Varier son alimentation, retrouver des saveurs différentes est essentiel pour le moral des navigateurs. Quand on connaît la part de la dimension psychologique dans la performance, on comprend l’attention qu’y portent les skippers et leurs équipes techniques. Pour les premiers jours de la Barcelona World Race, les produits frais tiendront une place non négligeable à bord. Mais au bout d’une semaine de course, il faudra commencer à s’adapter. C’est ici que la préparation de la nourriture prend tout son sens. A bord de Cheminées Poujoulat les compagnes des marins ont un rôle essentiel. Catherine Stamm s’est occupé de commander toute la nourriture lyophilisée pour le tandem sur Chéminées Poujoulat, tandis que Anne Le Cam dispose d’un outil performant qui recense les besoins de chaque semaine suivant les zones de navigation où l’on se trouve. Car c’est une évidence : on ne mange pas de la même manière suivant que l’on navigue dans les zones tropicales ou dans les froids du grand Sud.
Pour certains navigateurs, la nourriture embarquée est véritable casse-tête. Ainsi Conrad Colman (Spirit of Hungary) est végétarien. Aujourd’hui les produits lyophilisés sans viande sont nettement moins calorifiques que les autres. Qu’importe, le navigateur néo-zélandais a sa recette : « J’adore les cacahuètes, je vais en emmener de quoi tenir tout un tour du monde. » Anna Corbella, quant à elle, envisage de faire contre mauvaise fortune bon cœur. « La nourriture lyophilisée a bien évolué depuis quelques années. C’est beaucoup plus varié, mais ça ne remplacera jamais une bonne « tortilla » aux pommes de terre et des fruits frais… »









