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Les minis parés pour le Fastnet

C’est la 31ème édition du Mini-Fastnet ! Elle est la plus classique des courses du circuit Mini 6,50, organisée depuis 2002 par le Winches Club de Douarnenez.
Elle est initiatique car elle se court en double et beaucoup de jeunes skippers y ont débuté comme équipiers. Six cents milles nautiques entre la pointe Bretagne et l’Irlande, ça forge les convictions ! Certains s’y sont dégoûtés d’être rincés, malmenés, maltraités; d’autres, plus nombreux, y ont été définitivement contaminés par le virus et ont dès lors vécu avec la lancinante envie d’y revenir l’année suivante.
Elle est légendaire car le parcours est somptueux : la Baie de Douarnenez, la Mer d’Iroise, le Chenal du Four, la traversée de la Manche vers le Cap Lizard et Wolf Rock, puis la Mer Celtique vers l’Irlande et le mythique phare du Fastnet, puis le retour vers Douarnenez et la ligne d’arrivée. Un sacré bon sang de tracé ! Un parcours d’enfer, inoubliable, 4 à 5 jours de mer, de la côtière, du large, et probablement toutes les allures identifiées dans la navigation à voile.
Avec plus de 100 marins à chaque édition, le Mini Fastnet est la plus courue des courses du circuit Mini. Cette année, ce seront 58 bateaux, 116 marins, 16 nationalités représentées (France, Belgique, Grande-Bretagne, Pays-Bas, Croatie, Suisse, Tahiti, Australie, Italie, Slovénie, Tchéquie, Espagne, Irlande, Allemagne, Hongrie et Brésil).
Un prologue aura lieu ce samedi (18/06), départ à 14h00. Le départ du Mini-Fastnet sera donné dimanche sur le coup de 19h00.

Les prototypes
Le panache blanc du Griffon
Ian Lipinski qui a gagné toutes les courses du circuit Atlantique cette saison (Bretagne Sud Mini, Sélect 6,50, Mini en Mai, Trophée MAP) sera secondé par Sébastien Picault pour cette balade irlandaise. La victoire ne devrait pas échapper à ce duo de choc sur cette coque au gros nez (n° 865 (Griffon.fr). Le tout nouveau bateau de Quentin Vlamynck (n°900) ne sera malheureusement pas présent pour lui donner la réplique. Suite à ce désistement de dernière minute, il faudra attendre la saison prochaine pour assister à une confrontation qui pourrait remettre en cause l’hégémonie du plan David Raison.
Toutefois, il ne faut pas prendre de trop haut l’opposition présente sur ce Mini-Fastnet. Quelques couples remarquables, sur des bateaux très rapides, seront à l’affût de la moindre erreur ou défaillance du 865.
Le n°753 (Wild Side) : Emmanuel Renaud, deuxième de la Mini en Mai, a démontré qu’il commence à bien maîtriser sa machine. A ses côtés, Nicolas d’Estais lui apportera son expérience et son talent pour augmenter encore ses performances.
Le n°719 (NickJoyceOceanRacing) retrouvera son patron Nicolas Boidevezi pour donner le mode d’emploi du vaillant petit bolide à son nouveau propriétaire, le britannique Nick Joyce. Un bel équipage à surveiller.
Le n°618 (Le 618) : Maxime Sallé qui vient de terminer à la deuxième place du Trophée Marie-Agnès Péron voudra tenir son rang avec l’aide de Ludovic Mechin, 3ème de la Mini Transat 2015 avec le sistership du Finot-Conq.
Il faudra aussi compter sur le N°802 (Femmes de Bretagne) dont le nouveau skipper, Charlotte Mery, appréciera les conseils et le savoir-faire de son équipier pour l’occasion, Etienne Bertrand, qui n’est autre que l’architecte du bateau.

Les bateaux de série
Un podium trop étroit

En Série, l’inventaire des candidats au podium est long comme un jour sans pain. Ils sont plus d’une douzaine à faire valoir des arguments plus que recevables. Sur un podium, il n’y a que 3 places, elles vont être chères, très chères, car il n’y a que des combattants en lice. Impossible d’établir un pronostic quelconque, il y a trop de qualités sur le plateau pour faire pencher favorablement la balance de l’un ou de l’autre côté.
Il ne reste plus qu’à dresser une liste de ceux qui semblent les meilleurs.
(A noter qu’ils sont tous sur un Pogo 3, indiscutable lauréat de cette saison 2016) :

869 – “Le fauffiffon Hénaff”- Charly Fernbach et Davy Beaudart.
882 – “Volvo”- Albert Lagneaux et Jonas Gerckens.
886 – “Stinkfoot” – Sander Van Doorn et Dimitri Simons.
887 – “Blue Orange Games – Sea Owl” – Pierre Chedeville et Paul Cloarec.
895 – “Emile Henry” – Erwan Le Draoulec et Erwann Le Mené.
902 – “TBS” – Clarisse Cremer et Clément Bouyssou.
903 – “Shaman” – Valentin Gautier et Patrick Girod.
905 – “Mini Oiri” – Guillaume Combescure et Benoit Hantzperg.
906 – “Dragobert” – Yannick Le Clech et Fabrice Guillerm.
908 – “Pogo Dancer” – Pavel Roubal et Milan Kolacek.
909 – “Pogo Partners” – Tanguy Bouroullec et Erwan Tymen.
910 – “Offshoresailing.fr” – Tom Dolan et François Jambou.
912 – “Like Crazy” – Anna Corbella et Aitor Ocerin.
913 – “Adonnantes” – Germain Kerleveo et Frédéric Duthil.
…et quelques autres !
Le Parcours (environ 600 milles) : Douarnenez – Chenal du Four – Wolf Rock – Bouée Racon extrémité nord DST Est des Scilly – Bouée Stags – Phare du Fastnet – Douarnenez.
Prologue le samedi 18 juin à 14 heures
Départ le dimanche 19 juin à 19 heures
Remise des prix le samedi 25 juin
Directeur de course : Denis Hugues
Président de la Classe Mini : Lucas Montagne
Présidente du Winches Club : Anne Spiquel
58 inscrits : 10 prototypes – 48 bateaux de série – 16 nationalités.

Jean-Yves Le Déroff officiellement directeur de l’ENVSN

C’est officiel maintenant: Jean-Yves Le Déroff devient le nouveau directeur de l’ENVSN à compter du 1er juillet 2016. Médaillé d’or aux Jeux Olympiques de Séoul en 1988, alors qu’il naviguait en Tornado avec Nicolas Hénard, Jean-Yves Le Déroff revient à l’Ecole Nationale de Voile et des Sports Nautiques qu’il a quitté en décembre 2013. Il y était Directeur Adjoint de la mission Sport depuis janvier 2010. Il occupe, pour quelques jours encore, le poste de directeur du Campus Sport Bretagne de Dinard.

 

Mise à l’eau du mini 6.5 Arkema

Présenté en détail dans le dernier Course Au Large actuellement en kiosque, le mini 6.5 Arkema 3  a été mis à l’eau dans le Médoc, au Verdon sur Mer. Révolutionnaire par sa méthode de construction de la coque et du pont un matériau en composite thermoplastique recyclable à base de résine en Elium®, ce bateau de 6 mètres 50 est également un véritable bijou technologique ! Imaginé par Lalou Roucayrol, dessiné par Romaric Neyhousser et conçu grâce aux compétences et au savoir-faire du chantier Lalou Multi, ce monocoque sera confié au jeune skipper Quentin Vlamynck. Le Team Arkema Lalou Multi entre désormais dans une phase d’optimisation et de mise au point de cette nouvelle machine, avec la Mini Transat 2017 en ligne de mire ! Il ne participera pas finalement à la mini-fastnet.

Visuellement, il a de quoi surprendre ! Que ce soit pour les novices avec son œil et ses bulles, ou pour les amateurs éclairés avec son gréement révolutionnaire et ses foils en moustache… le Mini 6.50 Arkema 3 ne passe pas inaperçu ! Ce prototype sera doté de plusieurs appendices innovants, à commencer par son gréement, jamais encore utilisé en course au large en solitaire. Le bateau est équipé d’une voile en tissu épais à deux éléments, des ailes qui s’inspirent de celles des classe C mais non rigides. Afin de faire face aux problématiques rencontrées au large, il a ainsi fallu concevoir un système capable de prendre des ris (c’est-à-dire réduire la surface), voire d’affaler complètement la grand-voile.

En plus de son étrave ronde, également appelée Scow, permettant un gain en puissance significatif, Arkema 3 est également doté d’un bout-dehors télescopique et de foils rétractables et basculants, appendices extérieurs donnant plus de stabilité et de vitesse au bateau. « Cette mise à l’eau a été vécue comme un aboutissement » confie Quentin. « Nous avons passé beaucoup de temps au chantier et il me tardait de le voir flotter, avec son mât et ses foils mis en place. Les premières navigations sont très concluantes, avec un bateau qui a de réelles capacités. Mais le cumul de ces différentes innovations, tels les foils ou le mât, demande une phase importante de prise en main. Nous allons collecter des données au fur et à mesure des navigations pour en comprendre le fonctionnement et affiner les nombreux réglages qui seront nécessaires pour le faire avancer ! Cette nouvelle étape s’annonce passionnante ! »

Dernier chantier avant le Vendée Globe pour StMichel-Virbac

copyright StMichel-Virbac Sailing Team

Après deux transatlantiques et 8025 milles parcourus, StMichel-Virbac est entré en chantier aujourd’hui à sa base lorientaise. Il s’agit du dernier grand chantier avant le départ du Vendée Globe dans moins de 5 mois. Jean-Pierre nous dresse la « joblist » du mois à venir.

« Il s’agit d’un chantier important qui apporte les dernières touches de fiabilité au bateau et de mise en configuration tour du monde. Le premier objectif est de remettre StMichel-Virbac en bon état après les chocs rencontrés avec des OFNIS lors des deux transatlantiques.

Le Team va vérifier les principaux organes du bateau : quille, safrans, gréement. On va faire une batterie de tests pour vérifier la structure. Nous allons remplacer le foil cassé lors de la New-York-Vendée, le tester et le fiabiliser.

La traversée a été longue mais on respecte le timing d’entrée en chantier. Le temps est compté jusqu’au départ du tour du monde. Cette semaine, je lance le chantier avec mon équipe, je débriefe des riches enseignements récoltés lors des deux transatlantiques. Ensuite j’ai prévu un programme de remise en forme du bonhomme pendant que mon StMichel-Virbac sera entre de bonnes mains. »

 

La Solitaire Bompard Le Figaro avec Virtual Regatta

Pour préparer le Vendée Globe virtuel, un bon entrainement sur la Solitaire virtuelle vous permettra de retrouver vos automatismes sur votre souris et votre clavier. Vivre La Solitaire Bompard Le Figaro de chez soi, c’est possible grâce à Virtual Regatta. Le plus célèbre des jeux en ligne propose de participer à la plus mythique des courses au large en solitaire avec escales. Les inscriptions sont ouvertes avec – pour les plus accrocheurs – de superbes lots Eric Bompard à gagner.

Mais gagner une étape de La Solitaire Bompard Le Figaro en ligne promet d’être compliqué avec d’ores et déjà plus de 6 000 concurrents qui attendent le départ avec impatience. Le format de la compétition, avec des étapes courtes, intenses et souvent au contact des côtes, demande beaucoup d’engagement et le vainqueur virtuel – au même titre que celui qui est en mer – risque de ne pas beaucoup dormir pendant les 48 heures de compétition. Autre singularité de La Solitaire, elle se déroule en monotype et, comme l’explique Philippe Guigné, fondateur du jeu : « C’est dans ces conditions que le virtuel se rapproche le plus du réel ». Pour augmenter l’interaction, l’organisateur du jeu propose même des bateaux aux couleurs du partenaire titre.

Afin de récompenser les joueurs, la maison Bompard offre de nombreux lots aux couleurs de la course. A chaque étape, des tote bags et des bonnets en cachemire sont à gagner. Afin d’offrir une chance au plus grand nombre, ils seront tirés au sort parmi les 500 premiers sur la ligne d’arrivée.

Inscrivez-vous dès maintenant sur :
http://www.virtualregatta.com/index_lasolitaire2016.php

Dernière ligne droite pour Jean Le Cam

Une première étape a été franchie pour Jean Le Cam en rassemblant déjà 360 000 € via sa campagne de crowdfunding sur Kisskissbankbank et la contribution de plus de 700 personnes. Cela va permettre à Jean d’acheter du matériel et des équipements pour continuer à armer son bateau « Hubert ».
Pour être certain de voir Jean Le Cam au départ du Vendée Globe, il reste encore au marin à trouver le budget qui lui permettra de couvrir les frais de fonctionnement et l’achat des voiles. La campagne de crowdfunding, au-delà d’avoir permis une partie de l’armement du bateau, a également généré des contacts avec des sociétés qui essaient de réunir des budgets pour financer le projet Vendée Globe. Difficile pour son équipe de communication de dire si Jean part où pas. A ce jour, il n’y encore aucune garantie qu’il parte sur le Vendée Globe. En revanche il y a des contacts avancés avec des partenaires qui pourraient contribuer à financer le montant restant.
Une bonne opération pour eux tant la notoriété et la cote de sympathie est bonne. C’est la dernière ligne droite et le temps presse pour mettre le bateau à l’eau.

Arrivée de Conrad Colman, Heerema à Lorient

New-York Vendée (Les Sables d’Olonne), Finish, Conrad Colman (100% Natural Energy) 12th, Les Sables d’Olonne 13 June 2016

Conrad Colman a franchi un pas de plus vers sa participation au Vendée Globe. Attendu sur la ligne d’arrivée aux Sables d’Olonne vers 16 heures, Pieter Heerema (No Way Back) fait route lui vers Lorient, son camp de base, après concertation avec la direction de course. La raison : un front froid qui devait passer au-dessus des Sables et qui rendait périlleuse son arrivée. Le foiler est en effet privé de l’usage de son moteur. S’il n’a pas officiellement abandonné, cela devrait être le cas dans les heures qui viennent.

Conrad Colman, lui, est arrivé au petit matin après 14 jours et près de 7 heures de course. Afin de s’accorder le temps de mettre son IMOCA60 en état de traverser une nouvelle fois l’Atlantique peu après son convoyage, au cours duquel il s’était qualifié pour le prochain Vendée Globe, le Lorientais d’adoption était parti une vingtaine d’heures après le départ officiel. « Je me suis mis hors course tout de suite à partir du moment où j’ai décidé de partir 24 heures après tout le monde, de façon à régler quelques derniers points techniques indispensables avant une transat. C’était une décision sage, ce qui n’est pas très habituel pour moi ! J’étais à la fois content de moi et déçu parce que les autres bateaux sont partis vite devant dans une super fenêtre météo. Je me suis senti un peu bête avec les voiles qui faisaient « flap flap » pendant trois jours… »

« Je reviendrai »
Lui, qui se dit plus « rouleur » que « sprinteur », a profité de la New York – Vendée (les Sables d’Olonne) pour prendre ses marques en vue du Vendée Globe, dont il espère prendre le départ en novembre prochain. Pour le coup, le démarrage de sa 7e transat en solitaire ou en équipage réduit s’est effectué en douceur : « Le bateau a accéléré tout seul dès que le vent est monté ! J’ai le bateau le plus vieux de la flotte et je m’étais dit que, si j’arrivais à en sortir une belle performance, ce serait extraordinaire ! Je suis super content. J’ai fait des moyennes de 18 nœuds malgré mes vieilles voiles, c’est une excellente surprise ! » Le chenal des Sables d’Olonne, que Conrad Colman a retrouvé avec plaisir, lui a rappelé sa victoire sur la Global Ocean Race, en 2012 sur son Class40, et lui a rouvert une fenêtre sur l’avenir : « Je m’étais alors dit qu’il faudrait que je revienne avec un bateau un peu plus long… Ça y est, je suis sur le bon chemin et j’espère que, dans quelques mois, je reviendrai ! »

Retour sur 24 heures express avec Thomas COVILLE

Arrivee de Thomas Coville (FRA) a bord de "SODEBO ULTIM" a La Trinite sur Mer (FRA) apres avoir etabli un nouveau record de distance en solo sur 24h de 714 NM. @ Thierry Martinez

C’était cette semaine à bord du trimaran SODEBO ULTIM’ (31m de long/21,20m de large/hauteur de mât 35m). Après avoir établi mercredi 8 juin ce nouveau record de distance à la voile en 24H en parcourant en solitaire 714 milles* soit 1322 kilomètres à 29,75 nœuds de moyenne, Sodebo Ultim’ est arrivé en début d’après-midi en France à La Trinité–sur-Mer, son port d’attache.

Le skipper de Sodebo Ultim’ s’était élancé de New York le 6 juin dernier à 23h11 (heure française) avec l’objectif premier de tenter de reprendre le record de la Traversée de l’Atlantique en solitaire qui est détenu depuis juin 2013 par Francis Joyon avec un temps de 5 jours 2 heures et 56 min

Rapidement, les conditions météo se sont dégradées avec entre autre un passage délicat dans la zone des glaces. Thomas Coville et son routeur Jean-Luc Nélias, ont immédiatement adapté leur stratégie pour profiter d’une excellente fenêtre et réaliser un record de distance en solitaire sur 24H. Pari gagné !

Retour sur 24 heures express avec Thomas COVILLE à bord du trimaran SODEBO ULTIM’…
« 714 milles, une grande émotion »
«Quand Jean-Luc Nélias m’a annoncé « ça fait 714 ! » j’ai eu une bouffée d’émotion. J’en ai presque eu les larmes aux yeux. Etre tout seul à bord, tu ne le partages pas de la même manière avec l’équipe, mais c’était un super moment ! Mercredi c’était l’anniversaire de Jean-Luc, je n’avais pas grand chose à lui offrir, alors je lui ai donné 24H de ma vie, et on a eu un record, c’est un beau cadeau ! Pour lui, pour toute l’équipe et pour Sodebo, ça fait un bien fou. Nous sommes plusieurs marins à pouvoir le faire mais il faut trouver la bonne fenêtre, ce n’est pas si évident et il y a quelques endroits sur la planète où c’est possible. D’autres pourront faire une meilleure performance, mais le fait de l’avoir eu, c’est une super sensation !»
«Franchir la barre des 700 milles, c’est quelque chose d’unique ! »
« J’ai bien pensé à Romain Dumas, le pilote avec qui j’avais fait des tours sur le circuit du Mans. Faire un record des 24H ça doit être un peu comme quand tu gagnes Le Mans, que tu fais le meilleur chrono. A l’échelle de chacun, on a tous des records. Quand c’est emblématique dans un milieu, c’est génial d’affirmer cette sorte d’unicité. Et franchir la barre des 700 milles, c’est quelque chose d’unique ! C’est comme quand Renaud Lavillenie fait tomber le record de Boubka ou en athlétisme quand tu as la meilleure performance mondiale. Il y a 20 ans, quand je naviguais avec Laurent Bourgnon, on chassait les 500 milles, les progrès réalisés sont colossaux ! »
Le choix des 24H
« On regardait le record de l’Atlantique Nord. A cette époque de l’année, il est très dur à battre. Il aurait fallu être un peu plus patient mais nous avions des impératifs en Bretagne mi-juin.
La route nous emmenait proche de la zone des glaces, et il y en a pas mal qui se baladent. J’en ai vu au radar à 2 milles de Sodebo Ultim’ à la sortie du St Laurent. Il fallait faire environ 500 milles en distance supplémentaire pour éviter les glaces et ne pas aller là où les IMOCA se sont abîmés il y a 10 jours sur la New York-Vendée. Nous avons quand même été opportunistes car il y avait une chance. Au début du record, j’ai rencontré une transition avec une molle en sortie de New York. On a compris que l’Atlantique Nord serait un objectif compliqué à atteindre. Jean-Luc a été fin stratège, et on s’est tout de suite re-concentrés pour jouer les 24H. »
Conditions compliquées
« C’était osé de partir devant la tempête tropicale Colin. S’ajoutait à cela le trafic de pêcheurs important en sortie de New York, les cétacés et la glace. L’équation était bien complexe. J’étais tout le temps sur le qui-vive ! Les deux premières nuits, je n’ai quasiment pas dormi. Heureusement j’ai réussi à bien m’alimenter. A partir de mercredi, j’ai réussi à m’habituer au rythme et à faire de bonnes siestes.
Ça allait très vite avec des conditions de vent (25-33 nœuds de moyenne) et de mer soutenues! Dans la descente dans les vagues le compteur affichait 38-40 nœuds ! Ca ne s’arrêtait pas. Je faisais régulièrement des pointes à 42-43 nœuds. Pendant plus de 2 jours, je n’ai pas vu le soleil. Le temps est très nuageux et humide. Ça donne une sensation de vitesse encore plus impressionnante. Je suis super content du comportement de mon bateau : Sodebo Ultim’ est fiable, facile à manier, il passe bien les vagues, il n’est pas trop scabreux, je me sens très bien à bord. En tout cas, c’était un super entraînement pour cet hiver. »
Cette traversée de l’Atlantique était aussi l’occasion pour le skipper de Sodebo Ultim’ de s’entraîner en vue de sa prochaine tentative de record autour du Tour du Monde en solitaire. Thomas Coville sera en stand by cet automne à partir du 15 octobre 2016.

*cours d’homologation par le World Record Sailing Speed Council.

Yann Eliès : « Vite passer à autre chose »

Yann Elies, skipper du monocoque Imoca Groupe Queguiner-Leucemie Espoir en vue de la Transat Jacques Vabre 2015 @ Alexis COurcoux

Arrivé aux Sables d’Olonne ce dimanche à 4h36, Yann Eliès a bouclé la Transat New-York – Vendée en 11e position, moins d’une heure après Morvan Lagravière et à peine plus de 35 minutes après Jean-Pierre Dick.
« Heureusement qu’il y a eu cette petite course dans la course entre nous trois sinon, ça aurait vraiment été un chemin de Croix. Cela étant, je n’ai pas toujours été en mode course, je l’avoue. Une fois que j’ai su que j’avais ma qualif’ en poche pour le Vendée Globe, j’ai préféré assurer et repasser sur un mode plus proche du convoyage pour ramener le bateau dans le meilleur état possible », a commenté le Costarmoricain, forcément déçu de sa performance.

« Mon résultat est à milles lieues de ce que j’espérais et de ce que j’avais envie de faire. C’est pour cette raison qu’il y a énormément de déception aujourd’hui. Ca fait mal, mais cela confirme que je suis un compétiteur dans l’âme. A coup sûr, ça va me rester un moment en travers de la gorge mais cela va aussi me donner soif de revanche. Sur le Vendée Gobe, il n’y aura pas de deuxième chance. Il va falloir se remettre en question et se nourrir de tout ça pour aller de l’avant, en ressortir grandi. C’est un exercice que je connais, j’ai déjà eu à me relever », a assuré le skipper de Quéguiner – Leucémie Espoir, bien décidé à passer au plus vite à autre chose mais toutefois capable, même à chaud, de trouver quelques motifs de satisfaction concernant sa course. « Passer un peu plus de dix jours sur ces bateaux-là en solitaire, c’est toujours de l’expérience d’engrangée en vue du Vendée Globe. J’ai ainsi pu me rendre compte que mon bateau est globalement agréable à vivre et pas si difficile que ça à utiliser, mais aussi que dans les conditions où ça tartine, c’est-à-dire lorsqu’il y a plus de 20 nœuds de vent, ça devient vite humide et inconfortable. Il va falloir un peu bosser sur ces points-là dans les semaines qui viennent, afin que ce soit un peu plus vivable, mais aussi régler le problème de la voie d’eau que nous avons eue suite à la rencontre avec un OFNI peu après le départ afin d’éviter que cela ne se reproduise pas pendant le tour du monde », a conclu Yann Eliès.

Trois médailles pour les français

Sailing World Cup Weymouth and Portland is the fourth of six Sailing World Cup regattas in the 2016 series. The Weymouth and Portland National Sailing Academy, London 2012’s sailing venue, will welcome 380 Olympic sailors from 44 nations from 6-12 June. The Sailing World Cup is the final opportunity for sailors to lay down a marker before the Rio 2016 Olympic Games.

Dernière régate internationale rassemblant toutes les séries olympiques, l’étape de Coupe du monde de Weymouth & Portland a permis à tous les coureurs engagés, une ultime répétition avant les Jeux de Rio. Les Français terminent la compétition avec trois médailles : de l’argent pour Jonathan Lobert (Finn), et du bronze pour Mathilde de Kerangat (Laser Radial) et le binôme Billy Besson-Marie Riou, en Nacra 17.

C’était le dernier rendez-vous avant l’échéance olympique, et pour beaucoup l’occasion de tenter certaines choses et notamment de prendre des risques. A ce jeu-là, les 470 hommes et femmes ont perdu un peu de points avec des départs prématurés et autre disqualification. Mais ces erreurs, il vaut mieux qu’elles arrivent maintenant plutôt qu’au Brésil !
Et si les Championnes du monde en titre de 470 Camille Lecointre & Hélène Defrance (6e au général), sont entrées in-extremis en Medal Race (course finale réservée aux dix meilleurs du classement et où les points comptent double), les garçons ont joué de malchance et n’ont pas pu accéder à l’ultime régate (11e au général).

Autre ambiance du côté du Finn de Jonathan Lobert, avec une très belle médaille d’argent, à seulement 3 points du leader de la série, l’anglais Giles Scott, qui défendait ses couleurs à domicile.
Pour Jonathan, décidément très à l’aise sur le plan d’eau qui l’avait auréolé d’une médaille de bronze lors des Jeux de Londres 2012, la semaine a été plutôt bonne : « Nous n’étions pas très nombreux dans ma série, mais il y avait du niveau. Je pense que les futurs médaillés de Rio étaient là… Giles Scott signe une victoire, mais il n’a pas été insolent cette semaine, j’ai toujours été dans le match avec lui et sans ma disqualification à la 4e manche, j’aurais pu gagner, j’étais à la maison ici !», s’amuse Jonathan Lobert à l’issue de sa régate.

Après son camarade du Pôle France de La Rochelle, Mathilde de Kerangat s’est elle aussi élancée sur sa course finale. En deuxième position avant cette dernière course, la jeune femme, qui a fait preuve d’une concentration intense pendant toute la durée de la compétition, a tout donné pour conserver sa place sur le podium : « La régate s’est bien passée pour moi, cela a été une belle compétition sur l’ensemble de la semaine, j’ai réussi à être régulière dans le haut du classement. Cela fait un petit moment que je n’avais pas eu de médaille, cela fait du bien de renouer avec le podium, surtout à l’approche des Jeux Olympiques. Presque toutes mes concurrentes étaient présentes, c’est plutôt de bon augure. Nous avons eu des conditions de vent très léger, il y a eu beaucoup d’attente, ce n’est pas toujours simple à gérer mentalement, c’est crevant, mais je suis restée mobilisée toute la semaine. ».

Autre équipage à être resté mobilisé, les quadruples Champions du monde de Nacra 17 : Billy Besson & Marie Riou. Au pied du podium à la veille de la Medal Race, ils ont tout donné pour terminer aux avant-postes de leur dernière course, finalement 2emes de la Medal Race, ils gagnent une place dans le classement général et montent sur la 3e marche du podium !

Du côté des 49er et 49erFX, tous deux classés sixièmes, la semaine s’est plutôt bien déroulée, avec notamment deux victoires de manche pour Julien d’Ortoli & Noé Delpech.

Résultats http://www.sailing.org/worldcup/results/index.php

FINN
1. GBR – Giles Scott – avec 13 points
2. FRA – Jonathan Lobert (SNO Nantes – Armée de Champions) – avec 16 points
3. SWE – Max Salminen – avec 21 points

6. Fabian Pic (SR Rochelaises) – avec 30 points

LASER RADIAL 1. NED – Marit Bouwmeester – avec 40 points
2. CHN – Lijia Xu – avec 47 points
3. FRA – Mathilde de Kerangat (SR Rochelaises) – avec 51 points

37. Amélie Riou (EV LOCQUIREC)

NACRA 17 1. GBR – Ben Saxton/Nicola Groves – avec 29 points
2. GER – Paul Kohlhoff/Carolina Werner – avec 32 points
3. FRA – Billy Besson (SNO Nantes – Armée de Champions) – Marie Riou (USAM Voile Brest – Armée de Champions) – avec 38 points

49ER 1. NZL – Logan Dunning Beck/Jack Simpson – avec 63,50 points
2. GBR – Dylan Fletcher-Scott/Alain Sign – avec 71 points
3. GBR – John Pink/Stuart Bithell – avec 73 points

6. FRA – Julien d’Ortoli (YCPR Marseille) – Noé Delpech (YCPR Marseille / ENGIE) – avec 101 points

9. FRA – Kevin Fischer Guillou  – Yann Jauvin – avec 111 points

21. FRA – Lucas Rual (SN Sablais) – Clément Pequin (SR Rochelaises)
24. FRA – Hugo Fredigucci (SN Leman Français) – Virgil Aubriot (ASPTT Meyzieu Decine)

49ER FX 1. GBR – Charlotte Dobson/Sophie Ainsworth – avec 23 points
2. NZL – Alexandra Maloney/Molly Meech – avec 24 points
3. SWE – Julia Gross/Cecilia Jonsson – avec 35 points

6. FRA – Sarah Steyaert (CN Châtelaillon) – Aude Compan (CV Marseillan) – avec 46 points

10. FRA – Lili Sebesi (YCPR Marseille) – Albane Dubois (YC Bray Dunes) – avec 63 points

470 F 1. GBR – Hannah Mills/Saskia Clark – avec 24 points
2. GBR – Sophie Weguelin/Eilidh McIntyre – avec 34 points
3. GBR – Amy Seabright/Anna Carpenter – 34 points

8. GRA – Camille Lecointre (SR Brest – Armée de Champions) – Hélène Defrance (ASPTT Marseille/ ELENGY – Armée de Champions) – avec 56 points

470 H 1. CRO – Sime Fantela/Igor Marenic – avec 32 points
2. ESP – Jordi Xammar/Joan Herp – avec 32 points
3. GBR – Luke Patience/Chris Grube – avec 36 points

11. FRA – Sofian Bouvet (SR Antibes / ENGY) – Jérémie Mion (SR Havre) – avec 65 points

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