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Départ de la Québec St Malo

Le départ de la 9ème édition de la Transat Québec Saint-Malo sera donné ce dimanche. Quatre multicoques de 50 pieds seront les premiers à s’aventurer sur le majestueux et toujours aussi mystérieux fleuve québécois. Ils seront suivis un quart d’heure plus tard des 20 monocoques de la flotte. Charge à eux de décrypter et de négocier au mieux les subtilités des 371 milles de navigation fluviale jusqu’à Percé, afin d’entrer au plus vite dans la baie de Gaspé, prélude à la grande traversée de l’Atlantique Nord, marqué cet été, et ce n’est pas la seule curiosité de cette unique course en équipage disputée d’ouest en est, par la présence loin dans le sud de Terre-Neuve, et sur la route de Saint-Malo, de nombreux icebergs.

Aux caprices du fleuve
Mais avant d’en arriver là, les concurrents s’apprêtent à vivre trois à quatre journées particulièrement difficiles, sur le tortueux parcours côtier de 371 milles, scandé par quatre marques de passage obligées à Rimouski, Matane, Gaspé et Percé, et par de nombreux obstacles sous la forme de zones d’exclusion à la navigation pour la protection de réserves marines, îles et îlots, voies navigables des cargos… Les conditions météo si spécifiques à chaque région en paraissent presque accessoires. Les concurrents vont pourtant devoir affronter dès le coup de canon, et c’est là une configuration unique dans la longue histoire de l’épreuve créée en 1984, un vent soutenu de secteur nord est installé très exactement dans l’axe de descente du fleuve. Le courant sera heureusement, au moins pour les toutes premières heures de course, orienté dans le bon sens et devrait grandement aider à parer l’île d’Orléans. Chaque équipage s’apprête ainsi à vivre une véritable course contre la montre, afin non seulement de ne pas se faire décrocher par le gros de la flotte, mais surtout afin de ne manquer aucun des nombreux passages à niveau préfigurés par la renverse des courants, et par l’établissement d’une zone de haute pression dimanche soir sur Terre-Neuve. L’examen plus général des conditions météo en Atlantique Nord révèle l’arrivée d’un fort flux de secteur sud-ouest sous Terre-Neuve, véritable autoroute pour « rentrer à la maison », au portant et pied au plancher.
Qui pour succéder à Halvard Mabire et Miranda Merron
En l’absence du double tenant du titre et recordman de l’épreuve, Halvard Mabire associé à sa compagne Miranda Merron vainqueurs en 2012 et 2008, le jeu au sein des 19 protagonistes de la Class40 s’annonce particulièrement ouvert. « Je vois bien 6 à 7 vainqueurs potentiels » annonce Phil Sharp (Imerys). De retour dans cette classe qui lui est chère dix ans après son succès en solitaire dans la Route du Rhum, le Britannique fait partie des favoris en compagnie de ses prédécesseurs au classement de The Transat en mai dernier, Thibaut Vauchel-Camus (Solidaire En Peloton-ARSEP) et Louis Duc (Carac). Ces trois hommes se sont entourés de pointures de la course au large, attestant de leur appétit de victoire. Deux femmes pourraient venir contester ces ambitions ; Isabelle Joschke (Generali-Horizon Mixité), un brin revancharde après son abandon dans The Transat alors qu’elle menait les débats, a fait appel à son mentor Alain Gautier, et à un habitué de la classe, Pierre Brasseur. Une combinaison de talents qui inspire le respect sur les pontons québécois. Modeste et effacée, Catherine Pourre arrive pourtant à Québec forte d’une expérience considérable du 40 pieds, avec son Mach 40 Eärendil éprouvé et un équipage de trois hommes au vécu maritime et régatier long comme un Saint-Laurent déventé. Motivé pour lui aussi faire tourner le destin en sa faveur, le jeune Malouin Maxime Sorel (V and B) veut effacer la désillusion de son abandon entre Plymouth et New-York. Entouré de Luke Berry et de Bertrand Delesne, il compte bien relancer son projet qui devrait l’emmener jusqu’au départ de la prochaine Route du Rhum.
Classe internationale, la Class40 présente sur cette Transat Québec Saint-Malo nombre de nationalités parfaitement capables de s’imposer. Le marin architecte espagnol Gonzalo Botin et son Tales II, bateau victorieux de la Route du Rhum 2014 aux mains d’Alex Pella (équipier cette année de Sidney Gavignet à bord du MOD 70 Musandam Oman Sail) fait partie des épouvantails de la course, au même titre que Black Pepper / Les p’tits doudous by Moulin Roty, à l’Allemand Burkhard Keese, amateur certes très éclairé, qui s’appuiera sur l’expertise et l’expérience d’Armel Tripon. Le Japonais Kitada Hiroshi (Kiho), a fait taire nombre d’esprits malins en terminant sa première transat en solitaire en mai dernier. Lui aussi sait s’entourer. Il bénéficiera avec les talents de Rémi Beauvais, Jean-Christophe Caso et Mark Smith des moyens de bien figurer.
Ils ont dit
Armel Tripon – Black Pepper / Les p’tits doudous by Moulin Roty
« Notre équipage est franco-allemand. On a choisi de partir à quatre afin d’équilibrer le niveau entre les professionnels du bord et les amateurs éclairés. La course est très exigeante et on sera content d’avoir des bras à certains moments. On connait bien le bateau et on se connait bien. On a sûrement une belle carte à jouer avec notre Class40 de la dernière génération. Il faudra être très alerte sur la navigation, avec beaucoup de manœuvres, au contact. C’est tout de suite la bagarre, avec des rebondissements, des échappées belles qui s’interrompent aussi vite qu’elles sont arrivées… J’ai un super souvenir de mon expérience de 2012 avec Fabrice Amedeo, quand nous passons en tête à Saint Pierre. Il faudra partir avec le bon wagon une fois en Atlantique… »
Manuel Cousin – Groupe Setin
« Le bateau est arrivé par cargo. C’est notre première expérience ici. Quel plaisir d’être là ! On est là pour se faire plaisir. On part à quatre, Yann Claverie, un ministre émérite, Damien Rousseau et Sébastien Oursel qui est un partenaire de travail. C’est la bonne combinaison de compétences. L’Atlantique Nord sera une première pour moi. Je connais les Antilles mais c’est excitant de découvrir ces nouveaux horizons. On est sensible à la valeur historique de ce parcours, grands bancs, Terre-Neuve, Saint-Pierre… C’est très excitant. Le plateau est très relevé, avec des anciens vainqueurs de Vendée Globe, des Figaristes… En tant qu’amateurs éclairés, avec le plus vieux voilier de la flotte, nous sommes honorés d’être là. Le bateau a prouvé sur la Transat Jacques Vabre (7ème) qu’il est encore capable de faire des bonnes places. À nous de jouer… »
Catherine Pourre – Eärendil
« On ne sait pas trop à quelle sauce on va être mangée… Du près, des calmes… On observe les courants et on espère avoir choisi la bonne voile. On va faire beaucoup de côtiers, avec son lot d’objets flottants. On a un équipage de régatiers à l’aise le long des côtes. Il faudra aussi être vigilant aux glaces sous Terre-Neuve. Donc il faudra être en veille permanente, en espérant ne pas avoir trop de brouillard. Il ya beaucoup de paramètres à intégrer, ne pas se tromper sur le sens du courant, être sensible aux effets de pointe… Il faut vite rejoindre la sortie du Saint-Laurent pour attraper les dépressions d’Atlantique Nord. Ne pas se faire prendre par la dorsale qui nous attend après l’embouchure du fleuve. On va surveiller les petits copains à l’AIS. Eärnedil est un bon bateau qui nous autorise tous les espoirs. »
Fabien Delahaye –Solidaire En Peloton-ARSEP
« La course en équipage redistribue les cartes dans la mesure où chaque bateau est manié par de marins de grande qualité. Ils sont nombreux à prétendre à la victoire. On va faire notre maximum avec un équipage de qualité. Le début de course comporte énormément d’obstacles. Ces difficultés vont conditionner le résultat. C’est à Saint-Pierre qu’on fera un premier bilan. On va traverser des zones hostiles à la navigation, ce qui force l’humilité. Ce sera une transat rapide pour attraper une dépression et la suivre dans son Sud. Ce sera du pilotage musclé au portant. Je suis ravi de revenir dans cette Class40 que j’ai découverte en 2013 avec Sébastien Rogues (Victoire sur la Transat Jacques Vabre). On vient chercher la confrontation, sur des bateaux compétitifs et bien armés pour la régate. Il faut maitriser la machine et être toujours à la bagarre. La course peut aussi se jouer en Manche, dans une situation anticyclonique qui permet aux retardataires de revenir. »
Gilles Lamiré – French Tech Rennes Saint-Malo
« La flotte est cohérente, avec de superbes machines très proches les unes des autres. On va naviguer à vue, c’est la spécificité de cette Transat, entre régate côtière et grand large… On va rencontrer une météo très complexe, avec des phénomènes locaux très particuliers, le long de la rivière Saguenay, près des îles de la Madeleine… beaucoup d’effets de sites et de courants… sans compter les troncs d’arbre et les baleines. Beaucoup d’observation et de vigilance au menu… Faire le grand chelem The Transat- Transat Québec Saint-Malo serait un rêve. On part dans un esprit très humble. Il faut d’abord ambitionner d’arriver à Saint-Malo avec un bateau en bon état. Le reste, ce sera à la bagarre… »

Drheam Cup: J – 6 semaines

La Drheam Cup, la toute nouvelle course au large ouverte à tous, fera son entrée dans la cour des grands dans six semaines à la Trinité-sur-Mer. Une cinquantaine d’équipages sont d’ores et déjà inscrits, avec parmi eux des grands noms de la voile. Dans la catégorie Ultim, Lionel LEMONCHOIS prendra le départ avec son trimaran Maxi 80 Prince de Bretagne face à Actual de Yves LE BLEVEC. Yves, déjà à la manœuvre en tant que directeur de course de la Drheam Cup, laissera la barre à un équipage surprise qui sera dévoilé dans les jours à venir.

Plusieurs Multi 50 feront le déplacement eux aussi pour naviguer sur ce beau parcours de 400 milles, qui les mènera jusqu’à Roscoff en passant par les îles Scilly. Erwan LE ROUX, bien connu des podiums sur FenêtréA Cardinal et qui rentrera tout juste du Tour de France à la Voile en Diam 24, n’aura malheureusement pas eu le temps de remettre son bateau en état, après l’avarie qu’il a subie pendant la Transat Bakerly. Il participera tout de même à la course sur le Multi 50 du Team Arkema skippé par Lalou ROUCAYROL. Ils se retrouveront sur la ligne de départ face à Erik NIGON sur Vers un Monde Sans Sida, dont le parcours et l’engagement forcent le respect. Gilles BUEKENHOUT et son Nootka, véritable OVNI des années 90 créé par Mike Birch et Claude Develay, seront aussi de la partie.
Fidèle des courses au départ de la Trinité-sur-Mer, l’incontournable Charlie CAPELLE sera sur la ligne de départ des Multi 2000 avec Acapella – Soreal, sister-ship du bateau de Mike Birch qui remporta la première Route du Rhum en 1978. A ses côtés, on retrouvera Christian GUYADER, amateur éclairé dont l’objectif est, tout comme Charlie, la Route du Rhum 2018. Il naviguera sur Guyader Gastronomie dont ce sera la deuxième course. Après avoir remporté en temps réel et dans sa catégorie le Trophée SNSM 2016, il est fort à parier qu’il voudra réitérer cette belle performance.

Chez les IMOCA, Arnaud BOISSIERES sur La Mie Câline et Thomas RUYANT sur Le Souffle du Nord pour le Projet Imagine se tiendront dans les starting blocks, un de leurs objectifs étant d’engranger un maximum de milles et de posséder une excellente maîtrise de leur engin avant le départ du Vendée Globe en novembre 2016.
En Class 40, le vainqueur de l’Armen Race 2016, Massimo JURIS (Colombre XL) ne compte pas se laisser impressionner par la concurrence. Son Pogo 40 se retrouvera face à Simple Vé de Bertrand LEMEE et à Masai du Néerlandais Ben KORNER qui tenteront de faire descendre l’Italien des premières places du podium, qu’il truste depuis le début 2016.
Les coureurs de la catégorie IRC, qu’ils soient en équipage ou en double, feront le déplacement en masse avec tous les grands noms de cette classe d’amateurs éclairés et de pros passionnés. Parmi eux, on retrouvera le Team Jolokia mené par Pierre MEISEL, dont les valeurs sont en totale adéquation avec celles de la Drheam Cup. Nicolas GROLEAU sur le MACH 45 Bretagne Télécom, fera certainement une nouvelle fois enrager ses concurrents, lui qui fait des étincelles dans la baie de Quiberon à chacune de ses sorties. Une belle bataille de chantier devrait aussi avoir lieu entre Jacques FILY, figure bien connue des plans d’eau sur Anne et Sébastien 4, son Grand Soleil 43 BC, et Philippe SAUZIERES qui navigue sur Crescendo, son JPK 1010.
Enfin, la relève sera aussi assurée avec la participation de Quentin VLAMYNCK sur le tout nouveau prototype Mini 6.50 à foils Arkema 3, qui a déjà fait couler beaucoup d’encre et que de nombreux aficionados sont impatients de voir naviguer.
La Drheam Cup sera donc la rencontre des pros de la voile, des amateurs chevronnés et des compétiteurs désireux de se lancer un nouveau défi. Cette compétition ouverte à tous est désireuse de porter une attention particulière à chacun, différents trophées seront donc décernés, dont le trophée Sport pour les bateaux de série.

Final haletant

Les Figaros lors de la 3eme etape de la Solitaire Bompard Le Figaro entre Paimpol et La Rochelle - le 04/07/2016 @ Alexis Courcoux

La Rochelle est en vue des solitaires et aucun leader n’est parvenu à se décrocher de la flotte qui s’est regroupée. A quelques miles de l’arrivée le classement général ne devrait pas être bouleversé. Yoann Richomme (Skipper Macif 2014) a doublé en premier la marque de passage obligatoire BXA à l’entrée de l’estuaire de la Gironde à 3h39 très exactement. Deux minutes plus tard suivait l’incroyable Xavier Macaire (Chemins d’Océans), celui a qui la dorsale a profité hier après-midi. Nicolas Lunven (Generali), Thierry Chabagny (Gedimat) et Charlie Dalin (Skipper Macif 2014), très proches du tableau arrière des hommes de tête, se tiennent dans un mouchoir à 30 milles de la ligne d’arrivée. Vous l’aurez compris, rien, absolument rien ne peut encore prédire du vainqueur de la 3e étape de La Solitaire Bompard Le Figaro. Un final à gros suspense dont le dénouement devrait avoir lieu aux alentours de 12h. A La Rochelle, le bassin des chalutiers est fin prêt pour accueillir les figaristes…

« Le jeu est assez serré devant et la victoire d’étape va se jouer à pas grand chose » confiait Yoann Richomme ce matin à la vacation de 5h. Passés la marque obligatoire d’eaux saines, BXA, les skippers en tête de flotte entament une remontée au près serré jusqu’à l’île d’Oléron. Le jeu tactique bat donc encore son plein en ce jour de finale de la 3e étape de La Solitaire Bompard Le Figaro. Six Figaro Bénéteau 2 se tiennent en moins d’1 mille de Yoann Richomme à Thierry Chabagny. Chacun peaufine sa trajectoire, place un virement de bord réfléchi, tente de jouer avec le petit thermique de nuit, à l’image d’Alexis Loison (Groupe Fiva), décalé à l’est, le plus près des côtes. Autant dire que sur cette dernière ligne droite les marins sont sur le pont, à la barre, aux réglages fins, diablement conquérants, étonnamment frais pour finir en beauté cette avant-dernière manche de la plus dure des courses en solitaire à armes égales.
Cecile Laguette (Deauville) à 77 milles

Depuis le passage de Ouessant, les derniers ont souffert. Si l’on a cru un moment que les écarts se resserreraient hier, tandis que les premiers tamponnaient dans la dorsale, ce ne fut qu’illusion. Difficile de tenir le rythme face à des marins ultra expérimentés, qui n’en sont pas à leur première Solitaire, se connaissent parfaitement, savent gérer leur sommeil, sont capables de garder de la lucidité jusqu’au bout. Alors forcément, on pense à l’heure d’arrivée de la queue de flotte, on pense à leur temps de récupération qui sera bien moindre que les skippers de tête. Cécile Laguette, Théo Moussion (#théoenfigaro), Tolga Pamir (Renoval/1 jour 1 homme 1 arbre), Yves Ravot (Hors la rue) ferment la marche et ne devraient arriver qu’en toute fin d’après-midi à La Rochelle. Ils auront juste le temps de récupérer quelques heures de sommeil, avant le départ, mercredi à 19h de l’ultime étape. Un sprint final de 130 milles autour de l’île d’Yeu, le dernier set de la 47e Solitaire Bompard Le Figaro !

Ils ont dit en mer
Yoann Richomme (Skipper Macif 2014) : « On a attaqué la remontée au près vers Oléron. On ne sait pas exactement quand le vent va tourner. Il y a des bateaux dans tous les sens. J’ai favorisé un bord au large pour ne pas me coller à l’île d’Oléron. Mais ça va, le bateau avance tout seul. J’ai réussi à me reposer pas mal, du coup je suis en bonne forme. J’attaque pour ce dernier bord qui va être assez court. Le jeu est assez serré devant et la victoire d’étape va se jouer à pas grand chose. On va tirer des bords de près jusqu’à Oléron, ce sera 90% du boulot. Pour le moment on est dans un vent oscillant donc ce n’est pas facile de s’y retrouver. Après Oléron ca va être un bord de spi jusqu’à La Rochelle. Tout le boulot, c’est dans les 4 prochaines heures ».

Xavier Macaire (Chemins d’Océans) : « J’ai fait une belle remontée hier dans la journée, je suis assez content d’être bien placé comme ça. Ca bataille bien pour la fin de course, il reste encore quelques heures et il y a du match. On est au près on tire des bords et on remonte vers Oléron. On a un vent qui molli progressivement et un petit clapot. Il faut faire attention, le bateau tape un peu de temps en temps. On a un vent de nord. Dans le pertuis, vraisemblablement, ce sera sur un seul bord vers La Rochelle. Je n’ai quasiment pas dormi cette nuit. Je suis un peu fatigué mais l’excitation de la fin de course tient éveillé ».

Appel à projet Mondial J80 2018

Cette épreuve rassemblera plus de 120 J80 venus de toute l’EUROPE, des USA, du Moyen Orient et à n’en pas douter d’Asie qui connait un fort développement. Évènement de Grade 1, de nombreux coureurs exceptionnels nous rejoindront. Au Mondial J80 2013, étaient présents de grands champions : Iker Martinez (ESP), José Maria Van Der Ploeg (ESP), Kevin Sproul (GBR), Hugo Rocha (POR), Xavier Macaire (FRA), Sébastien Col (FRA), Nicolas Lunven (FRA), … pour ne citer qu’eux. Seul un Mondial J80 offre cette occasion exceptionnelle de confronter amateurs de très bon niveau avec l’élite mondiale.

La Classe J80 France, est en ordre de bataille pour cet évènement :
• Ludovic Gilet a été désigné chef de Projet de ce “J80 Worlds 2018”! Très expérimenté, il a, à son actif, la gestion de 2 des 3 plus grands rassemblements J80 au Monde (en 2009 à la Trinité sur Mer, en 2013 à Marseille).
• une commission de sélection présidée par Damien Zucconi (Président de La Classe J80) et l’ensemble du bureau de la classe J80. Cette commission aura la responsabilité de séléctionner la meilleure des candidatures reçues pouvant provenir de Clubs, de Collectivités locales et/ou de structures professionnelles.
• un planning d’Appel à Candidatures déjà déterminé pour un évènement idéalement positionné du 8 au 14 juillet 2018. Le cahier des charges de l’Appel à Candidatures est disponible sur demande directement auprès de Ludovic Gilet, avec une clôture de la phase de réception des dossiers au plus tard le 31 décembre 2016. La prise de décision de la Commission se fera au premier trimestre 2017 pour exécution et mise en oeuvre dans les meilleurs délais dès 2017.

Porteurs de projets, c’est maintenant que le Mondial J80 se prépare au côté d’une équipe expérimentée et plus que jamais motivée !
Contactez Ludovic Gilet : gilet.ludovic@gmail.com

Thierry Chabagny brille devant

Thierry Chabagny (Gedimat) lors de la 3eme etape de la Solitaire Bompard Le Figaro entre Paimpol et La Rochelle - le 03/07/2016 ~@ Alexis Courcoux

Troisième étape de la Solitaire et on retrouve les mêmes en tête de la flotte dans un ordre différent. Thierry Chabagny voulait briller sur cette étape. C’est chose faite. Il est le premier au passage de Ouessant depuis les roches de Portsall suivi par les skippers Macif, Charlie Dalin et Yoann Richomme, Nicolas Lunven, Erwan Tabarly et Gildas Morvan. Vrai passage à niveau, Ouessant a vu s’étirer la flotte restée compacte jusqu’à maintenant. Les retardataires ont du lutter contre le courant dans un vent très faible. Résultat, une dizaine de bateaux ont été stoppés dans l’immédiat Sud de l’île et quatre concurrents renvoyés en Manche. Théophile Moussion (Théo en Figaro) pointait ainsi à 31 milles du leader Thierry Chabagny. Le skipper de Gedimat a de son côté accru son avance sur le paquet de leaders, avec près de 2 milles sur les deux skippers Macif qui naviguent à touche-touche.

Dans les 15 premiers au général, il y a aussi des batailles féroces où il est difficile de faire ses propres choix au risque d’être sanctionnés. Une différence de niveau entre les premiers et les suivants. Il y a pourtant de blles courses, de belles remontées que l’on ne voit pas. Des courses dans la course et les bonnes performances de certains comme Benjamin Dutreux (Team Vendée 13è), Martin Le Pape (12è BELLOCQ PAYSAGES), Sébastien Simon  (11e BRETAGNE – CMB PERFORMANCE)

Il y avait bel et bien une heure d’écart déjà entre le 1er et le 20ème à la fin de la première manche de cette troisième étape. Des écarts qui se sont tout spécialement creusés en fin de nuit. Lorsque certains relâchaient leur attention et piquaient peut-être du nez, les poids lourds de cette 47ème Solitaire Bompard Le Figaro naviguaient en rythme parfait, jonglant entre la renverse du côté de l’Aber Wrac’h et la bascule à droite qui a fini par arriver au lever du jour.  Résultat : Les six premiers à Ouessant n’étaient autres ce midi que les six premiers au général provisoire ! Et ils se tiennent en un mille tout rond ! Autant dire que la bagarre ne fait que commencer

Ténors intraitables

La hiérarchie est donc respectée, ce qui n’était pas le cas au départ et jusqu’à l’île de Batz en début de nuit. On pouvait notamment craindre pour Charlie Dalin (Skipper Macif 2015) à la traîne du côté de Bréhat, mais c’était mal connaître la maîtrise du louvoyage et l’insolente vitesse au près du Normand. « J’ai tiré les bons bords du côté de Batz et bien négocié les petites bascules avant d’arriver à terre. Le reste c’est la vitesse. Au près, j’avance bien ! »
Parmi les bons coups de la nuit, à noter aussi la bonne remontée de Sébastien Simon (Bretagne CMB Performance) et surtout de Benjamin Dutreux (Team Vendée) qui pointait à la 7ème place à 11 heures, juste derrière Corentin Douguet (Sofinther – Un Maillot pour la Vie). Côté bizuths, Justine Mettraux (TeamWork), brulait la politesse aux deux leaders au général provisoire, Will Harris (Artemis 77) et Pierre Quiroga (Skipper Espoir CEM) qui malgré pas mal de soucis techniques à bord tenait la cadence.

Avec la franche bascule du vent à droite ce matin, les spis étaient de sortie avant même d’avoir fini de contourner Ouessant. Tous en file indienne dans la grande veine de courant descendant, les solitaires ont du sérieusement douter de l’option de Gildas Morvan (Cercle Vert), en retard sur la tête de flotte et seul à raser l’île et ses écueils. Une heure plus tard, force était de constater que le Géant Vert avait vu juste ! 14ème au pointage de  11 heures, Cercle Vert remontait à la sixième place sur ce coup, assez osé il faut le dire. Car sur le papier, si la route était certes plus courte, le courant y était moins favorable et surtout la renverse plus prompte à venir. La preuve que la tactique n’est pas une science exacte, et heureusement pour la beauté de la course !

Soleil et sommeil réparateurs

Encore soutenu au Nord de l’île, le vent a rapidement baissé en début d’après-midi. La 47ème Solitaire Bompard Le Figaro se montre maintenant sous un visage inédit : soleil, hautes pressions, mer émeraude, un vrai temps estival !  Dans ces conditions, les clefs à molettes sont de sortie pour détendre les haubans et redresser le mât, banané toute la nuit. Et surtout, les chapeaux remplacent les bonnets et les cirés sont mis à sécher sur le pont.
Une dizaine de nœuds seulement accompagne maintenant les solitaires, avec quand même un fond de houle croisée bien peu propice à stabiliser les spis et laisser la barre au pilote. On aurait pu croire que ce bord obligatoire jusqu’à l’Occidentale de Sein aurait été propice au sommeil, il faudra sans doute attendre la baie d’Audierne…

Les skippers n’avouaient ce matin que quelques petites tranches de sommeil voire une nuit blanche et il va bien falloir emmagasiner un peu de repos avant la dorsale qui attend la course demain, quelque part au milieu de la côte Atlantique jusqu’à BXA. Il reste plus de 250 milles à courir vers la bouée BXA et l’heure de vérité de cette troisième étape n’a pas encore sonné.

Ils ont dit en mer :

Benjamin Dutreux (Team Vendée) : « Le vent est de 20 nœuds, il y a quelques rayons de soleil entre les nuages, des vagues croisées. C’est difficile de passer, le bateau tape. On arrive dans à peu près deux heures à Ouessant. Cette nuit je me suis reposé un peu, j’ai quand même été pas mal sur le pont, mais dès que je pouvais je me reposais. Après ma plongée, j’ai perdu pas mal d’énergie. J’avais quelque chose de coincé et j’ai du plonger. Je me suis amarré à une bouée de chenal pour pouvoir plonger pour aller décoincer quelque chose dans l’hélice. Ensuite, ça a refusé un peu pour moi, du coup j’ai préféré virer pour aller le plus près possible de la route afin d’avoir deux options qui s’offrent à moi en fonction. Je préfère rester pas trop loin de la route et voir avec les oscillations ce que je peux faire. J’ai pris un peu plus large que tout le monde, je ne suis pas aussi à l’aise que Gildas Morvan dans les cailloux. Je ne suis pas trop content parce que j’étais bien revenu mais j’étais cramé et j’ai fait deux trois bords à l’anglaise. Tant pis c’est comme ça ».

Arthur Prat (Les Perles de Saint-Barth) : « J’ai été un peu contraint de faire cette option parce que j’ai eu un souci avec ma guillotine. J’ai un peu hésité à aller jouer dans les cailloux sachant qu’il fallait enchaîner les virements. Je me suis dit que c’était mieux pour moi de partir au large. Le problème n’est pas vraiment solutionné mais j’espère pouvoir le régler. Pour le moment j’arrive à avoir mon ballast rempli au vent mais à chaque virement c’est compliqué. J’ai entre 15 et 20 nœuds avec une mer qui remue pas mal. On se rapproche de l’île de Ouessant et il va falloir bien gérer avec la renverse de courant. J’ai pu me reposer parce que j’ai fait un long bord, j’ai pu faire plusieurs siestes, c’est plutôt pas mal pour la suite des évènements ».  

Xavier Macaire (Chemins d’Océans) : « On est entrain de contourner l’ile de Ouessant, 18 à 20 nœuds de vent, une mer assez démontée et le courant nous ralenti. Le premier bateau vient de passer de 8 nœuds à 6 nœuds et là, ça y est, je suis contre le courant. Il y a toujours du match, je suis dans les dixièmes. J’aimerais bien encore jouer aux avant-postes, ce sont un peu toujours les mêmes qui sont devant. J’aimerais bien aller jouer avec eux dans la journée, dans la nuit ou demain. Pour la dorsale, je n’ai pas encore vraiment évalué la situation. Là, je suis juste entrain de gérer le passage de Ouessant qui est un peu délicat. Une fois que ce sera fait, j’aurais un peu plus de temps pour réfléchir à la suite. J’ai dormi deux trois fois un quart d’heure depuis le début de la course. Ce n’est pas beaucoup mais c’est déjà ça de pris ».

🔒 Le nouveau Dehler 34 est nominé pour l’European Yacht of the Year

Avant même son premier lancement, le nouveau Dehler 34 est nominé pour l’European Yacht of the Year, dans la catégorie « Performance Cruiser ». Il poursuit donc l’histoire à succès du légendaire 34. Le premier chapitre de notre nouvelle légende est donc en train de s’écrire, à son rythme… Kalle Dehler, chef de projet, est…

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30 skippers au départ du Vendée

© Jean-Marie Liot / DPPI

La décision était attendue après la réunion entre l’organisation et les skippers ce mercredi. 3 places places supplémentaires ont été ouvertes en sus des 27 pour permettre à tous de participer au Vendée. Le bon sens l’emporte après  mois où la tension et la colère montait pour les recalés. C’est Yves Auvinet, Président de la SAEM Vendée qui a fait cette annonce. Tous les marins devront avoir bouclé leurs obligations nautiques et administratives à temps.Pour des raisons logistiques aux Sables d’Olonne (nombre de places disponibles sur le ponton de port Olona), la direction de course du Vendée Globe avait décidé de limiter à 27 le nombre de skippers pouvant s’engager sur le tour du monde en solitaire et sans escale. Le Département, propriétaire du Vendée Globe a souhaité ouvrir ce numerus clausus. A ce jour, 30 skippers sont officiellement inscrits à la huitième édition (voir la liste ci-dessous).

Kojiro Shiraishi, Jean-François Pellet, Conrad Colman et Enda O’Coineen sont les premiers concernés par cette annonce « Je suis favorable à une ouverture à trois places supplémentaires en plus des 27 places prévues au sein de l’avis de course. Dans le cas où les obligations nautiques de l’un ou de l’ensemble des skippers seraient remplies dans les délais impartis, il me paraîtrait inconcevable de ne pas leur permettre de prendre le départ. Lorsque l’on connaît l’investissement que représente la préparation de cette course, je pense que si l’on remplit toutes les conditions, chacun doit pouvoir bénéficier d’une chance de participer au Vendée Globe. »

Concernant la problématique logistique qui limitait le nombre de places au ponton de Port Olona, Yves Auvinet a confirmé qu’une solution a été trouvée. « Nous nous sommes assurés avec la direction de course que cette situation soit réalisable matériellement au sein du port. Ce qui est absolument le cas. Il conviendra donc de modifier l’avis de course en ce sens par l’approbation d’un nouvel avenant (avenant n°2). »

Cette ouverture du nombre de places devrait permettre ainsi d’accroître l’internationalisation du prochain Vendée Globe. Si tous les prétendants bouclent leurs budgets et leurs obligations nautiques et administratives à temps, quatre continents et dix nationalités pourraient être représentés : France, Espagne, Hongrie, Etats-Unis, Angleterre, Suisse, Pays-Bas, Nouvelle-Zélande, Japon, Irlande. Une situation inédite dont on ne peut que se réjouir. Autre chiffre à retenir : neuf skippers étrangers pourraient prendre part au tour du monde en solitaire, soit près d’un tiers de la flotte.

Ce mercredi aux Sables d’Olonne, Yves Auvinet a également confirmé la tenue de la conférence de presse de présentation officielle du plateau du Vendée Globe 2016-2017. Celle-ci se tiendra le mercredi 14 septembre prochain à Paris, au sein du prestigieux Palais Brongniart.

Les 30 skippers officiellement inscrits à ce jour :
Jérémie Beyou (France), Tanguy de Lamotte (France), Vincent Riou (France), Morgan Lagravière (France), Armel Le Cléac’h (France), Paul Meilhat (France), Sébastien Destremau (France), Eric Bellion (France), Jean-Pierre Dick (France), Fabrice Amedeo (France), Sébastien Josse (France), Yann Eliès (France), Thomas Ruyant (France), Didac Costa (Espagne), Kito de Pavant (France), Jean Le Cam (France), Bertrand de Broc (France), Louis Burton (France), Nandor Fa (Hongrie), Rich Wilson (Etats-Unis), Alex Thomson (Angleterre), Arnaud Boissières (France), Alan Roura (Suisse), Stéphane Le Diraison (France), Pieter Heerema (Pays-Bas), Romain Attanasio (France), Kojiro Shiraishi (Japon), Conrad Colman (Nouvelle-Zélande), Enda O’Coineen (Irlande) et Jean-François Pellet (France)

Favoris à mi-course

Parade d arrivee des Figaros de la Solitaire Bompard Le Figaro le 30/06/2016 @ ALexis Courcoux

Alors que 2 étapes sur les 4 ont été courues avec déjà des écarts assez inhabituels, quels sont les favoris qui se dégagent à mi-course. 30 minutes séparent les deux Skippers Macif au général provisoire pour seulement 540 milles à couvrir d’ici le clap de fin de cette 47ème Solitaire Bompard Le Figaro.

C’est beaucoup et peu à la fois si l’on en croit les intéressés : Yoann Richomme (Skipper Macif 2014) : « Prendre une heure sur une renverse, ça peut aller très vite ». Charlie Dalin (Skipper Macif 2015) : « A partir du moment où il y a combinaison de vent faible et de courant, ça génère potentiellement de l’écart… » Et de prévenir qu’après deux podiums en 2014 et 2015 : « Je n’ai rien à perdre ! ». Alors forcément, et même si Yoann Richomme est d’un tempérament joueur avec la stratégie, il y aura du marquage dans l’air de cette troisième étape. Un air a priori léger pour des conditions estivales qui pourraient (enfin !) faire leur apparition.

Les deux skippers Macifs ne sont pas tout seuls. Erwan Tabarly (Armor Lux), vainqueur de la première étape a certes une heure de retard mais n’a pas dit son dernier mot. Quant à Nicolas Lunven (Generali) à 1 heure 22 minutes, et Thierry Chabagny (Gedimat) à 1 heure 48 minutes, ils auraient tort de ne pas croire en leurs chances. Derrière, la victoire au général semble beaucoup plus hypothétique, mais une marche du podium encore crédible. C’est ce que vise avec lucidité Corentin Douguet (Sofinther – Un Maillot pour la Vie), 6ème à 2 heures 21 minutes : « A Paimpol, si tu n’es pas dans les quatre premiers et que ton objectif, c’est la gagne, alors il faut taper dans les coins ! Mais on sait bien que ça peut coûter très cher … Ce qui est important pour aller accrocher un podium, c’est de soigner son départ pour ne pas laisser partir la course par devant et de naviguer régulièrement, sereinement »

Côté Bizuths, le tandem formé par le fougueux britannique Will Harris (Artémis 77) et Pierre Quiroga (Skipper espoir CEM) a relégué suffisamment loin la concurrence pour penser « Match Racing » à l’avenir. Si chacun fait ses petits calculs côté classement, l’arithmétique de ces deux prochains jours concernera aussi le sommeil. Maximiser le repos, continuer à segmenter sa journée de petites siestes, telle est la vie terrienne du Figariste, pro ou amateur. De ce point de vue Robin Elsey, occupé avec ses compatriotes à réparer Artémis 77 suite à son violent talonnage, aura peut-être les yeux un peu plus cernés que ses petits camarades au coup de canon samedi. Mais rejoindre le bassin de Paimpol dans les temps fait partie de ces petites victoires d’équipe dont La Solitaire Bompard Le Figaro a aussi le secret.

Ils ont dit :
Yoann Richomme (Skipper Macif 2014) 1er au général provisoire
« C’est forcément une situation pas simple, à laquelle je ne suis pas rodé. Il y aura forcément du marquage parce que je ne peux pas laisser Charlie tenter des options sans suivre. Et il n’y a pas que Charlie. Prendre une heure sur une renverse, ça peut aller très vite. Je savoure surtout ma victoire. Pour le général, chaque régate est importante et on perd trop vite du temps pour croire à un avantage acquis. Charlie va très vite, mais j’ai comblé une grosse partie de mon retard dans ce domaine et il m’impressionne beaucoup moins qu’avant. Pour la suite, le classement va nous imposer des comportements plutôt contraires à nos deux personnalités. C’est vrai que je suis un attaquant et qu’il va falloir plutôt défendre. J’ai pas mal travaillé ces dernières années pour calmer mon tempérament et faire des choses plus régulières. J’attribue des coefficients aux différents paramètres pour décider d’une option. Je contiens mes pulsions. Mais je continue à envisager cette Solitaire par la navigation, la stratégie, c’est comme ça que j’aime naviguer. Ca m’a réussi sur deux étapes, ça peut s’arrêter aussi. Mais il y a un cercle vertueux, quand tu vas vite et que tu es en confiance, c’est magique ! »
Charlie Dalin (Skipper Macif 2015) 2ème au classement général provisoire
« Ce qui m’intéresse, c’est la première place. Je fais podium en 2014, podium en 2015, là il va falloir trouver une solution ! A partir du moment où il y a combinaison vent faible et courant, ça génère de l’écart, notamment dans les pertuis. Il suffit de passer avec du vent faible, de petits décalages peuvent générer de gros écarts. Je ne suis pas un parieur, je fais du placement ; je mets peu d’aléatoire et de risque dans la balance. Là il va falloir trouver une solution. Se faire violence, je ne sais pas mais je crois que je suis dans une position plus facile que Yoann. Moi je n’ai rien à perdre, lui a tout à perdre »

Le MOD70 Maserati de Giovanni Soldini dévoilé à Monaco

MOD 70 Maserati skippered by Giovanni Soldini shot offshore Porquerolles island during training. Photo Guilain Grenier

Giovanni Soldini a présenté son nouveau Multi 70 Maserati dans le magnifique Yacht Club de Monaco en présence de son armateur, l’industriel John Elkan, petit-fils de Gianni Agnelli et de Pierre Casiraghi, tous deux étant des membres réguliers de l’équipage Maserati.

Après trois années intenses passées sur les mers du globe à bord du monocoque Maserati VOR70, Giovanni Soldini et son équipage vont désormais naviguer sur ce Multi 70 qui n’est autre que l’ancien Gitana de Sébastien Josse qui s’en est servi pour tester son prochain Ultim. Ce Multi70 est un trimaran extrêmement performant pouvant atteindre des vitesses affolantes. Le record ayant été de 43 nds et 20 nds de vent. Long de 21,2 mètres, large de 16,8 mètres avec une hauteur de mât atteignant 29 mètres, le Multi 70 Maserati peut très rapidement décoller hors de l’eau grâce à ses foils imaginé par Guillaume Verdier. Lire le numéro 69 de Course Au Large.

Le programme de Giovanni Soldini en 2016 sera de dompter la bête et multiplier les navigations et les exploits, sans compter les confrontations avec les autres MOD70 qui l’attendent impatiemment :
– Record de la traversée Monaco-Porto Cervo (septembre 2016) : une épreuve de 195 milles nautiques. Le record actuel, établi en 2012, est détenu par le monocoque Esimit Europa 2 battant pavillon du Yacht Club de Monaco, en 10 heures, 13 minutes et 42 secondes, soit une vitesse moyenne de 19 nœuds.

  • Rolex Middle Sea Race (Départ le 22 octobre 2016) : une grande course au large classique. Lancée en 1968, ce rendez-vous vit aujourd’hui sa 37e édition et a attiré les plus grands noms de la voile internationale au fil des années. Avec un départ et une arrivée prévue à Malte, le parcours, de 608 milles nautiques, comprend un tour de la Sicile, un passage près des îles Eolinennes, des îles Egades, Pantalleria et Lampedusa. Le record de l’épreuve revient à Rambler (USA) en 2007 en 47 heures, 55 minutes et 3 secondes.
  • La course transatlantique RORC (Départ 26 novembre 2016) : est le troisième et dernier défi du Multi 70 de Maserati qui débutera à Lanzarote aux Canaries pour une arrivée prévue à Grenade dans les Caraïbes, après 3000 milles nautiques de navigation.

Ayant d’ores et déjà confirmé sa participation à la Rolex Middle Sea Race, Pierre Casiraghi poursuit sa saison sur son GC32 Malizia. « J’ai vraiment hâte de découvrir la navigation sur ce Multi 70 et de pouvoir comparer les similitudes et les différences de sensation entre ce trimaran et le GC32 ». Le vice-président du Yacht Club qui participe depuis cette année au circuit GC32 Racing Tour, a aussitôt pris la route du Lac de Garde pour s’entraîner avant le deuxième acte de la saison, organisé à Malcesine du 7 au 10 juillet. Rappelons que lors du coup d’envoi, l’équipage monégasque avait créé la surprise en remportant notamment une manche, deux troisièmes places et terminant deuxième dans la catégorie propriétaire amateur.

« Quatrième, ça reste un joli classement »

Gildas Morvan (Cercle Vert) lors de la 2eme etape de la Solitaire Bompard Le Figaro entre Cowes (UK) et Paimpol - @ Alexis Courcoux

Quatrième d’une étape où il aura été longtemps aux avant postes Gildas Morvan a réalisé une très belle course.A 12h31 ce mercredi, Gildas Morvan a franchi la ligne d’arrivée de la deuxième étape de la Solitaire Bompard – Le Figaro (430 milles entre Cowes et Paimpol Lézardrieux). Le skipper de Cercle Vert, qui a mené les débats pendant la première moitié du parcours, s’est ainsi finalement emparé de la quatrième place, laissant échapper le podium pour moins de cinq petites minutes. Reste que finir dans le Top 5 sur une manche de la plus exigeante des courses en solitaire et à armes égales demeure une performance en soi. De quoi redonner le sourire au marin de Landéda à la mi-course, et l’envie, plus que jamais, d’aller jouer les troubles fêtes lors des deux prochains rounds.
« Elle a vraiment été dure cette étape. Le vent a été hyper instable du début à la fin. Jamais il n’y a eu de bords tranquilles avec le bateau bien calé », a déclaré Gildas Morvan, peu après son arrivée au ponton, à Lézardrieux, ce mercredi. De fait, cette deuxième manche de La Solitaire Bompard – Le Figaro a été exigeante autant que complexe et n’a laissé que très peu de répit aux navigateurs. Yoann Richomme, le vainqueur, l’a d’ailleurs souligné haut et fort, jamais il n’est allé puiser aussi loin dans ses ressources. « Nous avons tous très peu dormi durant ces deux jours et 20 heures de mer. Pour ma part, si j’ai pu cumuler deux siestes de vingt minutes par tranche de 24 heures, c’est un maximum », a détaillé le skipper de Cercle Vert qui a parfaitement négocié la partie extrêmement tactique au sud de la côte anglaise, jusqu’à Wolf Rock, et en particulier le passage de Start Point, qui lui a permis, un temps, de s’installer confortablement aux commandes de la flotte. « J’ai réalisé une belle entame. Dans un premier temps, je me suis super bien sorti des Needles. Ensuite, j’ai bien géré tout en contrôlant Yoann qui a joué de la même manière que moi, entre Portland et Start Point. Ainsi, j’ai pu enrouler le phare de Wolf Rock avec près de deux milles d’avance sur lui, et attaquer la Manche relativement sereinement », a commenté le marin qui a alors tenté un coup sur cette traversée. Un coup qui ne l’a, malheureusement, pas récompensé.

A une heure près

« Sur la fin, je pensais faire la cuillère à Yoann par-dessous or le front sur lequel je comptais est arrivé une heure plus tard que ce que j’espérais. Résultat, j’ai fini au près tandis que lui a pu atterrir sur la bouée de Portsall au reaching. Clairement, c’est là que la victoire m’a échappée », a expliqué Gildas. « Est-ce que j’ai vraiment mal joué ou pas, c’est difficile à dire », a-t-il ajouté. Un peu plus tard, sous spi, au passage retour dans le chenal du Four, il a vu Charlie Dalin lui passer dessous puis Nicolas Lunven faire la même chose. « Là, ça a été un peu dur mais on le sait, c’est un coin un peu aléatoire. Il s’y passe toujours des choses un peu inexplicables. Cela étant dit, au bout du compte, je décroche quand même une quatrième place. Ca reste un joli classement. Cela me rebooste bien pour la suite surtout que contrairement à ceux qui jouent encore le classement général, moi je suis plus libre de faire ce que je veux et notamment de me montrer très joueur sur les deux étapes qu’il reste à courir », a conclu Gildas Morvan. Pour l’heure, le nouveau classement général n’est pas encore connu. Il faudra, pour cela, attendre l’arrivée du dernier aux alentours de 22 heures ce soir.

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