Les vacations de Dick, Corbella, Caffari, Meiklejohn et Verbraak

    Wouter Verbraak sur Hugo Boss
    Wouter Verbraak sur Hugo Boss

    Jean-Pierre Dick, Virbac-Paprec 3 : «Nous dépensons beaucoup d’énergie pour essayer de comprendre ce qui va nous arriver dessus. C’est une grosse dépression venant de Madagascar avec beaucoup d’air chaud tropical qui vient se réalimenter dans l’air froid. Ça a l’air assez violent. Nous essayons de nous reposer et bien préparer toutes les bricoles pour le coup de vent. Quelque part, il y a une sorte de stress, car nous ne savons pas à quelle sauce nous allons être mangés et il y a des manœuvres à faire dans le gros temps donc ça peut engendrer une sorte d’angoisse. Les bateaux sont vraiment sollicités dans ce temps-là donc on navigue sur des œufs ! L’Indien est assez sauvage et ce sont des vents cisaillés et des fronts super costauds ! Je crois que c’est assez connu que l’océan Indien est le plus difficile, car les dépressions sont assez jeunes : elles viennent d’Amérique du Sud, ou comme ici de l’Afrique du Sud comprimées entre le continent et Madagascar, très agressifs avec du vent de Nord ou de Sud très fort. Ça rend l’océan Indien un peu dangereux par rapport au Pacifique. Pour nous, le plus important c’est de ne rien casser et de rester dans la course. »

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    Anna Corbella, GAES : " Nous sommes hallucinés avec le près que nous devons faire. Nous allons essayer de passer cet anticyclone par le Nord car c’est impossible par le Sud car il y a une zone sans beaucoup de vent. Nous ne sommes donc pas très contentes parce que nous allons naviguer pendant trois jours au prés sans discontinuité. Cela signifie peu de vitesse et beaucoup d’inconfort. Le côté positif est la hausse des températures ! Nous devrions passer sous la longitude du Cap de Bonne-Espérance d’ici 24 heures selon les conditions météorologiques."

    Dee Caffari, GAES : " Voyons la réalité en face ! Nous sommes dans les Mers du Sud au près. C’est juste ridicule ! C’est tout de même dingue. J’ai fait le tour du monde à l’envers au prés et maintenant que je suis dans le bon sens je suis encore au prés. Tout le monde m’avait promis du portant. Quelque chose ne va pas dans le bon sens ! Ce n’est pas pourquoi nous avons signé dans la brochure de la Barcelona World Race. Remboursez ! "

    Andy Meiklejohn (NZL) et Wouter Verbraak (NED), Hugo Boss: " Les prévisions météo de ce matin je les ai jetées à la poubelle ! Quand nous avons un mauvais modèle météo comme celui que nous venons de recevoir, nous disons que cela n’arrivera jamais. Nous allons prendre une tasse de thé et espérer que tout aille bien. Il nous faut ce genre d’inspiration. Nous avons pris un peu de retard, mais nous continuons à regarder devant nous. La course continue, nous faisons notre job aussi bien que possible, et nous essayons de reprendre quelques places. Nous avons promis à Dee que nous allions la dépasser il y a deux semaines. Et maintenant nous sommes sûrs que nous allons tenir cette promesse. "