Nicolas Troussel (Financo) : « L’étape va être un peu tendue. Il peut encore se passer beaucoup de choses. Ca s’est bien passé jusque là et il faut faire en sorte que ça se finisse bien, car ce n’est pas encore fini, mais ce qui est sûr c’est que je suis content de ma navigation, je ne me suis pas précipité. Ma trajectoire n’était pas trop mal. Liz n’avait rien à perdre, c’est très bien ce qu’elle a fait, elle le mérite. Thierry Chabagny revient aussi… avec le petit décalage, il est dans le match même si c’était un peu osé. Il attaque. Jeanne est une bosseuse, elle a bien préparé son bateau, ses navigations, elle n’arrête pas. Elle fait de la muscu toute seule, elle est au taquet. Ca ne me surprend pas du tout.»
Jeanne Grégoire (Banque Populaire) : « Je vais être obligée de m’appliquer. Je n’ai pas eu le moindre soucis de vitesse depuis le départ, j’ai chargé la mule cette nuit, j’étais toute seule avec mon génois. Je me dis que la Guinness, ce n’est pas pour tout de suite. Le courant va renverser et ça va foutre le bazar. Je suis à bloc depuis ce matin… mais ce n’est pas réglé du tout. C’est Nico (Troussel, ndr), parti au large, qui me fait le plus peur. On en reparlera au bar ce soir mais pour l’instant, on essaye de régler les voiles. »
Liz Wardley (Sojasun) : « C’est sûr, le dernier classement… c’est cool. Avant la course, on a vu que c’était bien dans l’ouest. J’ai un peu douté, mon classement n’était pas bien. C’est incroyable, je suis super contente, il n’y a plus beaucoup à faire. Je suis crevée mais je ne veux pas dormir. Je suis super contente même si ce n’est pas encore fini. »
Armel Le Cléac’h (Brit Air) : « On était venu ici il y a trois ans, arrivée de nuit dans la pétole. Là c’est agréable de naviguer de jour avec un peu de vent. C’est bien pour les filles. J’espère qu’elles vont continuer comme ça jusqu’au bout. Ce serait bien qu’il y ait une fille qui gagne une étape du Figaro, ce n’est pas arrivé depuis longtemps. Jeanne est dans le top, à chaque course, elle est au niveau et elle n’a pas fait d’erreur dans cette remontée. Pour l’instant, ça marche pas mal à l’ouest. On est bientôt arrivé. Objectif, ne pas prendre de retard sur mes adversaires pour la 3e place. »
Erwan Israël (Delta Dore) : « En tout cas, c’est super joli. On voit le paysage, c’est magnifique. Si tout va bien, on va arriver avec un peu de vent. Enfin, on va pouvoir souffler parce que ça commence à être dur. Je n’ai pas très bien géré la nuit dans la molle sous l’Irlande. La nuit, sous la pluie, c’est très spécial, tu sais jamais où tu es, si tu es premier ou dernier… Ca m’a rassuré quand j’ai aperçu Armel (Le Cléac’h, ndr). Jeanne, elle m’épate depuis le début, depuis la 1ère étape, elle est vraiment impressionnante. C’est un beau clin d’œil, pour l’étape la plus dure, deux filles devant, c’est génial. Quoi qu´il arrive, pour moi, cette étape restera un super souvenir du début à la fin, c’était très intéressant.»
Ils ont dit…
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