Les Bleus se multiplient aux Etats-Unis. Du 13 juillet au 8 août 2026, une délégation de l’Équipe de France de Voile olympique participera au Sailing Grand Slam de Los Angeles, cinquième et dernier rendez-vous du circuit 2026. Réparties sur trois séquences et deux sites, ces régates sont organisées aux mêmes dates et sur les plans d’eau qui accueilleront les épreuves de voile lors des Jeux Olympiques de Los Angeles en 2028.
Une première approche des Jeux olympiques de 2028
Ce grand rendez-vous estival se décline en trois séquences. Du 13 au 16 juillet, les planches à voile (iQFOiL) et le kitefoil ouvrent la marche sur le site emblématique de Long Beach. Du 17 au 24 juillet, place aux dériveurs solitaires (ILCA 6, ILCA 7) et au dériveurs doubles (470) dans la marina de San Pedro. Enfin, du 3 au 8 août, les équipages de dériveurs doubles (49er, 49erFX) et de catamaran à foil (Nacra 17) concluront cette étape américaine, toujours à San Pedro.
Les épreuves de voile de Los Angeles 2028 se dérouleront elles aussi en deux temps et sur ces deux sites historiques du sport californien. Long Beach, qui avait déjà accueilli la voile olympique en 1984, ouvrira le programme du 16 au 20 juillet 2028, avant que le port de San Pedro, arène de la voile en 1932, ne prenne le relais du 23 au 28 juillet.
Naviguer dès 2026 sur ces mêmes plans d’eaux permet aux équipages français de commencer à intégrer les spécificités locales, vent, courant et houle du Pacifique, deux ans avant la grande échéance olympique.
Guillaume Chiellino, Directeur Technique National : « Découvrir un plan d’eau olympique, c’est toujours un moment un peu magique. La voile fait partie des rares fédérations à déjà envoyer des athlètes reconnaître le site des Jeux, parce que chaque plan d’eau est différent. La voile est un sport qui a tout intérêt à passer du temps sur les zones de compétition en amont. L’axe principal de ce séjour, c’est vraiment de nous acculturer aux spécificités du vent, de l’état de la mer, du courant… Il n’y a pas meilleur entraînement que d’aller sur le plan d’eau des Jeux eux-mêmes. On a également fait le choix pour la performance de tester le village olympique, de manière à sécuriser notre plan logistique le plus tôt possible, et pouvoir se concentrer uniquement sur la performance.
On est aussi loin des Jeux de Paris 2024 qu’on est proche de ceux de Los Angeles 2028. Il reste deux ans, et par expérience on sait que ça va très vite ! Il faut bien comprendre qu’aujourd’hui il n’y a encore aucun athlète sélectionné et aucun bateau qualifié pour les Jeux. Il y a tout un process de qualification et de sélection qui commencera en 2027. Par contre, pour ce Sailing Grand Slam on a fait une sélection d’athlètes qui sont aujourd’hui en capacité d’aller chercher une médaille olympique. »
Loïc Billon, Manager de l’Équipe de France de Voile Olympique : « Ce que l’on attend de ces épreuves, c’est que les athlètes se sentent bien sur le plan d’eau, qu’ils prennent du plaisir à y naviguer. Les premiers entrainements correspondent exactement à ce qu’on attendait : une brise thermique assez puissante, des conditions sportives. Ce ne sera pas là qu’on évaluera les athlètes en termes de résultats, car nos épreuves de références restent les championnats du monde et d’Europe. Ici, ce qu’on va aller chercher c’est la mise en œuvre de toute notre organisation, le comportement et l’état de forme des athlètes et surtout ce qu’ils vont emmagasiner comme expérience et comme sensations sur l’eau pour être prêts dans deux ans. Le futur village olympique est en place depuis les Jeux de 1984. C’est une université très importante, avec des hébergements partout et des installations sportives dignes d’une ville. Aujourd’hui tout est prêt, il n’y a pas de travaux. Pour nous, c’est plutôt un avantage de nous y préparer, de voir la logistique de transport entre les sites, et surtout de nous retrouver tous ensemble dans un même bâtiment, entraîneurs, staff et athlètes. »
Tim Mourniac, catamaran à foil (Nacra 17) : « Il y a pas mal d’excitation à l’idée d’aller pour la première fois à Los Angeles, découvrir le plan d’eau, un peu la ville, les transferts entre la potentialité olympique et le club. C’est un moment assez fort de la saison, il faudra avoir les yeux ouverts et prendre le maximum d’informations là-bas. Et pourquoi pas, si on se sent bien, marquer un peu notre territoire. »
Louise Cervera, dériveur solitaire (ILCA 6) : « On est arrivés vendredi dans la nuit et il a fallu s’adapter très vite, le décalage horaire n’a pas été simple les premiers jours. Mais dès qu’on a pu naviguer, on a découvert un plan d’eau vraiment particulier : du courant, du clapot, une eau froide, un air un peu lourd dans les voiles. On a aussi deux zones de course très différentes, une à l’intérieur, plate, où les rafales tombent un peu de partout, et une à l’extérieur, avec des vagues et un vent plus établi qui suit la côte. Il va falloir savoir naviguer sur les deux, sachant que les finales se joueront à l’intérieur. On sera logés au village olympique plutôt qu’à côté du port, à presque une heure de route du plan d’eau, justement pour tester nos routines de récupération et d’échauffement en configuration proche des Jeux. On a la chance d’avoir tout un staff avec nous sur place, la logistique, la cellule météo, la cellule médicale, ils font un travail formidable ! On est un peu en mode JO, et ça permet à tout le monde de prendre ses marques. Mais je ne dirais pas qu’on met déjà un pied dans les Jeux, mais plutôt un pied dans tout ce qu’il va falloir mettre en place d’ici 2028. C’est un vrai sentiment de découverte, et ça nous permet déjà de noter ce qu’il va falloir travailler une fois rentrés à la maison. »
Guillaume Chiellino, Directeur Technique National : « A deux ans des Jeux, on a déjà une équipe de France très soudée, très déterminée à briller. »
Qualification et sélection : le chemin vers Los Angeles 2028
La sélection pour les Jeux Olympiques se déroule en trois temps :
- La qualification de la nation : l’Équipe de France doit d’abord qualifier sa série, c’est à dire obtenir une place olympique pour la France dans chaque discipline. Le processus de qualification débutera en janvier 2027 à Fortaleza, au Brésil, avec les championnats du monde des séries en solitaire, avant les championnats du monde des séries en double, prévus en Pologne à l’été 2027. Les championnats d’Europe de chaque série suivront au cours de la même année. Les nations n’ayant pas encore obtenu leur place à l’issue de ces échéances auront une dernière opportunité lors de la Last Chance Regatta, prévue début 2028.
- La sélection des athlètes : tout au long de la saison, le comité de sélection s’appuie sur les résultats sportifs des athlètes pour déterminer les équipages et les athlètes qui participeront aux Jeux Olympiques.
- La validation : la sélection des équipages est ensuite validée par le CNOSF, qui annonce officiellement la composition de l’Équipe de France Olympique.
Les Bleus engagés à Los Angeles cet été
A ce jour, aucun bateau n’est encore qualifié et aucun athlète n’est sélectionné pour les Jeux de Los Angeles 2028. Les athlètes engagés pour le Sailing Grand Slam ont été retenus sur la base de leurs performances 2025, à l’exception de Manon Peyre et Amélie Riou, sélectionnées à la suite de leur récent résultat en championnat du monde.
Kitefoil femmes
Encadrement : Pascal Chaullet et Antoine Weiss
-Lysa CAVAL (Hyères KA)
-Lauriane NOLOT (Hyères KA)
Kitefoil hommes
Encadrement : Pascal Chaullet et Antoine Weiss
-Benoit GOMEZ (C V Arcachon)
Planche à voile à foil hommes (iQFoil)
Encadrement : Julien Bontemps
-Tom ARNOUX (Y C Pointe Rouge)
-Nicolas GOYARD (ACPV Nouméa)
Dériveur solitaire féminin (ILCA 6)
Encadrement : Nicolas Le Berre
-Louise CERVERA (C N Mandelieu)
Dériveur double mixte (470)
Encadrement : Philippe Boudgourd
-Matisse PACAUD (Y C Cannes) et Lucie DE GENNES (Y C Cannes)
Dériveur double masculin (49er)
Encadrement : Emmanuel Dyen
-Erwan FISCHER (C N La Baule Pouliguen Pornichet) et Clément PEQUIN (La Rochelle Nautique)
Dériveur double féminin (49erFX)
Encadrement : Emmanuel Dyen
-Manon PEYRE (La Pelle Marseille) et Amélie RIOU (La Pelle Marseille)
Catamaran double mixte (Nacra 17)
Encadrement : Gildas Philippe
-Tim MOURNIAC (ASN Quiberon) et Aloïse RETORNAZ (SN Sablais)
Programme Sailing Grand Slam Los Angeles
13 – 16 juillet Long Beach : planches à voile iQFOiL et Kitefoil
19 – 24 juillet San Pedro : dériveur solitaire (ILCA 6, ILCA 7) et 470
3 – 8 août San Pedro : 49er, 49erFX et Nacra 17
Décalage horaire : compter +9h à Paris
Détail du programme à Long Beach – Kites et planches à voile iQFOiL
-Dimanche 12 juillet à 18h00 : cérémonie d’ouverture (03h du marin le lundi à Paris)
-Lundi 13 et mardi 14 juillet : séries préliminaires
-Mercredi 15 juillet : série d’élimination
-Jeudi 16 juillet : finales et cérémonie de clôture à 17h00 (02h du matin le vendredi à Paris)
Détail du programme à San Pedro : dériveurs (ILCA 6, ILCA 7, 470)
-Samedi 18 juillet à 18h : cérémonie d’ouverture (03h du matin le dimanche à Paris)
-Dimanche 19 et lundi 20 juillet : série préliminaire
-Du mardi 21 au jeudi 23 juillet : série d’élimination
-Vendredi 24 juillet : courses finales et cérémonie de clôture à 18h30 (03h30 du matin le samedi à Paris)
Détail du programme à San Pedro : dériveurs doubles (49er, 49erFX) et multicoques (Nacra 17)
-Dimanche 2 août, 18h00 : cérémonie d’ouverture (03h du matin le dimanche à Paris)
-Du lundi 3 au mercredi 5 août : série préliminaire
-Jeudi 6 et vendredi 7 août : série d’élimination
-Samedi 8 août : courses finales et cérémonie de clôture à 18h30 (03h30 du matin le samedi à Paris)


















