L’étai d’Esprit 93 s’est rompu ce matin vers 9h au large du Cap Finisterre, dans du vent fort et une mer grosse. Marine Chombart de Lauwe et Julien Brangé ne sont pas blessés et ils ont réussi à sauver leur mât. Ils font route au moteur vers Vigo qu’ils devraient atteindre demain matin. Au courage, les deux jeunes navigateurs veulent réparer et repartir pour aller au bout de l’aventure soutenue par les entreprises de Seine saint-Denis.
Avarie majeure à bord d’Esprit 93 vers 9h ce matin. Dans du vent fort et une très grosse mer au large du Cap Finisterre, l’étai de leur Figaro Bénéteau a lâché. Ce câble qui relie le haut du mât à l’avant du bateau est une pièce essentielle. Marine et Julien ont joint leur équipe à terre et tentent d’organiser avec eux une réparation à Vigo dès demain soir ou jeudi.
Marine et Julien seraient alors pénalisés en temps pour cet arrêt technique, mais pas hors course. Dans un mail, Marine explique : « Mardi 11 avril. Environ 9 h ce matin, nous étions sous petit spi au large du Cap Finisterre, dans un vent de nord-est de 25 à 30 nœuds. On en a clairement bavé toute la nuit : le vent était très oscillant et les départs au tas fréquents. Bref, j’étais à la barre, Julien était parti faire une petite sieste, et après un crac, je me suis retrouvée l’étai sur le pont. Tout est allé tellement vite que j’aurais du mal à définir plus précisément les conditions de la casse. J’ai appelé Julien pour qu’il aille mettre une drisse à l’avant, tandis que je maintenais le bateau plein vent arrière pour limiter les efforts du mât et du gréement et éviter le démâtage. Evidemment, le spi a fait des tours… Après une bonne heure de lutte on a finalement réussi à descendre le spi et la grand-voile et à préserver le mât qui ne tient plus à l’avant que par deux drisses. Nous ne nous sommes pas blessés. Nous faisons désormais route au moteur sans voiles vers Vigo (si la mer hachée et de face le permet) ou Porto.»









