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    Une entame fatigante

    Team Alvimedica Gibraltar
    Team Alvimedica Gibraltar

    Les sept bateaux de la Volvo Ocean Race sont sortis de la Méditerranée ce matin. Team SCA qui avait alors une avance de quatre milles sur ses poursuivants a continué de progresser vers l’ouest, tandis que les autres skippers ont préféré mettre un peu de sud dans leur route. L’objectif de Sam Davies est de profiter de la bascule du vent derrière le front avant les autres, mais en contrepartie elle s’éloigne de la route directe. C’est ainsi que cet après-midi Team SCA n’est plus en tête. Plus près de la route directe, Team Vestas Wind et Abu Dhabi ont pris l’avantage.

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    Les reporters à bord des bateaux commencent à envoyer leurs commentaires. Florilège de citations de ce matin :

    Yann Riou (Dongfeng) : “La Med est derrière nous. Devant nous, l’Atlantique, en long, en large, et en travers. Le vent est en train de mourir doucement, on avance à trois nœuds, et on se demande si on ne va pas repartir en arrière avec le courant… Non, ça y est. Le temps d’écrire ces lignes, et on est reparti. 5 nœuds… Ce n’est pas fou, mais ça va dans le bon sens. Trois membres d’équipage enrhumés. On aura amené un souvenir avec nous d’Alicante. Le petit virus qui traînait dans le coin a décidé d’embarquer pour la leg 1 de la Volvo Ocean Race, et il a choisi Dongfeng. Pas bien grave, mais on aurait pu s’en passer.”

    Brian Carlin (Team Vestas Wind) : “Penser que le Volvo Ocean 65 est un dériveur et que tu peux gérer la course comme une course de dériveur peut coûter cher physiquement. Les gars essayent de dormir 20 minutes par ci, par là entre deux virements. C’est hyper physique !”

    Amory Ross (Team Alvimedica) : “Je pense que le défi sous-jacent de ce début de course est de gérer le sommeil. La plupart des gars ne dorment que 4 à 5 heures par jour. Le trafic et les conditions météo très changeantes ne favorisent pas la mise en place d’une organisation plus régulière à bord. La course s’annonce très difficile si on passe la plupart du temps à naviguer à vue. Ces deux derniers jours ont été exténuants pour cette raison. Tu passes chaque seconde à regarder autour de toi et à analyser tes performances. Tu sais immédiatement si tu gères bien le bateau ou non. Tu n’as pas besoin d’attendre six heures pour le savoir.”