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Class40. Le jury de la Normandy Channel race donne raison à Wasabii

Départ de la CIC Normandy Channel Race à Caen avant le départ, le 25 mai 2025, Photo © Jean-Marie LIOT / CIC NCR

Le jury de la Normandy Channel Race a donné raison au Class40 Wasabii, qui avait déposé une réclamation.
L’accident malheureux, survenu deux minutes avant le départ de la course entre les deux Class40, a entraîné le démâtage de Wasabii et anéanti les espoirs des deux bateaux de participer à cette grande classique de la classe.

Le Class40 VSF a enfreint la règle 10 et 14.
Règle 10 – Bâbord amure / Tribord amure
“Quand des bateaux sont sur des bords opposés, un bateau bâbord amure doit s’écarter de la route d’un bateau tribord amure.”
Règle 14 – Éviter le contact
“Un bateau doit éviter le contact avec un autre bateau si cela est raisonnablement possible.”
Même si un bateau a la priorité, il doit tout faire pour éviter un contact physique s’il peut raisonnablement le faire.
C’est une règle de sécurité avant tout.

Le communiqué de VSF Sport, publié à la suite de l’accident, a été malheureux dans sa communication
Le jury a tranché… sans surprise. Reste désormais à trouver un mât pour le Pogo S4 Wasabii, afin que Stéphane Bodin puisse poursuivre son programme… et garder en ligne de mire son rêve de participer à la prochaine Route du Rhum.


Lire aussi :
Collision au départ entre deux class40: https://www.courseaularge.com/class40-collision-au-depart-en-2-class40.html
Quand la communication dérape sur l’esprit sportif https://www.courseaularge.com/quand-la-communication-derape-sur-lesprit-sportif.html


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IRC. début de la 5ème édition de la Porquerolle’s Race

Gilles Martin-Raget / YCP

Le vent s’est fait attendre dans la rade Hyères pour ce premier jour de la 5ème édition de la Porquerolle’s Race. Les 559 concurrents en lice ont dû prendre leur mal en patience avant que le vent prenne un peu de vigueur. Le Comité de course a pu lancer le premier départ à 15h21. Tous ont pu valider une course pour cette première journée.

Du côté des Class40, Mikael Mergui (Centrakor) a remporté la Grande Course (65 milles) de la Porquerolle’s Race. Parti hier à 14h35, il a franchi la ligne d’arrivée à 23h54. Aurélien Ducroz (Crosscall) et Anthony Streicher (Phénix Ha Plus Pme) complètent le podium. Pas de course aujourd’hui pour les Class40.

Après avoir attendu sous un soleil très généreux que le vent capricieux se lève pour 6-7 nœuds, le comité de course a lancé le premier départ à 15h21 pour les 12m JI. Les départs se sont ensuite enchaînés. Impatient d’en découdre, tous les équipages ont enfin pu régater et prendre le départ d’un parcours construit technique et tactique. Sur le pont des bateaux, la concentration était extrême, les yeux rivés sur les réglages de voiles, à l’affut de la moindre risée. Un spectacle de toute beauté en rade de Hyères. La Porquerolle’s Race est lancée !
Cape 31 – 1 course
Le Portugais FIRSTINGS de Leitmann Miguel remporte la course devant les Allemands LAPERICOLOSA (Christian Schwoerer) et MEERBLICK (Burkart Nikolai)
IRC 0-1 – 1 course
Le TP52 Team Guenifey (Julien Lorca) s’impose devant Ràn (CARKEEK 41) de Niklas Zennstrom et Arobas2 (TP52) de Gérard Logel.
IRC 2 – 1 course
Seven Mani (First 40.2) de Emmanuel Nebout avec à son bord Kito de Pavant gagne la course devant Mirage 2 (J 122 – Jérome Pignard) et Groupe Lombardot Centre Porshe Toulon ( Grand Soleil 46).
IRC 3 – 1 course
Longnose 11 (Jean Rougnon) s’impose devant FlyingDolphin (Willem Ellemeet) et Lelupin (Jean Rameil).
IRC 4 – 1 course
Almogaver (Antoine Illes) a franchi en vainqueur la ligne d’arrivée devant Havana Glen (Frédéric Tian) et Godzilla2 (Julien Lacombe).
12m JI – 1 course
South Australia (Yann Delplace) remporte la course devant French Kiss (Marc Pajot).

Ils ont dit :
Kito de Pavant, Seven Mani (First 40.2) : « C’était une belle journée avec du soleil ! On a passé un peu de temps à attendre mais au final on a fait une belle course, une belle mise en jambe. C’était la première régate sur ce bateau pour une partie de l’équipage, il fallait trouver nos marques et a priori on les a bien trouvées puisque nous sommes devant ! Il y a très peu d’écart entre les bateaux, ça promet une belle bagarre pendant cette Porquerolle’s Race ».

Julien Farnarier, propriétaire de Maquis (Grand Soleil 40) : « Maquis, c’est un bateau que nous avons depuis un an et demi. C’est la première fois que nous venons participer aux régates de Porquerolles. A bord, c’est un mélange de professionnels avec Marc Audineau et Gilles Chiorri et d’amis amateurs. L’équipage est très sympa et, au-delà du résultat sportif, il y une très bonne ambiance. »

Thierry Fouchier, légendaire régleur de grand-voile à bord de Swell (Ice 52) : « Le bateau est basé à Marseille. A bord, nous avons une équipe mixte avec des jeunes et des moins jeunes, c’est un super croisement d’expérience. C’est super intéressant, je suis content de partager mon expérience avec des jeunes qui commencent dans la voile. Le bateau est assez performant, il a du potentiel, il faut qu’on l’utilise. C’est un bonheur de naviguer à Porquerolles, c’est l’île paradis, un endroit hors du temps pour moi. Le fait de pouvoir passer quatre jours ici, c’est magnifique, c’est unique ! »

Mikael Merguy -Centrakor (Class40) : « C’était chouette ! C’était une belle bataille avec les autres. On a pris un super départ, on a bien géré… On est passés deuxième au Lion de Mer et on a pris l’option d’aller direct dans le golfe de Saint-Tropez. Nous avons été les premiers à toucher la bascule et on s’est un peu envolés. On a eu jusqu’à 27-28 nœuds sous spi devant Pampelonne. »
Ils sont engagés

Phénix Ha Plus Pme : Naviguer pour se reconstruire – prouver que tout est possible !
Antony Streicher et François Verdier sont engagés pour faire naviguer des blessés des armées sur un voilier de course au large. Les résultats psychosociaux escomptés pour les blessés sont : la vie en communauté, l’esprit d’équipe, retrouver du plaisir (plaisir du corps dans l’activité, plaisir de l’esprit dans l’engagement…), etc.
« Parmi les blessés de l’armée, il y a des blessés physiques et/ou post-traumatiques. L’idée, c’est d’aller chercher avec eux du dépassement de soi via des conditions difficiles, via la mer, la course au large. C’est très dense, très riche avec beaucoup d’humanité et c’est ce qui nous motive, c’est notre moteur dans le projet.
Sur la Porquerolle’s Race, nous en avons quatre à tourner, ils seront deux tous les jours sur le bateau pour qu’ils puissent tous aller naviguer et se dépasser », précise Antony Streicher.

Source CP

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IRC. 195 équipages au départ de l’ARmen Race sur un parcours réduit

SNT

La 14e édition de l’Armen Race Uship s’est élancée ce jeudi 29 mai en baie de Quiberon. 195 équipages ont pris le départ sous un ciel voilé et un vent autour de cinq noeuds. Malgré un vent léger, les concurrents ont offert un magnifique spectacle.

Parmi les marins à suivre pendant ces quelques jours de course le long des côtes sud de la Bretagne, on peut citer : Armel le Cléac’h (Banque Populaire) et Anthony Marchand (Actual) en Ultim. Cinq Ocean Fifty ont également pris le départ : Anne-Claire le Berre (Upwind by Mer Concept), Luke Berry (Le Rire Médecin Lamotte), Erwan le Draoulec (Lazare), Erwan le Roux (Koesio) et le vainqueur 2024, Sébastien Rogues (Interinvest). Deux MOD70 sont également présents : Zoulou, avec à bord notamment Loïck Peyron, Bruno Mourniac ou encore Eric Peron, et Argo avec son équipage venus de l’autre côté de l’Atlantique dans lequel on peut citer Sam Goodchild.

Les IRC Double sont une nouvelle fois venus en force avec 58 duos en lice, la course étant sélective pour la Cap Martinique 2026. On y retrouve notamment Samuel Manuard accompagné de Frédéric Duthil (Aruba) mais aussi une figure bien connue de La Trinité-sur-Mer : Thomas Coville, qui sera aux côtés de Benjamin Schwartz (Blue Oscar). A noter également, la participation de Francis Joyon (Oceans) et de Marc Guillemot (MG5) en Multi2000.

Étant donné les conditions météo, Hervé Gautier, directeur de course, a choisi de réduire les parcours : 200MN pour toutes les classes de l’Armen Race et 54MN pour la Nuit de l’Armen.

Source SNT

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GPEN. Début du Championnat de France des Monotypes Habitables

gpen

C’est à 14h00, ce jeudi, sur la totalité des 5 zones de course, que la 24ème édition du Grand de l’Ecole Navale, Championnat de France des Monotypes Habitables s’est élancée. Une première journée qui a permis aux 600 compétiteurs présents de découvrir ou retrouver les plaisirs de la régate sur les plans d’eau de Lanvéoc, Camaret, Crozon-Morgat, Roscanvel ou Brest. Des premières courses qui ont nécessité finesse et concentration pour tous les équipages tant les conditions météos étaient légères.

Orienté Sud Sud Est, soufflant entre 8 et 12 nœuds, le vent présent aujourd’hui sur la presqu’île de Crozon et en rade de Brest n’aura pas bousculé les équipages par sa force. En revanche, entre son intensité et son orientation et la gestion des courants, la première journée du Grand de l’Ecole Navale 2025 a sollicité l’attention et les stratégies des compétiteurs.

Les ETF26 enchaînent les courses.
Déjà en course hier, les Easy to fly 26, avaient validé 5 courses. Un programme qu’ils ont également réussi à tenir aujourd’hui. 10 courses en 2 jours, les catamarans volants démontrent toute leur agilité sur un plan d’eau de Lanvéoc, au pied des bâtiments de l’Ecole Navale, idéal pour eux. Au classement général, c’est toujours Charles Dorange qui porte le maillot jaune devant Matthieu Salomon, Entreprises du Morbihan, et Quentin Delapierre qui navigue sous les couleurs de K-Challenge.
Valentin Bellet – Entreprises du Morbihan
« Nous avons eu encore des belles conditions pour régater aujourd’hui à l’Ecole Navale. Nous avons été accueillis ce matin par un petit crachin breton, mais qui a laissé place à une belle journée derrière. Nous validons encore aujourd’hui 5 belles courses. Sur Entreprises du Morbihan, nous finissons bien la journée avec deux victoires grâce à des départs qui ont été bien meilleurs. Ce soir, nous sommes donc deuxièmes du classement général provisoire. »
Avec 44 inscrits, les J80 sont à nouveau la classe la plus représentée au Grand Prix de l’Ecole Navale. Cette classe, fidèle, adore l’épreuve et le plan d’eau de Lanvéoc et les organisateurs leur rendent bien leur fidélité par son accueil mais également par l’attribution d’un titre de champion de France. Une médaille d’or que plusieurs équipages sont venus chercher cette année avant de viser le Championnat du Monde de la série qui aura lieu cet été, en Belgique à Neuport. Après 3 courses, c’est Eric Brezellec, l’une des références de la Classe J80 France qui est en tête ce soir.

6 courses à Brest
De l’autre côté de la grande rade de Brest, 20 bateaux handivoile régatent à proximité du Port du Moulin Blanc. 2 classes différentes sont présentes. D’un côté, nous retrouvons 13 MiniJi et de l’autre 7 Néo495. Sans surprise c’est Hervé Tourneux qui est en tête du classement général des MiniJi. Le multiple champion de France de la catégorie a fait une journée parfaite avec 3 courses de premier. Derrière, Patrick Dubs fait 3 places de second, tandis que nous retrouvons un autre fidèle de la classe et de l’événement Laurent Gourves, à la 3ème place du classement provisoire ce soir. Du côté des Néo495, c’est Marc Berthier, licencié à la Ciotat avec Ossah-Ndzoume Wilfrid qui en tête ce soir, 1 petit point devant Inzelrac Agnès de Mauguio Carnon avec Dominique Doulliez.
Du côté de Camaret, Roscanvel et Crozon Morgat, les courses ont également pu avoir lieu dans de bonnes conditions. 14 courses ont été validé à Camaret, 8 à Roscanvel pour les séries volantes et 10 à Crozon Morgat.
Johanne Girard, Figaro CER Ville de Genève
« Nous avons eu une belle journée à Camaret aujourd’hui sur notre Figaro 3 de la Ville de Genève. Les conditions étaient « médium » et nous sommes assez contents de nos manœuvres. Tactiquement, cela a été plus difficile, il faudra revoir cela demain. L’ambiance à bord était bonne et nous avons navigué sous le soleil. »

Source CP

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Class40. Corentin Douguet et Axel Tréhin (Esprit large) remporte la Normandy Channel Race

Photo Jean-Marie LIOT Images / CIC Normandy Channel Race

Corentin Douguet et Axel Tréhin, à bord du Class40 Esprit Large, ont remporté de la plus belle des manières après 4 jours 4 heures 23 minutes et 16 secondes cette 16e édition de la Normandy Channel Race, particulièrement corsée cette année. Ils devancent de quelques milles Guillaume Pirouelle et Cédric Château sur Sogestran – Seafrigo, auteurs d’une belle remontée en fin de parcours, qui devraient terminer deuxièmes devant les tenants du titre, Fabien Delahaye et Pierre Leboucher, sur Legallais. La bataille n’est pas terminée en revanche entre Crédit Mutuel et Alternative Sailing pour la 4e place. Sur les 32 bateaux au départ, seuls 16 concurrents sont restés en course. Une fois encore, la Normandy Channel Race a été à la hauteur de sa réputation : une course exigeante, avec toujours de faibles écarts à l’arrivée.

Les Class40 ont fait parler la poudre ! Après avoir passé une bonne partie de la course à faire le dos rond pour laisser passer le gros temps, les skippers ont enfin pu lâcher les chevaux sur cette fin de course et laisser exprimer tout le potentiel de leur monture. Au reaching, allure particulièrement appréciée des Class40 typés scow, les équipages ont avalé les milles et affiché des vitesses impressionnantes, atteignant même des pointes à plus de 18 nœuds de vitesse (33km/h). C’est donc à peine 20h après avoir salué le phare du Fastnet que les leaders ont pointé le bout de leurs étraves dans les eaux anglo-normandes. En tête de flotte de la 16ème édition de la CIC Normandy Channel Race, depuis le début Esprit Large (209), mené par Corentin Douguet et Axel Tréhin, a vu ses milles d’avance fondre au fil des heures. Sogestran – Seafrigo (197) et Legallais (199) accentuant la pression respectivement 6 et 9 milles derrière. Dans le bon timing à l’approche du Cotentin, le passage du Raz Blanchard et Barfleur, réputés pour leurs forts courants, n’ont pas changé le classement des cinq premiers au classement. Dans ce scénario, le dénouement de cette édition est d’ores et déjà qualifiée d’historique.

Étalée sur toute la mer d’Irlande la queue de flotte évolue toujours dans un flux tonique de sud-ouest de 20-25 nœuds. Si trois Class40 sont encore en pleine ascension vers le rocher du Fastnet, ce n’est plus le cas des frères Courbon, Yves et Renaud, respectivement à la barre d’Ocean Connect (177) et Forvis Mazars (169), et de l’équipage belgo-suisse de Belgium Ocean Racing (153) qui ont enroulé le mythique phare dans la nuit. En tête du classement des étraves pointues depuis le début de la course, la belle performance de Djemila Tassin et Simon Koster est à souligner. La skipper belge, nouvelle venue dans la Class40, et le marin suisse vainqueur de l’édition 2020, s’illustrent dans cette édition particulièrement corsée.


Corentin Douguet et Axel Tréhin auront livré une prestation très solide en prenant le leadership de la flotte au bout de 24h de course seulement, et le passage au sud du DST Casquets. Ensuite ils auront su déjouer tous les pièges qu’a réservé cette édition mémorable. D’abord en ayant su faire le dos rond face aux conditions de mer et de vent rudes en Manche, puis en accélérant au moment opportun pour deux longs bords de reaching aller-retour en Mer Celtique, avant de négocier parfaitement le passage des anglo-normandes et le contournement du Cotentin malgré la forte pression des poursuivants. Effectivement, le duo vainqueur aura su contenir les attaques des poursuivants qui, en grappillant petit à petit des milles sur leurs prédécesseurs, nous ont offert un final d’exception en quasi match racing. Corentin Douguet prend ainsi sa revanche sur l’édition 2022 où il était arrivé second seulement 10 minutes après Crédit Mutuel. Quant à lui, Axel Tréhin rejoint le club très fermé des doubles vainqueurs de la CIC Normandy Channel Race avec Pierre Brasseur (2013 et 2019), Phil Sharp (2017 et 2018), Pablo Santurde Del Arco (2016 et 2017) et Ambrogio Beccaria (2022 et 2023).
 
« Je suis super heureux d’inscrire la CIC Normandy Channel Race à mon palmarès parce que c’est une des courses pilier du circuit. Derrière c’est revenu très fort, on a essayé de tuer le match sans jamais vraiment réussir. Dans ces courses en double il faut mettre du rythme tout le temps parce que personne ne lâche l’affaire » déclare Corentin Douguet à l’arrivée à Ouistreham. 
 
De son côté Axel Tréhin se réjouit d’inscrire son nom sur la coupe pour la seconde fois : « Ça fait super plaisir de devenir double vainqueur de cette épreuve. C’est une course dans laquelle il y a tellement de jeu, tellement difficile, il y a des coups à faire tout le temps. Vivement l’année prochaine pour tenter de devenir l’unique triple vainqueur. » 

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America’s Cup. Alinghi Red Bull Racing prêt à revenir sur la Coupe, Athena Racing s’engage à trouver une solution

September 01, 2024. Louis Vuitton Cup, Race Day 4. ALINGHI RED BULL RACING, LUNA ROSSA PRADA PIRELLI TEAM

Selon Cuplegend.com, l’équipe Alinghi Red Bull Racing s’est jointe à la demande d’Athena Racing et d’American Magic pour obtenir davantage de transparence de la part du Defender. Si les requêtes des challengers étaient prises en compte par Grant Dalton, l’équipe suisse pourrait envisager un retour dans la Coupe.

L’équipe Suisse a officiellement communiqué ce jour : ” Lorsqu’en avril dernier, Alinghi Red Bull Racing a décidé de ne pas participer à la 38e America’s Cup, c’était en raison de sérieuses préoccupations concernant l’administration et la gouvernance de l’America’s Cup par le tenant du titre, Team New Zealand. Sans remettre en question le choix de Naples qui offre un cadre spectaculaire pour les régates de l’America’s Cup en 2027, nos préoccupations n’ont fait que croître hier, lorsque Team New Zealand a organisé un événement d’annonce dans la ville.

LIRE AUSSI : Alinghi Red Bul Racing dans l’attente du Protocole – https://www.cuplegend.com/38e-americas-cup-alinghi-red-bul-racing-dans-lattente-du-protocole/

Ils n’ont tout simplement pas le droit de le faire sans avoir au préalable signé d’accord (Protocole) avec Athena Racing, le Challenger of Record. Or, celui-ci n’a pas eu accès aux conditions d’accueil envisagées pour les participants, lesquelles ont pourtant un impact non négligeable sur les coûts et la logistique d’une équipe. En signant avec la ville-hôte un accord commercial incluant la Challenger Selection Series, plus connue sous le nom de Louis Vuitton Cup, Team New Zealand a vendu quelque chose dont ils ne détiennent pas les droits, ce qui est inacceptable. Le manque de transparence sur l’accord passé par Team New Zealand avec la ville soulève d’ailleurs une question importante: comment un lieu peut-il être choisi sans que ni la ville-hôte, ni aucune des équipes challengers ne connaissent la forme que prendra la régate ? Cela illustre une fois de plus les manquements de Team New Zealand à remplir ses devoirs en tant que Trustee de l’America’s Cup.

Ces difficultés croissantes qui pèsent sur la gouvernance de l’America’s Cup ont justifié l’envoi d’un courrier par la Société Nautique de Genève au Royal New Zealand Yacht Squadron (RNZYS), le Yacht Club de Team New Zealand, soulevant des questions sur l’administration de la compétition par son équipe et demandant au RNZYS des précisions sur la façon dont il exerce ses responsabilités et ses devoirs en tant que Trustee. Double vainqueur de l’America’s Cup et ancien Trustee, Alinghi et la SNG considèrent avoir toujours une part de responsabilité sur l’America’s Cup et sont convaincus que ceux qui organisent et dirigent l’événement doivent placer l’intérêt collectif de l’America’s Cup comme une priorité. Nous abondons dans le sens d’Athena Racing et American Magic, sur le fait qu’une America’s Cup réussie repose sur la transparence, la confiance et une compréhension partagée entre tous les participants. Nous restons optimistes qu’un protocole entre le Defender et les Challengers, établissant un cadre sportif équitable et un événement commercialement viable pour tous les acteurs de l’America’s Cup, puisse être conclu. Si cela devait aboutir, alors Alinghi sera prête à envisager un retour à la compétition dans le cadre exceptionnel offert par Naples, cadre idéal pour la compétition vélique la plus importante du monde.

L’équipe anglaise a réagi immédiatement au communiqué d’Alinghi en publiant sa réponse quelques heures plus tard.
Le manque de transparence qui continue d’entourer l’annonce récente de la ville hôte de la Coupe de l’America 2027 et l’impact que cela a sur la négociation d’un protocole sportif équitable n’ont toujours pas été abordés par le défenseur, Team New Zealand, qui, sans consulter Athena Racing, le challenger officiel, a annoncé hier à Naples : « Dans deux ans, la Louis Vuitton Cup se déroulera dans le golfe de Naples.». Athena Racing négocie de bonne foi depuis sept mois et reste très préoccupée par plusieurs clauses clés proposées dans le protocole, qui est loin d’être « définitif » comme le suggère le défenseur.

Lire aussi : Team New Zealand répond et publie une version provisoire du protocole de la 38e America’s Cup
> https://www.cuplegend.com/team-new-zealand-repond-et-publie-une-version-provisoire-du-protocole-de-la-38e-americas-cup/
> Le Protocole de la 38e, les nouveautés

En outre, nous prenons note des préoccupations soulevées par Alinghi, ancien administrateur de la Coupe de l’America, concernant l’administration et la gouvernance de l’événement par le défenseur, Team New Zealand. Nous espérons que le défenseur répondra à ces préoccupations et fournira des informations à l’appui de manière claire et transparente.

Athena Racing s’engage à trouver une solution et un accord mutuel au nom de tous les challengers de la 38e America’s Cup. Nous répondrons dans les plus brefs délais au défenseur avec un protocole et un cadre de partenariat qui, nous l’espérons, permettront à tous les acteurs concernés de vivre un événement couronné de succès en 2027 et au-delà.

American Magic supporte Athena Racing et Alinghi et menace de ne pas participer si le Defender n’apporte pas plus de transparence sur le Protocole.

American Magic tient à exprimer son soutien aux questions soulevées aujourd’hui par l’ancien vainqueur de la Coupe de l’America, Alinghi, concernant la gouvernance et l’administration de Team New Zealand pour la 38e édition de la Coupe de l’America et les Challenger Selection Series, toutes deux prévues dans le spectaculaire golfe de Naples en 2027 et officiellement annoncées hier à Naples.

Depuis la fin de la 37e America’s Cup l’année dernière, nous sommes préoccupés par le refus du défenseur de s’engager à faire preuve de la transparence et de la coopération nécessaires pour garantir un protocole équitable pour la 38e édition du plus grand événement de notre sport.

Nous sommes particulièrement préoccupés par le fait que Team New Zealand ne remplit pas fidèlement ses obligations fiduciaires en tant que dépositaire de la Coupe. Nous déplorons notamment sa décision d’accepter unilatéralement un accord avec le gouvernement italien et la ville de Naples pour l’accueil de l’événement, vendant ainsi de facto les Challenger Selection Series sans le consentement du Challenger of Record, Athena Racing. Son refus constant de fournir des informations sur ses responsabilités et ses obligations en tant que fiduciaire soulève de sérieux doutes quant à la volonté de Team New Zealand d’agir avec l’ouverture et l’intégrité nécessaires.

Nous continuons à soutenir le Challenger of Record dans ses efforts pour garantir un protocole équitable et équilibré, un modèle de gouvernance transparent et un partenariat efficace pour l’America’s Cup qui profite à toutes les parties prenantes. Tant qu’un tel cadre n’aura pas été convenu, American Magic ne s’engagera pas à participer à la 38e Challenger Selection Series de l’America’s Cup.

Dans la journée, Team new Zealand a répondu aux 3 équipes : EMIRATES TEAM NEW ZEALAND STATEMENT IN RESPONSE TO ALINGHI, ATHENA RACING & AMERICAN MAGIC.
Conformément à l’acte de donation, le défenseur a le droit et la responsabilité de choisir le lieu de la compétition. Le protocole d’accord signé avec le challenger officiel à l’issue de la 37e America’s Cup confère également ce droit et cette obligation au défenseur.
Le défenseur reste déterminé à travailler avec les équipes afin de créer un partenariat pour les futures America’s Cup.

MISE À JOUR de TNZ : Précisions supplémentaires concernant la déclaration faite plus tôt dans la journée par Emirates Team New Zealand au sujet de la responsabilité convenue du défenseur dans le choix du lieu d’accueil de la 38e America’s Cup pour toutes les épreuves, y compris les Challenger Selection Series. Le protocole d’accord avec le challenger officiel stipule également :
« Le lieu de la rencontre et des CSS qui la précéderont sera déterminé et annoncé par le défenseur de l’AC38 dans les huit mois suivant la finale de l’AC37. Les dates définitives de la rencontre et des CSS qui la précéderont seront annoncées dans les deux mois suivant l’annonce du lieu. »

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Class40. Le récit de Thomas Jourdren : “La proue du cargo a littéralement sectionné le voilier !”

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À 1h50 du matin, la direction de course de la CIC Normandy Channel Race a été prévenue par le CROSS Corsen d’un accident survenu au large de Brest, impliquant le Class40 NST Cabinet Z (n°191) de Thomas Jourdren et Cédric de Kervenoaël. Les secours ont été immédiatement déclenchés par le CROSS, avec le soutien de l’équipage du Class40 EmpowHer (n°178) de Pamela Lee et Jay Thompson, qui se trouvait à proximité. Les deux skippers de NST Cabinet Z ont été hélitreuillés par la Marine nationale et transférés pour examen à un hôpital de Brest. Le Class40 EmpowHer, qui avait dû mettre à l’eau son radeau de sauvetage lors de l’opération, n’a pas pu le récupérer et fait désormais route vers Lorient.

Communiqué de la Préfecture Maritime Atlantique:
Dans la nuit du 27 au 28 mai 2025, vers 01h30, un voilier participant à la course nautique Normandy Channel Race a émis un signal de détresse après être entré en collision avec un autre navire au sud-ouest du dispositif de séparation de trafic (DST) de Ouessant. L’alerte a immédiatement été prise en compte par le Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage (CROSS) de Corsen, qui a pris en charge la coordination des opérations de secours. Un message de détresse MAYDAY RELAY a été diffusé à destination des navires se trouvant à proximité.
Un voilier concurrent, présent sur zone, a confirmé l’alerte, la position précise du voilier sinistré ainsi que la présence de deux personnes à bord. Le CROSS Corsen a engagé plusieurs moyens de secours, dont un hélicoptère H160 de la Marine nationale. Arrivé sur zone à 02h15, l’équipage a procédé à l’hélitreuillage des deux naufragés, deux hommes :
l’un indemne ; l’autre légèrement blessé, pris en charge à son arrivée par les marins-pompiers de la base navale de Brest, puis transféré au CHU de Brest pour examens complémentaires.
Une enquête est en cours afin de déterminer les circonstances exactes de l’accident. Le voilier accidenté fera l’objet d’un remorquage dans les meilleurs délais, avec le concours des moyens actuellement sur zone.

Le Class40 « NST – Cabinet Z », skippé par Thomas Jourdren et Cédric De Kervenoaël, est entré en collision avec un cargo italien dans des conditions de mer particulièrement délicates. Malgré les précautions prises en amont, notamment une tentative de coordination radio avec le cargo, le choc a été violent : la proue du navire marchand a littéralement sectionné le voilier. Fort heureusement, les deux skippers sont miraculeusement sortis indemnes et ont été secourus par la Marine nationale.

Joint après l’accident, Thomas Jourdren livre un récit précis et tendu des minutes qui ont précédé la collision :
« Nous venions de contourner le DST, avec un cargo à proximité repéré à l’AIS. J’ai tenté trois appels VHF 30 minutes avant le point de collision sans réponse. Nous avons fini par établir le contact : je leur ai indiqué que nous étions en course sous voile et que nous souhaitions passer à l’avant. Le cargo a alors confirmé qu’il modifierait sa route et qu’il était ok. Par sécurité, j’ai élargi notre point de passage.
Mais le cargo ne déviait pas. Cédric a repris la VHF pour relancer le contact, pendant que je faisais des allers-retours entre la barre et l’écran du cockpit, dans un épais brouillard et une mer agitée. Le cargo a fini par répondre, estimant que notre vitesse de 16-17 nœuds ne correspondait pas à un voilier et nous accusant de malhonnêteté. Il a poursuivi sa route.
Je suis ressorti en urgence pour abattre, mais il était trop tard : ses feux apparaissaient dans le brouillard et son étrave nous a percutés de plein fouet, tranchant littéralement le bateau en deux.
Nous nous sommes retrouvés agrippés au tableau arrière, alors que le Class40 coulait. Le cargo, lui, a poursuivi sa route. J’ai déclenché un mayday. Par chance, Pamela Lee et Jay Thompson, engagés dans la course à moins de deux milles, ont répondu rapidement à l’appel. Nos radeaux, y compris celui qu’ils nous ont envoyé, n’ont pas percuté. Nous avons donc attendu l’arrivée de l’hélicoptère de la Marine nationale à bord du class40, sous leur surveillance.
»

Informées de l’incident, les autorités maritimes ont ordonné au cargo italien d’interrompre sa route et de faire cap vers le territoire français. Une enquête est en cours pour établir les responsabilités et comprendre les circonstances exactes de l’accident.

Source CP

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Class40. Abandon de Desjoyeaux, l’équipage de NST Cabinet Z hélitreuillé

Départ de la CIC Normandy Channel Race à Caen avant le départ, le 25 mai 2025, Photo © Jean-Marie LIOT / CIC NCR

Corentin Douguet et Axel Tréhin (Esprit Large) sont toujours en tête et devraient enrouler le Fastnet ce mercredi.
La troisième nuit de course a, une nouvelle fois, été animée. Alexandre Le Gallais et Michel Desjoyeaux (TrimControl) ont abandonné. L’équipage du Class40 NST Cabinet Z, composé de Thomas Jourdren et Cédric de Kervenoaël, a été hélitreuillé. Dix-huit bateaux sont toujours en course.

Corentin Douguet et Axel Tréhin (Esprit Large) conservent la tête de la flotte mais ne disposent plus d’aériens. Corentin Douguet expliquait ce matin qu’ils n’avaient plus la direction du vent. Ils sont suivis à 11 mn par Guillaume Pirouelle et Cédric Chateau (Sogestran-Seafrigo), revenus fort dans la nuit et repassés en deuxième position devant Fabien Delahaye et Pierre Leboucher (Legallais). La tête de course est désormais lancée vers le Fastnet, qu’elle devrait atteindre ce mercredi en début d’après-midi.

Si les conditions météo se sont légèrement calmées, la nuit a toutefois été agitée. Sur TrimControl, Alexandre Le Gallais et Michel Desjoyeaux ont été contraints à l’abandon, à la suite de la rupture du safran tribord.

À 1h50 du matin, la direction de course de la CIC Normandy Channel Race a été prévenue par le CROSS Corsen d’un accident survenu au large de Brest, impliquant le Class40 NST Cabinet Z (n°191) de Thomas Jourdren et Cédric de Kervenoaël. Les secours ont été immédiatement déclenchés par le CROSS, avec le soutien de l’équipage du Class40 EmpowHer (n°178) de Pamela Lee et Jay Thompson, qui se trouvait à proximité. Les deux skippers de NST Cabinet Z ont été hélitreuillés par la Marine nationale et transférés pour examen à un hôpital de Brest. Le Class40 EmpowHer, qui avait dû mettre à l’eau son radeau de sauvetage lors de l’opération, n’a pas pu le récupérer et fait désormais route vers Lorient.

Communiqué de la Préfecture Maritime Atlantique:
Dans la nuit du 27 au 28 mai 2025, vers 01h30, un voilier participant à la course nautique Normandy Channel Race a émis un signal de détresse après être entré en collision avec un autre navire au sud-ouest du dispositif de séparation de trafic (DST) de Ouessant. L’alerte a immédiatement été prise en compte par le Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage (CROSS) de Corsen, qui a pris en charge la coordination des opérations de secours. Un message de détresse MAYDAY RELAY a été diffusé à destination des navires se trouvant à proximité.
Un voilier concurrent, présent sur zone, a confirmé l’alerte, la position précise du voilier sinistré ainsi que la présence de deux personnes à bord. Le CROSS Corsen a engagé plusieurs moyens de secours, dont un hélicoptère H160 de la Marine nationale. Arrivé sur zone à 02h15, l’équipage a procédé à l’hélitreuillage des deux naufragés, deux hommes :
l’un indemne ; l’autre légèrement blessé, pris en charge à son arrivée par les marins-pompiers de la base navale de Brest, puis transféré au CHU de Brest pour examens complémentaires.
Une enquête est en cours afin de déterminer les circonstances exactes de l’accident. Le voilier accidenté fera l’objet d’un remorquage dans les meilleurs délais, avec le concours des moyens actuellement sur zone.

L’équipage du Class40 Bleu Blanc Planète Location, Quentin Le Nabour et Thierry Chabagny, a repris la course ce mercredi à 6h30, après un arrêt technique à Roscoff dû à une rupture de tringle de safran.

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12mJI. Clap de fin de la seconde édition de la Toulon Provence Regatta 2025 !

La Toulon Provence Regatta 2025, co-organisée par le Club Nautique de la Marine à Toulon représenté par l’Amiral Philippe Coindreau et Twelve Med Events représenté par Xavier Caux s’est achevée ce dimanche. Les 3 jours de régates auront permis de disputer 9 manches pour les voiliers 12 mJI et 8 manches pour les voiliers 2.4 mR. La Toulon Provence Regatta était la première étape de la 56e Coupe de France du Yacht Club de France en Méditerranée et une manche du circuit européen des 2.4 mR.

Du plus grand au plus petit, la Toulon Provence Regatta a mis en valeur des voiliers de course mais aussi de très beaux navires remarquables, comme la goélette cannoise « O’Remington ». Durant 4 jours d’événement labellisé « LA MER EN COMMUN » (2025 : année de la mer), le public a découvert une belle exposition en mairie d’honneur mettant en valeur les photographes des différentes classes de voiliers métriques ainsi qu’une exposition pédagogique le long du port de Toulon sur différents acteurs liés au monde de la mer, le « Parcours de la Mer ». Plus de 200 élèves des écoles de la Métropole auront participé aux 2 matinées scolaires proposées. 1500 visites par le grand public sur les différents bateaux présents au Carré du port de Toulon et plus de 500 baptêmes nautiques sur les plages du Mourillon ont été réalisés en partenariat avec différentes associations et clubs nautiques locaux. En plus du défilé de bateaux du patrimoine maritime le long des digues, pour la première fois, une régate de voiliers radiocommandés était visible dans l’anse du Lido.

La cérémonie de dimanche a également permis de lancer le projet de régates par Intelligence Artificielle et les Battleboats du 9 mai 2026 sous le patronage de DGA (Direction Générale de l’Armement) sous forme de partenariat Entreprise/Etudiant.

Classement des 12mJI : 1. Kiwi Magic, 2. French Kiss, 3. South Australia
Classement des Classic : 1. Irène VIII, 2. Heimat
Classement des 2.4 mR : 1. Little Miss Esme, 2. After Eight, 3. No Name

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Quand la communication dérape sur l’esprit sportif

Team Wasabiii Class40

La communication de l’équipe du Class40 VSF Sport à la suite de la collision avec Wasabiii, survenue au moment du départ de la Normandy Channel Race, a suscité de vives réactions.

L’accident malheureux, survenu deux minutes avant le départ entre les deux Class40, a entraîné le démâtage de Wasabiii et mis fin aux espoirs des deux bateaux de participer à cette grande classique de la classe. Les conséquences sont lourdes, notamment pour Wasabiii et son skipper Stéphane Bodin, dont la participation aux Sables–Horta, à la Fastnet Race, la Transat Café l’Or et à la Route du Rhum est désormais compromise.

Les accidents font partie des risques en course au large. Wasabiii a pu être remorqué au port par la SNSM, où son équipage — Stéphane Bodin et Loeiz Cadiou — a retrouvé celui de VSF Sport, skippé par Pep Costa et Pablo Santurde del Arco. L’organisateur, Manfred Rampscher, était également présent et a pu constater un esprit sportif entre les deux équipes. L’équipage espagnol a présenté ses excuses pour l’accident.

Mais dans la journée, l’équipe VSF Sport, dont la communication est assurée par Anne Combier, publiait un communiqué que nous avons relayé sur notre site internet — à tort, car nous n’avions pas encore vu les images de l’incident. Dans ce communiqué, Pep Costa relatait les faits ainsi :

« Nous avancions lentement à 4-5 nœuds sans le gennaker pour naviguer sans prendre de risque. Comme nous, l’essentiel de la flotte était en bâbord amure car la ligne de départ nous obligeait à faire route vers une marque au nord-est (angle de vent entre 110 et 120°), » commente Pep Costa à son arrivée à terre. « Puis, il y a eu une énorme collision avec un bateau qui arrivait très vite en tribord amure. Improbable. Incompréhensible d’un point de vue tactique. Nous ne l’avons vu qu’au moment du choc. »

Ce communiqué a provoqué un tollé pour son manque d’esprit sportif, en rejetant la faute sur Wasabiii, pourtant victime de l’accident. L’équipage de Wasabiii a d’ailleurs porté réclamation, et le jury devra trancher. Sur la forme, Stéphane Bodin a qualifié la communication de « lamentable » :

« Sur le moment, cela a été un choc. Nous sommes revenus au port avec l’aide de la SNSM, 1h30 plus tard. Nous avons échangé avec Pep Costa et Pablo Santurde, qui étaient vraiment désolés et se sont excusés. C’est plus tard que nous avons pris connaissance du communiqué, et nous sommes tombés des nues. ». Nous publions son communiqué de rectification et de mise en contexte concernant la collision entre VSF Sport et Wasabiii.

« Le communiqué accuse Wasabiii d’être responsable de la collision, ayant « surgi très vite en tribord amure » dans une situation jugée « improbable » et « incompréhensible d’un point de vue tactique ».
Or, les images diffusées par L’Équipe 21 et France 3 montrent clairement que Wasabiii était en tribord amure, tandis que VSF Sport, en bâbord amure, a abattu dans sa trajectoire — une manœuvre en violation de la règle 10 du Règlement de Course à la Voile, qui établit la priorité du bateau tribord.

De plus, contrairement à ce que laisse entendre le communiqué, Wasabiii naviguait sous grand-voile seule, à faible vitesse, tandis que VSF Sport était sous grand-voile et J1, à vitesse maximale. Cette différence de vitesse rendait toute manœuvre d’évitement par Wasabiii impossible.

La manœuvre de VSF Sport était non seulement fautive, mais extrêmement dangereuse, d’autant plus qu’elle a eu lieu à seulement deux minutes trente du départ. Lorsqu’un bateau abat sous J1, la visibilité vers l’avant est très réduite — notamment derrière le génois — ce qui impose une vigilance accrue pour éviter toute collision. Ce qui, manifestement, n’a pas été le cas ici.

Il est également inexact d’affirmer que l’ensemble de la flotte était en bâbord amure : plusieurs bateaux suivaient la même route que Wasabiii, ce qui prouve que sa trajectoire était légitime et cohérente avec les conditions de course.

L’équipage de Wasabiii a non seulement porté réclamation auprès du comité de course pour infraction à la règle 10, mais envisage également de déposer une plainte auprès de la gendarmerie maritime. Face à un tel comportement, il est important de rappeler que les skippers sont des professionnels. À ce niveau de compétition, un comportement aussi dangereux est inadmissible et doit être sanctionné. »

Nous avons contacté VSF Sports également dont le skipper Pep Costa, skipper VSF Sports a déclaré : « La communication a été rapide au moment de l’accident. Mais bien sûr, dès la collision, avec Pablo, nous avons tout de suite échangé avec l’équipage de Wasabii et nous nous sommes inquiétés de leur situation physique et matériel. Nous sommes très touchés des conséquences qui en découlent pour l’équipage de Stéphane et Loiez. Nous sommes désolés de cette situation. »

De notre côté, fautifs d’avoir relayé un communiqué de presse sur le site courseaularge.com sans avoir visionné les images, nous présentons nos excuses. L’article a été corrigé depuis. Nous espérons que l’esprit sportif continuera de prévaloir, en mer, sur les pontons comme dans les écrits, et qu’une solution rapide pourra être trouvée pour Stéphane Bodin.

Dans l’attente de la décision du jury, Stéphane Bodin recherche désespérément un mât pour son Pogo S4, afin de pouvoir poursuivre son programme… et garder en ligne de mire son rêve de participer à la prochaine Route du Rhum.

Ludovic Sorlot
Editeur et Rédacteur en chef de Course Au Large

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