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Jean Galfione : « Le chantier d’hiver suit son cours »

Normandy Channel Race 2016. Caen le 11 septembre 2016, départ Photo © JEAN-MARIE LIOT

Modifier le gréement pour le passer sur emmagasineur, reprendre les peintures de la carène, revoir légèrement les réservoirs de fioul, effectuer un peu de stratification ici et là : voilà, dans les grandes lignes, ce qui figurait sur la job-list de Jean Galfione pour son chantier d’hiver. Un chantier a pour but de faire gagner son Class40 en performance pour la saison à venir mais aussi et surtout de l’adapter à sa façon de fonctionner. Pour l’heure, celui-ci suit son cours dans les temps impartis, chez PL Yachting, à Port-la-Forêt. Cela devrait donc permettre au skipper de Serenis Consulting de remettre, comme prévu, son bateau à l’eau à la mi-mars, puis de reprendre les entraînements dans la foulée avant de se présenter au départ de sa première course – le Grand Prix Guyader – fin avril.
« Avant d’entamer ce chantier, il a fallu faire des choix et cela n’a pas forcément été facile mais j’ai tout de même réussi à trancher », rappelle Jean Galfione qui, fort de l’année 2016 lors de laquelle il a pu prendre ses marques sur son nouveau bateau (un plan Humphreys construit par Ocean Tec yard en 2013) et décider des modifications à apporter pour l’améliorer. « Aujourd’hui, les choses suivent leur cours et le chantier progresse comme je veux. Actuellement, nous continuons notamment d’avancer sur les modifications de gréement puisque nous avons choisi de tout passer sur emmagasineur, ce qui implique aussi la fabrication d’un nouveau jeu de voiles. Nous travaillons également sur la carène proprement dite. En l’occurrence, nous reprenons les peintures. A cela s’ajoute la modification des réservoirs de fiouls et toujours un peu de strat’ à droite à gauche », indique l’ancien perchiste qui a, par ailleurs, choisi de ne pas transformer les ballasts de sa machine, ainsi que cela avait été évoqué à l’automne dernier.
Objectif : être prêt et performant fin avril

« Nous avons pris contact avec les architectes et les ingénieurs britanniques qui ont dessiné le bateau. Les résultats de leurs études ont fait que nous avons décidé de ne pas précipiter les choses et donc de ne rien changer pour le moment », précise Jean qui profite d’un hiver relativement calme pour effectuer différentes opérations de relations publiques aux côtés de ses partenaires, participer à quelques séances de coaching en entreprise ou encore travailler dans sa maison. « Parfois ça fait du bien quand tout se passe tranquillement. Cela me laisse le temps de relancer sereinement ma saison sur les plans logistique et administratif mais aussi de participer à certaines manifestations auxquelles je n’ai plus souvent le temps d’être présent, comme, par exemple, le All Star Perche qui s’est déroulé le week-end du 4-5 février, aux côtés de Renaud Lavillenie et d’autres anciens du circuit », raconte Jean Galfione qui prévoit de remettre son Class40 aux couleurs de Serenis Consulting à l’eau lors de la deuxième quinzaine du mois de mars. « Après ça, je compte naviguer un maximum en avril pour valider les travaux réalisés et le plan de pont. L’idée est évidemment d’être le plus performant possible lors de la première épreuve de la saison, le Grand Prix Guyader, programmé du 29 avril au 2 mai prochains », annonce le skipper.

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La Massilia se prend aux Jeux

Mettant à profit la formidable caisse de résonance offerte par le titre de Capitale Européenne du Sport 2017, le CNTL et la Massilia Cup – 31 mars-2 avril – prennent fait et cause pour les Jeux Olympiques de 2024 : traditionnelle ouverture des grandes épreuves à Marseille et partie intégrante du classement du Championnat IRC-UNCL, la Massilia s’est choisie un parrain dans le vent pour soutenir le dossier de la candidature française.

Parrain : faites vos Jeux
En acceptant de parrainer la 36e édition de la Massilia Cup, Julien d’Ortoli espère porter haut un message gagnant. Cet athlète qui a représenté la France en 49er aux Jeux Olympiques de Rio se réjouit du choix de Marseille comme plan d’eau olympique pour 2024, si Paris est choisi le 13 septembre prochain. “Avec la configuration unique de la rade sud, surplombée par la Corniche, Marseille est le spot idéal pour rapprocher enfin la voile du public.” Explique-t-il “C’est une vraie préoccupation des organisateurs. A Rio, pour les Medal Races, les autorités compétentes avaient mouillé une bouée devant la plage que nous avions l’obligation d’aller virer pour saluer le public, mais nous n’y passions que pour le show, hors régate… Avec l’équipe de France, j’ai le souvenir que nous étions sur la rive pour suivre les finales de Charline (Picon, médaillée d’or en RS:X) et de Pierre (Le Coq, médaillé de bronze en RS:X), mais même nous qui sommes des spécialistes, nous avions du mal à voir ce qui se passait sur le plan d’eau et quand nous regardions les écrans géants, une fois sur deux ce n’était pas le bon rond qui était à l’image….” Pour sa toute première participation à la Massilia, le régatier licencié à l’YCPR jouera collectif au sein de l’équipage du Grand Surprise affrété par un éminent membre du CNTL : son père, Paul d’Ortoli.

Plateau : va y avoir du sport
Retour aux fondamentaux pour l’édition 2017 de la Massilia qui regroupera une flotte parmi ce qui se fait de mieux en bateaux jaugés et monotypes en lever de rideau des grandes épreuves phocéennes, du vendredi 31 mars au dimanche 2 avril. Ce sont potentiellement trois zones de course qui seront mises à leur disposition, la première en rade sud pour les plus petites classes IRC et OSIRIS, sport-boats et monotypes, une seconde dans la même rade pour les grands OSIRIS, mais aussi une troisième zone en rade nord pour les grands IRC et pour les solitaires.
Ces derniers, qui sont admis au sein de l’événement pour la première fois, devraient quitter Marseille vendredi – météo permettant – et auront à virer une bouée à la Ciotat devant le salon des Nauticales, organisé par la Métropole Aix Marseille Provence, avant de faire route sur Saint-Raphaël et de revenir en rade de Marseille où sera jugée l’arrivée, un parcours d’environ 200 milles nautiques (201,7 mn, évidemment !).
De sérieux candidats se profilent dans le sillage des Mini Quasar de Cedric Faron, Boulegue de Melchior Treillet, ou encore Vamonos, mené par le skipper roumain Dorel Nacou.
Parmi les concurrents annoncés pour les régates en équipage, on suivra bien sûr le combat d’Alizee (ex Paprec), le nouveau TP 52 de Laurent Camprubi, face à un autre bateau de la box rule, le redoutable Team Vision Future de Jean-Jacques Chaubard, second du classement 2016 du Championnat UNCL IRC de la Méditerranée, ou encore au leader, Magic Twelve de François Pailloux.
Plusieurs membres de l’équipage féminin créé en 2017, CNTElles, qui régateront sur le circuit de match racing et au sein de la toute nouvelle Ligue Nationale de Voile imaginée par la FFV, devraient également disputer la Massilia Cup.

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La Douarnenez Fastnet Solo la nouvelle course au calendrier

La Classe Figaro Bénéteau avait annoncé en janvier la modernisation du Championnat de France de Course au Large, intégrant désormais les courses d’avant-saison ainsi que les épreuves en double, à l’instar de la Transat AG2R La Mondiale et du Tour de Bretagne. Dans la continuité de cette annonce, et toujours dans l’objectif d’établir un calendrier d’épreuves dignes du Championnat de France, la Classe Figaro Bénéteau annonce la création d’une nouvelle course en 2017, la Douarnenez Fastnet Solo, amenant à 6 le nombre d’épreuves officielles cette saison. Ainsi, la Classe Figaro Bénéteau part à la recherche de nouveaux partenaires pour la soutenir dans l’évolution de ce prestigieux Championnat.
600 milles en solo

Épreuve créée avec les coureurs, la Douarnenez Fastnet Solo (coefficient 2) sera également la plus longue course de la saison. Après un prologue en baie de Douarnenez, l’occasion pour le grand public d’admirer et de soutenir les forces en présence, les Figaristes effectueront une boucle de 600 milles dont le départ sera donné le 17 septembre. Véritable sprint de vitesse, cet aller-retour entre Douarnenez et le mythique Fastnet devrait durer environ 4 jours, durant lesquels les concurrents devront faire preuve de combativité et de sens marin pour espérer briller à l’arrivée et peut-être remporter le titre tant convoité de Champion de France Elite de Course au Large. Cette épreuve se clôturera avec un postlogue, l’occasion de fêter une dernière fois l’ensemble des acteurs du Championnat 2017.

Yannig Livory, Président de la Classe Figaro Bénéteau explique : « Les discussions entre la Classe et Douarnenez Courses ont été entamées lors du Nautic 2016. Nous souhaitions intégrer une dernière épreuve au calendrier (ndlr : après le Tour de Bretagne) et la Douarnenez Horta Solo 2016 nous a permis de créer des liens avec une nouvelle équipe pleine d’ambition ; nous nous sommes donc naturellement tournés vers eux. Le format a été défini avec l’ensemble des coureurs qui nous ont fait part de leur souhait de terminer la saison sur une longue course au large en solitaire. De plus, c’est une épreuve peu onéreuse qui permet d’avoir un calendrier de courses complet étalé de mars à septembre, un véritable atout pour les sponsors. »

A la conquête de nouveaux partenaires pour le Championnat de France Elite de Course au Large
Depuis deux ans, la Classe Figaro Bénéteau est entrée dans une phase de développement et de modernisation. Le nouveau Figaro Bénéteau 3 – premier monocoque à foils de série – est prévu à l’horizon 2019, le Championnat de France Elite de Course au Large a évolué et l’internationalisation de la Classe Figaro Bénéteau se poursuit à grande échelle… Autant d’innovations majeures après 27 années d’existence, et autant à venir grâce notamment au fidèle soutien du Groupe Bénéteau et du Groupe Le Figaro. Afin de continuer dans cette dynamique, la Classe Figaro Bénéteau recherche des partenaires financiers, désireux de s’associer et de contribuer à l’évolution de ce circuit majeur de la course au large et porter haut les couleurs d’un Championnat de France rassemblant l’élite de la course au large.
Yannig Livory, président de la Classe Figaro Bénéteau :« Cela fait maintenant 3 ans que je suis à la présidence de la Classe Figaro Bénéteau, et suis fier du travail accompli par toute notre Classe. Nous avons initié des démarches, en vue de valoriser notre circuit et notre Championnat de France Elite de Course au Large. Avec le soutien de la Fédération Française de voile, nous sommes aujourd’hui matures pour nous rapprocher d’un partenaire qui pourrait nous soutenir tout au long de l’année, et ainsi valoriser la course au large. »
Jean-Pierre Champion, président de la Fédération Française de Voile : « La Classe Figaro joue un rôle essentiel dans le développement de la Course au Large en France et en Europe. Cette classe dynamique est aujourd’hui face à un challenge de grande envergure avec la récente décision de World Sailing (Fédération Internationale) de soutenir, auprès du CIO, une épreuve de démonstration en Course au Large pour le Jeux Olympiques de Tokyo en 2020. Quel que soit l’issue des échanges avec le Comité International Olympique, l’avenir du circuit du Championnat de France Elite de Course au Large passera par une plus grande ouverture à l’international. Je soutiens donc l’initiative de la Classe Figaro dans la recherche d’un partenaire pour ce championnat de France reconnu et médiatique. La Classe Figaro pourra ainsi augmenter son rayonnement. Ces démarches, associées à celles de la FFVoile, permettront, je l’espère, d’aboutir à la participation de plus de nations à cette discipline hors du commun qu’est la Course au Large. »

A ce jour, 37 skippers ont déjà annoncé leur intention de participer à l’ensemble des épreuves du Championnat.

Le calendrier 2017 du circuit Figaro Bénéteau :
Evènements inclus au Championnat de France Elite de Course au Large 2017 :
Solo Normandie (solitaire) / Granville – Cherbourg / Du 15 au 19 mars 2017
Solo Concarneau (solitaire) / Concarneau / Du 4 au 9 avril 2017
Solo Maître CoQ (solitaire) / Les Sables d’Olonne / Du 20 au 30 avril 2017
La Solitaire URGO Le Figaro (solitaire) / Départ le 4 juin 2017 de Bordeaux
Tour de Bretagne (double) / Du 24 août au 3 septembre 2017
Douarnenez Fastnet Solo (solitaire) /Du 13 au 23 septembre 2017
Evènements non inclus au Championnat de France Elite de Course au Large 2017 :
Spi Ouest France (double) / La Trinité sur Mer / Du 13 au 17 avril 2017
Rolex Fastnet Race (double) / Cowes (Royaume Uni) / Départ le 6 août 2017

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Elections FFV les listes dévoilées et programmes

Le 25 mars prochain se tiendra à Paris l’Assemblée Générale de la Fédération Française de Voile avec, comme tous les 4 ans, l’élection de son Conseil d’Administration et de son Président. Le scrutin de liste proportionnel à 1 tour* permettra aux représentants des Ligues régionales de désigner les membres du Conseil d’administration. Jean-Pierre Champion, actuel Président, a de son côté choisi de ne pas de se représenter. Deux listes officielles ont été déposées : celle de Jean-Luc Denéchau et celle de Nicolas Hénard.

LISTE DE JEAN-LUC DENECHAU

M DENECHAU Jean-Luc
M MERIC Jean-Claude
Mme MIGRAINE Corinne S R HAVRE
M RUSSO Edward C N VALERIQUAIS
Mme PEBEREL Nathalie Y C PORQUEROLLES
M BOVYN Olivier C V B ERQUY
Mme  FOURICHON Christine LES GLENANS
M TINCELIN Dominique YC ST VAAST
Mme VIAUD Brigitte C V BORDEAUX
M LE BOUCHER Pierre LOGUIVY CANOT CLUB
M ADAM Paul S R HAVRE
Mme COURTOIS Christine S R BREST
M RAPHALEN Serge S N O NANTES
Mme LANNUZEL-JOURDAS Marie-Thérèse CV PARIS
M ROUSSANGE Paul YCPR Marseille Médecin
Mme HENRI Géraldine S N V V
M LE BACQUER Claude Y C TOULON
Mme LE ROY Gwenaëlle ASN QUIBERON
M COUR Jean-Christophe C Y V MOSELLE
Mme COIGNET Christiane S R ROCHELAISES
M TROUBLE Bruno S R HAVRE
Mme SERVE Eliane PROMO R.V.I.
M LE BRETON Bruno USAM Voile Brest
Mme BOYER Patricia S L N PORTICCIO
M CASTE Pierre C V MARTIGUES
Mme LA SALMONIE Héléne YCI BISCARROSSE
M BOURRIQUEL Laurent SORAC
Mme DOS SANTOS Anne U N C ANNECY LE VIEUX
M GUEVEL Arnaud C V A N NANTES
Mme BREAU Claire S R V ANNECY
M POUTRIQUET Yvon Y C ILE DE France
Mme PASCAL Henriette ASCE VOILE ESPAR

LISTE DE NICOLAS HENARD

M. HENARD Nicolas C N WIMEREUX
Mme FOUNTAINE Claire S R ROCHELAISES
M. SALOU Jean-Pierre C N HAUTE SEINE
Mme HARLE Sylvie CSBF
M. BERENGUIER Régis C O Y C HYEROIS
M. LIMOUZIN Eric C V ARCACHON
Mme PFEIFFER Frédérique 2 DN VOILE
M. BACCHINI Henri S R BREST
M. PITOR François YCL
M. MEUNIER Philippe CN ARRADON
Mme CHAURAY Marie-Pierre A DIJON ARC VOILE
M. MALLARET Bernard Y C MAUGUIO CARNON
Mme LOBERT Caroline S N O NANTES
M. AVRAM Olivier UNCL
Mme PAPAIS Ode ASPTT MEYZIEU/DECINE
M. ROGUEDAS Hervé C V ST QUENTIN       Médecin
Mme DARROU Valérie S N BASSE MOSELLE
M. BERTIN Frédéric C V ANNEVILLE S/S
Mme RIGAUD Géraldine C V PYLA S/M
M. FRETAY Stéphane Y C ST LUNAIRE
Mme CARDON Hélène ARMENTIERES C.LL
M. LOSTIS Jean-Pierre Y C ILE DE FRANCE
M. MINARD Alexis SR DOUARNENEZ
Mme LAPERCHE Sabine S N TRINITE S/MER
M. SOYEZ Jean-Michel Y C MER DU NORD
Mme MEZOU Laurence S R BREST
M. SEGUIN Damien S N O NANTES
Mme TATIBOUËT Claudine C N SCHOELCHER
Mme LEMAY Henriette SNPH
Mme DUMONTEL-JUILLARD Emmanuelle CN PAYS AURILLAC
Mme ROYER-FLEURY Agnès ECOLE NAV COQUELIN
Mme SEGURET Olga B N DE SCIEZ

Au cours des semaines précédentes, les clubs de la FFVoile ont désigné leurs représentants aux Assemblées Générales des Ligues. Ces dernières sont elles-mêmes en train de désigner leurs grands électeurs qui seront leurs représentants lors de l’Assemblée Générale de la FFVoile le 25 mars. Chaque ligue dispose d’un nombre de voix proportionnel à celui de ses licenciés.

Ces représentants auront pour mission le 25 mars prochain d’élire le prochain Conseil d’Administration, pour une durée de 4 ans. Le Conseil d’Administration se compose de 36 personnes : 32 représentants des associations locales (clubs), 1 représentant des établissements et 3 représentants des membres associés. Une fois élus, les membres du Conseil d’Administration désignent à leur tour le nouveau Président de la FFVoile, ainsi que le Bureau Exécutif.  Ce dernier est composé, outre du Président, du Secrétaire Général et du Trésorier, de 4 à 7 autres membres.

Candidature au titre des Etablissement : Denis Horeau se représente.
Candidature au titre des autres membres Serge PALLARES
Candidature au titre membres associés Associations de classes Christian SILVESTRE

La Commission de surveillance des opérations électorales a émis un avis favorable, validé par le Bureau Exécutif, pour les deux listes déposées auprès de la FFVoile au titre des associations locales (clubs) :
– Liste de Jean-Luc Denéchau
– Liste de Nicolas Hénard

Pour en savoir plus,  cliquez ici

*Le mode de scrutin : Scrutin de liste proportionnel à 1 tour

L’attribution des 36 sièges se fait proportionnellement au nombre de suffrages recueillis par chaque liste. Les représentants des ligues votent ainsi pour la liste de leur choix. 17 sièges sur 32 sont attribués à la liste majoritaire. Le reste est attribué entre toutes les listes à la proportionnelle. Les 4 derniers sièges étant réservés à 1 représentant des établissements et 3 représentants des membres associés.

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Le mini 6.50 Arkema 3 prêt pour la compétition

Présenté dans le numéro Course au Large n°70, le prototype Mini 6.50 Arkema 3 a fait sensation dès ses premières navigations en 2016. Il restait à l’équipe de course au large Lalou Multi et au skipper Quentin Vlamynck de vailder les nombreuses innovations du bateau. C’est maintenant choses faites et le Team Arkema Lalou Multi est maintenant prêt avec comme ojectif la Mini Transat 2017.

Retour sur ce prototype hors du commun
Arkema 3 est un concentré d’innovations comme aucun autre voilier dans sa catégorie ne l’a été jusque-là. Tout d’abord dans son procédé de construction, avec l’utilisation d’Elium®, première résine thermoplastique liquide permettant de fabriquer des pièces composites recyclables. Issu de la R&D d’Arkema, ce matériau présente des propriétés mécaniques similaires voire supérieures aux résines époxy. Il a été développé et mis en œuvre en partenariat avec le Team Lalou pour la construction du Mini6.50.
Ce monocoque brille également par ses nombreuses innovations techniques et architecturales : étrave arrondie, foils orientables, quille pendulaire, mât aile, étai pivotant et bout-dehors rétractable… Une « bête de course » que Quentin Vlamynck devra apprendre à dompter !

ARKEMA 3 - Proto Mini 6.50 N°900 - Skipper : Quentin Vlamynck
ARKEMA 3 – Proto Mini 6.50 N°900 – Skipper : Quentin Vlamynck

La préparation du bateau à la saison 2017
Après une pause bien méritée cet hiver, Quentin est revenu au Verdon-sur-Mer à la mi-janvier pour relancer le chantier d’optimisation de son monocoque : « Il ne s’agit pas d’un chantier majeur car il n’y a aucun problème structurel ou de résine, et tous les appendices ont été validés. Nous sommes davantage sur un chantier de fiabilisation et d’amélioration. Par exemple, nous changeons les chandeliers et modifions le système de bascule des foils » explique le skipper. « Les nouvelles pièces arrivent et le bateau commence à être remonté. L’objectif est de le mettre à l’eau début mars pour rapidement reprendre les entraînements. »

La préparation du skipper
Membre du Pôle France de La Rochelle, le jeune skipper bénéficie d’un entraînement complet aux côtés d’une vingtaine d’autres skippers, en vue des épreuves d’avant-saison mais surtout de la Mini Transat 2017. Navigation, stages théoriques et diverses formations rythmeront les semaines et week-ends de Quentin avant la première confrontation en course. « Je me suis également rendu compte que le bateau était vraiment physique. J’enchaîne les entraînements pour me renforcer musculairement. Je suis dans une phase ‘cardio’, avec de la course à pieds, du vélo et du fitness. Il faudra également que je sois équipé de protections pour amortir les chocs… Et pourtant, je n’ai encore jamais régaté en mode course à bord ! » poursuit Quentin.

Être prêt pour la compétition !
Dès avril, c’est sur la Lorient BSM, en double avec Lalou Roucayrol, que Quentin et Arkema 3 débuteront cette saison 2017. Avec une quinzaine de prototypes prévus au départ de ce parcours de 150 milles nautiques entre les Glénan et l’île de Groix, cette première confrontation en course devrait être particulièrement riche d’enseignements. « Mon objectif n’est pas de gagner à tout prix, d’autant que j’ai un bateau typé Transat, qui n’est pas polyvalent, notamment dans le petit temps. Tout dépendra des conditions météo que nous aurons. » Pour la suite des épreuves, Quentin s’élancera en solitaire et validera sa qualification à la Mini Transat en terminant la Pornichet Select 6.50, la Mini en Mai et le Trophée MAP. « L’objectif ultime est cette transatlantique en solitaire et j’ai envie de bien faire. Si on arrive au bout, le bateau va marquer l’histoire de la Mini ! Tout dépendra de la concurrence, mais je vise un podium. »

L’œil du coach :
Initiateur du projet, mentor de Quentin, Lalou Roucayrol œuvre sur le chantier de son Multi50 Arkema, mais garde également un œil attentif sur le projet Arkema 3 : « Quentin gère très bien le projet. Il est très investi et connaît déjà son bateau sur le bout des doigts. Pendant le chantier d’hiver, nous travaillons davantage sur la communication, sur l’identification et l’expression de ses besoins. Parfois, Quentin a encore des difficultés à transmettre ce qu’il ressent à bord car ce monocoque truffé d’innovations. Mais il doit y parvenir pour progresser encore et toujours dans la préparation et la prise en main. Il a d’ores et déjà réalisé un cumul de données très important en navigation et peut désormais les exprimer en besoins techniques. Le prototype nécessite une autre forme de réflexion sur la mise au point du bateau. Ce n’est pas évident et je l’accompagne dans cette démarche. ».

Programme 2017 du Mini 6.50 Arkema 3 :
Lorient Bretagne Sud Mini – départ le 8 Avril 2017 à 13h
Pornichet Select 6.50 – départ le 22/04 à 12h
Mini en Mai – départ le 9 mai à 11h
Trophée MAP- départ le 8 juin
Transat Mini 6.50 – départ le 1 Octobre à 15h30

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Comment est élu le Président de la FFVoile ?

Le nouveau président de la Fédération Française de Voile sera connu le 25 mars prochain, à la suite de l’AG qui se tiendra à Paris. Deux candidats briguent ce poste pour succéder à Jean-Pierre Champion. Entretiens avec les deux prétendants, Jean-Luc Denéchau et Nicolas Henard qui proposent chacun une liste (A lire entretien complet ce mois-ci dans Course au Large n°73). Mais avant tout explication du système électif de la Féderation. Comment est élu le président de la FFVoile.

Le système électif de la FFV est décrit dans ses statuts (Disponibles sur le site de la FFV). C’est un peu un système de grands électeurs, à l’américaine. Il prend en compte le nombre de licences délivrées par les clubs ainsi que la répartition hommes-femmes à fin 2016. Sur cette base, un nombre de mandats électifs est attribué par les ligues régionales. Des représentants sont élus, porteurs de ces mandats qui représentent un nombre de voix donné (pour cette élection, il y a 155 mandats, qui correspondent à 108 959 voix). Les représentants vont ensuite élire à Paris, en assemblée générale, le conseil d’administration. L’élection se déroule au scrutin de liste proportionnel à un tour ; 17 sièges sont réservés à la liste gagnante, les 15 autres sont répartis à la proportionnelle en fonction des résultats des listes. Les listes ont été déposées le 8 février. L’élection des représentants se déroulera jusqu’au 11 mars.

Le conseil d’administration comporte également 4 autres postes d’administrateurs, pour lesquels le système électif est différent :

– l’élection du représentant des établissements affiliés (1 poste) se déroule au scrutin uninominal majoritaire à un tour ;

– l’élection des représentants des membres associés se déroule au scrutin uninominal majoritaire à un tour, pour élire le représentant des associations de classe (1 poste) ;

– et les représentants des autres membres associés (2 postes).

À noter que le conseil d’administration sera constitué d’au moins 15 femmes.

Le président de la FFV est élu à la majorité par le conseil d’administration, qui compte 36 administrateurs. On connaîtra son nom le 25 mars prochain. Au travers de ces élections, on peut voir le poids de chaque fédération et les clubs les plus importants, l’évolution du nombre de licenciés et les différentes pratiques. Enfin, on peut voir la répartition hommes-femmes dans chaque pratique. Une bonne photographie de la voile d’aujourd’hui. Toutes les statistiques ici.

 

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Conrad Colman 16e sous gréement de fortune

C’est le premier kiwi à boucler un Vendée Globe. Conrad Colman écrit lui aussi à son tour sa page dans l’histoire du Vendée Globe avec sa propre aventure. Il termine ce Vendée sous gréement de forture. Il a franchi la ligne d’arrivée le 24 février 2017, à 15 heures 00 minutes et 41 secondes (heure française) . Conrad Colman (Foresight-Natural Energy) prend la seizième place du Vendée Globe, qu’il a parcouru en 110 jours 1 heure 58 minutes et 41 secondes, à la vitesse moyenne de 10,57 noeuds pour 27 929 milles.

Colman, gréeur et voilier professionnel, a pu fabriquer un des gréements de fortune les plus impressionnants de l’histoire de la course à partir de sa bôme cassée, son tourmentin et une partie de sa grand-voile. Seulement Philippe Poupon et Yves Parlier ont déjà franchi la ligne d’arrivée du tour du monde en solitaire sous gréement de fortune en restant en course (d’autres comme Stéphane Le Diraison et Loïck Peyron ont également installé des gréements de fortune pour ramener leurs bateaux). Il a ainsi réussi à atteindre son objectif de devenir le premier skipper à boucler un Vendée Globe sans utiliser d’énergie fossile. A la place il a utilisé un moteur électrique innovant, des panneaux solaires et un hydro-générateur en stockant l’énergie dans des batteries. Avant son départ des Sables d’Olonne, Conrad Colman déclarait : “L’objectif est de satisfaire à ma façon de penser. En Nouvelle-Zélande, j’étais bien conscient du trou dans la couche d’ozone. Je suis devenu végétarien, non pas parce que j’aimais les petits agneaux, mais que j’étais préoccupé par l’impact de cette production et cette consommation.”

Tout au long de cette course, Conrad a démontré son talent et sa capacité à surmonter les problèmes techniques. Il a trouvé une façon innovante de réparer son vérin de quille après des dégâts qui risquaient de mettre fin à sa course. Un incendie a endommagé le système électrique à bord de Foresight Natural Energy, mettant son pilote automatique hors service. Un jour, il a dû faire l’ascension du gréement à trois reprises pour réparer ses voiles. Et cela malgré le souvenir de son père qui est mort lors d’une chute de son mât. Au milieu de l’océan Pacifique, près du Point Némo, Conrad s’est trouvé au centre d’une des plus grosses tempêtes de l’épreuve. Son étai s’étant détaché lorsque l’axe de la fixation s’est cassé, son IMOCA a été couché pendant quelques heures dans une mer forte avec des rafales de 40-45noeuds. Il lui a fallu quatre journées de travail pour remettre le bateau en état, ce qui a permis à son ancien co-skipper du tour du monde en double, Nandor Fa de prendre la poudre d’escampette devant lui.

Dématâge avant l’arrivée
Conrad devient également le premier skipper néo-zélandais à boucler le Vendée Globe. Cet exploit marque la réalisation d’un rêve, qui a commencé il y a plus de dix ans, lorsqu’il a déménagé des Etats-Unis vers la France après une carrière professionnelle et des études outre-Atlantique, le pays d’origine de son père regretté. Colman a travaillé dans le secteur nautique pour développer ses compétences. Avant le départ il expliquait comment il a tout hypothéqué pour participer à cette épreuve. Il a trouvé un IMOCA 60, un plan du sud-africain Angelo Lavranos, utilisé à l’époque pour des sorties à la journée en Bretagne. Il a dû travailler dur pour optimiser ce monocoque et dix jours avant le départ du 6 novembre, Conrad n’avait le financement que pour une participation minimaliste. Mais il restait déterminé et, grâce au soutien de dernière minute de la société londonienne Foresight Group, le skipper néo-zélandais a pu effectuer quelques optimisations supplémentaires.

Après son démâtage du 10 février dernier, lorsqu’il était en dixième place à 250 milles à l’ouest de Lisbonne, Conrad Colman a construit et mis en place un gréement de fortune, qui lui a permis de boucler les 740 milles restants jusqu’à l’arrivée aux Sables-d’Olonne. Ce démâtage s’est produit au moment où il traversait une dernière tempête avant la ligne d’arrivée, qu’il prévoyait de franchir en dixième position quelques jours plus tard. Sa course a donc basculé à ce moment et depuis, ses réserves de nourriture se vident, le contraignant à manger les rations d’urgence du radeau de survie, en effet, il a deux jours il avouait par radio n’avoir à bord que deux petits gateaux secs !

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Romain Attanasio 15e a réussi son pari

Ambiance channel during Finish arrival of Romain Attanasio (FRA), skipper Famille Mary - Etamine du Lys,15th of the sailing circumnavigation solo race Vendee Globe, in Les Sables d'Olonne, France, on February 24th, 2017 - Photo Olivier Blanchet / DPPI / Vendee Globe Arrivée de Romain Attanasio (FRA), skipper Famille Mary - Etamine du Lys, 15ème du Vendee Globe, aux Sables d'Olonne, France, le 24 Février 2017 - Photo Olivier Blanchet / DPPI / Vendee Globe

Le marin français de 39 ans Romain Attanasio, skipper de Famille Mary / Etamine du Lys, a accompli son rêve en réussissant son premier Vendée Globe. Romain a franchi la ligne d’arrivée aux Sables d’Olonne ce vendredi 24 février à 11h06 après 109 jours 22 heures et 4 minutes de course. 15ème à l’arrivée – et 5ème bizuth sur 14 au départ – Romain a réussi un véritable exploit après de multiples galères.

« Un Vendée Globe, ça se gagne ou ça se termine »
Romain Attanasio n’avait jamais affronté les mers du sud, n’avait jamais navigué plus de 20 jours en solitaire… Il a finalement parcouru 28 569 milles nautiques soit près de 53 000 kilomètres seul sur un bateau d’ancienne génération. Il a subi 3 collisions, cassé ses deux safrans, brisé une dérive et une partie de la bôme… Chaque fois, il a réparé…  repartant de plus belle avec l’objectif de finir cette course mythique que tant de grands noms de la voile ne sont jamais parvenus à boucler. A court de nourriture, il vivait rationné depuis quelques jours mais n’a jamais baissé les bras ni perdu le sourire.

Romain et Samantha, un couple hors du commun
Il était resté à terre lors des deux dernières éditions du Vendée Globe pour laisser partir sa compagne Samantha Davies. 8 ans après l’exploit de la navigatrice anglaise*, Romain a réussi son pari de terminer le Vendée Globe. Sam et Romain forment désormais le premier couple à figurer au palmarès de la course. A l’arrivée de Romain, Samantha était accompagnée de leur fils Ruben.

Romain Attanasio vient de terminer ce Vendée Globe 2016-2017 avec l’ancien Initiatives Cœur de Tanguy de Lamotte, un bateau légendaire de 1998 qui a déjà pris le départ de cinq tours du monde -trois Vendée Globe et deux Around Alone- !

Un arrêt de deux jours en Afrique du Sud
Le public retiendra la rencontre de Famille Mary-Etamine du Lys avec un objet non identifié, le 5 décembre au sud de Bonne Esperance. Le marin annonce à la Direction de course que les deux safrans de son bateau étant endommagés, il décide de remonter vers Cape Town pour entamer une réparation. Le skipper met plus d’une journée pour rejoindre la baie de Simontown, où il prend un mouillage afin d’entamer un véritable travail de forçat. Romain installe son unique safran de secours à babord et répare l’autre qui est en piteux état. « Mon deuxième safran était très délaminé, maintenant je vais reprendre ma course avec un safran et demi… » Explique-t-il au cours d’une vidéo qui montre l’étendue des dégâts, ainsi que le déroulé de la remise en état.
Malgré la frustration de ne pouvoir livrer une véritable compétition avec ses adversaires, Romain profite de cette expérience incroyable qu’est le Vendée Globe et, face aux difficultés il reconnait le mérite de sa compagne Samantha Davies, 4ème du Vendée Globe 2008-2009, sur Roxy : « Je découvre la valeur de sa performance et j’admire encore plus ce qu’elle a accompli ». Le petit groupe formé d’Alan Roura (la Fabrique), Enda O’Coineen (Killculen Voyager-Team Ireland) et Rich Wilson (Great American IV) s’est échappé dans les mers du sud, et c’est avec l’espagnol Didac Costa (One Planet One Ocean), revenu dans l’arrière garde de la flotte –on rappelle qu’il était parti quatre jours après les autres, suite à son avarie du 6 novembre- que Romain poursuit sa route. Le skipper de Famille Mary-Etamine du Lys subit la maxime rendue célèbre par Michel Desjoyeaux « Le Vendée Globe, c’est un emm… par jour », son bateau qui n’a pas loin de vingt ans et tant de milles au compteur, accumule les soucis techniques : « Je savais le Vendée difficile mais pas à ce point ! » raconte Romain lors d’une vacation. Il se fait pourtant une énorme frayeur le 18 janvier, lorsqu’il chute violemment dans le bateau, alors qu’il était grimpé dans sa bôme « Je suis tombé à plat dos et je me suis évanoui, j’ai imaginé le pire en pensant aux accidents qu’avaient eu Yann Eliès (en 2008 ndr) et Paul Meilhat (en 2015 ndr)….heureusement tout va bien, je ne suis pas blessé ».
Duel jusqu’au bout avec Didac Costa
Romain Attanasio franchit le cap Horn le 20 janvier, après 75 jours de course, il navigue toujours en duel avec le Catalan Didac Costa 100 milles devant lui. Les concurrents se retrouvent même au contact à plusieurs reprises lors de la remontée de l’Atlantique. Ils passent l’équateur le 7 février et une nouvelle avarie importante surgit sur Famille Mary-Etamine du Lys, une rencontre (encore) avec un OFNI occasionne la casse d’une dérive « Il y a une petite fuite dans le puits de dérive, mais qui ne m’empêche pas de continuer, ça va être juste embêtant pour faire du près. Il faut faire avec, c’est la vie. Je n’ai vraiment pas de chance car c’est la troisième fois que je tape quelque chose, c’est dingue ! Je croise les doigts pour que ça n’arrive plus, et je vais bien finir par arriver aux Sables». En effet, malgré la casse de son vit de mulet (pièce qui fixe l’extrémité de la bôme au mât), qui survient à la veille de son arrivée et, après avoir doublé un Conrad Colman (Foresight Natural Energy) sous gréement de fortune à quelques heures de la ligne seulement, c’est chose faite, Romain est rentré aux Sables d’Olonne ce vendredi 24 février, en 109 jours et une poignée d’heures !

Des partenaires soudés autour de Romain
Si Romain Attanasio a réussi à prendre le départ du Vendée Globe, c’est grâce au soutien inconditionnel de Benoit Mary, un dynamique entrepreneur passionné de sport qui dirige l’entreprise Famille Mary spécialisée dans la production de miel. Mais aussi grâce à Etamine du Lys qui conçoit des produits d’entretien biologiques ainsi qu’à un collectif de partenaires réunis sous la bannière Sixième Océan.

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Didac Costa 14e accueilli en héros

Celebration during Finish arrival of Didac Costa (ESP), skipper One planet One ocean, 14th of the sailing circumnavigation solo race Vendee Globe, in Les Sables d'Olonne, France, on February 23rd, 2017 - Photo Olivier Blanchet / DPPI / Vendee Globe Arrivée de Didac Costa (ESP), skipper One planet One ocean, 14ème du Vendee Globe, aux Sables d'Olonne, France, le 23 Février 2017 - Photo Olivier Blanchet / DPPI / Vendee Globe

Didac Costa n’aura pas démérité sur ce Vendée Globe. Après une voie d’eau juste après le départ qui l’aura obligé à partir 1 semaine après les autres, le skipper catalan de Barcelone boucle son deuxième tour du Monde (le 1er était la Barcelona World Race en 2014-2015 en double), son premier en solitaire avec l’un des plus petits budgets de la flotte.
Il aura mis 108 jours 19 heures 50 minutes et 45 secondes, parcouru 27 964 à la vitesse moyenne de 10.70 nœuds.
C’est à une très belle 14e place et après 108 jours de course que Didac Costa, unique skipper espagnol de cette 8e édition, conclut son premier Vendée Globe. Accueilli en héros par ses homologues sablais, le pompier catalan a franchi la ligne d’arrivée ce jeudi 23 février à 08h52 (heure française). Tout au long de la course, il a su montrer une grande maîtrise de son bateau ainsi qu’une persévérance impressionnante malgré de nombreuses difficultés et ce avant même de prendre le départ : la foudre avait frappé One Planet One Ocean un mois avant le début de la course.

Retour sur une course riche en émotions…
Moins d’une heure après le coup d’envoi du Vendée Globe, le 6 novembre, Didac Costa décide de faire demi-tour. Le skipper espagnol décèle une voie d’eau et un problème électrique à bord de son IMOCA One Planet One Ocean. Un tuyau de ballast s’est en effet déconnecté et l’eau contenue dans le ballast s’est déversée dans l’habitacle endommageant le moteur, le générateur et les batteries.

4 jours plus tard le 10 novembre à 12h00, après trois jours de travail intense et grâce à la mobilisation hors normes des teams des concurrents et des pompiers des Sables d’Olonne, One Planet One Ocean et son skipper Didac Costa sont de nouveau prêts pour la grande boucle. Didac repart avec la volonté farouche de recoller à la queue de peloton.

Trois semaines après son nouveau départ, Didac Costa revient sur la queue de flotte et dépasse tour à tour Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcéan), Pieter Heerema (No Way Back) et Romain Attanasio (Famille Mary – Etamine du Lys).

Jalonnée de difficultés…
Tout au long du Vendée Globe, Didac a fait face à de nombreuses difficultés. Durant la descente de l’Atlantique Sud, Didac perd une première voile « Je savais qu’elle était très usagée et qu’elle n’aurait pas tenu jusqu’au bout. Mais je ne m’attendais pas à ce qu’elle me lâche si tôt dans la course. Malgré ce problème majeur, je me retrouve en vingtième position avant de passer le cap de Bonne Espérance ». Les avaries de voiles ont constitué le handicap majeur qui a empêché Didac de se rapprocher du milieu de la flotte les premières semaines de course.
Dans l’océan Indien, le skipper catalan subit des avaries de safran et de pilotes automatiques – essentiels pour la navigation en solitaire – qui l’ont obligé à être très prudent et à préserver son matériel pour parvenir jusqu’aux Sables d’Olonne, son objectif ultime.
Malgré tous ces soucis techniques, Didac a livré un beau duel avec Romain Attanasio (Family Mary – Etamine du Lys) qui naviguait lui aussi sur un IMOCA d’ancienne génération. Naviguant à vue avec Romain à l’Equateur le skipper catalán a tout de même réussi à le distancer dans l’Atlantique nord.
Didac a pu atteindre l’Everest des Mers que représente le Vendée Globe, en grande partie grâce au soutien de la Fundació Navegació Oceànica Barcelona (FNOB) et de quelques entreprises privées, ainsi qu’au crowdfunding qui a mobilisé 284 donateurs et a permis de récolter 31 900 €.

Le pompier catalan se voit déjà participer à la prochaine édition “J’espère que dans quatre ans je parlerai mieux français.” mais sous certaines conditions :”Oui j’aimerais monter un beau projet, prendre le temps de préparer le bateau et avoir moins de soucis… J’aimerais revenir sur le prochain Vendée Globe avec un projet plus abouti et des financements pour pouvoir me focaliser sur la navigation.”

En attendant, Didac va pouvoir célébrer sa victoire avec ses amis et sa famille venus en nombre de Barcelone et ses environs. Une fête est prévue à la caserne des pompiers des Sables d’Olonne mais comme l’a si bien dit Jordi : “La fête a déjà commencé”.

Les mots de Didac : “C’est incroyable, je suis vraiment très heureux. C’est difficile d’expliquer cette sensation. Je rentre aux Sables d’Olonne après 108 jours en mer… Quand je suis reparti il y avait 28 bateaux devant moi ce n’était pas la situation que j’espérais et j’étais loin de m’imaginer que je finirais 14e. L’aide des pompiers a été vitale pour le projet, quand je suis revenu au ponton après le départ, le bateau souffrait d’une avarie majeure. Nous sommes un des plus petits budgets de la flotte, une petite équipe, les réparations ont été difficiles.”

“Quand mes voiles ont montré des signes d’usure les unes après les autres, je savais que je pouvais les réparer. J’ai relativisé, surtout quand je voyais ce qui arrivait aux concurrents contraints d’abandonner.”
“Je suis très content d’avoir fait cette course en solitaire même si c’était plus dur que je n’imaginais. Je n’ai jamais douté de la fin de ma course.
Au fur et à mesure tu t’habitues à régler les problèmes, toutes les avaries m’ont aidé à me surpasser.”

“Je ne savais pas à quoi m’attendre aujourd’hui, j’ai été impressionné par la qualité de l’accueil et la quantité de gens présents.”

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Le doyen de la course Rich Wilson 13e

Celebration and emotion during finish arrival of Rich Wilson (USA), skipper Great American IV, 13th of the sailing circumnavigation solo race Vendee Globe, in Les Sables d'Olonne, France, on February 21st, 2017 - Photo Olivier Blanchet / DPPI / Vendee Globe Arrivée de Rich Wilson (USA), skipper Great American IV, 13ème du Vendee Globe, aux Sables d'Olonne, France, le 21 Février 2017 - Photo Olivier Blanchet / DPPI / Vendee Globe

Rich Wilson (Great American IV) a franchi la ligne d’arrivée du 8e Vendée Globe ce 21 février 2017 à 13 heures 50 minutes et 18 secondes (heure française). Il occupe ainsi la treizième place de ce Vendée Globe 2016-17, tour du monde en solitaire qu’il avait déjà terminé en 2008 (9ème). Son temps de course est de 107 jours 00 heure 48 minutes 18 secondes et le skipper américain a parcouru 27 480 milles sur l’eau, à la vitesse moyenne 10,70 nœuds.

Diplômé de mathématiques à Harvard et de sciences au MIT (Massachussetts Institute of Technology) à Boston sa ville d’origine, Rich Wilson est également un navigateur émérite qui s’est fait connaître en 1980 en remportant l’épreuve Newport-Les Bermudes. A partir des années 1990, il utilise la voile comme support éducatif et établit plusieurs records : San Francisco-Boston, New York-Melbourne et Hong Kong-New York en double à bord de Great American, un trimaran de 60 pieds, il est suivi par des milliers de scolaires et d’adultes aux Etats-Unis. A 58 ans, il était déjà le doyen du Vendée Globe 2008-2009 qu’il a bouclé en 121 jours. De retour dans la huitième édition avec un programme éducatif, Rich Wilson navigue à bord du plan Owen Clarke de 2006 avec lequel Dominique Wavre a participé aux deux derniers Vendée Globe (Mirabaud). Formidable ambassadeur du Vendée Globe aux USA, il est à 66 ans également le doyen de l’édition 2016-2017. Retour sur sa course…

Un petit groupe international dans les mers du sud
Dès le deuxième jour de course, Rich sort la caisse à outils afin de remplacer un chariot de latte sur le rail au mât, puis de colmater une grosse fuite d’huile au niveau de la pompe de l’hydrogénérateur. A l’équateur qu’il franchit le 19 novembre, pour la douzième fois de sa vie, il se trouve alors en 21e position. A l’occasion d’une longue pointe de vitesse à 25 nœuds, il envoie ce message « je ne comprends pas comment les leaders peuvent supporter le stress qu’engendre un tel rythme ! » Entrant dans l’océan Indien le 6 décembre, le skipper de Great American IV fait de nouveau face à des soucis d’ hydrogénérateur. Heureusement Rich Wilson profite d’un voisinage sympathique, en effet il navigue dans un petit groupe, aussi multigénérationnel qu’international, en compagnie du benjamin suisse Alan Roura (la Fabrique), des quadragénaires français Eric Bellion (CommeUnSeulHomme) et Arnaud Boissières (La Mie Câline) ainsi que du marin-musicien irlandais Enda O’Coineen (Team Ireland). En cette période qui précède Noël, l’Américain prend beaucoup de plaisir à échanger par mail et VHF avec ces marins qu’il ne connaissait pratiquement pas avant le départ.

Deuxième partie de course éprouvante
Au large de la Nouvelle Zélande le 31 décembre, le skipper de Great American subit de nouveau une avarie, cette fois avec son pilote automatique. Lorsqu’il franchit le cap Horn derrière Alan Roura le 17 janvier, les conditions de mer sont extrêmement violentes. Le marin avoue qu’il se sent à la fois démoralisé et très épuisé « Je ne peux rien faire dans le bateau car je dois m’accrocher en permanence » lâche-t-il lors d’une vacation par téléphone. Puis c’est un scénario radicalement opposé qui se présente devant son étrave pour remonter l’Atlantique. Fin janvier à la latitude de Rio de Janeiro, le skipper américain avoue sa frustration d’être pris dans une pétole insoutenable et se désole de tourner en rond sans avancer durant des heures. Il doit patienter jusqu’au 5 février pour retrouver l’hémisphère nord.
Dans une boutade avant le départ, Rich Wilson avait prévenu avec malice : « En cas d’élection de Donald Trump, je resterais plus longtemps en mer ». Pourtant, assurant une moyenne d’un peu plus de 10 nœuds, ces dernières 24 heures Great American IV est allé plus vite que prévu. Nul doute que Rich recevra lui aussi un accueil triomphal dans le chenal des Sables-d’Olonne, car boucler l’Everest des mers à 66 ans est un exploit inédit !

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