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Mini ATlantique. Départ avancé et parcours modifié pour la seconde étape

Après une escale aux Açores, la flotte de la Mini Atlantique s’apprête à s’élancer pour le deuxième et dernier acte de cette grande traversée. Demain, mercredi, ils seront 56 bateaux sur la ligne de départ, après avoir enregistré 8 abandons lors d’une première étape particulièrement exigeante pour le physique comme pour le matériel.

En raison du risque orageux annoncé au large de l’archipel, la direction de course a pris la décision d’avancer le départ à 10h00 (heure locale). Le parcours a par ailleurs été adapté afin d’éviter les rencontres avec les orques.

Les concurrents s’élancent pour environ une semaine de mer en direction des Sables d’Olonne. Le début de parcours s’annonce technique et engagé, marqué par une météo instable et la menace persistante d’orages qui pourraient bousculer la stratégie établie et solliciter le matériel dès les premières heures de navigation.

Joseph Cloarec est second du classement série.

« Le départ va se faire dans une dépression avec des orages, ce qui risque de secouer dans tous les sens, tandis que la fin dans le golfe de Gascogne reste très incertaine », prévient Joseph Cloarec (MINI FIFTY-FIFTY, n° 994), actuellement 2ème au classement général des bateaux de Série. « Même si les fichiers annoncent entre 15 et 25 nœuds de vent au début, un orage peut vite créer des surprises. Il faudra faire attention dès le départ à ne rien casser et ne pas se mettre en danger, afin de rester à 100 % pour la fin de course. »

Koki Sawada

Du côté des Protos, le leader Julien Letissier (BRANCHET, n° 1069) aborde ce retour vers la Vendée avec un matelas confortable. Fort d’une prestation magistrale sur l’aller, il compte plus de 11 heures d’avance sur son premier dauphin, le Japonais Koki Sawada (DMG MORI SAILING ACADEMY 2, n° 1048), et près de 20 heures sur Tomas Jouans (MINIMOANA, n° 791).

Malgré une blessure au doigt, Koki Sawada (DMG MORI SAILING ACADEMY 2, n° 1048) compte bien jouer sa chance à fond : « L’essentiel est de pouvoir repartir malgré mon doigt blessé. Avec 11 heures de retard sur Julien, ça ne sert à rien de faire la même route que lui. Je compte naviguer de manière un peu plus agressive et prendre des risques. Je me sens confiant, et même si l’objectif premier est de finir, j’ai envie d’attaquer. »

Série : Un suspense total et des écarts infimes

À l’inverse, le scénario Série s’annonce sous haute tension. Tout reste à faire pour les prétendants au podium : à peine 1 heure et 30 minutes séparent Ronan Jézégou (IRISH EXPRESS, n° 1119), vainqueur de la première étape, de Joseph Cloarec (MINI FIFTY-FIFTY, n° 994), second, et de Thomas Darmont (DÉMOSTHÈNE, n° 1122), qui complète ce podium provisoire. Le moindre choix tactique ou la moindre défaillance technique pourrait rebattre intégralement les cartes.

Derrière le trio de tête, Nienke Mullink (n° 968), 4ème au général et première féminine, aborde cette seconde manche avec pragmatisme et détermination : « Le bateau est en parfait état et le travail a été bien fait, ce qui me donne une vraie confiance après les soucis de la première étape. Cette étape s’annonce très délicate et technique avec un parcours piégeux. C’est une nouvelle course : mon objectif reste inchangé, sans me soucier d’un quelconque statut de favorite. »

Si certains skippers ont pu profiter de plusieurs jours de repos et de tourisme sur l’île, d’autres ont vécu une véritable course contre la montre pour pouvoir être au départ demain.

Dernière arrivée à Horta après une première étape éprouvante et marquée par des soucis techniques, Carla Hénon Steck (BAHIA EXPRESS, n° 551) aura passé moins de 36 heures à terre : « Je n’ai pas vraiment eu le temps de profiter : j’ai dormi, pris mon petit-déjeuner et appelé mes parents. Malgré les galères, j’ai pris du plaisir sur cette première manche. Il y a eu plein de moments hyper sympas. Même à un moment où je me savais loin derrière, c’était trop bien : la couleur bleue de l’océan qu’on ne retrouve qu’au milieu de l’Atlantique, le ciel étoilé… Tout ça, c’était magnifique. Il y a évidemment eu des passages plus durs, mais je retiens surtout ces superbes moments. »

Source CP