Vers 4 heures du matin (heure française), à 60 milles au large du Cap Finisterre (pointe nord ouest de l’Espagne), Virbac-Paprec a cassé son étai alors qu’il naviguait sous spi dans 30 nœuds de vent et dans une mer formée. Les deux marins ont affalé aussitôt les voiles et assuré le mât en remplaçant l’étai par des drisses. Sans ce câble qui tient longitudinalement le mât, il est désormais très risqué de renvoyer les voiles pour continuer la course. Jean-Pierre Dick et Bruno Jourdren ont donc décidé de mettre le moteur pour rejoindre Vigo (Espagne) et donc d’abandonner la course. Les 2 marins sont très déçus.
"L’étai est tombé comme une feuille morte à 2h00 TU. Depuis le départ, on naviguait sous spi et dans ce cas l’étai bouge beaucoup. C’est sans doute cela la cause de la casse. Heureusement, on a réagi à temps avec Bruno et on a remplacé très rapidement l’était par des drisses pour tenir le mât longitudinalement. L’essentiel est d’avoir préservé le mât car quand ça tombe, cela peut faire de gros dégâts sur le bateau. A un moment, on pensait aller à Madère dans cette configuration pour réparer mais c’est trop risqué d’envoyer une voile et surtout il n’y a plus de régate au contact. On a donc décidé de rejoindre Vigo au moteur. Le port espagnol est distant de 90 milles et on devrait y arriver en une journée. On abandonne donc la Transat ag2r. On est très déçu car c’est beaucoup de boulot pour être sur la ligne de départ. Je comptais beaucoup sur cette course pour approfondir mon apprentissage en Figaro mais malheureusement la casse matériel fait partie du jeu de la régate", explique Jean-Pierre Dick.
Abandon de Virbac-Paprec
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