Sébastien Destremau est le treizième skipper pré-inscrit pour le Vendée Globe. Heureux propriétaire d’un 60 pieds lancé en 1998, il porte le projet FaceOcean. Il s’agit l’ancien Gartmore avec lequel le Britannique Josh Hall a terminé 9e du Vendée Globe 2000/2001) et à bord duquel Steve White, a terminé 8e en 2008-2009 sous les couleurs de Toe in the Water.
Sébastien Destremau revient sur sa décision de participer à la prochaine édition du Tour du Monde en solitaire. « L’idée me trotte dans la tête depuis un bon moment. J’étais sur les pontons pour le départ de l’édition 2012/2013 et je me suis dit que j’y serai la prochaine fois. Dans une carrière vélique, il y a selon moi quatre grands sommets : les Jeux Olympiques pour la voile légère, l’America’s Cup, la Volvo Ocean Race et le Vendée Globe. J’ai tenté l’ascension de trois de ces sommets puisque j’ai fait une préparation olympique, plusieurs campagnes pour l’America’s Cup et une Volvo. Il me restait le dernier sommet à gravir, le Vendée Globe. J’aurai 52 ans au départ, ce sera ma dernière grande course. Le bateau est basé à Cape Town, en Afrique du Sud. Nous partirons à trois début juillet pour le préparer, vérifier qu’il est bien en ordre de marche. Puis nous effectuerons le convoyage vers Toulon, soit 10 000 milles. J’espère en profiter pour effectuer mon parcours de qualification au Vendée Globe. Nous prévoyons d’arriver à Toulon fin août-début septembre. Le bateau entrera alors en chantier et je serai au départ de la Transat New York/Les Sables d’Olonne en mai 2016. »
Quant aux résultats sportifs escomptés pour ce Vendée Globe, Sébastien Destremau précise ses ambitions. « Certainement pas la victoire, je ne suis pas François Gabart ! Je n’ai pas le même niveau technique, physique, financier… Prendre le départ du Vendée Globe est une victoire, terminer est un miracle ! Vivement le miracle (rires). Selon moi, en plus de Gabart, deux autres marins ont fait un magnifique Vendée Globe en 2012/2013 : Tanguy de Lamotte et Alessandro di Benedetto. Ils ont pourtant fini avant-dernier et dernier mais ont su partager l’aventure. Je ne vais pas me prendre la tête avec le classement. Mais cela ne veut pas dire que je ne vais pas essayer d’aller le plus vite possible. »
Source : Vendée Globe









