La rade de Marseille a passé sa plus belle robe pour cette première journée de la 60e édition de la Snim. Un soleil éclatant et une jolie brise générée par une queue de mistral oscillant entre 15 et 25 nœuds établis ont servi les 1 500 marins pour les toutes premières régates de l’édition anniversaire de la Snim. Des conditions parfaites pour imprimer d’entrée de jeu de larges sourires sur les visages des équipages. Pour cette édition anniversaire, la Société Nautique de Marseille accueille une prestigieuse marraine, Justine Mettraux, recordwoman du dernier Vendée Globe et récompensée du titre de navigatrice de l’année.
Champagne Sailing : la rade nord en effervescence
Cette radieuse première journée de la Snim a permis de lancer la grande course pour les plus grandes unités et les duos, une épreuve particulièrement plébiscitée par les coureurs. Dès 15 heures, les départs se sont succédés dans un flux de nord-ouest établi autour de 15-20 nœuds, orienté au 320, avec une houle sensible qui pouvait complexifier les relances. Premiers à partir, les IRC 0 et IRC 1 se sont élancés sans encombre sur un parcours de 35 milles, emmenant les régatiers à allonger la foulée entre Corbières, le Frioul et Carry le Rouet.
Chez les IRC 2 et IRC 3, la tension était palpable pour ce premier départ, conduisant le comité a lancer une procédure sous black flag. Au vu de ces conditions incroyables, il aurait été dommage de débuter cette 60e édition par une disqualification ! D’autant que le comité avait à cœur de préserver les marins pour cette première journée, afin de ne pas compromettre la suite des festivités.
A suivre, la troisième et dernière procédure de la rade nord a libéré les 12 concurrents régatant en duo, impatients de s’élancer à leur tour dans le sillage des autres classes.
Le renforcement annoncé du vent en fin d’après-midi a permis de belles pointes de vitesse pour les premiers équipages. Pour les autres, le flux de nord-ouest ayant perdu en intensité aux dernières lueurs du jour, assurait une fin de course toute en douceur pour les unités les moins rapides.
C’est l’équipage du TP52 Team Guenifey, mené par Julien Llorca, qui s’impose en réel sur cette première journée « C’est merveilleux. Des conditions exceptionnelles pour ce bateau. Nous avons fait des pointes à 25 nœuds sous spi devant Carry. Pour cette troisième Snim, nous sommes 15 à bord, nous commençons à bien nous connaitre et à prendre beaucoup de plaisir »

Trois manches pour les sudistes
Dans la rade sud, la journée s’est déroulée avec une ponctualité maîtrisée, les IRC 4 s’élançant à 15h05, rapidement suivis par une flotte de J70 particulièrement dense avec 24 équipages engagés. Les Grand Surprise ont ensuite pris le départ à 15h25. Trois manches ont pu être validées sur des parcours construits d’environ 1 mille, avec deux bouées à contourner, sans porte, pour des formats de 50 minutes. Le vent établi autour de 15 nœuds, accompagné d’une houle modérée, a offert un plan d’eau technique à tous les équipages. La direction du comité était assurée aujourd’hui par Paul Bastard, avant l’arrivée de Corinne Aubert, comité au Trofeo Princesa Sofia Mallorca à Palma, attendue à partir de samedi.
Chez les J70, c’est l’équipe d’Euro Voiles, qui s’impose :
« C’est notre première Snim ensemble, qui nous sert de galop d’essai pour le championnat du monde qui aura lieu sur le même plan d’eau. On a rencontré un flux de 25 nœuds dans la dernière manche, mais on aime quand ça glisse fort »
Zoom Sur : le classement IRC promotion
Face à l’évolution des flottes IRC, marquées par l’arrivée de bateaux de plus en plus optimisés pour la jauge, un nouveau classement IRC Promotion apparaît en 2026 pour redonner de la lisibilité aux voiliers de série. L’objectif consiste à rééquilibrer la compétition en isolant ces unités, souvent utilisées en club, face à des machines orientées performance. L’accès repose sur des critères techniques précis : production en série supérieure à 15 exemplaires, conception antérieure à 2011, déplacement longueur élevé et absence de mât carbone, afin de cibler des bateaux plus lourds et polyvalents. Des modèles comme les First 31.7, Sun Fast 3200 ou JPK 9.60 entrent dans ce cadre. Réservé aux équipages amateurs, ce classement s’intègre aux catégories IRC existantes et sera visible dès les épreuves méditerranéennes 2026, avec l’ambition de densifier les flottes et relancer la participation. Avec cette mesure prise à initiative du Yacht Club de France, la société Nautique de Marseille félicite cette avancée qui permettra à des équipages amateurs de remporter un nouveau trophée dans le cadre de la Snim, tout en préservant les classements conventionnels en IRC.
Ils ont dit :
Henri Escojido, président de la Société Nautique de Marseille : « C’est une grande émotion de vivre cette 60e édition, d’autant que j’ai couru ma première Snim en 1987. Je remercie les comités, les permanent, ainsi que tous les bénévoles qui sont sur le pont depuis un moment pour préparer au mieux cette édition anniversaire »
Justine Mettraux, marraine de l’épreuve « Ça fait plaisir de courir sur le plan d’eau avec vous. Les conditions s’annoncent excellentes, je vous souhaite de passer du bon temps !»
Source CP


















