanche 17 mai, au large des Sept Îles, dans un décor de carte postale, en rose et bleu.

D’ici quelques semaines, OC Sport Pen Duick dévoilera l’intégralité du parcours de La Solitaire du Figaro Paprec dont on sait déjà qu’il proposera trois étapes entre le 13 mai et le 7 juin 2026. Un nouveau positionnement dans le calendrier, en début de saison, qui devrait permettre aux partenaires et aux acteurs de la course de profiter au mieux de l’expérience évènementielle.

Ils ont dit :
Julie Coutts, Directrice Générale d’OC Sport Pen Duick : « C’est avec une immense joie que nous annonçons Perros-Guirec comme ville d’accueil du Grand Départ de La Solitaire du Figaro Paprec 2026. Cette cité emblématique de la Côte de Granit Rose offre un cadre exceptionnel, à la hauteur de cette course mythique qui met en lumière le talent, l’engagement et la détermination de nos skippers.
Perros-Guirec, la Région Bretagne et l’ensemble de nos partenaires partagent la même ambition : offrir au public, aux habitants et aux visiteurs un événement fédérateur, populaire et ouvert à tous. À terre comme sur l’eau, chacun pourra vivre une immersion unique dans l’univers de la course au large.
Je tiens à remercier chaleureusement la Ville et la Région pour leur confiance. Ensemble, nous donnerons vie à un Grand Départ mémorable, à la fois sportif, festif et profondément humain. »

Erven Léon, Maire de Perros-Guirec : « C’est avec une immense fierté que nous annonçons que Perros-Guirec sera la Ville de départ de la Solitaire du Figaro Paprec 2026. Dès le 17 mai prochain, grâce au travail remarquable d’OC Sport Pen Duick, filiale du Groupe Télégramme, notre Ville s’illustrera une nouvelle fois au cœur d’un événement nautique d’envergure internationale. Cette annonce s’inscrit dans la dynamique engagée depuis plusieurs années. L’an dernier, lors du Tour de Bretagne à la Voile, les vingt-neuf Figaro Beneteau 3 avaient vécu une étape magique à Perros-Guirec, au cœur de la Côte de Granit Rose au large du site emblématique de Ploumanac’h. Nous confirmons ainsi notre capacité à accueillir les plus grands rendez-vous grâce, notamment, aux investissements majeurs réalisés sur notre seuil d’accès désormais automatisé et élargi à 12 mètres. Perros-Guirec, ville phare du littoral breton, renoue avec une tradition forte de courses au large, en accueillant pour le 17è fois la Solitaire. Le 17 mai, ce sera le 14è départ de Perros-Guirec. C’est une fierté partagée par l’ensemble de la population, impatiente de voir la Ville vibrer à nouveau au rythme des skippers et de célébrer cette grande fête nautique. »

Loïg Chesnais-Girard, Président de la Région Bretagne : « Au fil des années, la Bretagne s’est imposée comme l’une des régions les plus sportives de France et les grandes compétitions y sont pour beaucoup. En renouvelant son partenariat avec OC Sport Pen Duick pour l’accueil à Perros-Guirec du Grand Départ de La Solitaire du Figaro Paprec, la Région Bretagne entend contribuer non seulement à célébrer des sportifs et sportives de très haut niveau mais souhaite également offrir, à quelques semaines de la saison estivale, un grand temps festif et populaire.
Après le Tour de France en 2021 et le Tour de Bretagne voile en 2025, c’est donc avec fierté et enthousiasme que la Région apporte son soutien à l’organisation d’un nouvel événement de référence sur la Côte de granit rose.»

Jean-Bernard Le Boucher, Président de la Classe Figaro Beneteau : « Nous nous réjouissons de l’accord trouvé entre la très belle ville de Perros-Guirec et l’organisateur OC Sport Pen Duick, pour offrir un écrin prestigieux aux marins de la 57ème édition de La Solitaire du Figaro Paprec. La Classe Figaro Beneteau et ses adhérents sont déjà à pied d’œuvre pour que les monotypes Figaro Beneteau 3 puissent s’élancer des côtes d’Armor le dimanche 17 mai 2026, sur la course emblématique du Championnat de France Elite de course au large, dans des conditions d’équité stricte.»

Jean Luc Denéchau, Président de la Fédération Française de Voile : « Après une belle édition 2025, je ne doute pas que la Solitaire du Figaro 2026 Paprec sera un événement sportif de haut niveau et l’épreuve majeure du Championnat de France Élite de Course au Large. Avec une participation en progression, de nouveaux talents émergent à chaque édition en particulier grâce au déploiement du circuit « académie », au travail de la classe Figaro et à celui de notre Pôle France Finistère Course au Large. Charlotte Yven a d’ailleurs démontré qu’avec une préparation et des moyens identiques aux hommes, une femme pouvait gagner cette épreuve ! Je suis persuadé que ses résultats inspireront d’autres navigatrices. Pourquoi pas une victoire féminine, dès cette année, au départ de Perros-Guirec, ce serait ma plus belle satisfaction ! »

La Solitaire du Figaro Paprec 2026, les dates clés :
Arrivées des bateaux à Perros-Guirec : 13 mai
Village à Perros-Guirec : 13 au 17 mai
Grand Départ : 17 mai
ETA Arrivées Étape 1 : 20/21 mai
Village Escale : 20 au 24 mai
Départ Étape 2 : 24 mai
ETA Arrivées Étape 2 : 27/28 mai
Village Escale : 27 au 31 mai
Départ Étape 3 : 31 mai
ETA Grande Arrivée : 3/4 juin
Village Grande Arrivée : 3 au 7 juin

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Imoca. Sam Goodchild champion des IMOCA Globe Series

Au terme d’une saison 2025 parfaitement maîtrisée et ponctuée de trois victoires, le Britannique Sam Goodchild décroche pour la deuxième fois en trois ans le titre de champion des IMOCA Globe Series.

Âgé de 36 ans, le skipper de MACIF Santé Prévoyance, originaire de Falmouth en Cornouailles, a lancé sa saison 2025 de la meilleure manière qui soit : victoire en équipage sur la Course des Caps. Il a ensuite poursuivi sur sa lancée en embarquant comme équipier sur quatre des cinq étapes de The Ocean Race Europe, à bord de Biotherm, le bateau victorieux mené par Paul Meilhat.

Aux côtés de Loïs Berrehar, Sam Goodchild a ensuite remporté les 48 heures du Défi Azimut-Lorient Agglomération, avant de conclure une année particulièrement dense par une troisième place sur la Transat Café L’OR – Le Havre Normandie, toujours en double avec Berrehar.

Cette impressionnante constance lui permet de boucler la saison nettement en tête des IMOCA Globe Series 2025 avec 383,75 points, soit près de 29 points d’avance sur ses poursuivants. Derrière lui, on retrouve le vainqueur de la Transat Café L’OR, Jérémie Beyou (Charal, 355 points), suivi par la Suissesse Justine Mettraux, récente Rolex Female Sailor of the Year et skipper de Teamwork-Team SNEF, troisième avec 319,50 points.

La performance de Sam Goodchild n’en est que plus remarquable lorsqu’on se rappelle qu’au début de l’année, il ne disposait d’aucun programme réellement défini, après sa neuvième place sur le Vendée Globe. L’opportunité s’est présentée lorsque MACIF et MerConcept, qui héberge le projet à Concarneau, lui ont proposé de remplacer Charlie Dalin, en pause forcée après un diagnostic de cancer. Sam Goodchild a alors accepté de prendre la barre de l’IMOCA.

Compétiteur dans l’âme, ancien champion en Ocean Fifty, le skipper Britannique navigue avec une exigence extrême, dur et vite. Régulier, solide sous pression, il ne laisse apparaître que très peu de failles, excellant aussi bien en manœuvres qu’en navigation et en tactique. Il a su exploiter tout le potentiel de MACIF Santé Prévoyance, foiler de dernière génération signé Guillaume Verdier, parfaitement préparé. Tout au long de la saison, il a été l’homme à battre.

« C’est le signe d’une bonne année », sourit Sam Goodchild en évoquant son deuxième titre de champion des IMOCA Globe Series. Un sacre qu’il avait déjà décroché en 2023, pour sa première saison dans la Classe, grâce à une impressionnante série de podiums. « Quand on pense à où j’en étais en début d’année, juste après le Vendée Globe, sans projet et en train d’essayer de relancer quelque chose, me retrouver ici est inattendu. Mais l’année a été passionnante, j’ai énormément appris et j’ai navigué avec des gens formidables sur de très beaux bateaux. »

Parmi les moments marquants, le Britannique cite la Course des Caps, un sprint autour de la Grande-Bretagne et de l’Irlande. Lui et son équipage y avaient signé une véritable démonstration, prenant les commandes dès le passage du Fastnet pour ne plus jamais les lâcher. C’était sa première victoire dans la Classe.

« Tout s’est fait très vite, c’était inattendu, et avec des gens sympas sur un super bateau, »se souvient Goodchild. « Et tout s’est déroulé comme prévu, avec beaucoup de fluidité. C’est toujours agréable de commencer un projet de cette manière, même si je n’avais aucune idée de la suite. »

Lors de The Ocean Race Europe, Goodchild a ensuite joué un rôle essentiel au sein de l’équipage Biotherm mené par Paul Meilhat, particulièrement dominateur sur cette course exigeante en cinq étapes. « C’était un autre grand moment : rejoindre Biotherm et Paul, en sachant que nous avions les moyens de jouer aux avant-postes, »explique-t-il. « Et ensuite, tout n’a fait que s’enchaîner parfaitement, bien au-delà de ce que nous imaginions. C’était incroyable, vraiment fun d’en faire partie, une nouvelle fois avec une super équipe sur un très bon bateau. »

La suite de la saison a vu Sam Goodchild évoluer en duo avec Loïs Berrehar, d’abord sur les 48 heures du Défi Azimut-Lorient Agglomération, puis sur la Transat Café L’OR – Le Havre Normandie. Un binôme efficace, appelé pourtant à devenir adversaire : Berrehar prendra ensuite la barre de son propre IMOCA neuf, sous les couleurs de Banque Populaire, promettant de futurs duels serrés.

« Il a une vraie passion pour la course en IMOCA et pour apprendre un maximum avant l’arrivée de son nouveau bateau», souligne Goodchild. « Il a de l’appétit, ça se voit. C’est quelqu’un de motivé, d’énergique. On a passé de très bons moments sur l’eau et, en plus d’obtenir de bons résultats, on a vraiment apprécié naviguer ensemble. »

Malgré cette succession de succès, Goodchild reste d’une grande modestie, conscient des opportunités qui se sont présentées. « La leçon, cette année comme dans toute ma carrière, c’est qu’on ne sait jamais d’où viendra la prochaine opportunité. Mais si on travaille aussi dur que possible dans la direction qui s’ouvre à nous, alors, en général, quelque chose finit par arriver », confie-t-il.

Et cette fois, l’opportunité est de taille : MACIF et MerConcept l’ont choisi pour mener leur prochain IMOCA signé Verdier, dont la mise à l’eau est prévue en 2027. Le Britannique est engagé pour le Vendée Globe 2028 et jusqu’à 2030. « C’est incroyable, vraiment incroyable », confie-t-il à la Classe.

« Même lorsque MACIF m’a appelé pour remplacer Charlie cette année, je n’ai jamais imaginé qu’ils me proposeraient de continuer avec eux. Mais tout s’est bien passé, on s’est bien entendus et on a aimé travailler ensemble. J’ai été le premier surpris lorsqu’ils m’ont proposé de poursuivre pour les cinq ou six prochaines années. Un contrat de ce genre dans le monde de la voile, c’est inédit. J’ai énormément de chance. Maintenant, l’objectif est clair : en profiter pleinement et faire de mon mieux. »

Le Vendée Globe reste le grand objectif. Lors de sa première participation, en 2024-2025, Sam Goodchild avait vu s’envoler de précieuses places en raison d’une avarie de grand-voile en fin de course. Cette fois, il sait que l’attente sera tout autre.

« Quand MACIF vous appelle, c’est une équipe qui a remporté le Vendée Globe deux fois et franchi la ligne en tête à trois reprises, avec François (Gabart) puis Charlie (Dalin). L’objectif d’un nouveau bateau et d’une nouvelle campagne ne fait aucun doute, » explique-t-il. « Cela met forcément un peu de pression et change la perspective : passer du statut d’outsider sur un bateau de génération 2020 à celui de skipper d’un IMOCA neuf, soutenu par un sponsor de ce niveau. Mais, au fond, le but reste le même. »

Interrogé sur la saison de Jérémie Beyou, qui s’est achevée par une victoire éclatante sur la Transat Café L’OR avec Morgan Lagravière, Goodchild n’hésite pas : « Jérémie est toujours impressionnant. Il est au plus haut niveau depuis longtemps, et le voir signer une victoire avec son nouveau bateau, c’est formidable. Je l’admire depuis mon arrivée en France en 2011, quand je faisais ma première Solitaire du Figaro et qu’il dominait le circuit. Je l’ai toujours suivi de près. Me retrouver aujourd’hui ne serait-ce qu’à proximité de lui au classement, c’est une vraie fierté. »

Quant à Justine Mettraux, troisième du général, son respect est tout aussi clair : « World Sailor of The Year, la femme la plus rapide autour du monde, un nouveau bateau en approche et le Vendée Globe 2028 dans le viseur… Justine est une concurrente redoutable depuis longtemps et au vu de sa trajectoire, elle restera l’une des grandes forces du circuit dans les années à venir. »

Source CP

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