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Solitaire du Figaro. Perte d’aérien pour Loïs Berrehar, 7e au général

Vincent Olivaud / La Solitaire du Figaro
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Favori au départ pour remporter cette édition, deuxième de la 1ère étape, le skipper Banque Populaire a sauvé la 2e après avoir perdu son aérien. Il est 7e au classement général à 1 h 50 du leader. Tout reste encore à faire sur la dernière étape dont le départ sera donné dimanche à 19 heures (Pornichet-Le Havre).

Cette 2e étape entre Vigo et Pornichet a été particulièrement éprouvante à cause de l’absence de vent et de la perte de ton aérien. Comment l’as-tu vécu ?
C’était un peu éprouvant physiquement mais surtout très éprouvant pour les nerfs. À cause de ce problème d’aérien, il a fallu accepter de perdre du terrain alors que j’étais à bout en matière de sommeil. J’ai vraiment essayé de prendre un maximum de recul, de me dire que ce n’est qu’un coup dur à surmonter. Le fait de préparer le Vendée Globe pour Banque Populaire m’a permis d’être davantage dans l’acceptation. Je crois que c’est ce qui m’a permis de revenir dans le jeu et d’en tirer du positif.

Tu as la sensation d’avoir franchi un nouveau palier dans ton expérience de la course au large ?
Oui complètement. Plutôt que de me plaindre ou me morfondre, j’ai tout fait pour continuer, en me disant qu’il s’agissait désormais d’une aventure et qu’il fallait aller au bout. Je suis revenu en Figaro dans une logique de performance mais aussi pour me confronter à ce genre de situation. En mer, j’ai écouté des podcasts de marins qui disputaient le Vendée Globe et ça m’a aidé. Si je commence à me morfondre à cause d’un problème dans le golfe de Gascogne, je ne suis pas près de faire le tour du monde ! (rires). En tout cas, j’ai tout fait pour garder cet état d’esprit jusqu’au bout.

Comment as-tu perdu ton aérien et comment as-tu fait pour rester aux avant-postes sans connaître la force et la direction du vent ?
C’est lors de la deuxième nuit que la foudre a frappé non loin du bateau. L’air s’est chargé d’électricité et ça a endommagé l’aérien. Après, j’ai navigué à l’ancienne, en restant à la barre et en me repérant grâce au compas à boule, à la trace de mes concurrents… Heureusement, j’ai réussi à récupérer mon pilote automatique pour les deux derniers jours.

En fin de course, tu parviens à remonter de la 30e place à la tête de flotte avant de finir finalement 9e de l’étape. Il y avait de la frustration de ne pas avoir poursuivi ta « remontada » ?
Oui bien sûr. J’avais réussi à dormir un peu la nuit précédente et je me sentais plus frais et plus lucide dans le final. J’aurais aimé finir sur une note positive mais je me suis retrouvé bloqué par l’absence de vent juste avant le franchissement de ligne. Et puis il ne faut pas oublier que je reviens de loin. J’aurais pu avoir 4 heures de retard au classement général et finalement il y a moins de 2 heures.

Justement, quelles seront tes ambitions lors de la dernière étape (Pornichet-Le Havre) qui part ce dimanche ?
J’ai très envie de me rattraper ! Je n’ai pas baissé les bras et je suis toujours aussi motivé. Je suis bien placé pour savoir qu’il peut se passer beaucoup de choses lors d’une dernière étape. L’an dernier, j’avais récupéré quasiment 2 heures sur le leader… À la Solitaire du Figaro, tu ne sais jamais ce qu’il peut se passer. Ce qui va être intéressant, c’est qu’il y a beaucoup de large et que ça pourrait être venté à la fin. Ça donne envie de tout donner.

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