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JO. De l’Or pour Louise Cervera sacrée Championne du Monde en ILCA 6 à Qingdao en Chine

Louise Cervera (CN Mandelieu / BP Med) a été sacrée Championne du Monde en ILCA 6 à Qingdao en Chine ! 17 ans après le titre de Sarah Steyaert, c’est la deuxième fois de l’histoire qu’une française monte sur la plus haute marche du podium dans cette série, olympique depuis 1996. 10e des derniers Jeux Olympiques à Marseille l’été dernier, Louise entame cette nouvelle campagne olympique de la plus belle des manières. La Française de 27 ans aura été impressionnante sur les 6 courses finalement disputées pour l’emporter avec une belle avance devant la polonaise Agata Barwinska et l’irlandaise Eve Mcmahon.

Un dernier bord stressant dans de grande glissade dans les vagues et puis c’est enfin la ligne d’arrivée et l’explosion de joie. 4e de cette 6e et dernière course, Louise Cervera peut exulter : elle vient d’être sacrée Championne du Monde en ILCA 6 ! Une consécration au bout d’une semaine marquée par des conditions qui auront joué avec les nerfs des 237 marins présents en Chine, sur le plan d’eau olympique de Qingdao. Pendant les 4 premiers jours de compétition l’absence de vent et le brouillard ont rendu impossible la validation de la moindre course. Jeudi soir l’équation était simple, il ne restait plus que deux jours pour faire 4 courses et ainsi valider ce Championnat du Monde. Heureusement le vent a fini par pointer le bout de son nez, timidement vendredi et beaucoup moins samedi, avec 20 à 25 nœuds dans une mer bien formée pour conclure la semaine ! Les filles ont finalement eu 6 courses pour se départager et les garçons, 5.

En 2006, pour sa première participation aux Jeux Olympiques, Sarah Steyaert avait pris, à 20 ans, une prometteuse 5e place sur ce même plan d’eau de Qindgao à bord de son Laser (aujourd’hui appelé ILCA 6). Deux ans plus tard, en Australie, elle était devenue Championne du Monde, une première pour une française dans cette série. Quelques années plus tard, Louise Cervera a fait bégayer l’Histoire en remportant son premier titre mondial un an seulement après sa première participation aux Jeux Olympiques, et sa 10e place à Marseille l’été dernier. Une consécration pour la Maralpine qui a dû se remémorer ses premiers bords en Optimist en Méditerranée au moment de monter sur le podium ce samedi.

Louise Cervera (Championne du Monde en ILCA 6) : « C’est vrai que le scénario du championnat a été dur pour les nerfs. Mais j’ai essayé de rester concentrée et d’être prête à chaque fois qu’il y avait une course qui pouvait être lancée. Je suis restée dans un bon état d’esprit par rapport à ça, de bien faire attention à la récupération le soir, de continuer mes routines à terre. Ça m’a permis de garder une bonne énergie pour la fin de championnat. Hier je me suis régalée dans des conditions assez légères. Ce matin j’avais un peu mal aux jambes mais je suis arrivée sur l’eau avec beaucoup d’envie et au mental je me suis dit « tu prends les courses les unes après les autres » et dès la fin de la première j’ai vu qu’il y avait un gros coup à jouer. Je me suis bagarrée sur la deuxième mais j’ai fait des petites erreurs qui m’ont couté des places et je ne savais plus trop où j’en étais au classement. Pour la dernière course, Nicolas (Le Berre), mon coach, m’a dit de lâcher les chevaux car je n’avais pas de mauvais résultat jusque-là. J’ai vraiment donné tout ce qui me restait et à l’arrivée je ne savais pas trop ce que ça avait donné. Je me disais que ça devait être bon pour le podium mais je n’osais pas y croire pour le titre. C’est Nico qui est venu me dire après la ligne d’arrivée « tu es Championne du Monde ! », mais je n’arrivais pas à réaliser. Je me disais que des filles dans l’autre groupe avaient peut-être fait mieux ou qu’il y aurait des réclamations avec le jury. C’est vraiment quand les autres filles sont venues me féliciter que j’ai pris conscience que c’était fait. Ça m’a fait tellement chaud au cœur de les voir heureuses pour moi, d’être reconnue par ses pairs c’est quelque chose de fort. Devenir Championne du Monde c’est vraiment un rêve d’enfant. Chez les Jeunes j’avais fait des podiums mais je n’étais jamais monté sur la plus haute marche du podium. Je n’avais jamais eu de « Marseillaise ». C’était un moment quand même incroyable. Au moment de monter sur le podium j’étais tellement stressée, j’avais l’estomac complètement noué et les jambes qui tremblaient. On a chanté la Marseillaise avec toute l’équipe, les entraineurs, Marie et les garçons, c’était fort de partager cette émotion avec eux. Je pense que ça restera gravé à tout jamais dans ma petite tête. C’est aussi un titre qui vient récompenser pas mal d’années de travail. Maintenant l’objectif ça va être de refaire la même chose le plus de fois possible avant les JO à Los Angeles et d’aller chercher la médaille d’or olympique là-bas. Je viens de réaliser un rêve et il en reste encore un ! On a trois ans pour préparer ça au mieux. »

Nicolas Le Berre (Entraineur National ILCA 6) : « On savait que ça allait se jouer un peu en mode éclair avec seulement deux jours de course au final. Il fallait être prêt tout de suite. On a quand même eu des conditions de compétition variées sur ces deux jours et Louise a franchement été impériale hier et aujourd’hui. Même si c’est un championnat au scénario un peu particulier c’est énorme ce qu’elle a fait. Ça récompense tout le travail qu’elle a mis en place depuis plusieurs saisons maintenant, avec également son préparateur physique, Olivier Pauly et sa préparatrice mentale, Ingrid Petitjean. C’est chouette parce que ça nous permet de valider les choses qu’on a pu mettre en place jusque-là mais il faut qu’on se remette au travail très vite. Le plan, c’est de ne pas s’arrêter là, au contraire, ça doit nous donner encore plus d’énergie pour nous motiver pour la suite ! Avec ce titre son statut va changer et ça ouvre de nouvelles perspectives pour continuer à progresser. »

Sur ce Championnat du Monde au scénario rendu très particulier par la météo récalcitrante, il n’y avait pas de place à l’erreur et chaque petit point avait une importance capitale. Dans le match après les 3 premières courses, Marie Barrué a souffert dans les conditions musclées ce samedi et a finalement pris la 29e place finale. Chez les garçons, plus que jamais, avec seulement 5 courses validées, l’expérience a fait la différence et c’est la légende chypriote Pavlos Kontides qui a décroché son 3e titre mondial. La jeune armada française aura montré de beaux éclats, notamment dans le vent fort mais aura manqué de constance pour jouer les tous premiers rôles. Alexandre Kowalski, son frère Martin et Lorenzo Mayer réalisent un bon tir groupé au final, avec les 28e, 29e et 30e place au classement général. L’expérience chinoise aura été enrichissante pour ce jeune groupe qu’on retrouvera début aout à Marstrand en Suède pour le Championnat d’Europe.

Alexandre Kowalski (28e en ILCA 7) : « J’ai gagné 20 places aujourd’hui dans des conditions franchement bien musclées avec deux bonnes courses de 5e et 2e, puis une mauvaise course de 21e. Je finis aussi égalité avec Martin, mon petit frère, qui a fait des bons résultats aujourd’hui dans le même groupe que moi. On a passé notre journée ensemble c’était sympa. On est tous très fiers de Louise, qui est championne du monde. Ça fait vraiment plaisir ! Maintenant, retour en France et préparation expresse pour un triathlon la semaine prochaine à Brest. Je sens que ça va « piquer », surtout la partie natation ! »

Marie Barrué (30e en ILCA 6) : « Ça a été une super longue semaine. On a attendu les quatre premiers jours et puis enfin, hier et aujourd’hui, on a enchainé six courses. On a eu de tout niveau conditions météo sur ces deux jours, hier plutôt du petit temps qui s’était très bien passé pour moi. Aujourd’hui, du gros temps et là j’ai eu quelques petits soucis. La première course, j’étais dans le top 10 et j’ai cassé ma bordure, donc j’ai fini 28e finalement. Sur la 2e course, je n’ai pas pris un super bon départ et j’ai eu du mal à revenir. Et sur la dernière, j’étais bien, aussi top 10 et j’ai raté mon dernier empannage, j’ai dessalé et bloqué mon stick de barre, donc j’ai perdu 10 places. Un peu déçue au final, mais j’ai fait des grosses erreurs qui sont faciles à améliorer. Entre temps, « Loulou » a gagné, donc on est super content. Ce soir, c’est place à la fête, on va célébrer ça tous ensemble. Elle a vraiment survolé cette semaine. Elle a réussi à rester super calme et à enfoncer le clou quand il le fallait. Je suis très fière d’elle. »

Théo Peyre (66e en ILCA 7) : « Ça n’a pas marché comme je le voulais cette semaine. Tactiquement, ça a été un peu compliqué. J’ai fait quelques petites erreurs. Je suis un petit peu déçu du résultat final, mais c’était une régate assez particulière, uniquement sur deux jours avec seulement cinq courses validées. Ça m’a permis malgré tout de voir ce qu’il fallait travailler pour la suite, puisque l’objectif, à la fin, ce sera les Jeux Olympiques, donc c’est vraiment dans cet objectif-là qu’il faut travailler et voir quelles sont les pistes de travail à suivre. »

ILCA 6 – Encadrées par Nicolas LE BERRE
• Louise Cervera (CN Mandelieu / BP Med) : 1ère
• Marie Barrué (COYCH / BP Med) : 30e

ILCA 7 – Encadrés par Christophe ESPAGNON
• Alexandre Kowalski (Brest Bretagne Nautisme) : 28e
• Martin Kowalski (Brest Bretagne Nautisme) : 29e
• Lorenzo Mayer (Saint Barth YC) : 30e
• Théo Peyre (La Pelle-Marseille) : 66e
• Thomas Flachon (SR Antibes) : 79e

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Class40. La Classe publie son bilan carbone plus faible qu’ailleurs

A la suite d’un audit de la Classe, la Class40 s’affiche comme un bon élève de la course au large. Encouragés par une génération de marins sensibles à la décarbonation de la course et à la protection des écosystèmes, les adhérents ont souhaité approfondir leur engagement en suivant notamment les objectifs fixés par Paris 2030. Un premier audit a été réalisé dans ce cadre et ses résultats sont particulièrement prometteurs.

Dans le cadre de sa réflexion et de son engagement en matière environnementale, la Class40 a lancé un programme ambitieux. Objectif : parvenir à dégager collectivement des pistes d’amélioration pour devenir la classe la plus vertueuse de la Course au Large.
La classe a dans un premier temps décidé de faire un bilan et a ainsi choisi d’utiliser la « Méthode Bilan Carbone® » définie par l’Ademe (l’Agence de la Transition écologique) avec le bureau d’études agréé et certifié, Green You Up, en partenariat avec la BPI (Banque Publique d’Investissement). L’un des fondateurs de Green You Up, Maxime Cauwe, est particulièrement sensible sur le sujet : il a disputé la Route du Rhum à deux reprises en Class40.

« Cette démarche vise à inciter de nouveaux partenaires à rejoindre la Classe tout en veillant au maximum à limiter voire optimiser leur bilan carbone. Les acteurs économiques qui investissent dans la Class40 ne doivent plus voir leur bilan carbone impacté, mais au contraire ils doivent à terme, pouvoir améliorer leur bilan RSE. Cela doit créer une alchimie positive », indique Cédric de Kervenoaël, président de la Class40.



L’équipe permanente de l’association Class40 ainsi que celles de 50 bateaux ont participé au travail de recherche en collectant leurs données de 2023. L’audit de l’existant a permis d’établir que l’ensemble de l’écosystème autour de ses 50 bateaux avait le même impact carbone que celui engendré par 200 Français en un an pour une communauté de coureurs et de team d’au moins 500 personnes.
Au total, 1899 tonnes de CO2 ont été générées par l’activité des Class40. Ces émissions sont liées essentiellement aux déplacements (à hauteur de 40%), à la construction des bateaux (27%) et au retour en cargo (25%).

Les Class40 font donc office de bons élèves parmi les multiples catégories de la course au large. À titre d’exemple, alors qu’ils composaient près de la moitié de la flotte à la dernière édition de la Transat Jacques Vabre (actuel Transat Café L’or), les Class40 n’engendraient que 9,9% des émissions CO2. De façon plus générale, alors que la Class40 peut représenter jusqu’à 50% d’une course, son empreinte sera moindre jusqu’à 60% par rapport aux autres classes.

L’avenir. Des pistes d’optimisation et des actions
En parallèle, plusieurs pistes d’optimisation sont à explorer : les retours en cargo qui ont déjà fortement diminué (seulement 15 bateaux en 2023) et qui le seront davantage avec la création de courses retour (le Défi Atlantique, la 40 NIJI), la limitation des déplacements notamment en privilégiant les courses circulaires qui arrivent d’où elles partent, et le renforcement des actions en faveur de l’environnement.

A la suite de ce 1er bilan carbone, une réflexion est également entamée sur la durabilité des bateaux. Là encore, ils ont prouvé qu’ils pouvaient être compétitif longtemps. Mais pour que les bateaux les plus anciens de la flotte continuent à naviguer et dans ce souci de durabilité, l’association continue de mettre en valeur les anciens bateaux dits « pointus » en créant classement et Trophée au championnat annuel.

Pour Cédric de Kervenoaël, « il est primordial que tous les Class40 puissent rester durablement dans le circuit. Entre la catégorie Vintage il y a quelques années, la création de prix spécifiques et l’attention portée aux « pointus », nous contribuons à la fois à l’essor de la classe et à sa durabilité. Ainsi, parmi les premiers Class40 à avoir été mis à l’eau, certains naviguent encore (les n°1, 4, 32 et 89), tout comme le premier scow, bateaux nouvelles générations à l’avant arrondie, (le n°158) qui se bat encore pour les places d’honneur en terminant second de The Transat et qui a remporté la CIC Med Channel Race, il y a quelques semaines. À noter qu’en 2025, 23 certificats de jauge pour pointus ont été délivrés et 31 l’ont été pour des scows. »

Les enseignements. Un « ADN définitivement durable ! »
Le constat est particulièrement positif puisqu’il démontre que la Class40 est déjà vertueuse. Pour Maxime Cauwe de Green You Up, « l’audit a permis de mettre en lumière qu’un certains nombre de règles de classe ou de jauge étaient également des leviers importants pour limiter l’impact carbone de la classe. Les résultats confortent ainsi le positionnement de la Class40 notamment sur la durée de vie des équipements, des matériaux utilisés et la maîtrise des dépenses. L’ADN de la classe est définitivement durable ! »
Un constat qui trouvera assurément un écho favorable auprès des partenaires qui cherchent à s’engager en course au large. La Class40 offre un circuit dynamique et vertueux où la maîtrise des coûts est un des axes forts grâce à la vigilance de la classe et au peu d’impact que l’augmentation des prix de l’énergie aura sur ses bateaux comparé à d’autres catégories. En parallèle, une attention particulière est donc portée à la réduction de l’impact carbone. De quoi promettre des régates fortes en émotion tout en préservant au maximum les écosystèmes marins et l’environnement.

LES CHIFFRES À RETENIR – 1899 tonnes de CO2 ont été générés par les Class40 en 2023 – 40% de ces émissions sont liés aux transports, 27% aux bateaux et 25% aux retours en cargo – 9,9% des émissions carbone totale de la Transat Jacques Vabre ont été générés par les Class40 qui représentait pourtant 46% de la flotte

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Les 12h BPGO, un challenge nautique en baie du Pouliguen en cata de sport ouvert à tous !

Les 20, 21 et 22 juin 2025 se tiendra une nouvelle épreuve nautique en baie du Pouliguen en catamarans de sport, de 14 à 21 pieds ouvert aux pros et amateurs. Une initiative originale.

Chaque équipe sera composée de 4 à 10 marins se relayant par binômes qui viendront tester leur endurance, se jouer des variations de vent et de courant et mesurer leur capacité à tenir les rênes d’un catamaran de sport pendant 12 heures consécutives, jusqu’au coucher du soleil de ce premier jour d’été. Ouverte à tous, cette épreuve d’endurance attend 60 à 80 équipages sur la plage pour un départ et une régate au contact dont les images devraient être inoubliables. Cette nouvelle épreuve sera parrainée par Armel Le Cléac’h.

Durant trois jours, un programme festif et sportif, en mer comme à terre

Dès le vendredi 20 juin 2025, toute une panoplie d’animations sera proposée au grand public sur la place du Maréchal Leclerc, à La Baule, à partir de 12h00 et jusqu’à 19h00.
L’éditeur de jeux Virtual Regatta, lui, proposera aux terriens de venir se mesurer sur des épreuves courtes qui seront un copié-collé de celle qui se déroulera, sur l’eau, le lendemain.

Le samedi 21 juin, dès 9h00, un collectif de DJ viendra animer la plage tout au long de la journée.
À partir de 10h00, Armel Le Cléac’h donnera le départ, à l’ensemble de la flotte alignée sur la plage, qui s’élancera pour 12 heures d’une folle régate.
Tout au long de la journée, la régate sera retransmise sur écrans géants sur la plage et place du Maréchal Leclerc afin de permettre au public de suivre attentivement ce qu’il se passe sur l’eau.
À partir de 19h30, puis à 21h00, deux concerts gratuits seront proposés place du Maréchal Leclerc.
La régate se terminera à 22h00 toutes rondes afin que la remise des prix soit effectuée à 23h00 sur la grande scène.

Le dimanche 22 juin, de 9h00 à 12h30, seront proposées des initiations sur catamarans, en fonction des conditions météorologiques, ouvertes à tous.

ILS ONT DIT

Monsieur Benoit Catel, directeur général de Banque Populaire Grand Ouest :
« Lorsque nous a été présentée l’idée de cette course par Ultim Sailing, les 12h Banque Populaire Grand Ouest, cela a été pour nous une évidence en tant que banque profondément ancrée dans notre territoire et fervente supportrice de la voile. Nous accompagnons les passionnés de voile, des navigateurs en herbe aux skippers professionnels, et cette course unique constitue un formidable pont entre ces deux mondes. Cette année, nous sommes ravis d’avoir Armel Le Cléac’h, skipper du Maxi Banque Populaire XI comme parrain, un véritable symbole d’excellence dans le milieu nautique. Cette compétition d’endurance se tiendra au sein de l’une des pépites de notre territoire, la baie de Pouliguen, avec le soutien de M. Franck Louvrier et de ses équipes. Ce format de course ,dans ce décor, nous offrira des images mémorables, où chaque participant pourra donner le meilleur de lui-même pour le plus grand plaisir de tous. Nous avons en effet souhaité un dispositif à terre ambitieux afin qu’un maximum de personnes puisse découvrir la voile et ses valeurs qui nous sont chères ».

Emmanuel Bachellerie et Mathieu Sarrot, associés Ultim Sailing :
« Nous étions en baie du Pouliguen, en 2023, lors d’une étape du Tour Voile que nous produisons. L’idée de cette nouvelle épreuve a germé à ce moment-là : faire ou refaire de cet écrin exceptionnel qu’est la baie du Pouliguen un lieu d’une régate bisannuelle mêlant navigateurs occasionnels et marins confirmés. C’est avec la Banque Populaire Grand Ouest et la ville de La Baule que nous sommes parvenus à la mettre en place. Qu’ils en soient, ici, particulièrement remerciés. La banque parce qu’elle est un partenaire structurant à nos côtés, la ville de La Baule parce que son Maire, Monsieur Franck Louvrier, nous a mis un sacré pari entre les mains en nous disant oui assez vite. Nous avons hâte de voir les concurrents s’inscrire, se préparer et régater pour, nous l’espérons, le plus grand plaisir des clients, sociétaires et collaborateurs de la banque, l’ensemble des Baulois, le grand public et tous les amateurs de voile ».

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Globe40. Lennart Burke et Melwin Fink sur la Globe40

Le jeune duo allemand Lennart Burke et Melwin Fink participera à la 2e Globe40 dont le départ de la course et la première étape auront lieu le 14 septembre à Cadix, en Espagne. Lennart Burke et Melwin Fink seront les plus jeunes de l’épreuve de cette édition que devrait rassembler une quinzaine de bateaux.

« Du moment où nous avons pris la décision jusqu’au moment où nous franchissons la ligne d’arrivée – nous voulons vous emmener dans le voyage! … Nous avons encore quatre mois pour préparer nos vies à cette course autour du monde » – Lennart Burke et Melwin Fink. « Nous voulons devenir la plus jeune équipe de l’histoire à faire le tour du monde et à montrer ce qui est possible lorsque vous donnez tout pour vos rêves. Notre décision de participer à la Globe40 va au-delà de la compétition, elle est enracinée dans l’ambition d’inspirer. Motivés par le parcours de Boris Herrmann, nous sommes maintenant prêts à relever ce défi nous-mêmes et à susciter chez les autres la conviction qu’avec passion, préparation et persévérance, aucun rêve n’est trop grand. » Lennart Burke et Melwin Fink

Lennart Burke et Melwin Fink se sont pleinement engagés. « Pour nous, c’est la prochaine grande étape. Le test ultime. Et la plus grande opportunité, non seulement pour nous en tant qu’individus, mais aussi pour l’avenir de la navigation au large en Allemagne et pour la prochaine génération qui ose penser grand. PENSEZ GRAND, PENSEZ SOCIAL. Nous voulons établir une marque et encourager les autres à suivre leur propre voie. Nous naviguons non seulement pour la victoire, mais aussi pour montrer ce qui est possible lorsque les jeunes choisissent de diriger, d’endurer et de rêver à l’échelle mondiale. Notre objectif est de prouver que l’âge, les antécédents ou les ressources limitées ne définissent pas votre potentiel, mais votre état d’esprit. Avec passion, courage et une foi profonde en notre mission, nous vous invitons à nous rejoindre dans ce voyage.

L’histoire derrière notre décision
Un coup de téléphone avec Boris Herrmann, quelques conseils bien intentionnés, des histoires d’initiés et soudain, tout a changé. Il est difficile de prendre une décision aussi importante plus rapidement que l’équipe de Next Generation Boating ne vient de le faire. Pendant les vacances de Pâques, Lennart Burke et Melwin Fink ont pris le temps de réfléchir sérieusement à la possibilité de s’inscrire au Globe40 2025/2026. La date limite d’inscription était le 1 mai… tout près. Avant même de passer le dernier appel, l’idée même de cette grande aventure a fait sourire Melwin Fink. Les yeux de Lennart Burke brillaient aussi et d’une certaine façon, cela rendait la décision presque inévitable. C’était une décision motivée par la motivation, l’ambition et le désir de repousser les limites, de réaliser quelque chose d’extraordinaire et de mettre la navigation de nouvelle génération sur la carte mondiale.

Ils veulent également aider à promouvoir la navigation en mer en Allemagne, c’est pourquoi ils sont ravis d’ancrer le projet à Hambourg grâce au soutien d’Active City Hamburg. L’idée de travailler ensemble est apparue lors des German Offshore Awards 2025, qui se sont tenus à la mairie de Hambourg, où Lennart Burke et Melwin Fink ont remporté le Youth Award.

La décision de se lancer dans cette aventure a également été chaleureusement accueillie par Manfred Ramspacher, fondateur et PDG de Sirius Événements, les organisateurs du Globe40. Il a eu un appel avec Lennart Burke et était clairement excité par la nouvelle.« Nous sommes heureux d’entendre cette nouvelle, vous en rêviez depuis longtemps ! » – Manfred Ramspacher

Jusqu’à présent, 16 équipes internationales se sont pré-inscrites ou inscrites pour la deuxième édition du Globe40 et les organisateurs sont enthousiasmés par chaque nouveau membre d’équipage qui rejoint cette course fascinante. Le prologue débute le 31 août 2025, à Lorient. Ce qui suit est un voyage de six étapes, couvrant 30000 milles marins et 140 jours en mer, une course épique autour du globe à travers toutes les zones climatiques et au-delà de certaines des capes les plus légendaires du monde.

Lennart Burke et Melwin Fink sont prêts à relever le défi. Ils veulent faire partie de ce voyage et ils relèvent le défi.
« … Nous voulons montrer ce qui est possible lorsque vous donnez tout pour vos rêves. Pour nous, c’est le plus grand défi et la plus grande opportunité. Pour nous-mêmes, pour notre sport et pour une nouvelle génération… » – Melwin Fink. Il y a encore beaucoup de choses à planifier et à organiser avant cette date, mais Melwin Fink et Lennart Burke sont absolument enthousiasmés par la course. En ce moment, toute l’équipe se concentre sur la préparation du Globe40, chaque étape étant façonnée par la planification et la logistique.

Le lancement officiel de la campagne Next Generation Boating Around the World aura lieu au festival Ancora Yachtfestival du 23 au 25 mai 2025 à Neustadt, dans le Schleswig-Holstein. L’équipe présentera le projet le vendredi 23 mai à 12 h 30 à leur poste d’amarrage et dévoilera son yacht Class40 dans sa toute nouvelle apparence. Pour se préparer à la course, Next Generation Boating participera au Baltic 500 dans la mer Baltique. Au cours des quatre prochains mois, le Class40 subira les modifications et les rénovations nécessaires pour résister aux exigences d’un voyage autour du monde.

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Figaro. La Solitaire du Figaro dévoile son parcours

La 56e édition de La Solitaire du Figaro Paprec se déroulera du 30 août au 27 septembre prochain. Elle commencera à Rouen avant de partir du Havre. Elle se déroulera en 3 étapes avec le retour du célèbre point de passage, le rocher du Fastnet ; un clin d’œil pour le vainqueur de l’édition 2024, l’irlandais Tom Dolan, – le passage du cap Finisterre pour aller à Vigo en Espagne et Saint-Vaast-la-Hougue dans le Cotentin.

Une première étape de 673 milles nautiques entre Rouen (Seine-Maritime) et la Baie de Morlaix (Finistère)
Rouen : du samedi 30 août au vendredi 5 septembre
Le Havre : du vendredi 5 au dimanche 7 septembre
La ville de Rouen accueille pour la seconde année consécutive le grand départ de cette nouvelle édition de La Solitaire du Figaro Paprec. « Séduit par l’accueil lors de la précédente édition, La Solitaire du Figaro Paprec a choisi d’installer de nouveau son village du Grand Départ au bord de la Seine, à Rouen. Pour notre plus grand plaisir ! Une fois de plus, c’est le fleuve, notre lieu et notre lien, qui promet de rassembler les Rouennaises et les Rouennais et les visiteurs autour d’une grande fête populaire », commente Nicolas Mayer-Rossignol, Maire de Rouen et Président de la Métropole Rouen Normandie.
Après avoir passé une semaine à Rouen, les participants descendront la Seine le vendredi 5 septembre pour une rapide escale au Havre. Le départ de la première étape sera donné en Baie de Seine, le dimanche 7 septembre, direction l’Irlande et un retour vers la Baie de Morlaix où sera jugée l’arrivée de cette première grosse étape.
« La première étape de La Solitaire du Figaro Paprec proposera un parcours en Manche et en Mer Celtique, de la Baie de Seine à Roscoff en passant par le Fastnet. Dans un premier temps, les skippers devront choisir entre les côtes françaises et les côtes anglaises pour naviguer puisque le DST des Casquets est une zone interdite. Ce premier tronçon côtier s’achèvera au niveau des îles Scilly pour passer sur une navigation plus hauturière jusqu’au Fastnet puis Roscoff. L’histoire dira si, pour une fois, le mythique phare sera passé de jour ! », commente Yann Chateau, Directeur de course. Cette première étape sera la plus longue de cette nouvelle édition de La Solitaire du Figaro Paprec.

Une deuxième étape de 565 milles nautiques entre la Baie de Morlaix (Finistère) et Vigo (Espagne)
Baie de Morlaix : du mercredi 10 au dimanche 14 septembre
Après une escale en 2023, La Baie de Morlaix accueille pour la cinquième fois La Solitaire du Figaro Paprec. Cette escale réparatrice, après une première étape intense, sera bienvenue d’autant que les marins enchaineront ensuite avec une route semée d’embûches dans le contournement de la Bretagne et ce très long bord vers le Cap Finisterre et Vigo.
« La deuxième étape au départ de Roscoff offrira un tour de Bretagne jusqu’à la marque spéciale des Birvideaux avant de mettre le cap vers Vigo à travers le golfe de Gascogne. Elle sera donc composée d’une première partie côtière où les concurrents devront composer avec les courants et les influences possibles de brises thermiques, avant d’attaquer la deuxième partie plus hauturière », ajoute Yann Chateau.
Jamais les figaristes n’auront été aussi sud sur la côte espagnole. Pour la troisième fois de son histoire, le port de Vigo accueille les participants de La Solitaire du Figaro Paprec. Après avoir contourné le célèbre Cap Finisterre, les participants devront faire cap au sud vers les îles Cies qui marquent l’entrée de la Ria de Vigo. Une côte abrupte et sauvage qu’il va falloir dompter pour bien figurer au classement. « C’est une grande fierté pour le port de Vigo d’accueillir l’une des étapes de La Solitaire du Figaro Paprec 2025, l’une des régates offshore les plus emblématiques du calendrier international. Cet événement renforce notre vocation nautique et consolide Vigo comme un port de référence sur l’Atlantique européen » commente Carlos Botana, Président de l’autorité portuaire de Vigo.
Les skippers devront refaire le plein d’énergie lors de l’escale à Vigo pour affronter le dernier gros morceau de cette Solitaire, la remontée vers Saint-Vaast-la-Hougue.

Une troisième étape de 612 milles nautiques entre Vigo (Espagne) et Saint-Vaast-La-Hougue (Manche)
Vigo : mercredi 17 et départ le dimanche 21 septembre
Saint-Vaast-la-Hougue : du mercredi 24 au samedi 27 septembre
En mer il n’y a jamais vraiment de ligne droite mais ce tronçon entre le Cap Finisterre en Espagne et la pointe Finistère en Bretagne promet de belles glissades à la limite entre le golfe de Gascogne et l’Océan Atlantique. Le grand large, sa mer formée et cette sensation de vide vont accompagner les skippers sur une distance d’environ 370 milles entre les deux pointes mythiques. Ne pas succomber à la lassitude sera le mot d’ordre de cette étape et jusqu’aux derniers mètres de course les places devraient être âprement disputées, à l’image de l’incertaine arrivée à Gijon en 2024. Rarement les concurrents auront été aussi loin des côtes.

Le grand final de La Solitaire du Figaro Paprec 2025 se jouera donc en terre normande et plus précisément à Saint-Vaast-la-Hougue dans le Cotentin. Une première pour ce port normand qui est résolument tourné vers la mer depuis toujours.
« Les événements nautiques sont inscrits dans l’ADN de la Normandie. La Région se réjouit d’accueillir, une nouvelle fois, sur ses côtes, La Solitaire du Figaro qui met à l’épreuve les meilleurs marins ! » commente Hervé Morin Président de la Région Normandie
C’est donc un peu l’histoire des caps et des pointes que les participants vont écrire sur cette ultime étape. Une étape qui révèlera le nom du grand vainqueur de cette 56e édition. Après Tom Dolan, vainqueur en 2024, le skipper qui aura réussi à dompter cet incroyable parcours de 1850 milles sera couronné en terre normande.
« La troisième étape sera dantesque, avec un trajet direct vers Saint-Vaast-la-Hougue, un trajet qui comporte de nombreux pièges. En une seule étape, les marins devront passer le Cap Finisterre, le point le plus septentrional de la péninsule ibérique, avant de traverser le golfe de Gascogne, la mer d’Iroise, les côtes du nord de la Bretagne et les îles anglo-normandes, et enfin le tour complet de la pointe du Cotentin, connue pour ses forts courants. Cette 56e édition de La Solitaire du Figaro Paprec s’annonce une nouvelle fois éprouvante, avec un final de tous les dangers où conserver de la lucidité et de la fraîcheur physique jusqu’au bout sera déterminant. » conclut Yann Chateau.

Pour la Directrice Générale d’OC Sport Pen Duick, Julie Coutts, « La Solitaire du Figaro Paprec, c’est aussi une aventure humaine et territoriale. Elle ne se vit pas seulement sur l’eau, elle s’écrit dans les ports, dans les villes-escales, auprès des habitants, des écoliers, des bénévoles, des entreprises. Chaque édition est l’occasion de fédérer les forces vives d’un territoire, de dynamiser son tissu économique local, et de faire rayonner une identité maritime partagée. En 2025, nous poursuivons cette dynamique avec un parcours mêlant fidélité et nouveauté : Rouen, pour un deuxième départ consécutif après le succès populaire de 2024 ; la baie de Morlaix, escale historique et emblématique de La Solitaire ; mais aussi deux nouvelles villes, Vigo en Espagne et Saint-Vaast-la-Hougue dans le Cotentin, qui viennent enrichir notre lien à l’Europe et à la diversité des littoraux français. »

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America’s Cup. La prochaine édition se déroulera à Naples au printemps 2027

Entre la Grèce et l’Italie, c’est finalement Naples qui a été choisie par Team New Zealand et le Royal New Zealand Yacht Squadron pour accueillir e la 38e America’s Cup Louis Vuitton, qui se tiendra au printemps et à l’été 2027.

Pour la toute première fois, la Louis Vuitton Cup et la Louis Vuitton America’s Cup Match se dérouleront en Italie, un pays qui possède l’une des histoires les plus riches et les plus passionnantes de l’America’s Cup. L’équipe néo-zélandaise n’a pas été découragée par l’énorme soutien dont bénéficiera Luna Rossa dans une ville réputée pour sa base de fans passionnés derrière son club de football, Naples. Dans un communiqué publié jeudi, Dalton a néanmoins déclaré qu’emmener sa défense en Italie était comme « entrer dans la fosse aux lions ».

En 2027, le monde entier aura les yeux rivés sur l’Italie, et plus particulièrement sur Naples, capitale de la région de Campanie, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO et l’une des plus anciennes villes d’Europe, qui deviendra la ville hôte du plus ancien trophée sportif international au monde.
La lutte pour la 38e Louis Vuitton America’s Cup se déroulera sous l’œil vigilant du Vésuve, au large du front de mer de cette ville animée. Forts d’un héritage prestigieux et d’une histoire riche, l’Italie et Naples offriront à la 38e Louis Vuitton America’s Cup une expérience unique qui, d’une manière ou d’une autre, ne manquera pas d’ajouter au mythe, à l’obsession, à la rivalité et à l’innovation de l’America’s Cup.

Andrea Abodi, ministre italien des Sports et de la Jeunesse, qui a joué un rôle clé dans le processus de candidature, se réjouit de l’annonce faite par la présidente du Conseil des ministres, Giorgia Meloni, concernant le choix de l’Italie comme pays hôte de la 38e Louis Vuitton America’s Cup.
« Le choix de l’Italie, et de Naples en particulier, comme lieu d’accueil de la 38e édition de l’America’s Cup représente une formidable opportunité pour l’ensemble du pays de valoriser son territoire, de stimuler le tourisme et de promouvoir le sport. Notre engagement sera également de promouvoir des initiatives, des projets et des mesures en faveur de l’éducation et de l’économie maritimes.
L’attribution de cette édition est un grand succès. C’est une victoire d’équipe et je remercie la présidente Meloni, qui a reconnu dès le début l’importance de faire venir en Italie un événement international aussi important, avec un impact sportif, social, touristique et industriel considérable.
Les investissements importants, les capacités organisationnelles et le respect de toutes les exigences nécessaires témoignent de la préparation, de l’expertise et du professionnalisme d’une équipe qui, en collaboration avec le gouvernement et sous la direction de Sport e Salute en tant qu’organisme chargé de la mise en œuvre, a démontré qu’elle avait tout ce qu’il fallait pour répondre aux attentes de toutes les parties prenantes, du détenteur des droits de la compétition, Team New Zealand, et du vainqueur de la dernière édition.
L’accueil de la Coupe de l’America à Naples représente également une opportunité stratégique pour accélérer le programme de réhabilitation environnementale et de régénération urbaine de Bagnoli, la zone qui accueillera les bases des équipes.
Tout cela se déroulera dans un cadre unique et captivant, riche en contenu et en suggestions, une première pour notre nation, qui rendra tous les Italiens fiers et laissera sans aucun doute le reste du monde sans voix.
Et, une fois de plus grâce au sport, l’Italie est au centre du monde.
»

Le ministre Giorgetti, ministre de l’Économie et des Finances, a ajouté son soutien à cette annonce importante :
« Nous sommes fiers d’annoncer que la 38e America’s Cup se tiendra à Bagnoli, Naples. Cet événement sportif prestigieux marque une étape importante dans la revitalisation d’une zone qui a longtemps été confrontée à des défis et à laquelle nous restons fermement attachés pour son développement et sa croissance. »
Gaetano Manfredi, maire de Naples et commissaire spécial du gouvernement pour Bagnoli :
« L’accueil de la 38e America’s Cup à Naples représente une vitrine internationale extraordinaire pour la beauté et l’histoire de notre territoire. Nous avons travaillé avec diligence sur cette candidature au cours des derniers mois, en étroite collaboration avec le gouvernement, et nous avons réussi à l’emporter sur les autres villes candidates. Cette réussite aura un impact économique considérable sur notre territoire, comme l’ont connu les villes hôtes précédentes, telles que Barcelone et Valence. Cet événement sera le plus important jamais organisé par Naples, transformant le golfe emblématique de la ville en un théâtre de courses spectaculaires entre les meilleures équipes de voile du monde. Ce sera l’occasion de montrer au monde entier non seulement la beauté de nos paysages, mais aussi la capacité de la ville à relever avec compétence les grands défis du présent. Les courses se dérouleront dans les eaux entre Castel dell’Ovo et Posillipo, tandis que les bases des équipes seront établies à Bagnoli, une zone stratégique dans laquelle le gouvernement a décidé d’investir de manière décisive, dans le but de la restituer enfin à la ville et à ses citoyens.
Les travaux complexes de réhabilitation environnementale et de réaménagement de Bagnoli sont déjà en cours et progressent comme prévu. L’America’s Cup servira de puissant accélérateur pour le tourisme, l’économie maritime, l’entrepreneuriat local et le développement de nouvelles compétences, offrant un aperçu concret de ce que cette zone pourra devenir une fois sa régénération urbaine achevée. Je tiens à remercier la Première ministre, Giorgia Meloni, le ministre des Sports et de la Jeunesse, Andrea Abodi, ainsi que tous les acteurs institutionnels et techniques impliqués pour la confiance accordée à notre ville. Naples est prête et continuera à démontrer sa capacité à obtenir des résultats concrets.
»

Grant Dalton, PDG de l’équipe Defender Team New Zealand de l’America’s Cup, est ravi d’annoncer que Naples, en Italie, sera le site hôte après un processus de sélection très efficace.
« Je suis extrêmement heureux d’annoncer que Naples, en Italie, sera le site hôte de la 38e America’s Cup Louis Vuitton. L’Italie possède un esprit brut et une fierté absolue qui semblent tout à fait appropriés pour accueillir la prochaine America’s Cup.
En amenant la 38e Louis Vuitton America’s Cup dans ce pays, nous avons le sentiment de la rapprocher du public, conformément à notre ambition de continuer à développer l’audience de l’America’s Cup et du sport de la voile.
Les Italiens sont les spectateurs les plus passionnés et les plus engagés de l’America’s Cup. De plus, c’est évidemment le berceau de Luna Rossa, une équipe incroyable et un concurrent redoutable. Du point de vue du défenseur, nous avons donc l’impression d’entrer dans la tanière du lion, mais du point de vue de l’événement, c’est le lieu idéal pour accueillir la 38e America’s Cup Louis Vuitton.
»

Naples a déjà accueilli l’America’s Cup en 2012 et 2013, en prévision de la 34e édition, avec deux épreuves de l’America’s Cup World Series qui, selon les estimations des organisateurs locaux, ont attiré plus d’un million de spectateurs sur le front de mer de Naples pendant une semaine.
La candidature de Naples, en Italie, s’accompagnait d’une ambition claire : tirer parti de l’America’s Cup pour moderniser les infrastructures de la ville tout en honorant son histoire et en offrant au public italien le spectacle des courses de l’AC75 America’s Cup.

En tant que détenteur actuel et administrateur de l’America’s Cup, le Royal New Zealand Yacht Squadron se réjouit que Naples, en Italie, soit un catalyseur dynamique pour la croissance continue de l’America’s Cup.
« L’Italie est depuis longtemps l’un des rivaux les plus féroces et les plus passionnés de Team New Zealand dans l’America’s Cup, et nous sommes ravis que Naples, en Italie, ait été choisie comme ville hôte de la 38e Louis Vuitton America’s Cup Match », a déclaré le commodore David Blakey du Royal New Zealand Yacht Squadron.
« Le retour de la Coupe en Europe, au cœur de l’une des communautés nautiques les plus dynamiques au monde, rend non seulement hommage à la riche histoire de cet événement, mais offre également une occasion incroyable de mettre en valeur la voile et l’innovation néo-zélandaises sur la scène internationale.
Naples, en Italie, promet d’être un cadre spectaculaire pour la 38e Louis Vuitton America’s Cup, ainsi que pour les régates juniors et féminines. Nous sommes fiers de défendre la Coupe là-bas en 2027. Les membres de notre escadron ont vécu une expérience inoubliable lors de leur voyage en Europe pour la dernière America’s Cup, et nous sommes impatients de leur offrir des expériences encore plus exclusives et des opportunités de soutien à Naples, en Italie.
»

De plus amples détails sur la planification de la 38e America’s Cup Louis Vuitton seront annoncés en temps voulu.
L’Australien Nathan Outteridge a été confirmé cette semaine comme nouveau skipper de l’équipe de Team New Zealand pour remplacer Peter Burling après le départ surprise de ce dernier en avril. Blair Tuke et Andy Maloney se sont également engagés dans une autre campagne et le marin britannique Chris Draper a été ajouté à l’équipe avec le promu Sam Meech.

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Paprec 600 Saint-Tropez. Départ le 19 mai

Elle est devenue une classique à St Tropez. La Paprec 600 est une course au large en Méditerranée organisée par la Société Nautique de Saint-Tropez depuis 2010 qui attire une belle flotte de voiliers avec de redoutables navigateurs mais également des équipages amateurs, certains en famille ou entre amis avec de plus en plus de navigatrices en lice.

Auparavant 900 milles puis entre 400 et 600 nautiques, le parcours s’est finalement stabilisé depuis 2023 à 600 milles nautiques avec le partenaire titre PAPREC. A l’image d’autres courses internationales, la Paprec 600 Saint-Tropez offre ainsi une distance parfaite pour les coureurs sur l’un des plus beaux parcours en Méditerranée ! Les voiliers jaugés en IRC en équipage, en double ou en solo seront au départ de la course devant la Ville de Saint-Tropez, lundi 19 mai 2025 si les conditions le permettent.

Une course au large se prépare bien entendu à l’avance pour l’organiser mais surtout pour chaque concurrent, peu importe le bateau, il faut être prêt pour le jour J et ne rien oublier pour optimiser le bateau et ne rien lésiner concernant la sécurité.
Ainsi comme chaque année, le comité de course de la Société Nautique de Saint-Tropez présidé par Georges Korhel effectuera le contrôle minutieux des dossiers et des équipements de sécurité des bateaux en lice avant de réunir les skippers avant le départ de la course.

Une incontournable pour les marins d’hier, d’aujourd’hui et de demain
Reconnue par tous, cette épreuve attire tous les passionnés du large ! Le joli parcours de 600 nautiques en Méditerranée offre la possibilité aux coureurs de se mesurer, d’établir des records mais également de s’entraîner et de se qualifier.
C’est une épreuve idéale pour les amateurs et professionnels du large et des courses en IRC qui participent pour la plupart à d’autres grandes épreuves comme le Vendée Globe, la Transquadra, le Figaro, la Route du Rhum, la Cap Martinique, les grandes courses méditerranéennes, etc. A l’image de Louis Burton, Alexia Barrier, Jean-Pierre Dick, Clément Giraud, Sebastien, Hugues et Jean-Guillem Destremau, Lionel Péan, Adrien et Robin Follin, Kito de Pavant, Mikael Mergui, Mathieu Claveau et tant d’autres qui ont participé à cette course au large organisée par la Société Nautique de Saint-Tropez depuis 2010…
A noter que cette épreuve compte pour le Championnat IRC de Méditerranée du Yacht Club de France et fait également partie du circuit du Trophée Méditerranée Class40.
Le parcours sans escale au départ de Saint-Tropez se dirigera vers les Bouches de Bonifacio puis contournera quelques îles italiennes (île de Giglio, île de Gorgona, île de Montecristo) avant de rejoindre le passage de la Giraglia et revenir à Saint-Tropez.
Avec son lot d’aventures nautiques, chacun pourra suivre la course en direct sur le lien qui sera diffusé sur le site et sur les réseaux sociaux de la Société Nautique de Saint-Tropez !

En lice, une trentaine de voiliers en course
Parmi eux, dix Class 40 inscrits avec quelques habitués de l’épreuve tels que Mikael Mergui sur Centrakor, Laurent Camprubi sur Glaces Romanes, Mathieu Claveau sur Prendre la mer Agir pour la fôret, Benoit Garibal sur Maiia Altair, Matthieu Foulquier Gazagne sur L’Agence Telecom Sotraplant, Matteo Sericano sur Aquilia Tyrolit, ou encore Edgard Vincens surTeatacycleau, le Class 40 Phenix Ha Plus PME avec cette année Anthony Streicher.
et de nouveaux venus : Goulven Marie sur Qwanza, Luca Rosetti sur Maccaferri Futura.

Du côté des IRC, nous retrouverons quelques équipages qui courent en duo et des habitués du podium tropézien. Le plus fidèle de la course au large à Saint-Tropez, Richard Delpeut sur son JPK Walili qui a déjà remporté la course au large auparavant et en solo sera confronté à d’autres adversaires sérieux tels que Michel Sastre sur Callisto (1er en duo 2024 et 2ème en solo en 2023), Gérard Guilluy (1er solo en 2023) sur Furtif, Lucas Mao sur Sakifo (2ème en duo en 2024), Paul Van Gaver sur Hator 5 (2ème duo en 2023), mais aussi Frédéric Ponsenard sur Coco anciennement vainqueur en solo sera confronté à d’autres Sunfast 3200 Milou avec Thomas Filleux et Dominique Sarrazin sur Vega.
Le Tropézien Thibaut Garnotel sur Sensation 2 se mesurera aux autres voiliers type Figaro 2 ; Aurore avec Alexandre Delemazure et Figolo avec Michel de Bressy.

Du côté des équipages, neuf voiliers sont sur les rangs avec notamment le voilier Leu de Thierry Deseine (2ème en équipage en 2024) qui affrontera l’imposant et redoutable voilier type Carkeek 54 ; Daguet 5 avec Frédéric Puzin et d’autres équipages sur Bernina X avec Marc Verdet, Chenapan IV avec Gilles Caminade, Lelupin avec Jean Rameil et Sergann avec François Louis Guizouarn, Maupiti avec Christophe Pitance, Raging Bee avec Jean-Luc Hamon et Xantus avec Bastien de Brouwer.

Ils en parlent :

Prendre la mer, agir pour la Forêt (Class40 en double)
2ème course de la saison pour le binôme formé par Mathieu Claveau et la jeune skippeuse Victoire Berger.
« En janvier dernier, Mer Connexion, l’écurie de course au large de Mathieu Claveau, lançait le programme de transmission, « Young Women Connexion » pour mettre le pied à l’étrier à une jeune navigatrice. C’est Victoire Berger, 27 ans, qui a été sélectionnée et qui accompagne le skipper marseillais sur la saison 2025. Le duo sera au départ de la Paprec 600 Saint-Tropez
Les femmes étant encore sous représentées dans la course au large, Mer Connexion souhaite briser le plafond de verre et a souhaité accompagner une jeune navigatrice avec le programme de transmission, « Young Women Connexion ». Après un appel à candidature lancé en décembre dernier qui a reçu plus de 16 dossiers de navigatrices de moins de 30 ans et de 3 nationalités différentes, c’est Victoire Berger qui a été sélectionnée pour être la co-skippeuse de Mathieu Claveau sur le Class40 “Prendre la mer, agir pour la Forêt”. Elle sera accompagnée par l’équipe Mer Connexion qui met à disposition les moyens pour que des skippers montent des projets de course au large : navigation, mentoring, financement, recherche de partenaires… »

Alwena For Pure Ocean – Charles Henon
« Nous formons un jeune équipage en double mixte sur le Sun Fast 30 OD Alwena for Pure Ocean, composé de Charles Hénon (22 ans, skipper) et Clara Bayol (23 ans, co-skipper). Tous deux issus de la voile légère et du match racing, nous avons été sélectionnés pour participer au projet Alwena for Pure Ocean, un programme de course au large en double mixte lancé par Ludovic Gérard.
L’objectif ultime de ce projet est de se qualifier au Championnat du Monde de course au large, qui se tiendra en septembre à Cowes, sur un Sun Fast 30 OD. Pour cela, nous disposons d’un bateau à l’année, sur lequel nous nous entraînons régulièrement et avec lequel nous participerons à plusieurs courses emblématiques en Méditerranée et en Manche (Paprec 600’, Fastnet Race).
À travers ce projet, nous avons à cœur de promouvoir la Fondation Pure Ocean, en contribuant à sensibiliser à la protection de l’Océan et en soutenant le financement de projets scientifiques innovants visant à mieux comprendre et préserver les milieux marins.
Notre aventure a débuté en octobre 2024 en Méditerranée, s’appuyant sur une première expérience en course au large (IRC, Figaro 3) et sur de solides références en régates inshore (Match Racing, voile légère). Aujourd’hui, nous poursuivons notre préparation en collaboration avec la Massilia Sailing Academy à Marseille, bénéficiant d’un encadrement de haut niveau : formations théoriques (météorologie, routage, composites) et navigations en flotte encadrées par de grands noms de la voile tels que Bernard Mallaret et Dimitri Deruelle. »
Motivés et enthousiastes face aux défis à venir, nous sommes déterminés à développer nos compétences pour être pleinement prêts pour les grandes échéances à venir.

Sakifo : Lucas Mao (en double)
« Sakifo est un JPK 1030 sur lequel nous naviguons en double avec mon père (Philippe) sur les courses au large en Méditerranée. Nous avons découvert en 2024 la Paprec 600 et son incroyable parcours. Celle-ci nous avait plutôt souri avec une belle seconde place en IRC Double, mais aussi en Overall ! Nous nous devons donc de remettre le couvert cette année, si possible avec un beau résultat. La Paprec 600 est à nos yeux la plus belle des Offshore Française de Méditerranée ! »

Blue 007 : Michel Sastre (en double)
Avant de faire de la course au large, nous avons couru sur beaucoup de supports monotypie en quillards, Laser standard et radial, Formule 18 (…)
En 2022, place à un bateau plus sage, le JPK 10.10 pour régater, mais aussi partager en famille le plaisir de la croisière. Depuis, un nombre non négligeable de podiums solos et Duos ont été réalisés et nous commençons à être fidèle de cette course !

Hathor V : Paul et Arnaud van Gaver (en double):
Nous revenons à la PAPREC 600 Saint-Tropez avec grand plaisir à bord de Hathor V, notre fidèle JPK 10.10. Ce sera notre première grande course depuis la Cap-Martinique 2024, que nous avons courue ensemble en double, en famille.
Cela fait maintenant plus de 15 ans que nous naviguons en duo, avec autant de plaisir que de complicité sur l’eau. Il y a deux ans, cette régate avait été notre course qualificative pour la transat. Nous y avions signé une belle deuxième place après avoir mené pendant les deux premiers tiers du parcours.
Cette édition 2025 s’annonce donc comme un retour attendu, avec l’envie de faire encore mieux et toujours dans le plaisir de partager ces moments en mer. Le format en double nous tient à cœur, tout comme l’ambiance si particulière de cette course au départ de Saint-Tropez. On a hâte de retrouver la flotte et l’équipe organisatrice pour un nouveau beau moment de mer et de régate !

Maupiti : Christophe Pitance (en équipage)
« Chaque année, MAUPITI et son équipage amateur participent à une grande régate offshore, en complément des régates de club organisées en baie de Toulon.
Au fil des années, nous avons eu la chance de prendre part à de superbes événements nautiques : Quadra duo en 2022, Palermo–Monte Carlo en 2023, Massilia Offshore vers Barcelone en 2024, et cette année, la Paprec 600.
Au-delà de la performance, notre équipage met un point d’honneur à cultiver la convivialité, l’esprit d’équipe et la bonne humeur, valeurs qui nous animent à chaque course.
Ces régates sont toujours l’occasion de rencontres exceptionnelles avec des marins passionnés, sur l’eau comme à terre. Chaque édition renforce notre motivation et laisse des souvenirs impérissables à tous les membres de l’équipage.
Notre bateau, un First 40, est un voilier alliant performance et confort. Il s’engage dans la saison de régates durant l’hiver et le printemps, notamment avec ma fille et mes 2 fils, tandis qu’il devient le compagnon idéal pour des croisières familiales autour de la Méditerranée l’été. »

Programme :
Les 17 et 18 mai de 9h à 12h et de 14h à 18h : confirmation des inscriptions et des contrôles :
17 mai à 19h : soirée des équipages à la SNST
18 mai à 16h00 : briefing obligatoire pour les skippers à la SNST
Lundi 19 mai : départ de la course à 12h00
Jours de course : 19 au 24 mai
Samedi 24 mai à 18h00 : heure limite d’arrivée
Samedi 24 mai à 18h30 : remise des prix à la SNST

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Tour de Belle-Île. Victoire du Maxi Banque Populaire

Mathieu Rivrin / OC Sport Pen Duick

Racheté par OC Sport, le Tour de Belle-Île a couronné ce week-end le Maxi Banque Populaire XI. Pas moins de 300 bateaux ont pris le départ samedi 10 mai à 10h, dans des conditions idéales en baie de Quiberon, pour une grande boucle autour de Belle-Île-en-Mer. Un événement populaire et convivial, où l’ensemble des concurrents se sont élancés pour 43 milles nautiques.

Après six mois de chantier à Lorient et une remise à l’eau le 24 avril dernier, le Maxi Banque Populaire XI disputait sa première course officielle de la saison 2025. En bouclant le parcours en 3 heures, 13 minutes et 40 secondes, Armel Le Cléac’h et son équipage ont été les plus rapides et ont remporté la victoire. Pour l’occasion, Armel avait réuni un équipage de talents : Sébastien Josse, Loïs Berrehar, Pierre-Emmanuel Hérissé, Clément Duraffourg, Tugdual Guillemot et Quentin Ponroy.

Le départ, donné à 10 heures, s’est déroulé dans une météo changeante tout au long des 43 milles du parcours.
« Nous avions du vent juste avant le départ, puis la pluie est arrivée, le vent est tombé, ce qui nous a fortement ralentis », confie Armel Le Cléac’h. Compétiteurs dans l’âme, le skipper et ses coéquipiers ont dû batailler pour briller dans ce sprint.
« Il a fallu se battre avec les autres bateaux, car le vent est revenu par l’arrière. »
Malgré cela, le Maxi Banque Populaire XI a réussi à s’échapper en fin de course et à creuser « une avance confortable », précise Le Cléac’h.


Un homme à la mer récupéré : un incident passé sous silence

Parmi les nombreux équipages présents, Bruno Troublé naviguait sur le bateau de Patrice Roynette (ancien responsable de Course au Large), en compagnie notamment de Christine Briand et Jean-Marie Patier.
Pendant la course, leur équipage a porté assistance à un marin tombé à l’eau. L’organisation, cependant, a choisi de ne pas communiquer sur l’incident — une décision que déplore l’ancien skipper du Baron Bich.

« Dans le groupe de tête, toutes classes confondues, après deux heures de course et 20 nœuds de vent réel, nous entendons une alerte “homme à la mer” sur la VHF.
Nous remarquons un bateau en difficulté à 1 mille au vent : un petit trimaran, spi à l’horizontale, grand-voile en ralingue.
Sans hésiter, nous affalons les voiles et, après dix minutes au moteur, nous apercevons l’équipier tombé à la mer. Après trois tentatives, nous parvenons à le remonter à bord.
Choqué, il nous explique être tombé du bateau, qu’il naviguait en double.
Nous déposons une réclamation pour “yacht lésé” et le jury nous accorde un crédit de 30 minutes. En réalité, nous perdons bien plus. Nous nous retrouvons au cœur d’une flotte très dense de petits bateaux, puis le vent tombe fortement en fin de course, aggravant notre retard.
Aucun accueil des organisateurs à notre retour au port, et aucune mention de cet incident lors de la remise des prix le lendemain matin.
Très frustré et déçu, j’ai appelé l’organisateur de la course, qui m’a avoué avoir choisi de ne rien dire pour ne pas nuire à l’image de l’événement. Je trouve cela totalement inacceptable.
Cette situation est certes rare – elle ne m’était jamais arrivée en 60 ans de régates – mais elle devrait être saluée, reconnue, pas passée sous silence… »

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Ocean Race Europe. L’équipe Malizia de Boris Herrmann dévoile son équipage

Team Malizia returns to Kiel, Germany, after a successful Fly-By in The Ocean Race in 2023 © Sailing Energy / The Ocean Race

L’équipe Malizia de Boris Herrmann a dévoilé l’intégralité de son équipage pour l’Ocean Race Europe 2025. Boris Herrmann comme skipper, avec le navigateur britannique Will Harris comme co-skipper et Cole Brauer. L’équipage est complété avec l’arrivée de Francesca Clapcich, Justine Mettraux, Loïs Berrehar et Julien Villion ainsi que des reporters embarqués Flore Hartout et Antoine Auriol.

Partant de Kiel, en Allemagne, le 10 août 2025, et s’achevant six semaines plus tard dans la baie de Boka, au Monténégro, l’événement sera une course courte et intense, au format sprint, avec quatre marins et un reporter à bord à chaque étape. « Je suis vraiment impatient de participer à The Ocean Race Europe 2025. Même si j’adore le défi de la navigation en solitaire, faire partie d’un équipage est quelque chose de vraiment spécial », déclare Boris Herrmann. « Je suis ravi de retrouver le Malizia – Seaexplorer avec un équipage de navigateurs fantastiques. Chaque membre apporte ses propres atouts et, ensemble, nous nous poussons mutuellement à donner le meilleur de nous-mêmes. »

En se lançant dans sa campagne IMOCA, la navigatrice italo-américaine Francesca Clapcich entame un périple de quatre ans pour se qualifier pour le Vendée Globe, où elle vise à devenir la première navigatrice à participer aux quatre grandes épreuves de voile : les Jeux Olympiques, la Puig Women’s America’s Cup, The Ocean Race et le Vendée Globe. Cet été, elle rejoint le Team Malizia en tant que co-skipper pour The Ocean Race Europe, avant que le Malizia – Seaexplorer ne soit remis à son équipe, soutenue par le sponsor principal 11th Hour Racing. « Je suis très heureuse de rejoindre l’équipage de Team Malizia, et ce sera en fait ma première Ocean Race Europe », déclare Francesca Clapcich. « Je me réjouis de découvrir ce format très intense et de courir avec une équipe performante composée de personnes sincèrement gentilles et inspirantes. De plus, comme je suis en train d’acheter le bateau, c’est une opportunité incroyable de courir avec l’équipe qui l’a construit et qui connaît tous ses secrets. » Boris Herrmann ajoute : « Francesca est non seulement une navigatrice incroyablement talentueuse et une gagnante de l’Ocean Race, mais elle apporte également une grande énergie et des valeurs en matière de durabilité qui correspondent parfaitement à notre équipe. Elle apprendra sans aucun doute beaucoup sur ce bateau, mais je suis tout aussi impatient, sinon plus, d’apprendre de son expérience et de concourir ensemble au plus haut niveau. »

La navigatrice suisse aux multiples talents Justine Mettraux rejoint également Team Malizia en tant que co-skipper pour la course. « Justine est un autre atout formidable pour l’équipe », déclare Boris Herrmann. « Elle est tout simplement l’une des meilleures navigatrices qui soient. J’ai couru contre elle à plusieurs reprises et je peux dire par expérience qu’elle m’a donné du fil à retordre. » Après avoir terminé huitième du Vendée Globe 2024-2025, première femme du classement, elle est également vainqueur de The Ocean Race et habituée aux courses courtes et intenses. Justine Mettraux commente : « Je suis très heureuse de revenir à The Ocean Race Europe. J’ai participé à la première édition en 2021 et j’en garde d’excellents souvenirs. C’est le genre d’événement que j’adore, avec des parcours variés, disputés avec un équipage à travers toute l’Europe, dans des conditions qui permettent de tirer le meilleur de ces bateaux. » Elle ajoute : « J’ai hâte de naviguer avec Boris. Nous avons passé beaucoup de temps à naviguer l’un près de l’autre lors du dernier Vendée Globe et dans d’autres courses. Ce sera formidable de rejoindre une nouvelle équipe et de découvrir une nouvelle dynamique. J’ai également couru contre Will dans le Figaro, en 2016, nous étions tous les deux débutants, ce sera donc agréable de naviguer enfin ensemble plutôt que l’un contre l’autre. »

Le navigateur français Loïs Berrehar rejoint également l’équipage du Team Malizia en tant que co-skipper, apportant avec lui une solide expérience en mer. Après plusieurs années couronnées de succès sur le circuit Figaro, il entame sa carrière en IMOCA et envisage de participer au Vendée Globe 2028 avec la Banque Populaire. Cette année, il rejoint Malizia pour la course en équipage autour de l’Europe, où il pourra mettre en valeur ses talents de coureur au contact. « Ma relation avec Team Malizia est assez récente, mais c’est une équipe que je suis de près et je suis ravi de faire partie d’un équipage aussi performant », déclare Loïs Berrehar. Boris Herrmann commente : « Même si ce sera ses débuts avec l’équipe, Loïs et moi nous connaissons depuis de nombreuses années, depuis qu’il était enfant. En 2008, il a baptisé mon Beluga Racer, le Class40 avec lequel j’ai ensuite terminé deuxième de l’Artemis Transat et remporté la Portimão Global Ocean Race. » Loïs Berrahar ajoute : « Nous n’avons pas beaucoup navigué ensemble, mais nous nous connaissons bien. J’ai un lien émotionnel avec Boris, je suis donc très heureux d’avoir la chance de passer du temps en mer avec lui, surtout dans une course aussi passionnante. »

Loïs Berrehar (FRA), co-skipper du Team Malizia pour The Ocean Race Europe 2025 © Eloi Stichelbaut | polaRYSE | Team Malizia
Flore Hartout (franco-néerlandaise) est une autre recrue passionnante du Team Malizia. Elle a récemment rejoint l’équipe en tant que créatrice de contenu à plein temps et l’une des reporters embarquées pour The Ocean Race Europe. Familière du monde de la voile, Flore Hartout a travaillé pour The Ocean Race, a parcouru 26 000 milles nautiques avec la Clipper Round the World Race et le Défi Azimut en 2024 avec Samantha Davies sur Initiatives Coeur, et connaît déjà bien l’histoire de Malizia. « J’ai l’impression que la boucle est bouclée en rejoignant l’équipe Malizia », commente Flore Hartout. « En tant qu’océanographe de formation, rédactrice, réalisatrice de documentaires et désormais journaliste embarquée, ce rôle me permet de réunir toutes mes passions et mon engagement envers l’océan. Je suis impatiente de partager ces histoires avec les fans de Malizia. »

Antoine Auriol (français-allemand) est de retour en tant que reporter embarqué. En alternance avec Flore Hartout, il fera à nouveau vivre l’action aux fans grâce à son talent unique de narrateur, en mettant l’accent sur les histoires liées à l’océan et au climat. Il commente : « C’est drôle comme le temps est souvent perçu négativement, alors qu’en réalité, l’expérience est la vie même. Je ne me suis jamais senti aussi prêt à filmer à bord du Malizia – Seaexplorer ! Quand j’ai commencé il y a trois ans, j’avais peur, même si je ne le montrais pas. L’Ocean Race m’a donné de la force, tout comme l’ensemble de l’équipe Malizia qui a cru en moi et m’a donné la liberté de raconter l’histoire à bord de la manière la plus naturelle possible. » Il ajoute : « Cette année, je suis ravi d’être associé à Flore, qui a tout ce qu’il faut pour faire des choses extraordinaires. Je suis impatient de partager ce rôle OBR avec elle et de voir comment elle va capturer la vie à bord de ces monocoques volants. L’Ocean Race Europe, nous voilà ! »

Bien qu’il restera à terre pendant The Ocean Race Europe, Julien Villion fait également partie des nouveaux membres de l’équipe Malizia. Fort d’une grande expérience acquise dans le cadre de plusieurs projets, notamment avec Team Gitana et Actual, ce navigateur français talentueux soutiendra l’équipe à terre dans ses préparatifs pour la course et naviguera à plusieurs reprises cette année à bord du Malizia – Seaexplorer. Il commente : « Je suis impatient de faire connaissance avec l’équipe et de découvrir le bateau. Mon rôle sera certainement axé sur la navigation et la météo, en particulier à bord, même si dans ce type de navigation en équipage, on n’est jamais vraiment cantonné à un seul poste. »

Julien Villion (FRA) rejoint également l’équipe Malizia pour soutenir les préparatifs de la course à terre, tout en naviguant à bord du Malizia – Seaexplorer à d’autres occasions cette année © Eloi Stichelbaut | polaRYSE | Team Malizia
Avec quatre marins et un reporter à bord pour chaque étape, Team Malizia a constitué un équipage plus important que le minimum requis, comprenant plus de femmes et de nationalités que ne l’exigent les règles. Cela reflète les valeurs et la vision à long terme de l’équipe. Si l’avenir reste ouvert, la stratégie est claire : construire une équipe solide et soudée, capable d’évoluer ensemble au fil du temps. » Boris Herrmann explique : « Tout comme pour The Ocean Race 2022-2023, notre objectif est de créer une équipe de marins qui apprennent à se connaître et peuvent évoluer ensemble au fil du temps. Même s’ils retournent à leurs propres projets entre-temps, l’idée est d’avoir un équipage soudé qui sait travailler ensemble, chacun apportant ses propres compétences. Avec cette approche, nous posons des bases solides pour l’avenir. »
Sous la bannière « Connecting Europe », The Ocean Race Europe 2025 emmènera la flotte de Kiel à Portsmouth, au Royaume-Uni, puis à Matosinhos-Porto, au Portugal (Fly-By), à Carthagène, en Espagne, à Nice, en France, et à Gênes, en Italie, avant la finale au Monténégro.

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Imoca. 12 inscrits à la Course des Caps à Boulogne-sur-Mer

Du 24 juin au 6 juillet 2025, Boulogne-sur-Mer deviendra le théâtre d’une nouvelle épreuve phare du circuit IMOCA : La Course des Caps – Boulogne-sur-Mer – Banque Populaire du Nord. Un parcours de 2 000 milles autour des îles Britanniques, avec un passage par l’Irlande, les Hébrides et jusqu’aux Shetland. Cette première édition affiche déjà un beau plateau avec 12 inscrits.

Le plateau de cette première édition s’annonce impressionnant : Charlie Dalin, vainqueur du dernier Vendée Globe, sera l’un des hommes à battre à bord de MACIF Santé Prévoyance. Parmi ses principaux concurrents, Jérémie Beyou, redoutable skipper de Charal, visera les premiers rôles. Le peloton comptera également des figures emblématiques telles que Fabrice Amedeo (Ocean Calling), Weöres Sabolcs (New Europe), prêts à défier les éléments, affronter les vents violents et naviguer à travers les puissants courants de l’Atlantique Nord. Cette édition marquera aussi l’émergence d’une nouvelle génération déterminée à redéfinir les règles du jeu. À la barre de Holcim – PRB, Rosalin Kuiper incarne cette audace. Navigatrice ambitieuse, la Néerlandaise représentera cette nouvelle vague de talents, tandis qu’Élodie Bonafous prendra les commandes d’Horizon29, un 60 pieds qui fera ses premiers pas sur le circuit IMOCA. Toutes deux symbolisent ce vent de fraîcheur et seront assurément déterminées à saisir chaque opportunité pour se hisser parmi les légendes de l’IMOCA. Violette Dorange, révélation du dernier Tour du Monde, sera quant à elle engagée dans l’équipage d’Initiatives Cœur, mené par Sam Davies. Cette collaboration prometteuse offrira à la jeune navigatrice l’opportunité de découvrir les subtilités des bateaux à foils, aux côtés de l’une des figures les plus expérimentées du circuit. Une étape clé dans son apprentissage, qui pourrait marquer un nouveau tournant dans sa carrière.

Benjamin Dutreux et Arnaud Boissières, un nouveau souffle pour un projet ambitieux

Parmi les inscrits à cette première édition de la Course des Caps, Benjamin Dutreux et Arnaud Boissières marqueront eux aussi les esprits par un projet construit autour d’un retour à l’équipage. « Cali », qui vient de racheter l’ex-GUYOT Environnement – Water Family, s’associe au navigateur sablais avec l’objectif de relancer un projet ambitieux, porté par une nouvelle dynamique. « C’est une manière intéressante de commencer à prendre en main un nouveau bateau, surtout en le faisant avec Benj’ et son équipe qui l’ont optimisé », explique le navigateur. Ce choix stratégique est également une façon de tirer un trait sur un Vendée Globe frustrant : « C’est effectivement une belle manière de relancer un projet après le tour du monde qui, pour moi, n’a pas été celui attendu » Les deux marins alterneront à la barre lors de cette course technique, au tracé exigeant. Un défi que Boissières connaît bien, lui qui a déjà bouclé plusieurs tours des îles Britanniques, aussi bien en IRC Super 0 qu’en IMOCA, notamment en 2007. « C’est un super parcours, très technique, sans nuits, et au cours duquel on navigue à des latitudes plus au nord que celles du cap Horn au sud ! », s’enthousiasme-t-il. « Il y a un super plateau, mais on ne se met pas la pression non plus. C’est une manière pour nous de reprendre le goût du fun d’être sur l’eau. » Cette aventure partagée avec Benjamin Dutreux promet de marquer le début d’une collaboration prometteuse, portée par l’envie de reprendre la mer avec légèreté, mais sans rien laisser au hasard.

Thomas Ruyant, le régional de l’étape

De son côté, Thomas Ruyant, originaire du Nord, représentera les couleurs de VULNERABLE sur ses terres. Enthousiaste, lui aussi, à l’idée de retrouver la compétition, il confie : « La Course des Caps sonnera la reprise après le Vendée Globe. J’avoue être pressé de retourner sur l’eau. Je n’ai pas navigué depuis un bon moment. Mon dernier bord, c’était pour franchir la ligne d’arrivée du Vendée Globe. Ça commence sérieusement à me démanger ! » Cette course représentera aussi un défi particulier pour lui : « Jusqu’à présent, j’ai surtout régaté en double ou en solo. Cette épreuve sera l’occasion de découvrir un nouveau mode de fonctionnement. » Il souligne également le caractère unique du parcours : « On connaît tous bien la mer du Nord et la Manche, mais faire le tour des îles Britanniques, c’est assez rare. Il y a déjà eu des courses jusqu’en Islande, mais naviguer aussi au nord reste exceptionnel. Ce sera à la fois de la course côtière et du large, avec de nombreux pièges en chemin : des plateformes pétrolières, des effets de site, des éoliennes… Ça promet d’être vraiment passionnant, mais il va falloir bien préparer la course ! » Enfin, il souligne l’importance de cette épreuve pour le territoire : « C’est vraiment chouette de partir de chez moi, ou presque. On sait que les organisateurs vont tout faire pour que les choses soient bien faites. La bonne surprise, c’est le nombre de bateaux engagés et la qualité du plateau. »

Une épreuve qui s’annonce intense

Entre stratégie aiguisée, maîtrise technique irréprochable et endurance sans faille, La Course des Caps – Boulogne-sur-Mer – Banque Populaire du Nord promet d’être l’une des compétitions les plus marquantes du circuit IMOCA cette année. Naviguer autour des îles Britanniques ne sera pas seulement une course, mais un combat contre les éléments, où l’audace et la résilience des skippers seront les clés de la victoire. Avec un plateau exceptionnel, des talents émergents et un tracé exigeant, tous les ingrédients seront réunis pour offrir un spectacle mémorable. Boulogne-sur-Mer s’apprête à vibrer au rythme de cette course unique, qui marquera le renouveau de la course au large dans les Hauts-de-France, avec l’ambition de s’inscrire durablement dans le calendrier des grands événements nautiques internationaux.

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