Loïc Escoffier (Deleage & DIAZO), 4e multi classe 2 : « J’ai bien avancé cette nuit malgré le petit temps. Maintenant, j’en vois le bout et je suis content mais je reste concentré. Je surveille les zones sans vent et les risées pour progresser au plus vite vers Pointe-à-Pitre. Je suis un peu déçu par rapport à ce qui m’est arrivé en début de course. J’aurais pu accrocher la 3e place. Mais bon, je suis quand même super content d’avoir fait cette transat. J’ai appris beaucoup. »
Pierre Antoine (Imagine – Institut des maladies génétiques), leader multi classe 3 : « Ca fait maintenant quatre jours qu’on est planté. C’est terrible et ça l’est d’autant plus que ça ne va pas s’arranger tout de suite. C’est un peu dur à supporter. On avait tous espéré une arrivée un peu plus rapide. Quand je pense qu’on n’arrivera probablement pas avant dimanche ! Le dicton "prendre son mal en patience" prend tout son sens en ce moment. C’est vrai que parfois, on a une petite risée qui rentre. On a toujours l’espoir que ça dure un peu mais à chaque fois, c’est l’affaire d’une heure et ça s’essouffle. C’est usant pour les nerfs ! »
Philippe Chevallier (Antilles-Sails.com), leader mono classe 1 : « Pour certains, ce serait de belles vacances : l’eau est turquoise, le vent souffle entre 8 et 10 nœuds mais pour moi qui suis en course et qui espère arriver à Pointe-à-Pitre le plus rapidement possible, ce n’est pas idéal, loin de là. C’est fou parce que les multis 60′ ont réalisé des temps records. Nous on est en train d’établir des records de lenteur. On se traîne, c’est incroyable. A tel point que je commence à rationner. Je suis parti avec 24-25 jours de nourriture. Finalement, celui qui va gagner cette transat sera peut-être celui qui aura le plus de bouffe et d’eau à bord (rires) ! Côté classement, je suis content d’être en tête même si je sais que c’est provisoire. Pierre-Yves Guennec est plus dans le sud que moi et va toucher les alizés avant mais c’est toujours sympa d’être le leader même deux ou trois jours. »









