Après leur arrivée hier soir au Cap en troisième place de cette première étape de la Volvo Ocean Race, Franck Cammas, Jean-Luc Nélias et Brad Marsh de l’équipage de Groupama racontent ces 24 jours de mer, leur option le long de l’Afrique, leur séparation de la flotte, et l’ambiance du bord.
Franck Cammas, skipper : « Ce n’est pas si mal, c’est sûr, la troisième place est bonne. On a fait le mauvais choix en Atlantique nord, mais au final, troisième, c’est bien et les points sont bons. C’était une étape très longue pour nous parce que la première option au Maroc n’était pas très bonne. C’était frustrant par moments, mais nous avons beaucoup appris. Nous sommes plus forts aujourd’hui ; nous sommes meilleurs pour la prochaine étape. Nous avons fait le choix (de descendre le long de la côte africaine -ndlr), le navigateur et moi. Nous en étions d’abord contents, nous avons fait ce que nous souhaitions, ce qui est important, mais finalement ça n’a pas marché. Les dernières 24 heures ont été très, très longues puisqu’on s’est retrouvés dans une dorsale anticyclonique, une zone sans vent. On s’est battus toute la nuit dernière pour en sortir et on était très contents de se rapprocher enfin du Cap ! »
Jean-Luc Nélias, navigateur : "C’était long, parce qu’on avait prévu de naviguer 21 jours et qu’on a mis 24 jours. Nous n’avions pas de vent les deux dernières nuits. Content de la vitesse du bateau ? Oui, juste après le départ, on était au reaching à 27 noeuds, on allait plutôt vite, on a traversé la flotte et pris la tête. Au près, tous les bateaux ont l’air rapides, avec peut-être un avantage pour Camper. Mais nous avons beaucoup navigué loin des autres donc peu de comparaison possible. "
Brad Marsh, numéro un : « 24 jours, c’était dur ! Par moments, j’avais l’impression qu’on essayait d’aspirer un chou avec une paille. C’était une bataille mentale intense, c’était difficile de ne pas avoir d’autres bateaux autour, mais nous sommes ici maintenant. L’ambiance à bord était fantastique et ça vient sans doute du fait que ces gars ont fait le Jules Verne et sont habitués à courir seuls autour du monde. Ils sont habitués à se battre, à se réveiller et à se motiver les uns les autres. »









