IDEC accuse un retard de 218 milles

IDEC SPort Trophée Jules Verne
© JM Liot/DPPI/IDEC

Francis Joyon le savait. A ces latitudes, le péage de Sainte Hélène est assez capricieux.
« On savait depuis le départ qu’on serait en avance à l’équateur, mais qu’on pourrait être en retard à Bonne Espérance » explique sans atermoiement Francis Joyon, «  avec des difficultés entre 10 et 20 degrés sud. C’est ce qui s’est passé, de manière un peu plus pénible que prévu. Notre objectif est d’avoir un retard minimum à Bonne Espérance car Banque Populaire V avait fait un temps extraordinaire sur cette partie du trajet. On tricote aujourd’hui le long des hautes pressions sans trop de vitesse. C’est une journée délicate à négocier après un très beau dimanche, où on a filé comme des flèches vers le sud, cadeau du ciel pour l’anniversaire de Bernard. »

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Idec paie cher aujourd’hui. A 22h35, il accuse un retard de 220 milles. L’hémorragie devrait se tarir dans les prochaines heures après avoir atteint le bord d’une dépression qui se forme. Depuis le départ, jamais l’équipe n’avait encaissé un tel retard comme on le voit sur ce graphique avec l’avance ou le retard heure par heure. En vert toute la descente de l’Atlantique nord.
idec