La première journée du Spi Ouest-France Banque Populaire Grand Ouest s’est ouverte dans des conditions bien toniques ce matin en baie de Quiberon. Sous un ciel gris et quelques averses, près de 390 bateaux ont pris les départs, portés par un vent d’ouest bien établi. Les parcours construits et côtiers se sont enchaînés à un rythme soutenu, avec pas moins de 62 courses disputées, témoignant de l’intensité de cette première journée de régates.
Cette météo humide, aux accents presque automnaux à La Trinité-sur-Mer, n’a en rien entamé l’enthousiasme des équipages. Bien au contraire, elle a offert un terrain de jeu idéal, propice à une navigation engagée. Entre risées et belles glissades, les premières courses ont donné lieu à des départs disputés et des manœuvres serrées, offrant un spectacle de toute beauté en baie de Quiberon.
Une entrée en matière sportive, engagée et intense, qui lance un week-end de régates prometteur.
Demain, changement complet de configuration météo avec un vent de Sud et plutôt du beau temps. On attend autour de 15 nœuds le matin se renforçant jusque 20 nœuds dans l’après-midi. Comme c’est du vent du Sud, c’est du vent du large, il y aura donc du clapot et des vagues, ce qui devrait constituer le principal défi pour les équipages. Il y aura peu d’effets de site, donc ce sera avant tout une course de pilotage des bateaux, où la gestion des vagues et des rafales feront la différence.
Ils ont dit
Gilles Bricout, Directeur de course : « Elle a été tonique, cette première journée… humide dès le matin. Nous avons enregistré un pic de vent autour de 20 à 25 nœuds vers 14h, avant une amélioration dans l’après-midi. Une belle mise en jambe pour ce 48è SPI ! »
Gaston Morvan, à bord du Class40 VSF Sport : « C’était une très belle première journée. On a couru un super parcours, assez tonique. En Class40, tout le monde est très affûté, avec des profils variés et beaucoup de navigateurs expérimentés, ce qui a donné des matchs très serrés. On s’est vraiment régalés. On termine 3e après avoir réussi à doubler quelques concurrents sur la fin, donc on est très contents de ce début et on va essayer de faire encore mieux dans les prochains jours. »
Yoann Richomme, skipper du Figaro 3 Paprec : « C’est un vrai plaisir d’être de retour au Spi. J’y participe presque tous les ans et je suis toujours aussi heureux d’être là. On va avoir de belles conditions et une très belle classe en Figaro Beneteau 3 : nous sommes 17, on ne s’attendait pas à être aussi nombreux, donc ça promet une belle régate. C’est aussi l’occasion d’embarquer des membres de l’équipe IMOCA et de partager ces moments sur l’eau. Naviguer en baie de La Trinité est toujours un plaisir : hier, c’était idéal pour s’entraîner, avec une mer plate et du soleil. Le Spi, c’est vraiment un bel événement. J’adore. »
Manee Steff, 17 ans, équipier du J80 Millesime : « C’est la première fois que je participe au Spi Ouest-France. Ça fait deux ans qu’on navigue en J80 sur le circuit en flotte partagée, notamment à Lorient. Cette année, on s’est lancé avec un équipage jeune pour venir au Spi. On a quand même embarqué deux-trois anciens pour avoir un peu d’expérience à bord ! L’objectif, c’est surtout de découvrir et de s’amuser. Après, si on peut faire de la performance, ça fait toujours plaisir. »
Adélaïde Regnault, équipière à bord de l’Open 5.70 Eurphoric suite au point météo avec Jean-Yves Bernot : « Ce point météo m’a apporté des informations beaucoup plus précises que ce que l’on voit habituellement sur les modèles. Ça permet d’affiner notre lecture du plan d’eau et d’ajuster la stratégie. On va essayer de jouer avec ces éléments sur l’eau… et voir ce que ça donne sur le Spi ! »
Nicolas Lunven : « Mon premier Spi Ouest-France remonte à 1998. Je ne les ai pas tous faits, mais je dois en être à une vingtaine. J’ai navigué ici sur de nombreux supports, en IRC, en J80, en Farr ou encore en Half Ton, et c’est je crois une première en Figaro. En équipage, c’est un exercice différent du solo, avec des parcours plus courts et techniques, mais on a tous l’habitude de naviguer sur ce bateau, en solo ou en double, donc je ne suis pas trop inquiet. Après le Vendée Globe, revenir en Figaro: c’est petit, on ne tient même pas debout à bord, mais c’est très sympa. Ça me trottait dans la tête depuis un moment de revenir, et quand Yoann Richomme a annoncé son retour, je me suis dit que je n’allais pas le laisser tout seul ! C’est un vrai petit challenge personnel, parce que revenir en Figaro après presque dix ans, ce n’est pas si simple, mais pour l’instant je suis très content. Ça s’annonce comme un bon week-end à La Trinité. »


















