Golding revient sur ses soucis techniques

    Arrivée Golding
    Arrivée Golding

    Lors de sa conférence de presse ce jeudi, le Britannique Mike Golding, qui est arrivé en sixième place hier, a exprimé sa surprise de voir autant de gens sur les quais hier soir pour l’accueillir à une heure si tardive. Quant au résultat, le skipper de Gamesa avouait qu’il visait la victoire avant de préciser : « On ne réalise pas nécessairement tous ses objectifs, mais à la fin, on atteint d’autres. Certes ce ne sont pas les mêmes, mais ils sont néanmoins importants. A la fin de cette course, tout le monde peut se vanter d’avoir réalisé quelque chose. C’est cela la magie du Vendée Globe. »

    Le skipper a rencontré un certain nombre de soucis techniques, notamment avec son puits de quille et ses ballasts, et pour lui cela explique en partie pourquoi il a perdu son duel dans l’Atlantique avec Jean Le Cam.  « Je ne sais par où commencer pour parler de mes moments difficiles. Mon moment le plus dur du point de vue compétitif a été de perdre mon code 0 dans les mers du Sud. Ma stratégie avec Jean, c’était la bonne à mon avis. Elle aurait dû m’offrir l’occasion de le dépasser, mais malheureusement en arrivant au large du cap Finisterre, on était au reaching et je n’ai pas pu en profiter, car j’ai dû passer du temps à évacuer l’eau du bateau et pour faire cela il fallait arrêter. J’avais une voie d’eau et il fallait réduire la pression sur le puits et cela pendant un coup de vent dans le golfe de Gascogne avec une mer très grosse et 50 noeuds de vent. J’ai essayé de réduire ma vitesse à 16 noeuds, mais parfois je me suis trouvé à 24 noeuds. L’eau entrait par le puits et giclait jusqu’au plafond. Le bateau dispose de 10 réservoirs de ballast, et il y avait une fuite entre les deux à l’arrière, qui sont les plus importants en termes de performance. Il fallait vraiment jongler avec cela et c’était seulement dans les mers du sud que j’ai trouvé comment faire. Mais le souci était évident quand je me suis retrouvé bord à bord avec Jean. Au niveau de la course en elle-même, j’ai vécu un moment difficile au large du Brésil car je n’avais plus de gasoil à bord alors qu’un peu plus tôt, le boîtier convecteur des hydrogénérateurs avait pris feu. On a branché directement les hydros sur la batterie, sans passer par le convecteur. Cette manipulation comporte certains risques mais nous n’avions pas le choix. »

    Pour le moment Golding n’a pas de projets concrets pour l’avenir et son partenariat avec Gamesa arrivera à sa fin en juin et selon l’intéressé ne devrait pas être reconduit.