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Magnifique étape entre Barcelone et Madère

Transquadra 2017-2018

Il aura fallu moins d’une semaine aux concurrents de la Transquadra pour rejoindre Madère. Intense, chargée d’émotion et de souvenirs… cette étape record entre Barcelone et Madère va alimenter les conversations de pontons pendant longtemps ! Stratégique dès le départ en Méditerranée et très technique en sortie de Gibraltar, le rythme de cette première étape de la flotte méditerranéenne de la Transquadra – Martinique a été soutenu jusqu’au bout. Preuve en est le temps record historique de l’étape : 6j 11h 47′, soit près de 48h de mieux que d’habitude.

La flotte méditerranéenne est presque au complet à Madère, il ne manque plus que le couple espagnol de l’A35 Dr Feelgood (Esther Alarcon/Jorge Mitjavila), attendu cet après-midi à Quinta do Lorde. Pendant ce temps, le long des côtes portugaises, la flotte partie de Lorient dimanche dernier cavale toujours sous spi. A près de 10 nœuds pour les premiers, si ce rythme se maintien, ils devraient franchir la ligne d’arrivée samedi matin.

Ils ont des sourires qui trahissent le bonheur qu’ils ont eu à se surpasser. La fatigue des yeux traduit l’engagement de leur course. Les premiers concurrents de la flotte méditerranéenne de la Transquadra – Martinique sont amarrés depuis cet après-midi au ponton de la marina de Quita de Lorde à Madère.
En 7 jours et 7 nuits, ils ont parcouru les 1100 milles entre Méditerranée et Atlantique, un parcours compliqué à souhait où il a fallu déjouer les pièges de la Grande Bleue, passer sans casser le terrible Gibraltar et tenir le rythme jusqu’à Madère la belle.

Des heureux
Frank Loubaresse et Matthieu Foulquier (Sun Fast 3600 Twnil Banque d’Affaires) ont pris la tête de la flotte dès le 15 juillet, à une centaine de milles de Gibraltar, pour ne plus la quitter. Bons placements, bonne vitesse, bonne gestion du matériel et un bateau fait et équipé pour gagner : ça a payé.
Dans leur sillage, à l’attaque H24, trois duos à la barre de Sun Fast 3200 : Éric Gilbert et Walden Bonpaix (Flash), Blandine et Jean Médecin-Rodelato (Williwaw), Arnaud Vuillemin et Grégoire Bezie (Jubilations Corse). Leurs efforts sont récompensés : ils l’emportent, dans cet ordre en temps compensé devant le leader au réel, avant jury.

Quelques déçus
Les arrivées se sont enchainées hier après-midi à Madère, Chenapans 3 (Gilles Caminade/Sébastien Novara), ou encore Géroul (Roland Montagny/Georges Martinez) un peu déçus de leurs classements : « On a joué, on n’a pas gagné. Il fallait tenter quelque chose en Méditerranée, ça aurait très bien pu passer à la côte. Juste avant Gibraltar on a notamment eu d’excellentes conditions à la côte juste avant Gibraltar. Ensuite on est bien revenu… Mais on prendra une (grosse) revanche sur la 2e étape ! ».

J’aurais bien continué tout droit
Eric Thomas (Pogo 30 Big Z) a coupé la ligne hier soir à Madère en grand vainqueur des solitaires de la flotte méditerranéenne. Heureux, bien sûr, à son arrivée à la marina, il n’avait pas vraiment envie de quitter son bateau, il avouait même qu’il aurait bien fait une petite « Moitessier… » : « Je voyais une ile à l’arrivée, juste devant moi… j’étais très sud, je regarde la carto : ce n’était pas la bonne ! Il y a eu un décalage entre la carto et le GPS : je n’allais pas au bon endroit ! … Comme Moitessier, je me suis demandé si je n’allais pas continuer ! »

2e solitaire de la flotte méditerranéenne, Bertrand Gassier (Pogo 30 Pleine Lune) est arrivé à 1h44’30 la nuit dernière à Quinta do Lorde. « Je suis très content de cette navigation, c’est une super étape, très variée. Je suis persuadé que le solitaire est plus facile que le double, on est à son rythme. Je ne m’étais pas mis de pression particulière. Je n’étais pas parti pour faire la coupe de l’America ! »

Frédéric Ponsenard (A 35 Coco), 3e solitaire méditerranéen arrivé à 2h21 ce jeudi : « Je suis allé dans des endroits où il ne fallait pas forcément aller. C’est le jeu de la Méditerranée, mais la différence s’est faite en Atlantique, parce que les deux Pogo 30 ont super bien navigué ! Bravo à eux. J’aurais bien aimé être sur leurs bateaux pour voir comment ça marche ! »

A près de 10 nœuds au large de Gibraltar
La tête de flotte partie de Lorient est bientôt au large de Gibraltar ! Au portant, sur la route, il n’y a pas d’autres stratégies que de faire marcher tout en préservant les hommes et le matériel. La flotte reste relativement groupée même si les écarts ont tendance à s’allonger dans le top ten.

Jean-Pierre Kalbert (3DDI) affiche 70 milles d’avance (sous réserve toutefois de la position d’Alexandre Ozon (Team 2 Choc) dont la balise n’émet plus sur ses poursuivants, très groupés : Stéphane Bodin (Enertek Wasabi), Louis Marie Dusserre (Raging Be), Frédéric Couture (Be Happy), Jean-François Hamon (Pour Aster) se tiennent en 10 milles et tracent tous à plus de 8 nœuds.

En double, pas de changement de leaders non plus avec François René Carluer et Gwénael Roth (Agence Directe 3,9 %) 18 milles devant le du Valraud/Peponnet (Bouznik’) et les jeunes de Vli Magellimo (Labedan/Lemaire) à 25 milles. Le jeu est touours très serré et la bataille doit être passionnante que stressante chez les duos avec notamment 5 milles d’écarts seulement entre le 3e et le 7e…

Placement au sein de la flotte, réglages, gestion du sommeil… ils sont attendus samedi à Madère.

Petit mot du large de Patrice Carpentier sur Groupe 5 : « A peine à la latitude de Porto et on a déjà vu un poisson volant… TVB à bord, conditions de rêve ! »
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Témoignages des gibraltariens, extraits…

Eric Gilbert, skipper de Flash : « On n’est pas des grands marins, mais quand on fait de la compèt, on fait de la compèt ! On a préparé le bateau nous-mêmes, sans l’aide de professionnels. On connaît ses défauts et ses qualités. On était là pour faire le mieux possible. On a eu la pression tout le temps, tout le temps, tout le temps. On s’est inscrit à cette course parce que c’est mythique pour nous. On ne s’attendait pas à gagner, mais on espère toujours ! »

Matthieu Foulquier, équipier de Twinl Banque d’Affaires : « C’est un bateau compétitif, il est fait pour, on l’a préparé en conséquence, Frank a investi dans un mât carbone, dans un super jeu de voiles Incidence de notre ami Sylvain… On partait pour faire un podium, parce qu’on a le bateau pour.
Maintenant, il y avait de sacrés concurrents avec Williwaw, Géroul, et Flash qui a été redoutable ! Ils ont attaqué tout le temps. À chaque fois, on leur mettait 30 milles : là, on se disait, c’est bon, ils sont morts et Bam ! : ils revenaient à 10 milles ! »

Arnaud Vuillemin et Grégoire Bezie (Jubilations Corse) : « C’était très intense tout le temps à tout donner pour faire avancer le bateau. A un moment j’ai voulu lire un peu, j’ai ouvert le bouquin et au bout de 10′ je suis allé régler les voiles !
Ce qui est hyper agréable c’est qu’on était au contact tout le temps, il ne fallait rien lâcher, on était toujours dans le match. Il n’était pas question de laisser partir qui que ce soit il y avait toujours du jeu, c’était génial. Epuisant, mais extra ! »

Jean Rodelato (Williwaw) :
« C’était une étape vraiment sympa avec beaucoup de possibilités au niveau tactique, tout du long du début à la fin. IL y a eu des couchers de soleil magnifiques, beaucoup d’animaux… On a eu pas mal de problèmes d’électroniques, heureusement on a réussi à réparer. On était dessus en permanence jusqu’à Gibraltar, on s’est mis un peu dans le rouge parce qu’on est passé par le nord du détroit pour avoir plus de vent, on a été servis ! »

Gilles Caminade skipper de Chenapans 3 : « Le bateau a très bien marché, on a juste perdu 20 milles au départ parce qu’on n’a pas fait le tour d’Ibiza, on a foncé dans la pétole. Après on a fait avancer normalement. On avait 17 milles, 4h de retard, on s’est baigné… Après on a repris des milles. On a été un peu surpris après Gibraltar : on s’attendait à du tout droit, ça a été beaucoup plus compliqué que ça, c’était bien. On espérait mieux en classement… »

Classement provisoire avant jury étape Barcelone – Madère
Doubles Méditerranée

 

Solitaires Méditerranée
Eric Thomas (Big Z) temps course 7j 12h 11′ 36”
Bertrand Gassier (Pleine Lune) temps de course 7j 20h 3′ 14”
Frédéric Ponsenard (Coco) temps de course 7j 20h 30′ 34”

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L’édition 2017 de la Transquadra – Martinique en chiffres
90 bateaux – 155 marins dont 6 femmes
25 solitaires (dont 16 bizuths) – 65 doubles (38% de solitaires)
14 marins étrangers : 7 duos (3 Suisses, 2 Allemands, 1 Espagnol et 1 Belge)
76 au départ de Lorient – 14 de Barcelone
Lorient : 22 solitaires – 54 doubles (130 marins)
Barcelone : 3 solitaires – 11 doubles (25 marins)
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La Transquadra Martinique
Transat dédiée aux marins amateurs de plus de 40 ans
9e édition (créée en 1993)
3800 milles de course
2 étapes : Lorient ou Barcelone / Madère – Madère / Martinique
2 départs : juillet 2017 et février 2018
1 arrivée en mars 2018, au Marin
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Les grandes dates de la Transquadra Martinique
12 juillet 2017 – Barcelone > Départ étape 1 de la flotte méditerranéenne
15 juillet 2017 – Lorient > Prologue
16 juillet 2017 – Lorient > Départ étape 1 de la flotte atlantique
27 juillet 2017 – Madère > Soirée des équipages
10 février 2018 – Madère > Départ étape 2
2 mars 2018 – Le Marin > Remise des prix

Un record symbolique pour Thomas Coville

Le skipper de Sodebo Ultim’ a franchi la ligne d’arrivée au Cap Lizard (Pointe Sud de l’Angleterre) samedi 15 juillet à 19h 29min  (heure française).

4 jours 11 heures 10 minutes 23 secondes* (sous réserve de la validation du WSSRC) : un temps de parcours historique, puisque le marin solitaire passe sous la barre des 5 jours. Avec ce temps exceptionnel pour un solitaire, il bat de 15 heures 45 min 47s le très récent chrono de Francis Joyon réalisé le 13 juillet.
Thomas a été rejoint par une partie de son équipe technique. Ils sont en route pour la Trinité-sur-Mer qu’ils devraient atteindre ce dimanche 16 juillet vers 16h pour être à quai vers 17h.


Quel sentiment en passant la ligne avec ce temps de 4 jours 11h ? 
« Ce temps représente pour moi beaucoup d’années de travail. C’est l’accumulation de l’expérience que l’on a acquise avec Sodebo Ultim’, avec mon équipe, avec mon partenaire Sodebo qui m’a donné ce temps. Cet enchaînement avec le record de cet hiver et ce nouveau record de l’Atlantique Nord me fait réaliser la progression que l’on a eu. Cela me fait très plaisir en tant qu’athlète, pour l’équipe et pour Sodebo.
J’ai un sentiment de soulagement que le record ait tenu jusqu’au bout et d’y être bien arrivé. Avec Jean-Luc (Nélias – routeur à terre), nous étions bien en phase. Je suis très heureux, content d’avoir osé tenter car en s’élançant de New York, ce n’était pas gagné.
Physiquement c’est très engagé. J’ai dû dormir au maximum 3-4 h en quatre jours. Les bateaux sont très puissants et on est tout le temps sur le fil du rasoir. Mentalement, en partant de New York, je me suis senti tout de suite très bien. Je voulais oser le battre. Physiquement c’est un challenge exceptionnel. On va dans des retranchements qui ne sont réalisables sur un tour du monde car la récupération ne serait pas possible. Le fait de savoir que cela va durer 5 jours, tu donnes tout, tu offres tout, tu espères tout et c’est très galvanisant. »

Que représente-t-il ?
« C’est le record le plus tenté alors il est symbolique. Au départ c’était une route commerciale. Depuis que je fais de la voile, depuis que j’ai navigué avec Laurent Bourgnon, j’ai ce record dans la peau. Ça a été une émotion très forte en passant la ligne de penser à lui. »

Moins de 5 jours
« La barrière des 5 jours, c’est une barrière mythique en solitaire. 4 jours 11h, on l’a vraiment dépassé. Ça montre le travail d’une équipe mais aussi de tout un milieu avec des équipes, des architectes, des ingénieurs, le monde qui tourne autour de ces grands trimarans a énormément progressé et c’est ce qui permet de passer cette barrière. C’est fabuleux ! »

Tour du Monde et Atlantique Nord
« Le fait d’avoir battu les deux plus grands records en solitaire, le tour du monde en 49 jours et l’Atlantique nord en moins de 5 jours, c’est le symbole d’une équipe qui arrive à maturité et qui arrive à transformer cette maturité en quelque chose de sportivement tangible qui rayonne sur un groupe, sur Sodebo mon partenaire qui me suit depuis 18 ans. C’est long d’attendre cette maturité mais quand elle arrive, c’est tellement bon. C’est symbolique, mais je le voulais tellement cet enchaînement entre ces deux records… »

Billy Besson rejoint le Team Occitanie Sud de France sur le Tour

Billy Besson est arrivé à Arzon pour l’Acte 4 du Tour de France à la Voile. Le spécialiste du multicoque sportif (8 fois Champion du Monde) rejoint le Team Occitanie Sud de France avec Pierre Leboucher, Nicolas Bérenger, Maxime Garbay, Thibaut Soler et Gabriel Skoczek. L’équipage méditerranéen est actuellement 11e au classement général après une 12e place sur le raid côtier et une 19e place sur les Stades Nautiques à Jullouville.

« L’équipe a super bien commencé le Tour. Là on est un peu dans le creux de la vague mais la route est longue. Le Tour de France dure un mois, il faut essayer de performer sur la durée et j’espère qu’on va y arriver. Il faut rappeler que notre objectif est de monter en puissance pendant le Tour. On est une équipe toute jeune, on doit apprendre au fur et à mesure. Le but du jeu est qu’on ait tous envie d’y retourner l’année prochaine.
Je suis content d’arriver sur le Tour. J’ai vécu une super expérience avec le Team Sodebo sur The Bridge, c’était génial. Maintenant je vais vivre une super expérience sur le Tour de France à la Voile avec le Team Occitanie Sud de France. Ça fait beaucoup de projets en parallèle du Nacra mais comme j’ai été au placard pendant un bon bout de temps, à cause de ma blessure au dos, j’ai besoin de faire de la voile très fréquemment.
On a essayé le nouveau Nacra 17 doté de foils juste avant The Bridge avec l’Equipe de France de Voile Olympique. C’est un super bateau, je suis ravi et j’ai hâte de naviguer dessus. C’est complètement différent du précédent parce que la coque ne touche plus jamais l’eau donc les appuis ne sont plus du tout les mêmes et avec une telle vitesse ça devient bien plus dangereux.
J’ai navigué sur le Tour en Diam 24 il y a deux ans. Si les bateaux n’ont pas beaucoup évolué, les équipes sont de plus en plus impliquées sur le Tour de France à la Voile et la compétition est particulièrement rude. J’ai hâte de retrouver l’équipe et d’être sur l’eau demain ! »

 

 

Jean-Pierre Kelbert et les JPK sur la Transquadra

Après plusieurs mois de préparatifs et d’entraînements, nous voici au jour “J” du départ.
Lorient accueille pour la 1ère fois l’épreuve et clairement c’est un choix apprécié de tous.
St Nazaire et son bassin à flot ne manquaient pas de caractère mais la base de Lorient est tout de même fabuleuse avec un terrain de jeu idéal entre Groix et Lorient accessible à toute heure avec un concentré de compétences techniques lié au pôle course au large.
Bref, avec une météo idéale tout le monde avait la “banane” sur les pontons.
Place désormais à la course car même si entre les coureurs, l’ambiance est très relax à terre sur l’eau, il en va tout autrement !
Le prologue de samedi disputé dans du vent très light se renforçant en thermique en cours de journée a révélé quelques ambitions.
Même si la course se jouait sans classement officiel et avec les familles à bord, “Ogic” le JPK 1010 de Pascal Chombart de Lauwe et Fabrice Sorin vainqueur du dernier Spi Ouest n’a pas laissé passé l’occasion de rajouter un peu de pression à leurs concurrents directs.

A 14h30, ce dimanche départ des 24 solos 30mn devant les 56 doubles.
En solo, je joue la gagne avec “Léon” mon JPK 1080 mais il va falloir contenir les dangereux clients et amis Loulou Dusserre sur “Raging Bee” et Jean-François Hamon sur “Charline” sans oublier aussi en JPK 1010 Stéphane Bodin sur “Enertek”. L’outsider en solo sera sans conteste Alexandre Ozon, excellent régatier sur un Beepox 990 ultra léger, ultra rapide au portant .
En double, “Ogic ” ne sera pas seul avec beauoup d’autres JPK 1010 et 1080.
A mon sens, le 1080 “LS Resa” d’Olivier Burgaud et Louis Lagadec sera dangereux tout comme “Bouznik” le 1080 de François Valraud équipé de Daniel Péponnet.
Venu de St Malo François-René Carluer et wenhael Roth seront également de vrais “clients” avec un magnifique bateau bien préparé.
Gérard Quénot vainqueur de la TQS 2012 en double repart cette année avec Jérôme Apolda sur son 1010 Alkaid 3 avec toujours la même ambition.
Même si 30% de la flotte est composée de JPK, il existe de dangereux concurrents sur d’autres bateaux ! Mais oui !
Le SF 3600 (bateaux des sudistes forty..) sera mené à un train d’enfer c’est sûr avec ces jeunes quadras. Venu de Lisbonne Vincent Labedan et Jean-Baptiste Lemaire excellent ministe seront eux aussi super dangereux sur leur A 35. Des nombreux SF 3200 présents au départ, il risque d’en avoir certains au bonne place également.
En résumé, le danger sera partout et il faut juste se concentrer pour naviguer proprement et au bon endroit.
Pour l’heure nous savourons tous le bonheur de pouvoir vivre de nouveau une telle aventure.
Jean-Pierre Kelbert

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Un acte 2 intense à Fécamp

Le Tour enchaîne sur son 2e act à Fécamp et cette fois-ci avec du vent. SFS sauve sa position de leader du classement général.

Après le raid harassant d’hier, la journée a été une nouvelle fois intense. Cinq courses de qualifications ont été disputées pour tous et une Finale pour les huit meilleurs de la journée (les quatre premiers du groupe A et les quatre premiers du groupe B). Beijaflore Sailing remporte brillamment la Finale du jour. Lorina Mojito – Golfe du Morbihan poursuit sur sa lancée. Deuxième aujourd’hui, les jeunes menés par Solune Robert remportent l’Acte de Fécamp. Quant à SFS, réglé comme un métronome, il a une nouvelle fois été impressionnant de maitrise. En terminant 3ème de la finale, l’équipage mené par Sofian Bouvet conserve son leadership au général.

L’olympisme en force
Dans un vent variable en force (15 nœuds d’ouest en début d’après-midi faiblissant pour atteindre 5 nœuds durant la Finale), les équipages ont dû tenir le rythme et gérer l’influence de l’important courant traversier. Prendre les meilleurs départs, faire les bons choix tactiques et gérer le plus finement possible les voiles et l’équilibre du Diam 24 ne laissent que peu de répit aux équipiers durant les Stades Nautiques où s’enchainent les courses courtes de 12 à 15 minutes… Et à ce jeu, les marins issus de l’olympisme se taillent la part du lion. Beijaflore Sailing a animé de très belle manière la journée en remportant trois courses de qualification. Après un départ canon lors de la Finale, l’équipage n’a rien lâché pour s’imposer avec une très belle avance devant la plage à 16h20 précisément. Le Diam 24 mené par le havrais Valentin Bellet rassemble à son bord des spécialistes de la voile légère comme Guillaume Pirouelle et Valentin Sipan, issus du 470 ou le néo-zélandais Jason Saunders (26 ans et déjà deux participations aux Jeux Olympiques à son actif) et semble s’installer de mieux en mieux dans cette discipline exigeante du Stade Nautique. La victoire du jour propulse Beijaflore Sailing à la 5ème place du classement général by Yanmar. SFS, équipage lui aussi à forte composante olympique impressionne par sa régularité (1, 1, 2, 3 sur les deux premiers Actes) et cela paye au général. 3ème aujourd’hui lors de la Finale, Sofian Bouvet et ses équipiers protègent leur place de leader du classement général. Ils devancent Fondation FDF – Des Pieds et Des Mains, mené par le double champion paralympique Damien Seguin qui fait lui aussi en entrée très remarquée dans cette édition 2017. Trésors de Tahiti skippé par Teva Plichart qui a choisi de s’entourer, pour la deuxième année consécutive de Pierre Pennec (4ème des JO de Sydney en Tornado) est troisième au général.

Des batailles prometteuses
La Finale des Stades Nautiques de Fécamp a rassemblé huit bateaux dont trois seulement avaient déjà disputé la Finale de l’Acte 1 (SFS, Cheminées Poujoulat, FDJ Des Pieds et Des Mains) ; preuve s’il en fallait que le niveau de ce Tour de France à la Voile est particulièrement relevé ! Si le tenant du titre Lorina Limonade – Golfe du Morbihan s’était rapidement installé en patron de l’épreuve l’année dernière, le scénario semble se dessiner différemment cette année. SFS a remporté de façon remarquable les premiers Stades Nautiques et le Raid Côtier de Dunkerque et creuse son avance ce soir (13 points d’avance sur Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains). Mais la victoire de Lorina Mojito – Golfe du Morbihan hier puis celle de Beijaflore Sailing aujourd’hui viennent rebattre les cartes et laissent ouverte la possibilité de voir les vainqueurs se succéder jusqu’à Nice dans une bataille qui s’annonce haletante.

Solides Lorina Mojito – Golfe du Morbihan
Les jeunes viennent donc se mêler aux professionnels en tête de course. Avec leurs 20 ans de moyenne d’âge, les Morbihannais menés par Solune Robert et Riwan Perron n’ont pas froid aux yeux et viennent sans complexe perturber les leaders du classement général. Vainqueurs du Raid Côtier hier, ils remportent deux courses de qualification aujourd’hui et disputent leur première Finale de Stades Nautiques de cette édition 2017. Après une bataille intense avec Beijaflore Sailing lors de la Finale des Stades Nautiques, Lorina Mojito – Golfe du Morbihan signe une très belle 2ème place et remporte l’Acte de Fécamp ! L’équipage quitte ce deuxième Acte du Tour de France à la Voile à la 7ème place du général et garde le spi rose du leader du classement Jeunes by Finagaz. Solune et son équipe ne rêvaient probablement pas mieux qu’une telle entrée en matière. Du côté des amateurs, Team Installux Aluminium qui n’a pas réussi à se qualifier aujourd’hui pour la Finale, prend toutefois la tête du classement à égalité de points avec Homkia / Les Sables d’Olonne Agglomération.

Le Prix Finagaz de la Combativité à New Territories
Le double vainqueur du Vendée Globe, Michel Desjoyeaux était présent aujourd’hui à Fécamp. Le skipper qui connait parfaitement la Baie de Somme pour y avoir souvent disputé des Grands Prix ORMA (multicoque de 60 pieds) était venu à la rencontre des équipages dont il va juger jusqu’à Nice la capacité à faire preuve de combativité. Entouré de quatre spécialistes de la voile, « Mich Desj » a la difficile tâche de désigner à l’issue de chaque Acte l’équipage vainqueur du Prix Finagaz de la Combativité. Si Dunkerque Voile a été honoré à Dunkerque lors de l’Acte 1, c’est cette fois l’équipage espagnol d’Hugo Rocha qui a reçu le Prix. « Ce Prix Finagaz de la Combativité récompense l’équipage qui s’est le plus battu suite à un problème technique, à un mauvais départ, un problème à terre. Nous avons décidé d’attribuer le Prix Finagaz de la Combativité aujourd’hui à l’équipage espagnol mené par Hugo Rocha parce qu’il s’est particulièrement bien battu. Ils remportent même une course. Malheureusement ils sont contraints à l’abandon lors de la dernière manche suite à une collision durant laquelle ils cassent leur safran. Nous les encourageons à réparer et à revenir plus forts encore à Jullouville » a expliqué Michel Desjoyeaux, Président du Jury.

Une bonne partie des équipages s’apprête à quitter Fécamp dès ce soir pour rejoindre Jullouville où se déroulera à partir de jeudi l’Acte 3. Les autres feront la route demain. Chacun tente déjà d’adapter au mieux sa logistique et son rythme à terre pour gérer la fatigue d’une épreuve qui se déroule sur un rythme effréné.

REACTIONS A L’ISSUE DES STADES NAUTIQUES

Valentin Bellet, skipper de Beijaflore Sailing : « Nous sommes super contents. Nous avons réussi à bien faire notre navigation, à faire ce que nous savons faire. Guillaume à la barre a été incroyable et Jason très bon à la tactique. Nous sommes heureux de gagner cette journée. Julien et Valentin ne sont pas sur le bateau aujourd’hui mais ils contribuent à la réussite de cette journée. C’est de bon augure pour la suite, on voulait repartir sur une bonne étape après Dunkerque qui a été moins réussie pour nous ».

Solune Robert, skipper de Lorina Mojito – Golfe du Morbihan : « Je suis super content, on a gagné le raid hier. C’était déjà une bonne surprise et finir en gagnant un Acte c’est magnifique. Nous avions une bonne configuration d’équipage, qu’on a un peu utilisé en début de saison. Cela faisait un paquet de temps que je n’avais pas barré en Stadium. Du coup, je suis content d’avoir retrouvé mes sensations notamment sur les départs. En début de journée, je n’étais pas super à l’aise et à partir de la troisième manche, ça a été de mieux en mieux. Bonne sensation sur le bateau, ça allait vite et Tim (Mourniac) a assuré sur la tactique. »

Achille Nebout, équipier Team SFS : « C’est une super journée pour le Team SFS, on est contents d’avoir fini troisièmes. C’est dans notre objectif de faire dans les 5 premiers tous les jours, ce n’est que du bonus ! »

Hugo Rocha, skipper de New Territories : « Nous sommes très contents de recevoir le Prix Finagaz de la Combativité aujourd’hui. Car même si nous avions très bien entamé la journée, ce n’était finalement pas un bon jour pour nous. Nous avions fait de belles performances sur les deux premières courses mais nous avons cassé notre safran suite à une collision avec un autre bateau. Il a d’ailleurs été sanctionné par le jury. Nous avons été contraints de rentrer à terre. On espère ne pas rencontrer d’autre accident de ce genre par la suite et pouvoir régater à notre meilleur niveau. »

Transquadra – Martinique, le rêve d’une vie pour certains

La Transquadra reste une belle aventure. A vivre en double ou en solitaire, chacun porte son rêve. Les solitaires représentent un tiers de la flotte 2017 de la Transquadra – Martinique (25 coureurs dont 16 bizuths sur 90 bateaux). Parmi eux, une grosse moitié est sur le point de réaliser le rêve d’une vie : transater seul, pour la première fois. Tous, les plus aguerris compris, viennent chercher un engagement fort, donner une 4e dimension à leur aventure sportive. Pourtant, selon Mico Bolo, créateur de la Transquadra, le solitaire est plus facile que le double… Un sentiment sans doute partagé par d’autres solitaires.

La clé, c’est de ne pas chercher à inventer
Éric s’est alors regroupé avec d’autres coureurs de la Transquadra, dont Bertrand Gassier (Pogo 30 Pleine Lune), pour s’entrainer au Centre d’Entrainement Méditerranéen (CEM) de la Grande Motte.
« Là, on a profité, pendant 2 ans, d’un encadrement professionnel. Nous avions deux figaristes, Mike Cohen et Christopher Pratt, comme coachs. La veille des régates de club, on avait entrainement, comme les pros : briefing, mise à disposition sur l’eau, débriefing avec les images tournées pendant l’après-midi…
On a appris toutes les techniques des skippers professionnels, qui sont hyper travaillées. On s’est rassuré. On a appris à affaler son spi par 30 nœuds.
La clé, c’est de ne pas chercher à inventer. Il faut juste appliquer ces méthodes parfaitement abouties. »

Pour les solitaires aguerris, les freins techniques sont levés de longue date. Le solitaire est une 4e dimension. Ils n’échangeraient pour rien au monde une transat en solitaire contre deux en double. « Je navigue depuis l’âge de 7 ans et en solitaire depuis une dizaine d’années. Je régate très peu, pour préserver mon capital « week-ends en famille », mais je navigue en solo, en semaine, dès que possible », pirouette Frédéric Ponsenard, qui va, dans 2 jours, s’attaquer à sa 4e Transquadra.

Le bateau devient un compagnon, c’est beaucoup plus fort quand on est en solitaire. Tous les sens sont aux aguets en permanence. C’est une dimension que l’on ne retrouve pas en double ou en équipage. Le solitaire c’est vraiment l’absolu.
On part, on est en mer, on est seul », sourit Mico Bolo, directeur de course de la Transquadra – Martinique, avant d’ajouter : « J’ai fait deux Transquadra en solitaire, je serai incapable de la refaire en double, mais en solitaire, oui, je la referai. »

Les 22 solitaires au départ de Lorient ont encore 7 jours pour méditer, se réjouir, de cette intéressante vision des choses… Pour les 3 solos boys de Barcelone, la pression commence à monter. Nous sommes à J – 2. Dans 48h, ils seront (enfin) seuls face à la Grande Bleue avec leur sommeil, leurs doutes, leur plaisir unique.

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L’édition 2017 de la Transquadra – Martinique en chiffres
90 bateaux – 155 marins dont 6 femmes
25 solitaires (dont 16 bizuths) – 65 doubles (38% de solitaires)
14 marins étrangers : 7 duos (3 Suisses, 2 Allemands, 1 Espagnol et 1 Belge)
76 au départ de Lorient – 14 de Barcelone
Lorient : 22 solitaires – 54 doubles (130 marins)
Barcelone : 3 solitaires – 11 doubles (25 marins)

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La Transquadra Martinique
Transat dédiée aux marins amateurs de plus de 40 ans
9e édition (créée en 1993)
3800 milles de course
2 étapes : Lorient ou Barcelone / Madère – Madère / Martinique
2 départs : juillet 2017 et février 2018
1 arrivée en mars 2018, au Marin
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Les grandes dates de la Transquadra Martinique
12 juillet 2017 – Barcelone > Départ étape 1 de la flotte méditerranéenne
15 juillet 2017 – Lorient > Prologue
16 juillet 2017 – Lorient > Départ étape 1 de la flotte atlantique
27 juillet 2017 – Madère > Soirée des équipages
10 février 2018 – Madère > Départ étape 2
2 mars 2018 – Le Marin > Remise des prix

Tales II vainqueur de la 1e etape Les Sables-Horta

Ce samedi, à 10h07 (12h07 heure de Paris), Tales II a franchi en vainqueur la ligne d’arrivée de la première étape de la 6e édition des Sables – Horta. Pablo Santurde del Arco et Gonzalo Botin, qui ont bouclé les 1 270 milles de ce premier round en 5 jours et 23 heures de mer, ont parfaitement bien négocié les difficultés du parcours. Un parcours semé d’embûches, avec notamment une dorsale à gérer dans le golfe de Gascogne lors de la première nuit, des conditions musclées au large du cap Finisterre, un long bord de reaching aussi viril qu’humide, et des derniers milles délicats dans l’anticyclone des Açores. Le tandem Espagnol, qui s’est installé aux commandes de la flotte dans la soirée du 5 juillet, est non seulement parvenu à déjouer tous ces pièges, mais aussi à contenir les attaques de la paire Phil Sharp – Corentin Douguet (Imerys) jusqu’à la fin, pour finalement la devancer de 43 minutes et 40 secondes.

Chapeau !
A leurs arrivées, les leaders étaient unanimes : cette première étape qui s’est jouée entre la Vendée et les Açores a été aussi belle que difficile. « Nous avons eu toutes les conditions possibles. Ca a rendu la course intéressante, mais aussi complexe », a résumé Gonzalo Botin à son arrivée au ponton de la marina d’Horta, ce samedi après-midi. De fait, à lui et aux autres, rien ne leur aura été épargné : de la molle dans le golfe de Gascogne, jusqu’à 35 nœuds au large du cap Finisterre, un long bord de reaching avec des surfs endiablés, à la limite de la sortie de piste, et un atterrissage tactique sur l’archipel portugais. « Ça a été une étape très complète », a assuré Pablo Santurde del Arco de son côté. Si lui et son acolyte ont longtemps laissé le leadership au duo Phil Sharp – Corentin Douguet, ils ont à la fois réussi à exploiter au mieux toute la puissance de leur Proto40 au vent de travers et joué fin en termes de placements sur la deuxième moitié du tracé. « Les Espagnols ont super bien navigué mais en plus, ils ont profité de deux ou trois erreurs que nous avons faites, notamment celle que nous avons commise lorsque nous sommes sortis du vent fort de Nord et que nous avons commencé à attaquer la dorsale. A ce moment-là de la course, nous avons laissé le Sud aux Espagnols et ils en ont profité pour nous doubler et faire le break », a concédé le co-skipper d’Imerys qui a ensuite cravaché tant qu’il a pu pour essayer de recoller au score. « Nous sommes bien revenus mais il nous a manqué un peu de temps pour vraiment aller les chercher », a commenté, de son côté, le skipper Britannique qui a pourtant effectué une remontée spectaculaire lors de la dernière nuit sur son concurrent direct, avant de finalement s’incliner pour 43 minutes et 40 secondes. « Lorsque nous l’avons vu apparaître derrière nous au lever du jour, à Graciosa, nous avons un peu serré les fesses, il faut bien l’avouer », a lâché Gonzalo Botin, qui, en s’adjugeant la victoire à l’issue de cette première étape, conjure un peu le sort, qui, en 2011, les avaient contraints, lui et Pablo, à l’abandon dès le premier round. « Cette première place fait du bien dans la tête. Maintenant, 43 minutes, ce n’est pas grand-chose à l’échelle des 1 270 miles qu’il va y avoir à parcourir lors de la deuxième étape. C’est pourquoi nous considérons qu’à ce jour, il y a match-nul entre Imerys et nous », a détaillé le co-skipper de Tales II, bien conscient que le jeu reste très ouvert pour la victoire finale, surtout que si l’écart avec son poursuivant est, effectivement, assez faible, son avance sur les 3e et 4e n’est pas si importante que ça non plus, Stella Nova et Colombre XL affichant respectivement à peine plus de 5 et 6 heures de retard.

Ils ont dit :
Pablo Santurde del Arco, skipper de Tales II, vainqueur de la première étape : « C’est vraiment une chance pour nous de participer à cette course. Cette première étape a été belle mais elle n’a pas toujours été facile. Au cap Finisterre, nous avons eu jusqu’à 35 nœuds de vent. Le bord de reaching que nous avons attaqué dans la foulée a été, lui aussi, très sportif, mais surtout très humide. Ça a été difficile mais nous nous sommes accrochés. Nous avons bien navigué et nous avons réussi à faire la différence avec Imerys. A la fin, nous avons toutefois eu un peu peur qu’il revienne. Il nous a d’ailleurs repris quelques milles hier et cette nuit. Nous avons, je dois l’avouer, été un peu surpris de le découvrir sur nos talons au lever du jour. Ça a été un peu une surprise car entre 22 heures et 6 heures (heure française, ndlr), nous ne recevons pas les positions de nos concurrents. On s’est dit « Oh, oh ! » mais, heureusement, le vent ne nous a pas joué de mauvais tours dans les derniers milles, comme cela peut souvent être le cas à l’arrivée ici, à Horta. Nous sommes super contents de remporter cette première manche mais nous restons humbles car 43 minutes, ce n’est pas grand-chose finalement. Rien n’est encore joué même si, dans la tête, ça fait du bien de commencer par une victoire. »
Gonzalo Botin, co-skipper de Tales II, 1er : « Cette première étape n’a pas été facile mais, ça a vraiment été une belle course. Nous avons tout eu toutes les conditions possibles : du près, du portant, du vent fort, de la molle, des vagues… Tout cela a rendu les choses très intéressantes. Nous avons livré une belle bagarre avec Imerys. Lui et nous avons tout le temps été très proches. Nous avons réussi à le distancer il y a deux jours, mais ce matin, on l’a vu pas très loin derrière nous. Dans les derniers milles, nous avons donc un peu serré les fesses, comme vous dites en français. Cela a été aussi le cas, mais pour d’autres raison, au large du cap Finisterre où là, nous nous sommes retrouvés au portant dans une mer démontée. Le bateau enfournait constamment. Le long bord de reaching qui a suivi a été dur, lui aussi. Long et surtout très humide. Nous avons passé une journée complète sous l’eau. Ça a été très éprouvant mais ces mauvais moments sont nécessaires pour apprécier les bons. Au final, nous terminons avec 43 minutes d’avance. C’est bien mais pour nous, c’est un peu comme s’il y avait match nul car c’est assez peu au regard des 1 270 milles qu’il reste à parcourir lors de la deuxième étape. »

Phil Sharp, skipper d’Imerys, 2e : « Cette première étape a été très fatigante. Le rythme a été très rapide et je pense que je n’ai jamais poussé un Class40 à ce point dans une course. Ces bateaux sont des machines et c’est incroyable la vitesse à laquelle ils vont. Bien que ça ait été difficile, ça a vraiment été très enrichissant. Quand tu arrives d’une course comme celle-ci, dans un endroit comme celui-là, tu réalises que c’est une chance incroyable de vivre ça. La bagarre que nous nous sommes livrés avec Tales II a été fantastique. C’était génial de l’avoir si près de nous car c’est une très bonne référence. Nous avons mené le bateau à ses limites. Idem pour nous. Nous avons pris un bon départ mais Pablo et Gonzalo nous ont doublé sur l’Atlantique avec une belle vitesse. La fin du parcours a été amusante car nous étions à leur poursuite mais il nous a manqué un peu de temps pour vraiment revenir. Reste que l’épreuve se joue en deux manches et sur celle qui vient de s’achever, les écarts sont faibles. Le jeu reste ouvert pour aller chercher la victoire finale. Pour cela, il faudra battre Tales II sur la dernière étape. »
Corentin Douguet, co-skipper d’Iremys, 2e : « C’était une navigation engagée. On a fait une ou deux petites bêtises et les Espagnols ont su en profiter. Moi, ça faisait longtemps que je n’avais pas fait du bateau avec personne autour. Ça m’a rappelé plein de bons souvenirs mais c’est une autre expérience. En Figaro, l’an passé, lorsque je suis arrivé ici, nous étions 10-12 bateaux à vue. Là, très vite, au niveau du cap Ortegal, la flotte s’est éclatée. Après, on n’a plus vu personne, jusqu’au lever du jour, à Graciosa. Là, on a été content de retrouver Pablo et Gonzalo (Tales II) mais on aurait préféré terminer devant eux. En tous les cas, les Class40 sont de très beaux bateaux. Très rapides aussi. Il y a eu des bords vraiment physiques. C’était chouette. En plus, j’ai réussi à montrer à Phil qu’on pouvait pousser fort sur un bateau et manger correctement en même temps. Il a été plutôt convaincu, donc ça, c’est plutôt une bonne nouvelle ! (Rires) Nous avons fait une belle erreur de placement quand nous sommes sortis du vent fort de Nord et que nous avons commencé à attaquer la dorsale. On a laissé le Sud aux Espagnols. Phil parle bien français et moi pas trop mal anglais, mais dans le speed et avec la fatigue, on a quand même réussi à ne pas se comprendre. Du coup, ils nous sont passés devant et ils ont fait le break. Après, on a eu deux jours et demi pour leur courir après et essayer de combler le trou, mais ils ont été très rapides. Je ne sais d’ailleurs pas encore pourquoi cette nuit nous sommes autant revenus sur eux. Cela étant dit, ça m’arrange de n’avoir que 43 minutes d’écart avec eux à l’arrivée. Vu ce qu’il reste à parcourir, la première place reste complètement jouable. J’espère qu’Adrien (Hardy, qui le remplacera sur la deuxième manche, ndlr) sera meilleur que moi ! »

Alexander Krause, skipper de Stella Nova, 3e : « Ça a été un vrai challenge, lors de la première nuit, de trouver le vent et de partir dans le bon wagon mais nous avons réussi. Nous avons joué aux avant-postes du début à la fin et nous sommes contents de ça. Il y a deux jours et hier, nous étions vraiment très proches de Colombre XL mais à la fin, nous avons réussi à le distancer un peu et à, finalement, nous emparer de la troisième place. C’est super. Nous allons tâcher de faire aussi bien sur la deuxième manche. Celle qui se termine a quand même été assez difficile. Nous avons eu tous les types de conditions, et pendant deux jours, nous avons vraiment eu l’impression d’être dans une machine à laver. Nous avons plutôt bien géré la situation et fait la différence sur nos concurrents les plus proches à ce moment-là. Ça n’a pas été facile mais notre bateau se comporte vraiment bien dans le vent soutenu et c’est un point important pour la suite. »

Antoine Carpentier, co-skipper de Stella Nova, 3e : « On est plutôt content de cette première étape surtout qu’Alexander et moi, nous n’avions jamais navigué ensemble avant ça. En ce qui me concerne, en plus, je ne n’étais même jamais monté sur ce bateau-là. On a raté un peu le coche au début, dans le golfe de Gascogne. Après, on a couru derrière les premiers mais on a réussi à contenir nos poursuivants. Colombre XL est un bateau qui marche vraiment très fort lorsqu’il y a moins de dix nœuds de vent. Hier, dans l’anticyclone des Açores, on a ainsi vu les Italiens revenir sur nous mais ensuite, ils ont viré un peu trop tôt, ce qui leur a fait perdre quelques milles alors qu’ils étaient vraiment juste derrière. Après, le vent est rentré de nouveau, de face, ce qui nous a permis de les distancer de nouveau sur la fin. Ils ont toutefois fait une super étape. On s’est régalé, c’était sympa de faire un peu de portant dans de l’air. On est plutôt content d’avoir eu un mix de différentes conditions. C’était vraiment sympa mais à présent, je passe le relai à Burkhard Keese, le propriétaire de Stella Nova, pour la deuxième manche ».

SFS remporte l’Acte 1 à Dunkerque

Tour de France à la Voile 2017, acte de Dunkerque, le 09 juillet 2017. Stades Nautiques Crédit photo : Jean-Marie LIOT / ASO

Réunissant les huit meilleurs équipages des phases de qualification, la Finale du jour a été remportée par Team SFS (déjà vainqueur du Raid Côtier) devant Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains et Team Occitanie Sud de France. La journée est clairement à oublier pour les tenants du titre du Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan qui ont enchaîné les mésaventures, dont une violente collision avec Helvetia Purple By Normandy Elite Team. L’une des navigatrices de l’équipage normand, Sophonie Affagard, a été blessée, heureusement sans gravité (blessure à l’épaule). Ce soir, le classement général est dominé par Team SFS devant Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains et Trésors de Tahiti. La caravane du Tour prend désormais la direction de Fécamp, où débutera dès demain l’Acte 2.

Les premiers Stades Nautiques du 40ème Tour de France à la Voile ont tenu toutes leurs promesses avec des rebondissements, des surprises (bonnes et mauvaises) et des régates accrochées et spectaculaires, disputées au plus près du rivage de Malo-les-Bains, qui revendique le statut de « plus belle plage du Nord ». La phase de qualification des Stades Nautiques a débuté à 11h15. Comme de coutume, les 29 bateaux ont été divisés en deux groupes (nommés A et B), selon une règle de répartition établie à partir du classement Général. Les conditions étaient à nouveau estivales avec un franc soleil, une mer belle et un vent léger qui s’est bien renforcé dans l’après-midi.

Redoutable Pavillon noir…
Dans les Stades Nautiques, une règle redoutée de tous prévaut : les départs se font sous Pavillon noir. Concrètement, tout équipage qui passe la ligne trop tôt se voit immédiatement disqualifié de la régate. C’est tout l’art des départs de ces régates en Stades Nautiques : il faut attaquer… mais pas trop ! Etant donné la qualité et l’homogénéité du plateau, une disqualification sur l’une des manches rend très compliqué l’accès à la Finale du jour. Dès leur première manche, plusieurs équipages se sont fait piéger, et pas des moindres : le tenant du titre Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan mais aussi Coved-Paprec et Beijaflore. De fait, aucun des Diam 24 pénalisés par cette règle du départ sous Pavillon noir n’a pu atteindre la Finale…
Violente collision entre Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan et Helvetia Purple By Normandy Elite Team !
Forcément attendu au tournant, surtout après sa décevante 9e place dans le Raid Côtier vendredi, le Team Lorina Limonade – Golfe du Morbihan a passé une journée pour le moins compliquée… Après la disqualification dans la première manche de qualification, les « Limonadiers » sont, dans la deuxième, entrés en collision avec le seul team 100 % féminin du Tour : Helvetia Purple By Normandy Elite Team. Dans ce choc violent, l’une des équipières, Sophonie Affagard, a été blessée. Rapidement rapatriée, elle a été prise en charge dans l’hôpital le plus proche. Plus de peur que de mal heureusement pour la navigatrice qui s’en fort finalement avec une légère blessure à l’épaule.
La casse n’a été que matérielle pour le Team Lorina – Golfe du Morbihan avec un flotteur endommagé qui a pu être remplacé sur la plage, grâce à une belle solidarité des autres teams. Les tenants du titre ont ainsi pu prendre part à leur troisième course… avant d’être à nouveau disqualifiés ! Ils ont sauvé l’honneur dans leur quatrième et dernière manche, en terminant 2e. 29e et derniers de la journée, ils pointent ce soir en 21e position du classement Général. Piqués au vif, nul doute qu’ils sauront rapidement réagir.
La Finale du jour : Team SFS avec méthode…
Les concurrents des deux groupes ont chacun disputé quatre courses. A l’issue de cette phase de qualification, les quatre premiers teams du groupe A étaient, dans l’ordre : Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains, Team SFS, Team Installux Aluminium et les Espagnols de New Territories. Quant aux quatre premiers du Groupe B, il s’agissait de Cheminées Poujoulat, Trésors de Tahiti, Helvetia Blue By Normandy Elite Team (les seuls Jeunes qualifiés pour la Finale) et Team Occitanie Sud de France. Ces huit équipages ont décroché leur ticket pour la Finale du jour, où les compteurs ont été remis à zéro. La tension était forcément palpable avant cette manche décisive pour le classement du jour, disputée dans des conditions parfaites avec un vent de Nord-Est d’une douzaine de nœuds. Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains et Team Occitanie Sud de France ont pris le meilleur départ, enroulant en tête la bouée de dégagement. Mais ces deux équipages n’ont rien pu faire face au retour canon du Team SFS. Après un départ conservateur mais efficace, l’équipage mené par Sofian Bouvet a grappillé les places, tout en maîtrise, avant de couper la ligne d’arrivée en tête. Carton plein pour le Team SFS qui avait déjà remporté le Raid Côtier et s’impose donc magistralement dans l’Acte 1.
A noter que le Team Dunkerque Voile remporte le premier Prix Finagaz de la Combativité. Le jury, présidé par Michel Desjoyeaux a choisi de récompenser l’équipage amateur mené par Clément Meister pour leur très bon raid côtier et les excellents départs pris aujourd’hui lors des Stades Nautiques.

Ce soir, le Tour prend la route en direction de Fécamp, théâtre de l’Acte 2 du Tour de France à la Voile.

1 .Team SFS
– 100 pts
2. Fondation FDJ – Des Pieds et des Mains – 96 pts
3. Trésors de Tahiti – 96 pts

ILS ONT DIT

Réactions à l’issue de la journée :

Sofian Bouvet (Team SFS) : « On ne s’attendait pas à remporter le Raid Côtier puis les Stades Nautiques ici à Dunkerque, c’est une belle surprise ! Nous savourons ces victoires mais nous savons aussi que la compétition ne fait que débuter, la route est encore longue… Beaucoup de favoris sont passés au travers aujourd’hui et c’est justement ce que nous voulons éviter, quitte parfois à jouer la prudence sur certains départs puis à récupérer des places derrière. C’est du gagne-petit mais, à mes yeux, il est très important de procéder ainsi. »

Damien Seguin (Fondation FDJ – Des Pieds et Des Mains) : « C’est un très bon début de Tour pour nous avec la 2e place au Général. Nous savions que nous pourrions rivaliser avec les meilleurs équipages et cela se confirme. Le Raid Côtier comme les Stades Nautiques se sont vraiment bien passés. Nous avons un bel équipage de quatre navigants cette année, avec tous beaucoup d’expérience. Nous avons clairement du potentiel. »

Pierre Leboucher (Team Occitanie Sud de France) : « C’était une superbe Finale avec de très bonnes conditions. Nous avons pris un départ canon mais nous avons subi différentes attaques. Il était difficile de toutes les contrer. Nous terminons finalement 3e et cela nous va très bien. Nous sommes ravis de notre début de Tour. La 10e place dans le Raid Côtier était honorable. Dans le Tour, la régularité paye et il ne faut surtout pas se trouer dans l’un des Actes. »

Clément Meister (Dunkerque Voile) : « Nous sommes très contents d’avoir reçu ce prix de la combativité, un peu surpris ! On souhaitait remporter cette année au moins un prix. Je pense qu’il nous a été attribué surtout parce qu’avant-hier nous n’avions rien lâché sur le Raid Côtier, on a tenté des options plus osées que les autres, c’est peut-être ça qui a fait pencher la balance.
Aujourd’hui nous n’avons pas été forcément très performants, on arrive à être très combatifs sur les départs peut être un peu trop ce qui justifie qu’on les ait raté deux fois. »

Le JPK1010 Expresso 2 champion d’Europe de l’IRC

Expresso2, le bateau français de la Société Nautique de Saint-Tropez skipper par Guy Claeys remporte le championnat d’Europe en IRC après avoir remporté cinq manches.

“Pas besoin d’avoir un TP52 pour être champion d’Europe“, rigole Guy Claeys, le chef de meute d’Expresso2. Le JPK1010 de la Société Nautique de Saint-Tropez remporte le titre de champion d’Europe IRC, devant Alice, le Mumm 36 de Simon Hennin, auteur, lui aussi, d’un quasi sans faute et le local Tonnerre de Glen.

La règle, simplifiée, est la suivante : le bateau qui remporte sa classe avec le minimum de points, tout en tenant compte du nombre de participants dans sa classe et du nombre de manches courus, remporte le titre de champion d’Europe IRC, toutes catégories.

A analyser la chose, le vainqueur de l’IRC4 avait beaucoup mis d’atouts dans ses voiles. Habitué à naviguer plutôt en solo ou en double, Guy Claeys est allé chercher Romain Bricier, son numéro 1, à la Société Nautique de Marseille, qui, après quelques cours à l’école de voile, décide de s’inscrire à la bourse aux équipiers. Bonne pioche et super complicité naissante entre les deux hommes. “Un soir de novembre dernier“, rigole Romain, Guy m’appelle et me dit : Romain, on s’inscrit au championnat d’Europe et on va le gagner…“

Le propriétaire achète un jeu de voile spécialement pour l’événement et demande au maître voilier de participer à la course. Son équipage est minutieusement préparé. “Les chiffres donnent une impression de facilité, mais c’est faux ! On a du beaucoup ferrailler. Toutes nos victoires sont à l’arraché pour quelques secondes. Et puis, deux jours avec des aperçus, des rappels, c’est usant ! On est heureux, mais cuits !“

Alice (tenant incontesté en IRC3) échoue à un cheveu de la victoire. “C’est un bateau de bon niveau en Angleterre, avec un bon équipage, et qui a mis à profit ces deux dernières années pour progresser sur ce support. On savait qu’ils étaient bons, mais j’ai été impressionné de les voir si bons. Toujours au bon endroit, aucune erreur. Les conditions de petit temps ont profité aux Mumm 36…

Le podium est complété par Tonerre de Glen facile vainqueur en IRC1. Marie de Reviers, équipière : “On est contents de gagner d’autant qu’on est à la maison. On avait confiance car le bateau commençait à très bien tourner…“

La deuxième édition du championnat d’Europe IRC a rendu son verdict, par une journée où le vent était de la partie. Les comités de course ont pu envoyer un côtier pour les IRC 3 et 4, et une banane suivie d’un côtier autour du Frioul pour les grandes unités.

Favori en grand danger il y a encore 24 heures, Team Vision Future, le bateau de Jean-Jacques Chaubard, skippé par Mickaël Mergui remporte le trophée en IRC0, et cumule une impressionnante série de victoires depuis la Copa del Rey 2016.

“On a réussi à inverser la mauvaise tendance des deux premiers jours. Aujourd’hui, on fait une super manche, en réel comme en compensé. Cette victoire est quand même inattendue. Je suis content car l’équipage a su rester soudé, on s’est beaucoup parlé, surtout avec la cellule tactique et ça a payé. Je pense qu’on est arrivé, un petit peu stressé par l’enjeu, mais on a réussi à se lâcher.“

Geranium Killer complète le tableau d’honneur avec sa victoire en IRC2. “On gagne avec une large avance de points, explique Pascal Fravalo, mais l’équipage monte crescendo depuis deux ans, c’est bon pour notre objectif qui est de remporter le championnat IRC2 Mediterrannée.

Enfin, petite pensée à Jean-Claude Bertrand qui clôt, ce soir, son immense carrière de régatier, à 72 ans. Yves Ginoux (Week-end Millionnaire) reconnaît avoir 2000 régates au compteur. Le Mandolocien ne doit pas être loin…

Le bilan :

Jean-Philippe Cau (Président de l’UNCL) : “Nous avons eu quasiment tous les ingrédients qui font le succès de l’IRC sur ce type de compétition. Du très haut niveau avec de nombreux professionnels à bord de bateaux optimisés et préparés, sur lesquels personne ne remet en cause les coefficients. Quatre jours de compétition, un beau format pour trouver des conditions différentes, des étrangers qui ont fait le déplacement pour la gagne, qui se sont battus contre des méditerranéens, locaux, avantagés par la connaissance du plan d’eau. On a eu un bel accueil à Marseille, une ambiance unique avec les bateaux regroupés sur le Vieux-Port, au cœur de Marseille. Les trois clubs ont démontré leur maitrise de l’évènement qu’ils ont assuré. Seul petit bémol de ne pas avoir pu faire une grande course off shore.

L’avenir ? Pouvoir refaire cette édition en Méditerranée, en France, en Italie ou en Espagne… Le vivier existe pour faire un championnat à cent bateaux. Ce championnat d’Europe assoit la pérennité de notre jauge à l’international. Et ce qui assoit encore plus cette dimension, c’est que le World Championship de La Haye en 2018 regroupera l’ORC et l’IRC, les deux jauges reconnues internationalement.“

Le bilan des trois clubs marseillais organisateurs : “le Cercle Nautique et Touristique du Lacydon, l’Union Nautique Marseillaise et la Société Nautique de Marseille sont très heureux

d’avoir organisé ce Championnat d’Europe IRC qui s’est déroulé dans les meilleures conditions possibles, malgré l’absence de vent au début de la compétition. Marseille a eu la chance d’accueillir des bateaux français et étrangers performants et des équipages affutés dans lesquels on dénombrait des champions olympiques, des vainqueurs de la Coupe de l’America et encore des champions du Monde.

L’association des trois clubs démontre le savoir-faire des équipes de bénévoles déployées en mer et à terre. Ils sont 80 bénévoles (des trois clubs et des membres de la légion étrangère) à avoir assuré leur présence et montré leur savoir-faire, pendant une semaine de 6h du matin pour la préparation des petit-déjeuners, jusqu’à minuit, l’extinction des feux.

Maintenant, le prochain grand rendez-vous des clubs nautiques marseillais est le 13 septembre prochain pour l’annonce du site qui accueillera les prochains J.O. de 2024. Les clubs nautiques marseillais sont tous derrière Paris, et espérent la victoire de la capitale pour pouvoir se mettre en rang de bataille derrière elle afin d’organiser les plus belles épreuves de voile possibles.“

Les classements généraux par classe

IRC0 (8 courses disputées, 7 retenues)

1/ Team Vision Future – Jean-Jacques Chaubard (Fra) – 18 pts

2/ Phœnix – Hasso Plattner (USA) – 19 pts

3/ Arobas2 – Christophe Bouvet (Fra) – 22 pts

IRC1 (7 courses disputées, 6 retenues)

1/ Tonnerre de Glen – Dominique Tian (Fra) – 7 pts

2/ Imagine – Jean-Claude André (Fra) – 16 pts

3/ Cippalippa Rossa – Paolo Guido Gamucci (Ita) – 17 pts

IRC2 (7 courses disputées, 6 retenues)

1/ Geranium Killer – Pascal Fravalo (Fra) – 8 pts

2/ Jivaro – Yves Grosjean (Fra) – 15 pts

3/ Adrenaline – Michel Gendron (Fra) – 15 pts

IRC3 (7 courses disputées, 6 retenues)

1/ Alice – Simon Henning (GB) – 8 pts

2/ Absolutely – Philippe Frantz (Fra) – 20 pts

2/ Week-end Millionnaire – Yves Ginoux (Fra) – 23 pts

IRC4 (7 courses disputées, 6 retenues)

1/ Expresso 2 – Guy Claeys (Fra ) – 7 pts

2/ Fioupelan – Frédéric Tian (Fra) – 28 pts

3/ Old Fox – Paolo Colangelo (Ita) – 28 pts

 

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