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    Geronimo a largué les amarres ce matin

    A 6 heures 30 heures (locale), après 54 heures d´escale forcée, Geronimo a quitté le port de Freemantle en Australie pour regagner le large et reprendre part à l´Oryx Quest.

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    Les réparations ont été réalisées en un temps record et dans des conditions spéciales (à quai) grâce à l´intervention efficace des équipes du port de Freemantle et à l´appui du Sailing Club. Pas une minute n´a été perdue, un avantage de taille quand il s´agit, comme c´était le cas, d´une course contre la montre. «Nous avons gagné au moins 24 heures », soulignait Olivier de Kersauson. Les Brestois ont également mis à profit cette escale forcée pour faire un check up complet du trimaran, et c´est extrêmement fatigués qu´ils ont largué les amarres. «Malgré l´escale, personne n´est vraiment frais à bord » confiait le skipper.

    Avant de retrouver le chemin de l´Oryx Quest, « rattraper l´autoroute », c´est-à-dire, descendre vers le sud, Geronimo affronte désormais des conditions pénibles, dans des vents faible et de face. En effet, pour rejoindre Perth, le trimaran a dû accomplir un arc de cercle vers le sud afin de bénéficier de vents portants et rester sur bâbord jusqu´au port australien. Ces vents portants et salvateurs, il y a trois jours, sont toujours installés à cause d´un petit anticyclone placé sur la route que Geronimo doit emprunter. Ils sont donc de face. «Dans une dizaine d´heures, un petit thalweg (avant du front froid) est annoncé, mais d´ici là, les conditions ne seront pas vraiment favorables. L´interprétation des écarts entre Geronimo et le reste de la flotte, ainsi que les perspectives ne pourront être envisagées qu´à partir du moment où les brestois auront rattrapé le flux perturbé d´ouest grâce auquel les autres concurrents glissent sans réel obstacle» explique Richard Silvani de Météo France.

    Joint à 14 heures 30 (française), le skipper du trimaran ne cachait pas son dépit. «Dans cinq jours on y verra plus clair, pour l´instant, on déguste et c´est cher ». En effet, alors que la route directe de la course est au 90° (est), Geronimo, contraint de redescendre pour la rattraper, tire des bords au près serré, entre le 130° et le 230°. «Deux fois la peine, trois fois la route » disent les marins à propos de cette allure ingrate. «Il ne faut pas que nous descendions trop au sud, parce que la petite dépression annoncée est assez haute. Mais il ne faut pas non plus que nous nous approchions de trop du Cap Leeuwin qui est un vrai pot de pus. Nous ne sommes pas sortis de là avant 20 heures et d´ici là, nous allons avaler des grenouilles de 1,80 m de long ! »

    (Source Team Geronimo)