C’est un 11 novembre de labeur et de peine que vit Francis Joyon à la barre de son trimaran géant IDEC, dans sa tentative pour rallier le plus vite possible Port Louis sur l’île Maurice. De mauvais grains orageux en zones de calme insoupçonnées, Joyon en arrive à perdre foi en ses fichiers météo, « trop douteux dans cette partie de l’océan Indien ». C’est donc « à l’ancienne », à la façon des marins d’autrefois qui s’aventuraient en ces lieux en route vers les Indes, que le skipper d’IDEC trace sa route, à petite vitesse dans 5 noeuds de vent, appliqué à privilégier le cap et le gain sur la route d’une destination finale située désormais à moins de 400 milles de ses étraves.


















