Depuis le 12 novembre, le maxi trimaran Banque Populaire V et ses hommes attendent que la météo leur permette de prendre le départ du Trophée Jules Verne. Après un peu plus de deux semaines d’attente, le routeur du team, Marcel Van Triest, explique pourquoi le bateau reste à quai :
« Contrairement à la traversée de l’Atlantique où nous pouvions prévoir la météo du départ jusqu’à l’arrivée, sur un Jules Verne ce n’est évidemment pas possible. On part sur une cinquantaine de jours, il est donc impossible de prévoir la météo sur la totalité du parcours. Il est parfois difficile de prévoir les conditions rencontrées au-delà de 4 ou 5 jours.
Depuis le 12 novembre, nous avons eu deux petites opportunités de départ, mais elles ne nous promettaient pas d’être suffisamment stables pour être confortablement dans les temps du record. Comme nous sommes encore très tôt dans notre stand-by, il ne nous semblait pas judicieux de partir maintenant. Nous avons un stand-by assez large, du 12 novembre au 31 janvier, alors je pense qu’il faut l’utiliser et ne pas partir précipitamment. La première semaine est la seule partie du trajet que l’on peut espérer maîtriser, c’est pour cela que nous cherchons à l’exploiter au maximum pour avoir de la marge sur le reste du parcours, la remontée de l’Atlantique pouvant par exemple être difficile.
Pour moi, le mois de décembre peut être propice à un départ car lorsque l’on entre dans l’hiver, les conditions sont souvent plus établies et on peut prévoir plus loin. La fenêtre idéale nous ferait descendre jusqu’au Pot au Noir avec un minimum de manœuvres et sur un seul bord (bâbord amure) avec des alizés Est/Nord Est bien présents à partir des Canaries. J’essaie de comprendre ce qui se passe dans l’Atlantique Sud, voir si on pourra prendre la même route qu’Orange (qui a eu une super trajectoire), comprendre comment évolue l’anticyclone de Saint Hélène et enfin étudier comment les situations évoluent. »
(Source : Banque Populaire V)









