Jean-Pierre Dick, Virbac-Paprec 3 : « Il y a toujours plus de vent au Sud. Une dépression arrive donc nous voulons avoir le meilleur angle pour l’atteindre. Le vent se lève et ne va pas arrêter de monter toute la journée. Dans les journées à venir ça va devenir de plus en plus intéressant avec de la grande houle du Sud ce qui va donner lieu à de beaux surfs et pourquoi pas battre encore un record ! C’est déjà bien d’être à 500 milles devant, c’est un sacré atout mais la route est encore longue. Il peut nous arriver des bricoles comme c’est arrivé avec le rail de grand voile, il peut arriver plein de choses car nous avons fait à peine ¼ de la course donc ça va se jouer surtout sur la fiabilité maintenant. »
Dominique Wavre, Mirabaud : « Nous nous sommes plantés dans une bulle de haute pression avec une vitesse 0 donc c’est extrêmement énervant. C’est la pire situation que l’on puisse imaginer pour un régatier, nous avons un peu le moral dans les chaussettes. Nous progressons un peu avec le vent de secteur Ouest qui a basculé, ça nous donne un peu d’oxygène et le sourire mais en regardant les positions nous sommes complètement frustrés du temps que nous avons perdu : une journée et demie ! Le bateau a tous ses moyens et nous aussi, ce qui nous manque c’est le petit pic de réussite. Ce que nous apprennent les anticyclones, c’est qu’il faut vivre au jour le jour car nous sommes prisonniers des conditions météo aléatoires, que nous ne contrôlons pas.»
Gerard Marín, FMC : " Les conditions sont dures, difficiles. Nous avons 4 nœuds de vent et une mer plate. Nous espérons sortir de l’anticyclone d’ici deux jours. Dans cette situation la cohabitation devient plus difficile et les esprits s’échauffent plus facilement.
Nous sommes dans l’expectative avec de nombreuses questions que l’on se pose sur la descente de l’Atlantique Sud. J’espérais que cela eût été plus facile, avec plus de portant et du spi. Nous savions qu’il y a une possibilité. À voir comment cela va évoluer.
Ce sont les pires situations celles que nous vivons en ce moment. Cela me fait un peu peur et me sentir mal alors que le bateau n’avance pas. "









