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Le Défi Azimut a tenu son pari

@ Christophe Favreau

Après une belle journée la veille où Armel Le Cleac’h s’est imposé, ce dimanche marquait la dernière journée du Défi Azimut avec des runs de vitesse et un parcours de 20 milles. On retiendra que les favoris sont bien affutés à l’approche du Vendée Globe mais que l’on pourra aussi compter sur Paul Meilhat et Morgan Lagravière.

Tout a commencé par une série de runs de vitesse sur un parcours d’un mille pris d’assaut par les équipages des onze bateaux présents sur le plan d’eau. La plupart ont enchaîné deux départs pour tenter de gagner de précieuses secondes sur une navigation disputée comme un sprint. A ce petit jeu, un trio – SMA, Edmond de Rothschild, SAFRAN – n’a pas tardé à faire monter le speedomètre dans les tours. Mais au jeu de la vitesse, Morgan Lagravière et les siens ont été les plus rapides. Ils signent le meilleur run du jour en 3 minutes 19 et une vitesse moyenne de 18 nœuds à bord de SAFRAN, qui décolle au quart de tour sur ses nouveaux foils. Bien échauffés, les équipages ont poursuivi de plus belle sur l’incontournable contre-la-montre autour de Groix. De la pointe de Pen Men à la pointe des Chats, ce parcours de 20 milles constitue un terrain de jeu idéal pour une bataille acharnée aux retournements de situation garantis.

Au taquet !
« C’était un peu sport, on a été prudent sur le départ, on a pris une bonne option ensuite qui nous permet de prendre la tête à Pen Men. On a tous fait des erreurs mais Vincent (Riou), qui était en tête à l’approche de l’arrivée, a fait la dernière, nous en avons profité. Tout le monde était au taquet, on est tous pareil, dés qu’un départ est donné ! » Vainqueur du Chrono Azimut – Tour de l’île de Groix, Paul Meilhat donne la mesure de cette journée de régate à bord de SMA. L’équipage du jeune skipper s’est volontiers pris au jeu de la circumnavigation groisillonne expresse, qui se termine avec des écarts infimes et des arrivées en tirs groupés. Il l’emporte de quelques courtes longueurs devant PRB et SAFRAN, qui ont coupé la ligne moins d’une minute après. Pour autant, si le vent a répondu présent, le clapot d’ouest levé par le passage d’un front hier n’a pas permis aux équipages, le pied au plancher, de battre le temps canon de 1h 08mn et 10 sec, établi l’an dernier par Vincent Riou et ses équipiers.

Comme un avant-goût…
Ce chrono termine de la plus belle manière cette édition 2016, qui, Vendée Globe imminent oblige, réunissait tous les ingrédients pour donner au public lorientais un avant-goût du prochain tour du monde en solitaire. Avec son plateau de premier choix composant l’une des plus belles flotte 100% IMOCA jamais rassemblée en Bretagne, le Défi Azimut a tenu son pari. Autour de skippers ne boudant pas leur plaisir de disputer une ultime répétition générale, il a donné la mesure du challenge humain, technique et maritime qui les attend tous sur la route des trois caps. « C’était vraiment sympa de disputer, ici à Lorient, un grand week-end de régate dans une ambiance détendue avant le gros morceau qui nous attend cet hiver », confirme Armel Le Cléac’h, grand vainqueur la course de 24 heures en solitaire à bord de Banque Populaire VIII.

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Alinghi remporte l’Act 6 des Extreme Sailing Series

The Extreme Sailing Series 2016. Act 6. Madeira. Portugal. 25th September 2016. Credit - Lloyd Images

Alinghi remporte l’Act 6 des Extreme Sailing Series™ dans un incroyable come-back
L’équipage Suisse d’Alinghi a fait un retour spectaculaire après un démâtage et remporte l’Act 6 des Extreme Sailing Series™ dans des conditions extraordinaires sur les eaux de Madère au Portugal.

Une collision spectaculaire avec Red Bull Sailing Team hier a entraîné la chute du mât de 16,5 mètres du catamaran CG32 d’Alinghi. Les dégâts encourus dans la troisième course de la journée, ont contraint l’équipage vétéran à déclarer forfait pour les quatre manches du jour restantes et menaçaient de les garder hors circuit pour le dernier jour de l’Act 6.
Mais grâce à l’héroïsme de leur équipe technique, Alinghi était de retour sur la ligne de départ lorsque la compétition a repris aujourd’hui. Les navigants ont rendu la pareille à leur équipe à terre en s’adjugeant l’Act 6 grâce à deux victoires de manches aujourd’hui qui se sont déroulées dans des vents faibles.
Red Bull Sailing Team a décroché la deuxième place pour la troisième fois en six actes alors que Madère faisait ses débuts en Extreme Sailing Series. Les leaders du classement général de la saison, Oman Air complètent le podium.
Le résultat de cette journée voit Alinghi réduire son écart au classement général avec Oman Air avec seulement trois points de retard alors que la saison 2016 ne compte plus que deux Acts, Lisbonne dans moins de deux semaines et Sydney en décembre.
Le skipper d’Alinghi Arnaud Psarofaghis a dédié cette victoire de l’Act 6, leur deuxième victoire d’Act consécutive après leur triomphe dans l’Act 5 à Saint-Pétersbourg, à l’équipe technique à terre qui a travaillé sans relâche toute la nuit pour réparer le bateau et les garder en lice.
« Nous sommes vraiment heureux de gagner ici à Madère. » A déclaré Arnaud Psarofaghis. « Après la casse d’hier, l’équipe technique a fait un travail fantastique en remettant le bateau en bon état et en nous permettant d’être de retour sur l’eau aujourd’hui. Cette victoire, elle est pour eux. Au classement général de la saison, nous ne sommes plus très loin derrière Oman Air, ça va donc être serré jusqu’à la fin. »
Red Bull Sailing Team a fait face à sa propre course contre la montre hier pour réparer les dégâts sur la coque de leur CG32, et eux aussi ont pu reprendre la course, terminant l’Act avec deux podiums, y compris une seconde place dans la dernière manche dont les points comptait double. L’équipe Autrichienne de Roman Hagara prendra le départ de l’avant-dernier Act deux points derrière Alinghi. Une première victoire globale est aujourd’hui à portée de mains.
« Cela fait un certain temps que notre objectif est de battre Oman Air et c’est ce que nous avons réussi à faire ici. » A déclaré Roman Hagara. « Cette deuxième place est formidable pour l’équipe après les efforts de tout le monde après notre crash avec Alinghi. D’avoir remis le bateau à l’eau, puis de s’être bien bagarré pour enfin battre Oman Air est génial. Nous savons maintenant que nous pouvons battre Alinghi et Oman Air, alors nous sommes vraiment impatients d’arriver à Lisbonne. »

Bien que le leadership d’Oman Air se réduise, son skipper Morgan Larson a déclaré que l’équipe allait se recentrer pour Lisbonne et revenir plus fort. « L’équipage a vraiment bien navigué, mais nos résultats ne reflètent pas notre performance.» A-t-il expliqué. « J’ai laissé passer quelques points dans les départs et c’est quelque chose que je dois surveiller. Dorénavant, nous allons rencontrer des conditions plus légères et nous devons tirer les leçons de ce que nous avons appris ici et les mettre en pratique. »
L’équipage Danois de SAP Extreme Sailing Team a raté un podium de justesse malgré quatre victoires de manches, une place de second et trois troisièmes places sur les 14 manches de l’Act. Il termine quatrième devant l’équipage local de Sail Portugal-Visit Madeira cinquième et Land Rover BAR Academy sixième. La wildcard Vega Racing des USA finit septième mais une deuxième place dans la manche 13 a permis de prouver ce dont Brad Funk et son équipage de bizuth sont capables.
Il n’y aura que très peu de temps pour se remettre de l’Act 6. Les Extreme Sailing Series mettent le cap vers Lisbonne, la capitale du Portugal pour la première fois en10 ans d’existence pour l’avant-dernier Act de l’année qui se tiendra du 6 au 9 octobre.

Extreme Sailing Series™ Act 6, classement à Madère après 4 jours, 14 manches (25.09.16)
Classement / Équipe / Points
1erAlinghi (SUI) Arnaud Psarofaghis, Nicolas Charbonnier, Timothé Lapauw, Nils Frei, Yves Detrey 166 points.
2èmeRed Bull Sailing Team (AUT) Roman Hagara, Hans Peter Steinacher, Stewart Dodson, Adam Piggott, Brad Farrand 153 points.
3èmeOman Air (OMA) Morgan Larson, Pete Greenhalgh, James Wierzbowski, Ed Smyth, Nasser Al Mashari 150 points.
4èmeSAP Extreme Sailing Team (DEN) Jes Gram-Hansen, Rasmus Køstner, Mads Emil Stephensen, Pierluigi De Felice, Renato Conde 141 points.
5èmeSail Portugal – Visit Madeira (POR) Diogo Cayolla, Frederico Melo, Nuno Barreto, Luís Brito, João Matos Rosa 127 points.
6èmeLand Rover BAR Academy (GBR) Neil Hunter, Chris Taylor, Will Alloway, Sam Batten, Rob Bunce 122 points.
7èmeVega Racing (USA) Brad Funk, Tom Buggy, Nick Thompson, Zé Costa, Mac Agnese 111 points.
Classement général des Extreme Sailing Series™ 2016
Classement / Équipe / Points
1erOman Air (OMA) 68 points.
2èmeAlinghi (SUI) 65 points.
3èmeRed Bull Sailing Team (AUT) 63 points.
4ème SAP Extreme Sailing Team (DEN) 52 points.
5èmeLand Rover BAR Academy (GBR) 46 points.
6èmeSail Portugal – Visit Madeira (POR) 42 points.
7èmeCHINA One (CHN) 29 points.
8èmeTeam Turx (TUR) 11 points.

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Norauto vainqueur à Sotogrande en tête du GC32 Racing Tour

Alors que Franck Cammas poursuit le développement de l’AC45T, Adam Minoprio, accompagné de Thierry Douillard, Nicolas Heintz, Arnaud Jarlegan et Matthieu Vandame ont brillé en GC32 ce week-end à Sotogrande en Espagne.

15 manches ont été courues en quatre jours, l’équipage en a remporté 10 devant son principal rival Team Tilt. Les conditions ont été assez soutenues le jeudi avec 15 nds et 26 en rafales. Norauto a réalisé une série de 5 victoires sur les 5 courses de la journée, de quoi prendre d’emblée une belle avance au général. Ensuite, dans des vents médiums, la compétition s’est resserrée avec notamment une belle défense de Team Tilt dont le skipper Sébastien Schneiter, de retour de Rio et en l’absence du barreur-régleur Arnaud Psarofaghis (à Madère avec Alinghi sur les Extrême Sailing Series), a mené son team régulièrement sur le podium et trois fois à la victoire. A noter la bonne performance d’Engie de Sébastien Rogues qui prend la troisième place de l’épreuve et la 6ème au général. Malizia, du Yacht Club de Monaco finit 6e de cette étape, malgré une belle victoire de manche… Preuve de tout le potentiel de cet équipage, nouveau venu dans la série, barré par Pierre Casiraghi et entouré de Sébastien Col, Boris Herrmann, Richard Mason et Alister Richardson.

Adam Minoprio, skipper du GC32 Norauto à Sotogrande : « Quand nous sortons régater, c’est pour gagner. Le niveau augmente chaque jour sur le circuit. Les armateurs-barreurs progressent et les professionnels étaient encore plus rapides ici qu’à Palma. Nous avions l’équipage au complet, celui avec lequel nous nous sommes entraînés en avant-saison, et c’était bien de pouvoir dérouler pleinement notre jeu. Le premier jour, on a eu 15 à 25 nœuds. Cet hiver, nous avons passé plus de temps à naviguer dans la brise que les autres équipes. Cela nous aide à garder le bateau plus stable et plus rapide, ce qui fait une énorme différence dans ces forces de vent. Cette semaine, nous avons vraiment bien travaillé les départs et le ‘foiling’. Dans notre préparation avec Groupama Team France, c’est une chance de pouvoir nous aiguiser à ce point dans un contexte de compétition. »

« Pour notre première saison en GC32, c’est le métier qui rentre », confie Pierre Casiraghi. « Je dois continuer à progresser, notamment dans les phases de départ. J’ai la chance de naviguer aux côtés de coureurs très expérimentés et je dois être encore plus attentifs aux consignes de Seb ».
« Avec seulement un point d’avance sur les Suédois de Gunvor (5e), les Français de Team Engie (6e) et les Américains de Argo (7e), la dernière étape à Marseille (13-16 octobre 2016) s’annonce décisive et très disputée. Cela va être pour nous un vrai défi de pouvoir conserver cette 4e place, mais tel est maintenant notre objectif ».

Classement général du GC32 Racing Tour 2016 après quatre épreuves :
1 – NORAUTO (FRA) : 5 points
2 – Team TILT (SUI) : 8 points
3 – ARMIN STROM Sailing Team (SUI) : 15 points
4 – MALIZIA – YC Monaco (MON) : 23 points
5 – Gunvor Sailing (SWE) : 24 points
6 – Team Engie (FRAU) : 24 points
7 – ARGO (USA) : 24 points
8 – Mamma Aiuto! (JPN) : 30 points
9 – Realteam (SUI) : 31 points
10 – Spindrift racing (FRA) : 36 points
11 – ORANGE Racing (NER) : 37 points

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Les inscriptions au Challenge Espoir Bretagne – CMB 2017 sont ouvertes

Team Bretagne CMB / Figaro Performance : SŽbastien SIMON - Transat AG2R : SŽbastien SIMON - Xavier MACAIRE / Figaro Espoir : Aymeric DECROOCQ / Port La Fort - FŽvrier 2016

Le contrat du Skipper Espoir 2016, signé pour une saison, parvenant à son terme le 30 novembre prochain, les partenaires de la Filière d’excellence de course au large Bretagne – CMB organisent une sélection 2017.
Ce dispositif est ouvert aux jeunes navigateurs âgés de 18 à 25 ans motivés par une carrière professionnelle dans le domaine de la course au large.
Le lauréat disposera pour la saison 2017 d’un Monotype Figaro 2, d’un budget de fonctionnement, d’un salaire et de l’accompagnement du Pôle France de Port-la-Forêt pour participer de manière optimale au Championnat de France de Course au Large Elite Solitaire.

L’évaluation mise en place par le Pôle comporte 3 étapes : une sélection sur dossier, une phase de navigation en équipage restreint et une finale en solitaire.

Opportunité unique, le Challenge Espoir permet régulièrement à de jeunes marins de se révéler au plus haut niveau. Franck Cammas, Sébastien Josse, Armel Le Cléac’h, Yann Elies ou encore François Gabart figurent ainsi parmi les anciens lauréats.

Pour participer, il suffit de s’inscrire avant le 25 octobre 2016 à minuit en cliquant sur le lien suivant : http://www.bretagnecmb-voile.fr

Les dates des phases de sélection :
– 28 octobre 2016 : Sélection sur dossiers par le jury.
– 14 au 18 novembre 2016 : Navigation en équipage (évaluation technique et sportive)
– 28 novembre au 2 décembre 2016 : Finale en solitaire.

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Armel Le Cléac’h remporte la course des 24H

La première épreuve inscrite au programme du Défi Azimut longue de 215 milles a offert une très belle course et un bonne occasion pour le skippers de se préparer et de se jauger.

Solidement installé en tête de flotte dès les premières longueurs, Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) a tenu son rang de favori tout du long. Animé d’une furieuse envie de l’emporter comme l’illustre son arrivée à l’attaque sous spi, il n’a pas laissé s’échapper une victoire nette et sans bavure. Dans son sillage, Morgan Lagravière (SAFRAN), bien dans le match, a toutes les raisons d’être satisfait. Le jeune compétiteur décroche une deuxième place bien méritée, à bord de son monocoque fraîchement équipé de nouveaux foils. Quant à Jérémie Beyou (Maître CoQ), qui signe un retour tonitruant sur la fin du parcours, flashé à 18-19 nœuds en vitesse de pointe, il prouve, si besoin était, qu’il maîtrise son sujet. Le triple vainqueur de la Solitaire du Figaro complète le podium de cette épreuve, trusté par trois bateaux à foils.

24 septembre 2016, Lorient La Base, Arrivées du Défi Azimut 2016.
24 septembre 2016, Lorient La Base, Arrivées du Défi Azimut 2016.

24 heures de régate pure
Pour autant, si ces monocoques à moustaches, comme on désigne ces voiliers dotés d’appendices porteurs, l’emportent sur la course, la 4è place de Paul Meilhat (SMA) dans les talons des leaders, vient tempérer des conclusions trop hâtives. Les bateaux à dérives classiques n’ont pas démérité et ont encore leur mot à dire. D’autant que tous s’accordent pour souligner que si les « foilers » prouvent qu’ils ont fait un bon en avant, les places d’honneur de ces 24H Azimut se sont avant tout jouées en termes tactique et de régate pure, au niveau des trajectoires comme des choix de voiles. De quoi attiser le suspense avant le lever de rideau du tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance, annoncé comme une grande régate planétaire.

Vincent Riou « Je suis content de cette navigation. Tout s’est bien passé. Nous n’avons eu aucun problème technique. Par contre, nous n’avons pas tiré le bon bord de près cette nuit. On n’était pas dans le bon wagon. On ne peut pas gagner à tous les coups. Mais tout cela s’est déroulé dans de bonnes conditions puisque nous avons eu entre 8 et 20 nœuds de vent. Nous avons navigué au contact. C’était une belle opportunité de se confronter avant le Vendée Globe » raconte Vincent avant de rejoindre le ponton de la base des sous-marins de Lorient.

Yann Eliès : « C’était intéressant. Sur la première portion entre Lorient et le way-point numéro 1, nous avons fait jeu égal avec PBR de Vincent Riou et c’est un point de satisfaction. Après, malheureusement, ça s’est un peu gâté », a indiqué Yann Eliès, peu après son arrivée à terre, en début d’après-midi. « Etonnement, les foilers ont pris le dessus mais cela est lié au fait que nous, les trois bateaux à dérive, nous n’avons pas tiré les bons bords. Nous avons, de fait, navigué sur un mode un peu haut, un peu en travers de la piste, or il fallait privilégier la vitesse », a noté le skipper de Quéguiner – Leucémie Espoir, pas du genre à se chercher de mauvaises excuses. « Au final, ce sont ceux qui ont le mieux régaté qui sont devant car le parcours ne favorisait pas un type de bateau plus qu’un autre », a ajouté le marin.

Demain… Tour de l’Ile de Groix !
Après quelques heures de repos et une bonne nuit de sommeil, le Défi Azimut reprendra dès demain ses droits avec les runs de vitesse et le traditionnel Chrono Azimut-Tour de l’île de Groix. Ce format de course en équipage offre aux skippers l’occasion d’embarquer des membres de leur équipe technique et des partenaires. Du vent d’ouest d’une bonne quinzaine de nœuds est annoncé. Ces conditions permettront-elles de battre le record d’1 heure 08 minutes et 10 secondes établi l’année dernière par les hommes de PRB ?

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Régates Royales L’insoutenable légèreté de l’air

Pour cette dernière journée des Régates Royales de Cannes, la brise s’est évaporée sous l’effet d’une grande aspiration éolienne par les monts du Mercantour ! Une bouffée par ci, une ride par là, un remue-ménage éphémère, un préliminaire qui tourne en eau de boudin, des prémices sans lendemain : le vent n’a pas réussi à combler le marasme vélique de ce samedi et toute la flotte en attente dans la baie de La Napoule a dû faire demi-tour après plus de deux heures de patience en tournant en rond…
Rien ! Ou presque… Ou si peu. Si proche du zéro. Une sorte d’évaporation, d’aspiration, de vide intersidéral, d’occlusion aérienne, d’abréviation éolienne, d’apocoque éthérée. Un ventre si mou qu’on pourrait s’y enliser. Un nettoyage au Karcher vélique. Un coup de Bissel sur la moquette de la Grande Bleue. Pas une miette, pas un cheveu, pas un zest, pas un atome qui virevolte ! Un air de rien… Alors que faire d’autre que se concentrer sur la ride qui se propage au loin, sur ce souffle qui dévale le nuage en s’évaporant, sur ce mince filet qui s’ébroue mais ne remue rien ?
Un trou, une bulle, une cellule orageuse, un marais barométrique, un gouffre de néant : l’anticyclone s’est rétracté en glissant vers l’Est, dans le sillage du Russe Loginov, vainqueur des Régates Royales dans la série des Dragon, reparti vers les sommets himalayens avec Annapurna ! Car les isobares butaient sur le continent nord-africain quand celui-ci exhalait ses bouffées de chaleurs sahéliennes, tels des pschitts qui dégazaient pluies tenaces et zéphyrs éphémères au loin dans les terres, du côté des montagnes alpines. Il y avait donc quelques brises évanescentes, quelques souffles iconoclastes : de quoi perdre sa zénitude quand cette dernière manche pouvait transformer un écart réduit à peau de chagrin, quand le pécule de retard se dévaluait comme en crise systémique. Il n’y aura donc pas eu de belle, de dernier match pour confirmer ou modifier la hiérarchie établie depuis vendredi soir sur ces quatre manches aussi ensoleillées que disputées… Retour au port et même classement que la veille !
Grands chelems et matchs serrés
À l’issue de quatre manches courues dans une brise essentiellement de secteur Sud, faible (8 nœuds) à modéré (15 nœuds), seuls Moonbeam IV parmi les « Big Boat » et Freya of Midgard parmi les « Esprits de Tradition », réalisent le grand chelem avec quatre victoires incontestables et incontestées. Car dans les autres série, il a fallu parfois sortir le grand jeu pour s’imposer à l’image de Arrow qui ne possédait qu’un point d’avance sur Carron II chez les « Époque Marconi » de moins de 15 mètres, tout comme Arcadia face à Ganbare dans la catégorie des « Classique » ! Alors que d’autres équipages dominaient les débats malgré une manche ou deux moins percutantes comme Sovereign face à France pour les 12mJI, Linnet devant Spartan chez les « Époque Aurique » ou Enterprise contre Leonore parmi les « Époque Marconi » de plus de 15 mètres ou Pitch face à Team 42 au sein des Tofinou… De belles batailles qui en annoncent d’autres dès la saison prochaine !
Pascal Gard, Directeur Régates Royales Cannes
« Les conditions météorologiques ont été parfaites pour cette 38ème édition des Régates Royales de Cannes-Trophée Panerai, à part un petit orage mercredi qui n’a pas influé sur le déroulement puisque la flotte était alors rentrée au port. Avec 80 yachts classiques, cinquante Dragon et dix-huit 5.5mJI, ce fut un très beau rassemblement. Cette année, nous avons été très heureux d’accueillir les 5.5mJI qui se sont régalés d’abord avec la Régate en Mer de la Société Nautique de Genève, puis pour les Régates Royales avec un programme spécialement adapté à ces Métriques. Et dans quinze jours, on se tourne déjà vers la prochaine édition ! »
Jacques Flori, Président du Yacht Club de Cannes
« Il y a eu des bagarres à tous les niveaux sur le plan d’eau parce que les vents de secteur Sud permettent de faire de grands bords de près, sportifs et tactiques. Pour les Dragon qui ont pu enchainer dix manches et les 5.5mJI qui ont effectué neuf courses et qui ont régaté dans le golfe Juan, le vent est souvent rentré un peu plus tard, mais tous les équipages ont apprécié le terrain de jeu ! Parmi les yachts classiques, de nouveaux venus comme Linnet, Sincerity, Puritan, Sumurun… étaient à Cannes mais nous sommes obligés de limiter le nombre de bateaux inscrits pour des questions de logistique et de places libres dans le port. On a essayé de prendre tout le monde et le plan de port n’a pu être établi qu’au dernier moment ! Un beau succès… »

Classement des Régates Royales de Cannes
Big Boats (9 voiliers)
1-Moonbeam IV (Mikael Créac’h) 3 points
2-Hallowe’en (Mick Cotter) 6 pts
3-Moonbeam of Fife (Erwan Noblet) 9 pts
12mJI (3 voiliers)
1-Sovereign (Michel Nicolas) 5 points
2-France (Thierry Verneuil) 9 pts
3-Chancegger (José de la Vega) 15 pts
Epoque aurique (16 voiliers)
1-Linnet (Patrizio Bertelli) 4 points
2-Spartan (Courtney Koos) 7 pts
3-Chinook (Jonathan Greenwood) 14 pts
Classique (16 voiliers)
1-Arcadia (Bruno Ricciardi) 5 points
2-Ganbare (Don Wood) 6 pts
3-Maria Giovanna II (Jean-Pierre Sauvan) 13 pts
Epoque Marconi de plus de 15m (16 voiliers)
1-Enterprise (Goran Rutgersson) 4 points
2-Leonore (Mauro Piani) 8 pts
3-Skylark of 1937 (Tony Morse) 11 pts
Epoque Marconi de moins de 15m (13 voiliers)
1-Arrow (Phil Plumtree) 4 points
2-Carron II (Angelo Mazzarella) 7 pts
3-Jalina (Carlo-Luciano Frattimi) 8 pts
Esprit de Tradition (5 voiliers)
1-Freya of Midgard (Philippe Fabre) 3 points
2-Fairlie (Thomas Fisher) 7 pts
3-Tabasco 5 (Karl Lion) 9 pts
Tofinou (6 voiliers)
1-Pitch (Patrice Riboud) 3 points
2-Team 42 (Bernard Giroux) 5 pts
3-Pippa (E. Fort) 7 pts
Dragon (50 voiliers)
1-Anatoly Loginov-RUS (Annapurna) 55 points
2-Jonathan Brown-GBR (Storm) 70 pts
3-Javier Scherk-ESP (Gunter) 74 pts
4-Nicola Friesen-GER (Smaug) 83 pts
5-Stéphane Baseden-FRA (Outlaw) 87 pts
5.5mJI (18 voiliers)
1-Arend Jan Pasman-NED (Feng Shui) 12 points
2-Hannes Waimer-GER (Atari) 17 pts
3-Max Muller-GER (Prettynama) 21 pts

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Riou sur le défi Azimut

Ce sera la dernière compétition avant le Vendée Globe. Le Trophée Azimut réunit à partir d’aujourd’hui et jusque dimanche la moitié des monocoques qui s’élanceront le 6 novembre prochain pour le Vendée Globe. Un plateau de choix pour un rendez-vous exceptionnel à un peu plus d’un mois du tour du monde.

Comme un prologue
Pour Vincent Riou, ce Défi Azimut est au planning de longue date. Pas question de rater ce rendez-vous qui s’est installé solidement au fil des ans dans le calendrier de la classe IMOCA. Appréciée du skipper de PRB, cette course qui alterne une navigation longue en mode solitaire et un record du Tour de l’île de Groix en équipage est un dernier test idéal avant le Vendée Globe. Mais cette année, Vincent l’avoue, le Défi Azimut est davantage chargé en stress.

« Cette édition est un peu plus compliquée que d’habitude. C’est sympa d’avoir une flotte aussi grande mais il va falloir faire attention au matériel. Nous n’allons pas pouvoir être trop chauds sur les départs. Or, les deux formats (la navigation longue comme le Tour de Groix) nécessitent de plutôt bien s’élancer si on veut bien figurer. C’est assez court dans les deux cas donc il faut bien partir. Cela va être à moi de bien jauger mon niveau de prise de risques. L’enjeu sportif est faible. Il faut que ce soit du plus dans la préparation au Vendée Globe et pas du moins. C’est donc un peu stressant » commente le skipper du monocoque PRB.
C’est aujourd’hui à 17h que les monocoques s’élanceront pour un parcours d’environ 150 milles vers le Sud Ouest de la Bretagne. Les conditions météo sont clémentes. La flotte va partir dans du vent faible avant de revenir demain à la mi-journée au portant avec une vingtaine de nœuds.
Dimanche, Vincent tentera de battre en équipage le record du Tour de l’Ile de Groix qu’il détient : 1h 08’ 10’’.

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Un avant goût de Vendée Globe sur le Défi Azimut 2016

@ Yvan Zedda

Il y aura encore du beau monde au Défi Azimut. Une occasion unique de voir en avant première de nombreux skippers du Vendée Globe impatients de se mesurer une dernière fois sur l’eau avant le tour du monde en solitaire. Fidèle à lui-même, le Défi Azimut, rendez-vous annuel sportif et convivial, revient du 23 au 25 septembre prochains à Lorient La Base, au cœur de la « Sailing Valley ».

Cette fois encore, le coup d’envoi de ce long week-end sera donné le vendredi après-midi par « les 24H AZIMUT-IMOCA60 », dont le parcours est dessiné sur mesure par Jacques Caraës, directeur de course, pour permettre aux marins d’affûter leurs armes à l’approche de la grande confrontation de la saison. Cette année, Vendée Globe oblige, c’est en solitaire que les protagonistes sont invités à en découdre le temps d’une régate qui en appelle autant à la réactivité sur le pont, qu’au bon sens tactique et stratégique devant la table à carte. Lors du CHRONO AZIMUT-IMOCA60 – Tour de Groix qui se dispute le dimanche en équipage, les skippers embarquent des membres de leur team ainsi que des partenaires pour pousser leur machine dans ses retranchements.

Conférence et performance sur fond de Vendée Globe
À terre aussi, le programme du Défi Azimut 2016 mêle tous les ingrédients pour tenir ses promesses. Au-delà d’une conférence organisée en ouverture par Eurolarge sur le thème de l’adaptation humaine à la puissance induite par les progrès technologiques de ces machines hi-tech, cette édition viendra à la rencontre du public à travers une performance du collectif « Dans les Rues du Globe ». Le samedi après-midi, au retour de la flotte au port de Lorient-La Base, les artistes réaliseront en direct une grande fresque évoquant, en dessin et au fusain, l’imaginaire du tour du monde en solitaire.

Un dispositif interactif à terre
Le PC de la course qui ouvrira ses portes dès demain à la Cité de la Voile-Eric Tabarly sera doté d’un dispositif numérique comprenant des écrans et des bornes tactiles pour de ne rien rater de la progression de la flotte tout au long de la course. Pour ceux qui n’ont pas la chance de s’y rendre, une cartographie réalisée en partenariat avec Dolink et Geovoile, actualisée toutes les 5 minutes et accessible sur le site officiel de l’épreuve (www.defi-azimut.net), suivra à la trace la trajectoire des concurrents dès le coup d’envoi de ces 24H Azimut-IMOCA 60 aux airs de Vendée Globe.

Liste des participants
Romain Attanasio (Famille Mary – Etamine du Lys)
Jérémie Beyou (Maître CoQ)
Bertrand de Broc (MACSF)
Louis Burton (Bureau Vallée)
Conrad Colman (100% Natural Energy)
Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac)
Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir)
Sébastien Josse (Edmond de Rothschild)
Morgan Lagravière (Safran)
Tanguy de Lamotte (Initiatives-Cœur)
Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII)
Paul Meilhat (SMA)
Vincent Riou (PRB)
Alan Roura (La Fabrique)
Thomas Ruyant (Le Souffle du Nord)
Alex Thomson (Hugo Boss)

Le Programme en mer
Vendredi 23 septembre
14h00 : Briefing d’avant course (Auditorium de la Cité de la Voile Eric Tabarly)
17h00 : Départ des 24H AZIMUT–IMOCA60
Samedi 26 septembre
Arrivée des bateaux au port dans l’après-midi
Dimanche 27 septembre
10h00 : Départ du port
11h30 : Ouverture du parcours “Run”
13h00 : Départ du CHRONO AZIMUT-IMOCA60
Arrivée des bateaux au port dans l’après-midi

Les animations proposées à terre
Jeudi 22 septembre
19h00 : Émission Café de la Marine (Karré de la Cité de la Voile)
Vendredi 23 septembre
10h00 : Conférence Eurolarge (auditorium de la Cité de la Voile)
20h00 : Film « Wind » (auditorium de la Cité de la Voile)
Samedi 24 septembre
15h00 : Performance du collectif d’artistes « Dans les Rues du Globe »
Dimanche 25 septembre
17h00 : Remise des prix du Défi Azimut 2016

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Damien Seguin raconte sa médaille d’Or

Damien Seguin, 2.4R, Voile ˆ Rio 2016 Paralympic Games, Brazil

Damien Séguin offre à la France, l’une de ses plus belles médailles. Douze ans après sa médaille d’or à Athènes, huit ans après l’argent à Pékin, Damien Seguin est entré définitivement dans la légende de la Voile le 17 septembre lors des Jeux Paralympiques de Rio 2016, en remportant sa deuxième médaille d’or ! De retour du Brésil, il raconte cette aventure hors du commun.

Comment as-tu vécu ces Jeux Paralympiques à Rio ?
Les brésiliens ont mis beaucoup de cœur à organiser les Jeux Paralympiques malgré les difficultés financières. La voile par exemple n’a pas pu bénéficier de caméra pour retransmettre la compétition. C’est dommage, mais d’une façon générale, et comme on pouvait l’espérer, la fête était au rendez-vous et les performances de l’équipe de France ont été relayées, non seulement à la télévision mais aussi par de très nombreux médias français. Beaucoup de supporters tricolores ont fait le déplacement au Brésil pour venir encourager l’équipe de France, comme les fans de mon association « Des pieds et Des mains », dont la moitié étaient des jeunes en situation de handicap. Ils étaient là pour m’encourager sur la plage tous les jours, c’était génial, cette médaille d’Or est aussi la leur.

La compétition a été particulièrement relevée chez les paralympiques en Voile à Rio, comment résumerais-tu cette semaine et ce scénario inédit avant d’entamer la dernière manche ?
Sur ce plan d’eau compliqué et exigent nous étions sept concurrents sur seize à avoir le réel potentiel de monter sur le podium. Comme je l’avait prédit, le classement fût serré et tout s’est joué le dernier jour, où la 11ème et dernière manche s’est courue. Avant cette ultime régate j’étais assuré du podium. L’australien Matt Bugg ayant été disqualifié la veille sur une manche et l’anglaise, Helena Lucas, championne paralympique en titre, à un point devant moi, avait également une disqualification à son compteur et n’avait plus le droit à l’erreur. (En voile, la plus mauvaise manche est enlevée, ndlr). On a bossé le soir avec Thierry Poirey, mon entraineur, sur tous les scénarios possibles, j’avais toutes les cartes en main et j’étais déterminé à attaquer. Je termine 4ème et l’anglaise 13ème de cette ultime manche et je laisse éclater une joie immense sur la ligne d’arrivée et un peu plus tard sur le podium.

Sur quels détails s’est jouée ta victoire ?
Sur ce championnat, c’est ma régularité qui a payé. J’étais extrêmement déterminé et j’ai toujours réussi à garder mon sang froid pour revenir dans le match quand j’étais loin de la tête de flotte. Plus globalement, c’est aussi et surtout 4 ans de préparation du bateau et les entrainements avec mes co-partenaires à l’école Nationale de Voile et des Sports Nautiques qui ont payé. Après la déception aux Jeux de Londres, nous avons collectivement et personnellement identifié les points faibles et travaillé à les améliorer. J’avais retiré les leçons du passé et j’en ai fait une force.

Quel sentiment as-tu ressenti sur le podium lors de cérémonie des médailles ?
C’est assez indescriptible. J’étais très ému. C’est à la fois une joie personnelle mêlée de fierté et un immense bonheur collectif que j’avais envie de partager. Les enfants et les bénévoles de l’association, mon entourage, mes entraineurs, on a tous chanté la plus belle des « Marseillaise » à tue-tête, c’est inoubliable. Depuis mon retour, j’enchaine les plateaux TV et les interviews, je n’ai pas eu beaucoup de temps pour me reposer mais c’est que du bonheur. Je réalise que j’ai concrétisé tellement d’année de travail, je vais donc savourer et repartir ensuite sur d’autres projets.

La voile aux Jeux Paralympiques, c’est terminé ?
La voile ne sera pas présente aux JP de Tokyo en 2020. Il faut prendre cette parenthèse comme une opportunité de réfléchir au développement de la pratique pour qu’elle revienne en 2024. Cela implique de revoir le choix des supports, les règles et formats de course de l’épreuve. Si la candidature de Paris 2024 est retenue, nous aurons d’autant plus de chance de réintégrer la voile paralympique aux côtés de la voile olympique.

Quels sont tes futurs objectifs ?
Les supports en voile sont nombreux ! J’ai envie de régater en multicoque comme sur le Tour de France à la Voile et également être au départ des futures grandes courses océaniques en solitaire comme la Route du Rhum 2018 et le Vendée Globe en 2020. J’ai surtout envie de monter des projets qui ont du sens humainement et sportivement.

Côté handisport, je continue les entrainements en 2.4mR à l’Ecole Nationale de Voile avec les jeunes du pôle handisport afin de participer aux prochains championnats d’Europe qui se dérouleront à Valence en octobre prochain.

Un dernier mot ?
Je voudrais remercier toutes les personnes, toutes les structures et tous mes sponsors pour m’avoir soutenu et encouragé pendant ces Jeux de Rio. Cette médaille est une belle récompense pour tous et un bel encouragement pour la suite !

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« Girls on Film » gagne la One Ton Cup

 

Le Carkeek 40+ « Girls on Film » de Peter Morton a gagné l’édition 2016 de la One Ton Cup. L’équipe basée à Cowes a survolé l’épreuve, n’ayant jamais fait moins bien que quatrième sur les neuf courses. La 5ème tentative a été la bonne… Peter Morton est en effet arrivé deux fois second de la One Ton Cup dans le passé, et les tentatives pour gagner le prestigieux trophée ont nécessité 3 bateaux différents !

“il y avait avant cette régate quelque chose d’inachevé” souriait Peter Morton, aspergé de champagne. “L’équipe de « Girls on Film » a été absolument fabuleuse. Je voudrais remercier le Royal Southern Yacht Club ainsi que le directeur de la course, Stuart Childerley et son équipe pour avoir géré cette course d’une façon exceptionnelle. Egalement Rob Greenhalgh pour avoir lancé avec succès l’idée de la classe FAST40+. Pour ceux d’entre vous qui n’avez pas gagné cette fois ci, je voudrais dire que votre jour viendra.”

onetoncupAlex Mills à la barre du Ker40+ « Invictus » est second. Le tacticien du bateau et Président de la Classe FAST40+, Robert Greenhalgh, a félicité Peter Morton et son équipage. “Au début de la saison, nous ne savions pas vraiment à quoi nous attendre. La Classe s’est agrandie plus rapidement que nous l’avions prévu et continue d’attirer de plus en plus de propriétaires et navigateurs de haut niveau. Le FAST40+ est le bateau idéal pour les eaux Solent et durant la saison, la compétition est devenue de plus en plus serrée. La prestigieuse One Ton Cup est notre plus gros événement de l’année et avoir treize bateaux montre juste combien la Classe FAST40+ est attractive.
Le dernier jour, le bateau sud africain GP42 « Tokoloshe » de Mike Bartholomew est arrivé vainqueur de l’avant-dernière course de la régate, et le Ker 43 américain « Otra Vez » de Bill Coates a terminé la One Ton Cup en beauté en gagnant la course finale.

Hervé Godest – CVP

 

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