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Accueil Réactions en chaîne à l'arrivée des Class 40'

    Réactions en chaîne à l’arrivée des Class 40′

    Cap Vad Class 40 Derville
    Cap Vad Class 40 Derville

    Pierre-Yves Chatelin (Destination Calais) 13e : " Je suis super content d’être arrivé. Il y a plein d’amis qui sont là et on arrive dans un endroit chouette. C’est exactement ce qu’il fallait après cette transat… Je suis heureux, heureux, heureux. L’objectif est atteint : je suis arrivé à Pointe-à-Pitre avec le bateau. Destination Calais est arrivé à bon port. Je suis ravi. Ce matin, j’avais tout à perdre puisque j’avais 20 milles d’avance sur Thibaut Derville et 10 sur Benoît Parnaudeau. Ce midi, je les ai vu tous les deux. Ce tour de la Guadeloupe, c’est quand même un truc terrible. J’ai perdu 20 milles en trois heures ! Mais je me suis battu. C’était dur parce qu’en plus il faisait très chaud. On a aussi eu des grains à 30 noeuds mais les lumières étaient extraordinaires. Au final, je n’ai pas perdu de place. Je suis super content. J’ai un petit regret, c’est de ne pas avoir été dans le rythme de la course au début mais ça se termine bien ! "

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    Thibaut Derville (Cap VAD) 14e : " C’est du bonheur ! Franchement, quand j’ai lancé ce défi de faire la Route du Rhum, je ne pensais pas que j’y arriverais. Aujourd’hui je suis à Pointe-à-Pitre donc quand on veut, on peut. Ca, je le dédie à mes fils et à tous les jeunes de monde. Quand ils ont un rêve, qu’ils y aillent ! La bagarre avec mon copain Pierre-Yves Chatelin a été belle et c’est justement parce que c’est un ami qu’on se peu se battre comme ça et s’embrasser à l’arrivée. J’ai doublé deux bateaux aujourd’hui donc je ne vais pas me plaindre de finir derrière lui. Je fais 14e, je me suis arraché, j’ai donné tout ce que je pouvais et je suis là. Ce soir, je suis le plus heureux des hommes. "

    Benoît Parnaudeau (Jardin Bio Equitable) 15e : " J’ai passé une année de folie : j’ai fais trois déménagements, une gamine, un bateau et une traversée de l’Atlantique ! Je suis content d’être là parce que c’était le but. "

    Lionel Régnier (FNAIM Pays de Loire) 16e : " Cette Route du Rhum a été raide en météo parce qu’on n’y a tous pas compris grand chose. Il a fallu s’adapter régulièrement, faire des coups à droite à gauche et surtout essayer de se sortir des bulles plutôt que d’aller chercher du vent. Ce n’était pas facile. C’était un peu long et donc pas ce qu’on attendait mais à chaque traversée suffit sa peine… Mon meilleur souvenir restera le départ. C’était mon premier grand départ au milieu des 60 pieds. Lors de la transat, il n’y a rien eu de transcendant. J’ai connu mieux même si arriver à la Tête à l’Anglais ce matin, sous le grain avec 15 noeuds de vent, c’était bien. S’il n’y avait pas eu la bouée de Basse-Terre pour ralentir tout ça, ça aurait été nickel. J’ai un petit regret, celui de ne pas avoir pu être prêt physiquement. Je n’ai pas vraiment pu me mettre dans le match. Et comme on n’a plus 20 ans… Pour faire ça, il faut arriver en forme. Ce n’était pas mon cas donc je n’arrive pas au top non plus. Ca ne m’a pas aidé. Sinon, parmi les tontons, on respecte la chronologie des âges donc pour le moment tout est dans l’ordre ! "

    Jean-Edouard Criquioche (Cinémas Cinéfil.com) 17e : " Cette Route du Rhum, ça a été beaucoup de découvertes, énormément de plaisir. L’arrivée a été top : avec Cécile Poujol on a mené une grosse bagarre jusqu’à la fin. Je parviens à sauver 41 secondes ! Je crois que cette transat, il va falloir la digérer pas mal. Il n’y a pas vraiment eu de moments où je me suis sentis serein, où j’ai pris mon pied. C’était où la grosse baston et là, tu serrais les fesses en espérant ne rien casser ou alors la pétole et c’était dur pour les nerfs. On a fait des surfs de folie et traversé une tempête avec une mer dantesque. Quand tu es dedans, franchement ce n’est pas excitant mais le lendemain, avec un peu de recul, tu trouves ça top. J’ai bouclé ma première transat. C’est un rêve de gosse ! Ce qui est très bizarre c’est que j’ai l’impression d’être parti hier. En mer, le temps passe à une vitesse incroyable. Tu dors et manges n’importe comment. Tu n’as donc plus aucun repère, tu es tout le temps à l’attaque. Même si les premiers sont arrivés très loin devant nous, à tous les niveaux il y avait de la bagarre. Rien n’était jamais acquis. "

    Cécile Poujol (PACA Entreprendre) 18e : " Globalement, c’était super bien, vraiment positif. J’ai appris plein de choses. Je suis partie un peu à l’arrache, c’était la fin des préparatifs du bateau et tout… Je n’avais pas eu le temps de mettre à fond dans le truc donc physiquement c’était un peu dur. Je suis super contente du bateau. Le classement n’est pas top mais je pense que c’est lié au fait que j’ai pris une option complétement foireuse dans l’ouest. J’étais là pour apprendre. De cette Route du Rhum, je garderais plein de choses. L’arrivée était top et il y a eu de beaux surfs sous spis vraiment sympas. Je n’oublie pas non plus la tempête qu’on a traversé. J’ai un peu flippé mais j’ai halluciné de voir les vitesses qu’on pouvait atteindre avec ces bateaux. Maintenant, c’est comme chaque fin de projet : d’ici quelques jours, il va y avoir un vide, mais il y a déjà beaucoup de choses de prévues, notamment un tour du monde en septembre prochain. "