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Trophée Jules Verne. Sodebo Ultim 3 nouveau détenteur du Trophée Jules Verne !

crédits Mark Lloyd - Jean-Louis Carli - Vincent Curutchet / Team Sodebo

En devenant ce dimanche 25 janvier 2025 l’équipage le plus rapide autour du monde, Thomas Coville, Benjamin Schwartz, Frédéric Denis, Pierre Leboucher, Léonard Legrand, Guillaume Pirouelle et Nicolas Troussel s’offrent un record qui n’avait plus été battu depuis neuf ans et treize tentatives. Ce temps de 40 jours, 10 heures et 45 minutes et 50 secondes* appartient désormais à l’histoire.  Leur cohésion, leur abnégation et leur humilité tout au long de ce tour du monde sont les meilleures illustrations des valeurs insufflées au quotidien par Sodebo. Ce succès célèbre le collectif, l’audace, la solidarité et la fidélité, ce que défend Sodebo avec passion en course au large depuis 1998.

La prouesse collective par Thomas Coville :
« Un projet comme ça, c’est le projet d’une vie. On voit passer les années, les échecs, les constructions pour aboutir à ce graal. Quand on le réalise avec des personnes d’univers différents, qui acceptent de se battre avec la même envie et la même détermination, c’est fantastique. On vit ça très rarement dans une vie. Je tiens à remercier l’équipe technique pour tout le travail en amont. Sodebo Ultim 3 est devenu le premier Ultim à boucler le tour du monde sans s’arrêter. Et jusqu’à la dépression Ingrid, on n’a quasiment rien abîmé sur le bateau ! À bord, dans notre petite capsule, il y a une forme de respect qui nous a tous animés et qui nous a permis d’aller au bout. Et à l’arrivée, il y a une incroyable joie collective. »

Le départ et la descente de l’Atlantique par Benjamin Schwartz :
« Le départ, ça a été le premier choix difficile de ce tour du monde. Au cours de la semaine précédente, on a décidé de ne pas prendre la fenêtre météo. Et le samedi, Philippe Legros (responsable de la cellule routage) nous dit que c’est vraiment une belle opportunité. Le lendemain, on regarde et on se dit « on n’a pas le choix, il faut y aller ». L’équipe technique a fait un incroyable travail, on a tout chargé dans le bateau et on est partis le lundi (15 décembre). Et l’avance qu’on a eue à l’équateur (4 jours 4 heures 2 min 25 sec) a été un trésor. Ça a été déterminant pour battre le Trophée Jules Verne. »

Le passage des caps par Léonard Legrand :
« À chaque cap, il y a toujours beaucoup de joie et d’émotions. Mais c’est rapide parce qu’il y a toujours du travail et qu’il ne faut pas s’assagir ! Quoi qu’il en soit, ce sont de supers moments à vivre. Nous avons eu la chance à chaque point intermédiaire de marquer un nouveau temps de référence, sauf à l’antiméridien. À chaque fois, on le voyait s’afficher sur Wikipedia. C’est très symbolique, comme en Formule 1 quand on allume les secteurs violets… Mais ce sont des souvenirs qui resteront ! »

Le cap Horn par Nicolas Troussel :
« Le cap Horn, c’était magique, un grand moment. On a eu de la chance de passer de jour, avec du gros temps. On a pu passer un peu de temps dehors pour l’admirer. Dans la vie d’un marin, c’est un moment très fort et un aboutissement. Et puis ça nous a permis de passer du temps tous ensemble parce que finalement, on se croise plus qu’autre chose entre les quarts. »

La remontée de l’Atlantique Sud par Guillaume Pirouelle :
« Quand on franchit le cap Horn, on a tendance à se dire qu’on est bientôt arrivé mais Thomas nous avait prévenu qu’il ne fallait pas nous relâcher. Les routages ont été pessimistes jusqu’à l’équateur, on se disait qu’on allait perdre notre avance. Il a fallu s’accrocher. On a réussi à passer deux transitions mieux qu’attendu, ce qui nous a permis d’être un peu plus rapide qu’espéré. Mine de rien, ça faisait plus de 30 jours qu’on naviguait et le bateau commençait à fatiguer. On a eu une frayeur avec la casse de l’armure de J0 qui aurait pu avoir de plus graves conséquences. Mais on a su garder le rythme ! »

La dépression Ingrid et l’arrivée, par Frédéric Denis :
« Nous avions déjà plus de 35 jours de mer et on avait réussi à conserver de l’avance par rapport à IDEC Sport. La remontée dans l’alizé a été rapide mais chahutée. Ensuite, nous avons dû faire face à la dépression Ingrid qui nous barrait la route. Ce n’était vraiment pas facile à négocier et il y avait forcément de l’appréhension à ramener le bateau en un seul morceau. On sentait les vagues virulentes contre la coque et on sait que cela peut arracher des morceaux du bateau. On a su faire les bons choix et garder notre sang-froid. Ça nous a permis de tenir bon jusqu’au bout et de nous offrir ce record ! »

La joie de l’arrivée, par Pierre Leboucher :
« Ça fait vraiment du bien d’arriver ! Les dernières heures ont été compliquées à cause du passage de la tempête. Nous avions tous confiance dans le bateau mais on savait aussi que la casse pouvait survenir à tout moment. Mais on a tenu bon jusqu’au bout. Globalement, ça s’est toujours très bien passé entre nous, même si on a vécu 40 jours dans une petite zone de vie. Nous étions tous concentrés sur l’objectif, c’était vraiment chouette ! Tous nos proches sont venus, j’ai de la famille de Paris, des amis de Toulouse, mes voisins… Avec l’accueil du public, la chaleur humaine qu’on a ressentie ici à Brest, c’est juste incroyable et très émouvant ! »

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Trophée Jules Verne. Sodebo Ultim 3 bat le record en 40 jours 10 heures 45m 50s

C’est un véritable exploit qu’a réussi l’équipe de Sodebo, emmenée par Thomas Coville, avec Benjamin Schwartz, Frédéric Denis, Pierre Leboucher, Léonard Legrand, Guillaume Pirouelle et Nicolas Troussel, en battant enfin le record détenu depuis 2017 par l’équipage de Francis Joyon sur Idec Sport. Le trimaran a franchi la ligne d’arrivée entre Ouessant et le cap Lizard ce dimanche 25 janvier à 7 h 46. Il améliore le record d’une dizaine d’heures, malgré un ralentissement jusqu’à la fin dû à des conditions météorologiques difficiles, marquées par la tempête Ingrid. Réactions à venir.

De retour d’une mission de surveillance, la Marine nationale a survolé Sodebo Ultim 3 dans le golfe de Gascogne et a échangé par VHF avec Frédéric Denis la veille de l’arrivée, permettant d’apprécier les conditions météorologiques.
L’équipage s’est élancé le 15 décembre en profitant d’une fenêtre météo exceptionnelle. Après un départ canon, ils se sont offerts deux records* (Ouessant-équateur, océan Pacifique) et ont signé des temps de référence à chaque passage important, notamment aux trois caps (Bonne Espérance, Leeuwin, Horn).

Temps: 40j 10h 45m 50s
heure de passage 7h46 et 55s FR
Equart Idec: -12h 44’ 40’’
Nbr de milles: 28 315
Vitesse moy: 29,17 nds
7,2% de milles de plus que IDEC 1903 milles en plus
8,61% de vitesse en plus vs IDEC

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Trophée Jules Verne. Le record en vue pour Sodebo Ultim 3

crédit Jérémie Lecaudey - Team Sodebo

L’équipage de Sodebo Ultim 3 était en terre inconnue depuis vendredi après-midi, affrontant la tempête Ingrid avec des vents à 40 nœuds et des vagues de 10 mètres. Ce seront sans doute les 24 heures les plus longues pour l’équipe, en mer comme à terre. Le trimaran doit arriver avant dimanche soir à 20 h 30 pour battre le record d’IDEC Sport, détenu depuis 2017.

Il restait encore 500 milles nautiques à parcourir ce samedi matin pour Sodebo Ultim 3, avec une avance de 492 milles sur le record, mais celle-ci fond d’heure en heure. Les conditions de mer rendent la navigation dangereuse, alors qu’IDEC Sport accélérait franchement. Le record du Trophée Jules Verne ne devrait pas descendre sous la barre des 40 jours, mais il devrait néanmoins être battu. Un véritable exploit est attendu dans la nuit de samedi à dimanche. Thomas Coville et l’équipage de Sodebo sont attendus à Brest.

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Globe40. Les 2 concurrents déclarés ex aequo !

Epic arrival with Class40 BELGIUM OCEAN RACING - CURIUM, skippers Djemila TASSIN and Benoit HANTZPERG, and Class40 CREDIT MUTUEL, skippers Antoine CARPENTIER and Alan ROBERTS, finishing the race in Valparaiso (Chile) since Sydney (Australia), on January 22, 2026, Photo © Jean-Marie LIOT / Globe40 BELGIUM OCEAN RACING - CURIUM, skippers Djemila TASSIN and Benoit HANTZPERG CREDIT MUTUEL, skippers Antoine CARPENTIER and Alan ROBERTS

Après un scénario improbable où les 2 Class40 ont franchi la ligne d’arrivée en même temps, c’est le Comité de Course FFV de la GLOBE40 qui a du rendre sa décision relative à l’arrivée de l’étape 4 de la GLOBE40 : les 2 équipes BELGIUM OCEAN RACING – CURIUM et CREDIT MUTUEL sont déclarés EX AEQUO ; après enquête technique, des résultats contraires de l’analyse cartographique Adrena et du système de balises Yellow brick ne permettent pas d’obtenir un résultat incontestable. La décision a été transmise aux équipages concernés.

Ce samedi 23 janvier 2026 est à marquer d’une pierre blanche dans les annales de la course au large. Partis le 1er janvier de Sydney les concurrents de la 4ème étape de la GLOBE40 avaient à franchir 6228 milles en route directe pour rejoindre Valparaiso au Chili. L’étape a été à la hauteur de la réputation des mers du grand sud avec un parcours seulement limité à 50° sud. L’engagement des skippers sur ce parcours est maximal et les records de vitesse sont à nouveau tombés avec 459 milles enregistrés. Mais plus encore c’est sans doute l’arrivée des premiers à Valparaiso que l’on retiendra. Avec près de 7000 milles en surface parcourus à la vitesse moyenne de 13,40 nœuds – nouveau record d’un événement au large Class40 – les deux premiers BELGIUM OCEAN RACING – CURIUM et CREDIT MUTUEL terminent l’étape dans la situation incroyable d’une ligne d’arrivée avec un écart qui se compte en secondes. Devant la faiblesse de l’écart qui se compte en secondes et compte tenu des enjeux de cette étape à coefficient 3, les acteurs de la chaine sportive, organisation, direction de course, comité de course et jury international ont du se réunir pour prendre une position finale quant au classement de l’étape.

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Trophée Jules Verne. The Famous Project CIC a perdu sa grand voile !

La grand voile du Maxi Trimaran IDEC SPORT s’est à nouveau déchirée jeudi soir durant une manœuvre d’empannage déclenchée pour contourner l’île de Terceira aux Açores. Cette même voile majeure s’était déjà déchirée en son milieu durant une manœuvre similaire hier matin, contraignant Alexia et ses navigatrices à affaler la toile jusqu’au niveau du deuxième ris. Elles comptaient rallier Ouessant et la ligne d’arrivée sous cette configuration au demeurant parfaitement adaptée aux conditions tempétueuses qui sévissent sur les 1 000 et quelques milles encore à parcourir. Elles vont désormais devoir se priver de ce qu’il restait de cette voile, et naviguer exclusivement propulsées par leur mât aile (30m2) et leurs voiles d’avant.

C’est ainsi sous toilées qu’elles ont cette nuit enchainé de nouveaux empannages pour déborder ce matin l’île de Ponta Delgada et laisser les Açores dans leur sillage, pour prolonger leur route vers la péninsule ibérique. Les conditions sur zone, en bordure sud de la dépression, sont celles annoncées, plus de 35 noeuds de vent allant forcissant et une mer déjà bien formée avec ces vagues de plus de 6 mètres venues du nord ouest, qui ne vont cesser de se creuser ces prochaines 24 heures.

Une journée inamicale s’avance pour l’équipage entamée par 55 jours de mer, mais dont la volonté de rallier Ouessant et de boucler la boucle ne faiblit pas d’un iota. Au petit trot, propulsées par leur seul mât et voile d’avant, Alexia (Barrier), Dee (Caffari), Annemieke (Bes), Rebecca (Gmür Hornell), Deborah (Blair), Molly (LaPointe), Támara (Echegoyen) et Stacey (Jackson) le martèlent ; elles verront Ouessant et achèveront ce tour du monde, lundi soir prochain, voire mardi matin.

Alexia Barrier :
“Le jour en train de se lever, on n’a pas encore vu la mer et je pense que c’est mieux comme ça pour démarrer. On n’a pas de voile et on avance à plus de 10 nœuds de moyenne avec la surface du mât qui fait 30 mètres carrés. On pense qu’on va pouvoir dérouler le J3 (trinquette) vers 11 heures une fois que le plus gros de la mer sera passé pour la zone qui nous concerne. L’objectif c’est d’être toujours au-dessus de 10 nœuds. Christian (Dumard) nous a fait un routage avec une polaire spéciale, sans grand voile. On vous tient informés sur les différents timings. On reste prudentes évidemment…”

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Globe40. Les deux premiers terminent l’étape avec un écart de quelques secondes, le jury devra trancher !

jean-Marie Liot

Les deux premiers Class40 arrivés ce samedi à Valparaiso au Chili, BELGIUM OCEAN RACING – CURIUM et CREDIT MUTUEL ont terminé l’étape dans la situation incroyable d’une ligne d’arrivée avec un écart qui se compte en secondes. Compte tenu des enjeux de cette étape à coefficient 3, les acteurs de la chaine sportive, organisation, direction de course, comité de course et jury international se réuniront ce jour pour prendre une position finale quant au classement de l’étape.

Ce samedi 23 janvier 2026 est à marquer d’une pierre blanche dans les annales de la course au large. Partis le 1er janvier de Sydney les concurrents de la 4ème étape de la GLOBE40 avaient à franchir 6228 milles en route directe pour rejoindre Valparaiso au Chili. L’étape a été à la hauteur de la réputation des mers du grand sud avec un parcours seulement limité à 50° sud. L’engagement des skippers sur ce parcours est maximal et les records de vitesse sont à nouveau tombés avec 459 milles enregistrés. Mais plus encore c’est sans doute l’arrivée des premiers à Valparaiso que l’on retiendra. Avec près de 7000 milles en surface parcourus à la vitesse moyenne de 13,40 nœuds – nouveau record d’un événement au large Class40 – les deux premiers BELGIUM OCEAN RACING – CURIUM et CREDIT MUTUEL terminent l’étape dans la situation incroyable d’une ligne d’arrivée avec un écart qui se compte en secondes.

Une transpacifique sans concessions.
Partis le 1er janvier de Sydney, une bonne entrée en matière pour une nouvelle année, les concurrents de cette 4ème étape avaient devant eux un Pacifique à traverser dans sa totalité. Si des étapes ont pu être plus longues dans l’événement, comme l’étape 2 entre le Cap-Vert et l’île de la Reunion ( 8000 milles) cette étape du Pacifique était inédite avec un océan à traverser dans sa totalité d’ouest en est, loin de toute terre habitée, et passant par le fameux point Nemo. Un parcours ou les dépressions se sont succédées une fois descendu au Sud de la Nouvelle-Zélande dans les quarantièmes. Froid, fatigue, mers abruptes avec jusqu’à 7 mètres de creux, angoisse de la casse de matériel rien n’a été épargné aux équipages. Plus encore cette étape était pionnière en ce sens que c’était la première fois que les Class40 de nouvelle génération effectuaient un tel parcours, le double d’une transat. L’expérience a été concluante et ouvre la porte à de nouveaux territoires de développement pour la Class40.

Une arrivée à Valparaiso jamais vue dans l’histoire de la course au large
Sur l’ensemble des étapes de la 2ème édition de la GLOBE40, comme pour toutes celles de la 1ère édition, les lignes d’arrivée sont des lignes virtuelles avec des classements calculés par tracker satellite. La technologie donne aujourd’hui des outils qui modernisent cette partie de l’organisation. C’était donc le cas à Valparaiso avec une fréquence de position de toutes les minutes. La ligne d’arrivée était définie par une ligne entre un point à terre à proximité de l’entrée sud de Valparaiso et un point en mer. Arrivé avec 5 milles d’avance BELGIUM OCEAN RACING- CURIUM s’est retrouvé dans le dernier mille de la course englué dans une zone sans vent en baie de Valparaiso. CREDIT MUTUEL arrivant à pleine vitesse a su profiter de cette situation pour revenir à 500m du premier avant d’être englué à son tour dans des zones sans vent. A force d’efforts les deux concurrents ont pu se rapprocher de la ligne d’arrivée en étant quasiment bord à bord avant de passer celle-ci avec un écart se comptant en secondes. Au vu de la faiblesse de cet écart ( 59″), et des enjeux de cette 4ème étape à coefficient 3 les responsables sportifs de l’épreuve ont décidé de se concerter et de vérifier l’ensemble des éléments avant de valider un classement de l’épreuve. C’est la rigueur de cette organisation, issue de dizaines d’années d’expérience arbitrale des courses au large par la FFV, qui est aussi un témoin de la qualité globale de l’épreuve. Mais quelque soit le résultat ce sont deux magnifiques équipes qui se sont affrontées toujours dans le respect l’un de l’autre. Et l’attend avec impatience le récit de tous les autres concurrents actuellement en mer.

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Trophée Jules Verne. Rendez-vous en terre inconnue pour Sodebo Ultim 3 face à la tempête Ingrid pendant 20h!

Quel stress et quel suspens pour l’équipage du trimaran Sodebo Ultim 3 à qui il reste à peine 1 500 milles (2 778km) à parcourir jusqu’à la ligne d’arrivée du Trophée Jules Verne entre Ouessant et le cap Lizard. Pourtant, Thomas Coville, Benjamin Schwartz, Frédéric Denis, Pierre Leboucher, Léonard Legrand, Guillaume Pirouelle et Nicolas Troussel savent que ces dernières heures s’annoncent très délicates. Un défi de taille les attend : une forte dépression hivernale nommée Ingrid leur barre la route entre les Açores et le golfe de Gascogne. Face à ces conditions extrêmes que le bateau n’a jamais rencontrées mais pour lequel il a été normalement conçu, ils vont s’attacher à trouver le bon compromis pour continuer à progresser tout en restant en sécurité. Toujours en avance sur la trace d’IDEC Sport, l’équipage de Sodebo Ultim 3 est attendu sur la ligne d’arrivée entre samedi soir et dimanche matin. Pour faire tomber le record qui tient depuis 2017, ils doivent passer la ligne avant 20h31 dimanche soir…

Sonore de Nicolas Troussel sur les conditions attendues. Il est également tombé de sa bannette qui est tombée sur Benjamin.

Dans les alizés qui permettent de poursuivre la remontée de l’Atlantique, l’équipage a bénéficié d’un peu de répit ces dernières heures. « Ça tapait un peu mais on a levé le pied, confie Benjamin Schwartz. On est surtout dans la gestion pour anticiper la suite ». Tous ont en effet les yeux rivés sur ce qui les attend à partir de demain, quand ils se rapprocheront des Açores. « Une très grosse dépression hivernale nous attend et nous accompagnera jusque dans le golfe de Gascogne », explique Thomas Coville. Des vents de plus de 40 nœuds, des rafales à 50 nœuds et une mer déchaînée sont attendus, avec « plus de 10 mètres de houle », précise-t-il.

« Trouver le bon dosage entre vitesse et sécurité »
Alors que les premiers effets de la tempête seront perceptibles dès demain midi, rien n’est laissé au hasard par l’équipage de Sodebo Ultim 3 qui se prépare. Un check complet du trimaran géant a été réalisé. L’équipage travaille également étroitement avec la cellule routage à terre pour veiller à leurs trajectoires. « Notre but, c’est d’arriver à se laisser de la marge pour anticiper les conditions les plus fortes », précise Philippe Legros, responsable de la cellule routage. Concrètement, Sodebo Ultim 3 devrait rester à proximité de la route directe. « Si les routages nous amènent près de la côte espagnole, nous avons choisi de faire une route plus ouest afin de garder une marge de manœuvre ». Une fois passé le plus fort de la tempête, la fin de parcours s’annonce également incertaine, à cause de phénomènes secondaires générés par la dépression.

Cette dépression, « c’est Rendez-vous en terre inconnue » assure Philippe Legros. Pour y faire face, Thomas Coville rappelle qu’il est essentiel de « trouver le bon dosage entre la vitesse et notre sécurité et le record ». Benjamin Schwartz sourit : « le but c’est d’arriver avec le record mais d’arriver surtout ». Dans de telles conditions, il est difficile de connaître avec précision le moment où Sodebo Ultim 3 franchira la ligne d’arrivée. Thomas Coville évoque « une arrivée dans la nuit de samedi à dimanche, peut-être dimanche ». En attendant, la vigilance, la concentration et le sang-froid sont à leur maximum. « Cette tentative de Trophée Jules Verne n’aura pas été de tout repos, conclut Thomas. À nous de gérer du mieux possible ce nouveau défi.»

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Trophée Jules Verne. Thomas Coville sur Sodebo : “La fin ne va pas être facile !

Thomas Coville et son équipage, à bord du trimaran Sodebo Ultim 3, vont devoir doser la vitesse et la sécurité jusqu’à l’arrivée de ce Trophée Jules Verne, qui n’aura pas été simple du début à la fin. L’équipe reste cependant toujours bien partie pour réaliser un formidable exploit, même si personne ne veut encore le dire. Il va falloir patienter jusqu’à la ligne.

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IRC. Palanad 4 (FRA) remporte le Trophée de la Transatlantique RORC

Palanad 4 powered over the finish line in Antigua, completing the race in 8 Days 5 Hrs 55 Mis 50 Secs Credit. @Roddyacqua

Palanad 4 (FRA) a remporté le Trophée Transatlantique du RORC en IRC. Le Mach 50 Palanad 4 dessiné par Sam Manuard, propriété d’Olivier Magre, membre du RORC, et skippé par son fils Antoine Magre, également membre du RORC se sont imposé en temps compensé.

Alors que des concurrents sont encore en mer, aucun ne peut désormais battre le temps compensé IRC de Palanad 4, qui s’assure ainsi la victoire au classement général. Le Mach 50 battant pavillon français a terminé la course de 3 000 milles entre Lanzarote et Antigua en un temps écoulé de 8 jours, 5 heures, 55 minutes et 50 secondes, une performance exceptionnelle. Ce résultat marque une étape importante pour la famille Magre et le projet innovant Mach 50, qui a remporté la victoire au classement général dès sa deuxième course au large, après ses débuts lors de la Rolex Fastnet Race 2025.

Pour le propriétaire Olivier Magre, cette réussite revêt une signification profondément personnelle. « Pour moi, en tant que père, c’est un rêve fantastique », a déclaré Magre. « Gagner la RORC Transatlantic Race avec mon fils est le plus beau résultat que je puisse imaginer en voile. Je suis incroyablement fier d’Antoine et de ce qu’il a accompli. » Olivier Magre a navigué au sein de l’équipage du Palanad, conciliant son rôle de propriétaire avec celui de père fier et de membre engagé de l’équipe.

« À chaque instant, je suis le père », a-t-il déclaré en souriant. « Je dis à Antoine d’être prudent, de prendre soin de lui. Mais sur le bateau, c’est lui le patron. C’est lui qui prend les décisions, et l’équipage le suit. Pour moi, c’était facile d’être membre de l’équipage. Je préparais les repas, j’aidais là où je pouvais. Le mélange était fantastique. »

Palanad 4 (FRA) win the RORC Transatlantic Trophy for IRC overall in the 2026 RORC Transatlantic Race © Arthur Daniel/RORC Équipage du Palanad 4 : Olivier Magre (propriétaire), Antoine Magre (skipper), Sam Manuard, Jean-Philippe Saliou, Pablo Santurde, Simon Koster, Richard Fromentin.


Pour le skipper Antoine Magre et le membre d’équipage et concepteur Sam Manuard, cette victoire représente une validation décisive du concept Mach 50, en particulier de la conception de la quille basculante à étrave plate sous IRC. « Cette course est une première preuve de concept très solide », a déclaré Antoine Magre. « Nous croyions au potentiel de l’étrave plate en IRC, mais il fallait le prouver dans des conditions réelles en mer. Notre victoire au classement général ici nous place vraiment au niveau de ce qui nous attend ensuite. »

Antoine a souligné que ce résultat ouvre la voie à une compétition acharnée avec certaines des plateformes IRC les plus rapides au monde lors de la RORC Caribbean 600 le mois prochain. « Nous pouvons désormais nous réjouir à l’idée de courir contre les Carkeek 50, les TP52, les Volvo 70 et d’autres. Cette course montre que le Palanad 4 a sa place parmi eux. » Si la Rolex Fastnet Race a donné un premier aperçu du potentiel du Palanad 4, la victoire dans la RORC Transatlantic repose sur une préparation beaucoup plus approfondie. « La Fastnet n’était que notre troisième sortie en mer avec ce bateau », explique Antoine Magre. « Nous n’avions pratiquement pas eu le temps de nous préparer. Pour cette course, nous avons eu tout l’automne pour nous entraîner et peaufiner tous les détails. La différence a été énorme. »

Cette préparation s’est traduite par une course disciplinée et confiante à travers l’Atlantique, même sur des angles qui n’étaient pas idéalement adaptés à la conception du bateau. « Il s’agissait en grande partie d’une course au vent arrière, ce qui n’est pas nécessairement le point fort du bateau », a expliqué Magre. « Mais même nos angles les plus faibles sont plus rapides que les angles les plus forts de nombreux bateaux. Cela a fait la différence sur la distance.

L’équipage du Palanad 4 a allié expérience et cohésion tout au long de la traversée : Équipage du Palanad 4 : Olivier Magre (propriétaire), Antoine Magre (skipper), Sam Manuard, Jean-Philippe Saliou, Pablo Santurde, Simon Koster, Richard Fromentin. La capacité de l’équipage à rester cohérent et à éviter les problèmes majeurs s’est avérée décisive. « Il est extrêmement important d’avoir une course bien organisée comme celle-ci, surtout avec un nouveau bateau », a déclaré Olivier Magre. « L’organisation était excellente et le bateau lui-même s’est révélé remarquablement fiable. Même avec un nombre de milles très limité avant le Fastnet et maintenant une transatlantique complète, nous n’avons pas eu de problèmes majeurs. »

Perspectives d’avenir : prochaine course dans les Caraïbes
Avec le Palanad 4 désormais amarré à Antigua, l’attention se tourne déjà vers la suite, notamment la RORC Caribbean 600. « La différence entre la RORC Transatlantic Race et la Caribbean 600 est énorme », a déclaré Antoine Magre. « Six cents milles au lieu de trois mille ; plus de vent de travers, plus de vent de face, plus de transitions. Je pense que les gens seront surpris par les performances du bateau au vent. Cette course nous a donné une grande confiance. »

Pour Olivier Magre, Antigua est également l’occasion de faire une pause et de réfléchir. « Antigua est une destination fantastique », a-t-il déclaré. « Ma famille et mes amis sont ici pour nous rejoindre, et nous allons prendre le temps de profiter de cet endroit avant de rentrer chez nous. Gagner une course comme celle-ci et pouvoir en profiter ensemble est quelque chose de très spécial. »

Respect pour l’océan
La RORC Transatlantic Race de cette année a également été marquée par une tragédie sur Walross 4, qui nous rappelle les risques inhérents aux courses océaniques au large. Le Royal Ocean Racing Club et l’équipe du Palanad 4 ont exprimé leur respect et leur sympathie à toutes les personnes touchées, soulignant que le succès en mer se mesure toujours d’abord par la sécurité et le savoir-faire marin.

Un résultat déterminant
Pour Antoine Magre, cette victoire revêt une signification personnelle. « Remporter la RORC Transatlantic Race au classement général est quelque chose de très spécial », a-t-il déclaré. « Le faire avec mon père à bord, avec cette équipe et ce bateau, est quelque chose que je n’oublierai jamais. » Antoine a également réaffirmé son engagement à long terme envers le Club. « Je suis membre du RORC depuis 2016 et j’ai l’intention de le rester pendant très longtemps. Les courses du RORC occupent une place importante dans nos activités. »

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America’s Cup. Ernesto Bertarelli : « Le format précédent était destructeur pour la Coupe ! »

Ian Roman / America's Cup

Alinghi change de nom et devient Tudor Team Alinghi. L’équipe a officialisé sa participation à la 38e America’s Cup ce mercredi 21 janvier à Naples et fait partie des 5 équipes fondatrices de l’America’s Cup Partnership. Ernesto Bertarelli, patron de l’équipe Suisse était présent en personne pour défendre la nouvelle organisation mise en place. Interview en partenariat avec Cuplegend.com

Cuplegend : Quelles ont été les difficultés de la mise en œuvre de l’America’s Cup Partnership ? Vous avez plusieurs fois annoncé vous retirer.
Ernesto Bertarelli : Le format de la Coupe jusqu’à présent était un format qui ne favorisait pas la croissance de l’événement ni la multiplication des équipes, puisqu’il s’agissait d’un sport mécanique sans aucune limite. Et quand on a un sport sans aucune limite, on n’a pas de limite sur le financement des équipes, ni sur ce que l’argent peut faire en termes de technologie. Petit à petit, il y a donc une décroissance du nombre d’équipes. Sur la Coupe, le principe auparavant était que le gagnant rafle tout : c’est bien beau, mais c’est par définition un objectif destructeur pour l’événement. Petit à petit, on en est arrivé là. C’est ce que j’ai essayé de faire savoir et de faire comprendre. Heureusement, à force d’insister avec des prospectives et des points de vue différents, on est arrivé à voir la même chose, parce qu’on est tous dans le même bain. On souffre des mêmes difficultés.
On est donc arrivé à ce partenariat, qui va continuer à nous permettre de rivaliser sur l’eau de façon extrêmement dure, tout en nous permettant de nous côtoyer et de promouvoir notre sport ensemble. De la même façon que Roger Federer et Rafael Nadal se battaient jusqu’au dernier point sur un court de tennis, et qu’au sortir des matchs il y avait une amitié qui promouvait l’idée du sport. Ce n’est pas très différent.

La Coupe aura lieu dorénavant tous les deux ans. Il y avait aussi le projet de Grant Dalton d’organiser un championnat en AC40 entre chaque édition. Vous y étiez favorable ?
Non, cela n’a jamais été le cas. Le championnat d’AC40 n’a jamais été la Coupe de l’America. La Coupe de l’America doit être un événement inscrit dans un moment précis, dans une ville qui marque le temps. Effectivement, on ne pouvait pas l’organiser sur deux ans, parce que pour créer l’écrin d’un événement tel que la Coupe de l’America, on a besoin de plus de deux ans. Ce partenariat va donc nous permettre de nous mettre d’accord à l’avance pour prévoir des lieux adéquats, avec suffisamment de temps pour les préparer.

Ce championnat en AC40 était aussi une réponse au SailGP, qui a pris beaucoup d’ampleur… Est-ce que le board de l’ACP pourrait interdire aux skippers de la Coupe de participer au SailGP ?
Le circuit SailGP n’est pas vraiment en concurrence avec la Coupe. C’est très différent. C’est un événement qui se court avec des bateaux tous similaires, principalement en flotte. C’est comme Le Mans et la Formule 1 : ce n’est pas la même chose.
Des régates de série avec des monotypes existeront toujours. Il y a eu les FARR 40, les RC44, les TF35… Ce n’est pas l’intention du board d’interdire aux skippers d’aller régater en SailGP. Ce serait dommage de faire cela.

Interview cuplegend.com https://www.cuplegend.com/ernesto-bertarelli-le-format-precedent-etait-destructeur-pour-la-coupe/

January 21, 2026 Naples. America’s Cup Partnership (ACP) announcement at Palazzo Reale in Naples. Ernesto Bertarelli, Team Owner, Lourdes Millet, General Counsel , Nicolas Rolaz, Sailor Tudor Team Alinghi.
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