Olivier Rabine (Ixsea) : « Je n’ai pas le moral aujourd’hui. C’est dur de perdre des places. C’est un handicap énorme de ne pas avoir de pilote. Je suis fatigué, je ne peux pas faire ce que je veux et je commence à manquer de lucidité. C’est le premier jour où j’ai une baisse de moral comme ça, pourtant je n’ai plus de pilote depuis samedi déjà. Quand je peux, j’attache la barre pour aller chercher à manger. Lorsque je dors, je choque les voiles. Forcément, je perds du terrain sur mes adversaires. Ça va être long de tenir comme ça jusqu’au bout. »
Yvan Noblet (Appart’City) : « Pour le moment, la situation est compliquée. Il n’y a pas un fil d’air. Même pas un noeud à cet instant ! Je me suis encore décalé dans le sud pour tenter d’attraper des brides d’alizés. En tous les cas, j’y crois ! Je barre beaucoup parce que ça m’occupe. J’en profite pour bien me reposer aussi. Je sais que cette journée va être difficile mais ça devrait aller mieux dans la soirée. La route est encore longue et je ne perds pas de vue la troisième place. En ce qui concerne Phil Sharp, je suis très content pour lui. Je le connais bien pour avoir navigué déjà contre lui en Mini l’an passé. Avant le départ, je savais que c’était un mec à surveiller car il ne lâche jamais rien. C’est un gagneur ! »
Cécile Poujol (PACA Entreprendre) : « J’ai passé une bonne nuit, tranquille, sous petit spi. J’ai vu que j’avais été la plus rapide de la flotte ces dernières 24 heures. C’est bon pour le moral, d’autant plus que je gagne des places au fur et à mesure au classement. C’est hyper positif. Je suis là avant tout pour m’éclater. Faire une perf est secondaire mais c’est toujours assez plaisant, je le reconnais, de gratter des bateaux au jour le jour. Je suis très en forme. Je me suis battue pour être au départ de cette Route du Rhum alors j’en profite au maximum. »
Yves Ecarlat (Nouvelle Calédonie) : « J’ai pas mal de petits soucis, de pilote notamment, mais ça va. J’ai choisi une route au sud pour me mettre à l’abri des forts coups de vent du début de semaine mais là, je suis un peu coincé dans une bulle sans vent mais maintenant que mon option est prise, il faut que j’aille jusqu’au bout. »
Philippe Legros (Côtes d’Armor – Pierres et Mer) : « Je sais que le podium est accessible. Je remonte des places au jour le jour, cependant je sais que ça ne veut pas dire grand chose. Les bateaux sont très étalés et le système météo est tellement aléatoire que c’est extrêmement difficile de faire des pronostiques. A mon sens, aujourd’hui, personne n’est capable de dire par où ça va passer. La difficulté, c’est qu’il y a peu de vent et qu’on n’est donc pas très mobiles. Total, il n’y a plus de choix à faire. On a juste à faire marcher les machines au mieux dans les conditions qu’on a. J’aurais aimé un finish très groupé autour de la Guadeloupe, finir par une régate au contact mais malheureusement je crois que ça va être une arrivée très éclatée. »









