Bertrand SAINT-SUPERY / Série 896 @ Christophe Breshi

Mini Transat, Transat Jacques Vabre, Transquadra, à la fin de l’hiver 2018, on comptera plus de 300 coureurs ayant pris le départ d’une transatlantique. Cet engouement pour la course au large – notamment de la part des skippers français – se traduit par son ouverture aussi bien aux amateurs qu’aux professionnels. Et pourtant, la course au large reste une discipline d’exception, si l’on considère que la traversée de l’Atlantique à la voile, en course, reste une performance qui nécessite une préparation minutieuse et une véritable expertise. Ce savoir-faire qui fait partie de l’ADN de la voile française, tout en étant reconnu à l’international, amènera peut-être la discipline à rentrer au programme des Jeux Olympiques.

Vers une intégration aux Jeux Olympiques 

Au-delà de l’implication de la FFVoile dans ces différents domaines, Nicolas Hénard, Président de la FFVoile et double champion olympique en 1988 et 1992 en Tornado (équipage double masculin), confirme cet engouement et son souhait de voir la course au large au calendrier Olympique : « Nous avons une culture de la course au large en France. Quand on l’additionne à la culture de l’olympisme ou encore de la Coupe de l’America, où nous sommes également présents, nous sommes probablement la première nation au monde de « voileux ». La course au large fait partie de l’ADN de la Fédération. On a une vraie spécialité, et c’est cela qui m’encourage aussi à faire rentrer la course au large au programme des Jeux Olympiques. J’aimerais bien que, dès Tokyo – en sport de représentation -, et à Marseille surtout, aux Jeux Olympiques de 2024, on puisse avoir une épreuve de course au large, avec un bateau de 10 mètres, un équipage double mixte – ce serait génial – avec un format de trois jours et deux nuits en mer. On aurait des images formidables à montrer au monde entier, avec le Tour de Corse ou de la Sardaigne selon la météo, et le premier qui revient gagne une médaille d’or. Je crois que ce serait une entrée formidable et une reconnaissance de la course au large en la faisant entrer au programme des Jeux Olympiques ».