Thomas Coville attend toujours la fenêtre météo la plus favorable possible pour prendre le départ du tour du monde en solitaire. Jean-Luc Nélias est responsable de la cellule routage de Sodebo et en cette période d’attente passe plusieurs heures par jour à dépouiller les fichiers de prévision afin de guetter cette fameuse bonne fenêtre de départ. “La seule tranche du parcours sur laquelle nous pouvons choisir les conditions météo est celle entre Ouessant et l’équateur et notre objectif est de l’effectuer en environ sept jours, ” explique-t-il. “Pour cela, il nous faut un bon enchainement météo en quittant la Bretagne pour accrocher rapidement les alizés qui nous emmènent ensuite vers les tropiques.“
Normalement, à cette période de l’année, les dépressions se succèdent d’Ouest en Est et atteignent nos côtes. Dessous, l’anticyclone des Açores doit être centré sur l’archipel qui porte son nom. Le vent tourne autour de cet anticyclone dans le sens des aiguilles d’une montre, ce qui génère ce vent d’alizé, souvent soutenu, qui souffle globalement du Nord au Sud jusqu’à la zone équatoriale. “Et bien actuellement tout est à l’envers,” résume Jean-Luc. “L’anticyclone des Açores est devenu celui de l’Irlande et les dépressions balaient les Canaries et le Cap Vert laissant dessous un no-wind land, une zone de ‘rien’, sans vent. Il faut donc attendre que tout reprenne sa place pour que le ventilateur se remette en marche ! »









