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Numéro Spécial Hors-Série n°4. Tout savoir des Bateaux : Foils & vitesse

Numéro Hors série N°5 Course au large

De la navigation vélique archimédienne à la navigation vélique en sustentation sur l’eau en passant par l’hélice, Comment sommes-nous passés de l’idée de se déplacer sur l’eau à l’aide d’un engin flottant, sans même comprendre les lois qui régissent sa flottabilité, à celle de la sustentation sur l’eau, fondée sur les principes de l’aérodynamisme ? Par Jean Sans

Numéro Spécial de 80 pages – en kiosque à partir du 25 juin.

Pourquoi, depuis plus de 3 000 ans, la technologie liée à la mobilité maritime continue-t-elle de susciter autant de passion ? La quête de performance, notamment incarnée par la vitesse, est au cœur des préoccupations maritimes depuis des siècles. Marins et États ont rapidement compris que la rapidité de leurs navires pouvait asseoir leur puissance commerciale, assurer leur victoire lors des batailles navales et affirmer leur suprématie impériale. Même la découverte de nouveaux continents et de nouvelles routes maritimes s’est transformée en une course effrénée où il fallait être le premier à planter son drapeau.

Ces gains de vitesse impliquent des découvertes scientifiques et alimentent progressivement la démesure des navires conçus. Aujourd’hui la vitesse reste l’apanage de l’art de la régate avec un voilier. Certes la régate sous la forme de compétitions entre amateurs fortunés faisant appel à des équipages de marins professionnels n’apparait qu’à la fin du XIXe siècle, mais le souhait de toujours aller plus vite et de rattraper une vague silhouette que l’on discerne à l’horizon hante tous les marins. Ce vaste domaine s’étend d’environ 2000-1500 ans avant notre ère jusqu’à nos jours, avec un intrus inattendu apparu à la fin du XIXe siècle, bien que déjà présent dans la mythologie grecque : l’aviation.

Comment les bateaux sont-ils passés de la navigation à la vitesse… au vol au-dessus des flots ? Ce numéro spécial vous plonge dans les coulisses d’une révolution technologique : des principes physiques aux avancées récentes, découvrez comment les bateaux à foils ont pris leur envol, et comment les marins d’aujourd’hui font littéralement voler leurs embarcations autour du globe.

Jean Sans

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Ocean Fifty Series. Un Act 2 qui se veut une évènement modèle en terme d’engagement sociétal et environnemental

Upwind by MerConcept, partenaire de l'Act 2 ©Vincent Olivaud/Ocean Fifty

Après St-Malo remporté par Koesio, les trimarans Ocean Fifty se retrouvent à Concarneau cette semaine pour disputer l’act 2 de leur championnat. En partenariat avec Upwind by MerConcept et la Région Bretagne, avec le soutien de la Ville de Concarneau, la classe Ocean Fifty a souhaité faire de cet événement un modèle d’engagement sociétal et environnemental. Toutes les composantes de ce rendez-vous seront portées par les équipages, l’équipe d’organisation et les conférenciers qui viendront, pendant 5 jours, enrichir les connaissances de chacun et ouvrir le débat. Parce que le modèle des événements de course au large doit changer…

LES ENGAGEMENTS

-Une femme à bord de chaque Ocean Fifty, parfois deux, et même cinq.
-Renoncement au jugement direct sur l’eau (diminution de la consommation de carburant)
-Village Zéro plastique à usage unique – Venez avec votre gourde
-Mesure d’impact carbone réalisée par l’organisation et les équipages, suivie d’un bilan
-Certification Sailors of the Sea – Objectif Platine
-Compost, tri minutieux des déchets
-Mobilisation et priorisation des acteurs locaux (écoles, associations, entreprises)

LE PROGRAMME SPORTIF

Jeudi et vendredi, les 8 Ocean Fifty engagés sur l’Act 2 viendront livrer le meilleur d’eux-mêmes sur des parcours construits, engagés et techniques. Samedi et dimanche, place aux parcours côtiers pour des exercices plus stratégiques. A Saint-Malo au début du mois, chacun a pu jauger l’autre et opérer quelques réglages. La revanche promet d’être encore plus disputée. Le tiercé actuel aura fort à faire.
Erwan LE ROUX (Koesio) tient la corde ; il a brillamment remporté le premier Act à Saint-Malo et compte bien transformer son essai à Concarneau. Thibaut VAUCHEL-CAMUS (Solidaires En Peloton) n’a fait que monter en puissance lors de l’Act 1. Enfin, Sébastien ROGUES (Inter Invest) qui avait remporté 3 Acts sur 5 en 2024, aura à cœur de faire aussi bien. Erwan LE DRAOULEC (Lazare), Baptiste HULIN (Viabilis Océans), Anne-Claire LE BERRE (UpWind by MerConcept) et Luke BERRY (Le Rire Médecin – Lamotte) ont quelques atouts dans leurs manches, dans des conditions qui devraient être un peu plus ventées, notamment jeudi. Quant à Laurent Bourguès (Mon Bonnet Rose), absent à Saint-Malo, il rejoint le championnat à Concarneau.

15 FEMMES DANS LA COURSE

Upwind by MerConcept – Anne-Claire LE BERRE, Élodie-Jane METTRAUX (Suisse), Tiphaine RAGUENEAU (FR), Michaela ROBINSON (Afrique du Sud), Lisa FARTHOFER (Autriche)
Koesio – Audrey OGEREAU (FR) et Hélène NOESMOEN (FR)
Solidaires En Peloton – Axelle PILLAIN (FR), Sophie FAGUET (FR)
Viabilis Océans – Lola BILLY (FR) et Clémentine HILAIRE (FR)
Le Rire Médecin – Lamotte – Mathilde GÉRON (FR)
Mon Bonnet Rose – Isabelle MAGOIS (FR)
Lazare – Colombe JULIA (FR)
Inter Invest – Estelle GRECK (FR)

Audrey OGEREAU, Mathilde GÉRON, Anne-Claiure LE BERRE, Michaela ROBINSON @Vincent Olivaud/OCEAN FIFTY

LE PROGRAMME DES CONFERENCES

MERCREDI 25 JUIN
-10h – Former les femmes aux carrières nautiques, à terre et en mer. Avec Tiphaine RAGUENEAU (navigatrice), Pauline GÉRARDIN (The Magenta Project x Imoca), Christine COURTOIS (Vice Présidente de la FFVoile en charge de la mixité)
Fresque du sexisme spéciale course au large, avec Anna LE COSSEC

JEUDI 26 JUIN
-9h15 – Former la jeunesse aux métiers du nautisme. Avec Dimitri CAUDRELIER (fondateur de Reboat), Thibaut GARIN (Co-directeur de MerConcept), Alice GUILLEMOT (Lycée maritime du Guilvinec)

VENDREDI 27 JUIN
-9h – Réinventer le transport maritime à la voile. Avec Pierre-Arnaud VALLON (VELA), Jimmy PAHUN (Député), Yann ROYER (SailCoop), Arnaud CACQUEVEL (Bretagne développement Innovation)

SAMEDI 28 JUIN – FÊTE DE LA MER ET DES LITTORAUX
-10h30 – Biodiversité littorale et écosystèmes partagés. Avec Antoine CHABROLLE et Guillaume MASSÉ, chercheurs à la station marine de Concarneau
-11h30 – Prise de parole Fête de la Mer et des Littoraux. Avec Sophie PANONACLE (fondatrice), Marc BIGOT (Maire de Concarneau), Nadia AMEZIANE (Museum d’histoire naturelle).
-18h – Éco-conception et ambitions de la CLASSE OCEAN FIFTY. Avec Jean-Marie CHEVALIER (Agence Think+) qui présentera les premiers bilans d’impacts de la classe Ocean Fifty.

LE PROGRAMME DES ANIMATIONS

LA TOULINE – Expo photos « Les femmes qui exercent un métier maritime ou portuaire »
WINDSHIP – Expo photos « Le transport maritime à propulsion vélique »
UNDER THE POLE – Découvrir la caravane d’observation du milieu sous-marin
SAILCOOP – Vendredi après-midi, le voilier Isabelle, by Sailcoop, transport à la voile de passagers, proposera au public d’embarquer pour suivre des régates

Cécile ANDRIEU, Co-directrice de MerConcept, partenaire de l’Act 2 avec UpWind by MerConcept et 11th Hour Racing : « UpWind by MerConcept porte des valeurs de performance, d’inclusion et de durabilité. C’est donc tout naturellement que nous avons engagé il y a quelques mois des discussions avec la Classe OceanFifty et la fondation 11th Hour Racing, afin de mettre sur pied cet événement pilote, unique dans le paysage de la course au large. On s’est ainsi collectivement fixé des objectifs ambitieux en termes de mixité et de réduction de l’impact, à terre comme en mer. Cet Act nous permet de tester plein de choses qui, j’en suis sûre, auront une résonance sur le reste de notre écosystème ».

Fabrice CAHIERC, Président de la Classe Ocean Fifty : « La Classe Ocean Fifty s’est engagée naturellement dans la sphère RSE. Sans subir cette notion parfois vue par certains comme une gentille complaisance à l’air ambiant, notre Classe a toujours intégré les notions environnementales et sociétales dans son fonctionnement et dans ses règlements. Cet Act 2 nous permet d’y monitorer notre performance non plus sur l’eau mais sur terre . Nous souhaitons que cet Act 2 devienne une base sur laquelle nous puissions nous étalonner, trouver de nouveaux axes de progrès, les challenger, aller plus loin puis les partager avec d’autres classes, en un mot, grâce à ce laboratoire concarnois, participer à rendre les compétitions à la voile plus durables ».

Anne-Claire LE BERRE, skipper de l’Ocean Fifty UpWind by MerConcept, avec un équipage 100% féminin : « Le projet UpWind by MerConcept est né du constat que peu de femmes avaient accès au multicoque. Cette saison, 7 femmes de toutes nationalités y participeront. L’ambition est de rendre les femmes autonomes sur tous les postes à bord et de changer la vision sur la voile féminine. Sur l’Act 2, l’obligation d’embarquer une équipière à bord a un impact hyper positif car on a vu que dès l’Act 1, la plupart des équipages ont embarqué une femme qui souvent n’avait jamais navigué en Ocean Fifty. Les équipes techniques se féminisent aussi, cela avance même si nous sommes encore loin de la parité. Au niveau sportif, nous avons fait une belle entame à Saint-Malo, nous allons chercher à monter d’une place au classement, voire mieux ».

Laurent BOURGUÈS, skipper de Mon Bonnet Rose : « Nous sommes heureux de rejoindre le championnat sur cet Act à Concarneau. Une douzaine de partenaires nous ont premis de réunir le budget pour faire la saison. C’est une sacrée victoire de pouvoir continuer à porter les couleurs de Mon Bonnet Rose, association qui soutient les femmes atteintes de cancer. Cette semaine nous ferons naviguer sept femmes en rémission dans le cadre d’un séjour voile organisé par l’association. Nous sommes toujours à la recherche d’un partenaire majeur qui pourrait nous donner les moyens de nos ambitions et nous permettre d’offrir davantage de sorties pour ces femmes. Sur un plan sportif, je suis heureux de revenir à la compétition. Nous avions conclu la saison dernière sur une belle 4ème place à Sainte-Maxime. C’est encourageant ! »

LE CLASSEMENT GÉNÉRAL PROVISOIRE

DU CHAMPIONNAT OCEAN FIFTY SERIES
Après l’Act #1

1er – Koesio – Erwan Le Roux – 11 pts
2è – Solidaires En Peloton – Thibaut Vauchel-Camus – 10 pts
3è – Inter Invest – Sébastien Rogues – 9 pts
4è – Lazare – Erwan Le Draoulec – 8 pts
5è – Viabilis Océans – Baptiste Hulin – 7 pts
6è – Upwind by MerConcept – Anne-Claire Le Berre – 6 pts
7è – Le Rire Médecin Lamotte – Luke Berry – 5 pts
Mon Bonnet Rose (Laurent Bourguès) entrera dans le championnat lors de cet Act concarnois, Edenred (Emmanuel Le Roch) rejoindra le championnat dès qu’il sera mis à l’eau, Wewise devrait confirmer le nom de son futur skipper rapidement et entrera alors dans le championnat.

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Imoca. Tom Dolan embarque à bord de Charal aux côtés de Jérémie Beyou pour sa première en IMOCA

Le vainqueur de la dernière Solitaire du Figaro rejoint l’équipage de Charal, emmené par Jérémie Beyou, 4e du dernier Vendée Globe, pour la Course des Caps – Boulogne-sur-Mer – Banque Populaire du Nord dont le coup d’envoi sera donné le 29 juin prochain. À bord : un casting de haut vol, avec Nicolas Andrieu, Lou Berthomieu, visage de l’élite de la voile olympique et Marin Le Roux, le mediaman embarqué.

Pour Tom Dolan, cette aventure marque bien plus qu’un simple changement d’échelle : c’est une passerelle directe vers son objectif le plus ambitieux – devenir le premier Irlandais à boucler le Vendée Globe. « C’est vraiment incroyable. Je réalise un rêve en partant faire de l’équipage au large en IMOCA. C’est comme à la télé : j’ai même un ciré avec mon nom inscrit dans le dos ! », s’émerveille-t-il.

Si le marin découvre l’univers exigeant de l’IMOCA, il ne le fait pas à moitié. À bord de Charal, l’un des bateaux les plus aboutis de la flotte, il entre de plain-pied dans le très haut niveau, entouré de marins qui conjuguent expérience, performance et partage. « Je suis fier et heureux de faire partie de l’équipage de Jérémie Beyou. C’est quelqu’un de très attachant, ultra performant, mais aussi très pédagogue. Il aime partager. » Cette immersion dans un collectif aussi structuré s’inscrit parfaitement dans l’ADN de la Course des Caps, qui se veut laboratoire de transmission et de collaboration. Ici, les talents émergents côtoient les références absolues de la discipline, dans une dynamique d’équipage pensée comme une équipe de haut niveau. Chaque profil est choisi pour sa complémentarité, son énergie, son regard. Et le skipper de Kingspan coche toutes les cases. « C’est ma toute première course en 60 pieds et j’ai la chance de la vivre sur l’un des meilleurs bateaux de la flotte, avec l’un des meilleurs skippers. Je saute ainsi plusieurs étapes d’un coup. »

Un parcours redoutable autour des îles Britanniques

Avec près de 2 000 milles à parcourir autour des îles Britanniques, la Course des Caps promet d’imposer une navigation dense et variée : effets de site, courants puissants, mer du Nord capricieuse, zones pétrolières, cargos, bancs de sable… Pour Tom Dolan, qui connaît bien les côtes d’Irlande, ce tracé résonne particulièrement : « Le parcours est impressionnant : on va monter aussi loin au nord que le cap Horn est situé au sud. Il fera jour en continu. Ce sera une course technique et complexe. La mer, comme souvent dans ces régions, sera très agitée, exigeante. On va se régaler ! » Les ambitions de l’équipe Charal sont claires : jouer les premiers rôles. Depuis la fin du Vendée Globe, le bateau a évolué. L’objectif : optimiser les performances, en particulier dans le vent fort – des conditions que le nord de l’Écosse et de l’Irlande pourraient offrir en abondance.

Un rôle clef à bord, et un projet personnel en ligne de mire

À bord de Charal, Tom Dolan sera en charge de la navigation et de la météo avant le départ de la course, une responsabilité de taille pour une première en IMOCA. « Le fait de naviguer en équipage permet de mieux répartir la charge de travail et réduit la pression. » Une configuration collective qui lui permet d’apprendre vite, au contact des meilleurs, tout en nourrissant son propre projet. « Ce qui m’impressionne, c’est la fluidité au sein de l’équipe. Je suis aussi ravi de découvrir la navigation sur des prototypes. » Pour celui qui a forgé sa réputation le circuit Figaro Beneteau par sa détermination, son sens marin et sa progression fulgurante, cette course en IMOCA n’est pas une simple étape. C’est le début d’un nouveau chapitre, celui qui, il l’espère, le mènera un jour aux Sables-d’Olonne pour affronter les mers du Sud en solitaire. Et quand on l’entend parler de cette aventure, entre admiration, lucidité et passion intacte, on comprend (et on espère !) que Tom Dolan est bien en train d’écrire son propre cap vers le Vendée Globe.

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IRC. Le Volvo 70 Tschüss 2 domine sur la Transatlantic race

IRC, NYYC, Newport, keelboat, offshore, “New York Yacht Club”, “Transatlantic Race ” June 18th 2025 - Transatlantic Race start day..Hosted by New York Yacht Club - Harbour Court..Organized by the New York Yacht Club and the Royal Ocean Racing Club with support from the Royal Yacht Squadron and the Storm Trysail Club, the Transatlantic Race 2025 from the East Coast of the United States to the shores of the United Kingdom stands as one of sailing’s most time-honoured and demanding challenges. The west-to-east route tests sailors with the unpredictability of the North Atlantic, serving up everything from gales and fog to high-pressure systems and subtly shifting wind patterns..©Paul Todd/OUTSIDEIMAGES.COM IRC, NYYC, Newport, keelboat, offshore, “New York Yacht Club”, “Transatlantic Race ” June 18th 2025 - Transatlantic Race start day..Hosted by New York Yacht Club - Harbour Court..Organized by the New York Yacht Club and the Royal Ocean Racing Club with support from the Royal Yacht Squadron and the Storm Trysail Club, the Transatlantic Race 2025 from the East Coast of the United States to the shores of the United Kingdom stands as one of sailing’s most time-honoured and demanding challenges. The west-to-east route tests sailors with the unpredictability of the North Atlantic, serving up everything from gales and fog to high-pressure systems and subtly shifting wind patterns..©Paul Todd/OUTSIDEIMAGES.COM IRC, NYYC, Newport, keelboat, offshore, “New York Yacht Club”, “Transatlantic Race ” June 18th 2025 - Transatlantic Race start day..Hosted by New York Yacht Club - Harbour Court..Organized by the New York Yacht Club and the Royal Ocean Racing Club with support from the Royal Yacht Squadron and the Storm Trysail Club, the Transatlantic Race 2025 from the East Coast of the United States to the shores of the United Kingdom stands as one of sailing’s most time-honoured and demanding challenges. The west-to-east route tests sailors with the unpredictability of the North Atlantic, serving up everything from gales and fog t

Organisée par le Yacht Club de New York et le Royal Ocean Racing Club, avec le soutien du Royal Yacht Squadron et du Storm Trysail Club, la course d’Ouest en Est est partie depuis 6 jours. Le Volvo 70 Tschüss 2 ex-Wizzard , de Christian zubo, co-skippé par Johnny Mordaunt, a parcouru plus de 2 000 miles et reste solide leader pour la victoire en temp réel et en IRC.

« Pendant les premiers jours de la course, nous avons eu diverses conditions, principalement en raison des changements de température de la mer. Le plan est en train de panoramiser, mais tout le monde s’en tient au plan jusqu’à ce qu’il vous frappe au visage », commente Campbell Field, le navigateur de Tschss, ne prenant rien pour acquis.

Une caractéristique remarquable de leurs progrès a été la navigation de précision à travers les méandres du Gulf Stream. «Nous avons ramassé plus de trois nœuds actuels dans une zone et près de quatre dans un autre», explique M. Field. «La température de la mer a été un indicateur important – nous l’avons vu tomber de 25 degrés Celsius à un peu moins de 8 degrés Celsius en quelques heures.»

Leur parcours de 24 heures a culminé à 491,5 milles nautiques, avec une moyenne de 20,5 nœuds. Avec 3,8 nœuds de courant favorable et des vitesses durables de 18 à 19 nœuds, ils poussent fort. « Nous sommes passés à seulement un kilomètre et demi du point Alpha », explique Field. « Nous avons 1 600 nm à parcourir, et tout peut arriver, mais en ce moment, nous pourrions battre le temps écoulé du bateau précédent. »

Cette fois-ci, 10 jours, 9 heures, 1 minute et 42 secondes a été fixé en 2019 par Wizard, maintenant en compétition sous le nom de Tsch’ss 2. Les projections actuelles montrent une fin de près de deux jours plus rapide. Leur principal défi est de rester en avance sur un front froid prévu dans les 48 heures. « Il s’agit de nous placer à la pointe. Nous courons notre propre course, et si nous restons intelligents, nous finirons fort », a conclu Field.
Le rival le plus proche de Tschoss 2, à environ 300 miles, est le VO65 Sisi d’Oliver Kobale. Xaver Kettele, à bord de la VO65 autrichienne, reflétait:

« Le départ a été lent pour nous, mais après 20 heures de course, nous avons trouvé la brise et navigué sur l’« autoroute » depuis. Nous avons choisi une route plus nord que Tsch’ss basée sur nos modèles, mais plus tard, leur vitesse de bateau était meilleure. La vie à bord est rapide, humide et sauvage. Les spiritueux sont élevés, et si Tschôss s’enlève, nous serons prêts. »

Le reste de la flotte est toujours dans des conditions instables. En IRC 1 Marten 49 Moana de Hanno ziehm est bien placé pour atteindre une meilleure pression avant les rivaux. Leur concurrent le plus proche est Nielsen 59 Hound de Dan Litchfield.
« Nous arrivons au point où le bateau devient notre monde entier », a déclaré Nicholas Horbaczewski de Hound. « J’ai le luxe de piloter mon drone. L’Atlantique est vivant. Les dauphins jouent dans notre sillage, les oiseaux nous suivent la nuit et les baleines sautent au loin.”

À bord du JV82 Ikigai de Clarke Murphy, le navigateur Dee Caffari partage des mises à jour quotidiennes. Le samedi 21 juin, il a signalé une navigation au champagne et des vitesses de pointe sur 22 nœuds. Le lendemain, le ton avait changé : « Cela a été une journée difficile de 24 heures », a déclaré Dee. « Nous avons déchiqueté notre A2 à mi-gype dans l’obscurité, embrouillés avec l’A1, et nous nous sommes retrouvés avec le Code zéro. Dans 2 autres jours de plus et nous serons enfin dégagés de la zone glacée. »

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Imoca. Charlie Dalin contraint de renoncer à sa saison 2025 passe la barre à Sam Goodchild et Loïs Berrehar

ⓒ Ronan Gladu / disobey. / MACIF

Charlie Dalin a du renoncer à naviguer sur son IMOCA MAcif Santé Prévoyance pour raison de santé jusqu’à la fin de l’année. C’est Sam Goodchild qui prendra la barre du bateau jusqu’à la fin de la saison 2025 avec à ses côtés, Loïs Berrehar. Le duo participera à la Course des Caps, le Défi Azimut et la Transat Café L’OR.

Malgré son absence sur l’eau cette année, Charlie Dalin reste étroitement impliqué dans la conduite de son projet. « C’est une décision difficile à prendre, mais priorité à la santé. Je suis évidemment déçu de ne pas pouvoir naviguer cette saison, mais j’ai une totale confiance en Sam et Loïs pour porter haut les couleurs de MACIF Santé Prévoyance. L’équipe reste pleinement mobilisée, et je suivrai leur progression avec beaucoup de fierté et de soutien. » déclare Charlie.

Sam Goodchild s’apprête donc à relever ce nouveau défi avec détermination : « Mes pensées accompagnent bien sûr Charlie, et je lui adresse tout mon soutien. C’est un honneur pour moi de prendre la barre de l’Imoca MACIF Santé Prévoyance car je mesure pleinement la responsabilité avec la MACIF qu’ils me confient. Nous mettrons donc toute notre énergie avec Loïs pour être à la hauteur de l’ambition collective portée par ce projet. »

Si l’absence de Charlie Dalin marque un tournant temporaire, le projet MACIF Santé Prévoyance reste porté par une équipe unie, mobilisée pour assurer la continuité sur les plans sportif, technique et humain. Ce passage de relais s’inscrit dans une démarche réfléchie et anticipée, avec le soutien actif de l’ensemble des partenaires.

Nous nous joignons aux Dirigeants, Élus et collaborateurs de la Macif pour apporter tout notre soutien à Charlie dans cette période difficile, et adressent à Sam Goodchild, Loïs Berrehar et l’ensemble de l’équipage de l’Imoca MACIF Santé Prévoyance tous leurs vœux de succès dans les courses prochainement programmées.
Conformément aux souhaits de Charlie et de Macif, aucune déclaration ne sera faite par ailleurs sur le sujet.

Trois temps forts à l’agenda !
Le programme sportif de la saison reste donc inchangé, avec trois courses au programme de MACIF Santé Prévoyance.

● La Course des Caps – Boulogne sur Mer – Banque Populaire du Nord.. Une nouvelle épreuve du circuit IMOCA, au départ et à l’arrivée de Boulogne-sur-Mer qui s’élancera ce dimanche 29 juin 2025 en équipage mixte avec un médiaman embarqué. A bord de MACIF Santé Prévoyance, Sam Goodchild, Loïs Berrehar, Charlotte Yven, Guillaume Combescure et Guillaume Gatefait (médiaman) s’élanceront alors sur un parcours de près de 2000 milles autour des Îles Britanniques.

Pendant la pause estivale, Sam et Loïs profiteront alors de la mise en chantier de MACIF Santé Prévoyance pour participer à The Ocean Race Europe. En août, ils embarqueront respectivement à bord de Biotherm et de Malizia, avant de retrouver MACIF Santé Prévoyance à la rentrée pour une fin de saison qui se déroulera en équipage réduit.

● Le Défi Azimut – Lorient Agglomération du 16 au 21 septembre à Lorient,

● La Transat Café L’OR – Le Havre Normandie, le 26 octobre.

Pour l’heure, les navigations techniques et les stages d’entraînement s’enchaînent depuis 3 semaines à bord de MACIF Santé Prévoyance avec toujours pour objectif de maintenir une dynamique de performance tout en consolidant les acquis techniques et humains du projet, en vue des échéances majeures à venir.

Sam Goodchild et Loïs Berrehar en tandem pour 2025
Sam Goodchild, Champion IMOCA Globe Series 2023 qui possède une solide expérience en IMOCA, formera donc cette année un duo complémentaire avec Loïs Berrehar, co-skipper pour l’ensemble des épreuves à venir.

À 31 ans, Loïs Berrehar s’impose comme l’un des talents les plus prometteurs de la course au large française. Après dix années en catamaran de sport à haut niveau, le Carnacois s’est illustré sur le circuit Figaro pendant six saisons, remportant la Transat Paprec en 2023 (avec Charlotte Yven), la Solo Guy Cotten en 2024 et terminant deuxième de la Solitaire du Figaro la même année, avec deux victoires d’étapes à la clé. Fort de cette expérience au sein de la filière Skipper Macif, il a enchaîné deux Transats Jacques Vabre en IMOCA (2021 et 2023), avant d’être choisi comme skipper remplaçant de Charlie Dalin sur MACIF Santé Prévoyance pour le Vendée Globe 2024, une marque de confiance forte, gage de son sérieux et de son sens marin. Sélectionné par Banque Populaire pour porter son projet Vendée Globe 2028, Loïs continue de capitaliser de l’expérience, animé par une passion intacte pour la compétition au grand large. Outre son talent, il séduit par son humilité, son franc-parler, son engagement, sa rigueur et un sourire toujours au rendez-vous. C’est donc tout naturellement qu’il sera co-skipper de l’Imoca MACIF Santé Prévoyance jusqu’à la fin de l’année 2025.

« Je pense fort à Charlie aujourd’hui, et je lui envoie beaucoup de soutien. Quand il m’a appelé pour rejoindre ce projet, je l’ai pris comme une grande marque de confiance ! C’est hyper stimulant sportivement ! Je connaissais Sam comme concurrent mais pas personnellement donc je suis impatient de naviguer à ses côtés. On va tout faire pour viser la victoire sur MACIF Santé Prévoyance ! » témoigne Loïs.

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Sécurité. Risque de noyade pour le gilet de sauvetage de Decathlon rappelé en urgence

gilet de sauvetage de Decathlon rappelé en urgence pour risque de noyade

Le gilet de sauvetage autogonflant bateau adulte LJ150N + harnais gris, de la marque TRIBORD, fait l’objet d’un rappel en urgence. Une perforation de la vessie peut entraîner un risque de noyade. Ce produit, commercialisé par Decathlon, a été vendu dans ses magasins du 1er mars 2025 au 10 juin 2025.

Consigne importante : n’utilisez plus ce produit. Rapportez-le dans votre magasin Decathlon, où il vous sera remboursé.

Informations et assistance : 0800 710 770 (appel gratuit)

Code article : 4855900

Date limite du rappel : 19 décembre 2025

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Figaro. Alexis Loison et Corentin Horeau (Groupe Réel) gagnent le Tour de Bretagne

Dmanche 22 Juin

Au terme des huit manches du Tour de Bretagne à la Voile 2025,  le duo Alexis Loison – Corentin Horeau a remporté la 15ème édition du Tour Bretagne Voile devant Port Haliguen. Lola Billy – Thomas André (Région CMB-Océane) terminent 2e et Jules Delpech – Christophe François (P’tit Duc) 3e. Un dernier départ avait été donné à 13h30 par le Comité de Course aujourd’hui. La ligne se trouvait en face de Port Haliguen. Au programme, un parcours de 17 milles nautiques menant la flotte en direction du nord de Quiberon pour ensuite redescendre vers le phare de la Teignouse et Port Maria. Un dernier passage vers la Teignouse et les skippers sont venus passer la ligne devant Port Haliguen.

“Corentin c’est mon petit frère depuis toujours, ça fait longtemps qu’on voulait faire le Tour Bretagne Voile et là faire un truc comme ça, c’est juste incroyable on a passé une super semaine et on s’est vraiment arraché. Ce matin, on était assez tendu parce qu’il n’y avait pas assez de points, on avait quand même un petit matelas d’avance et en fait ça s’est goupillé comme les autres manches. Finir par une victoire, c’est juste incroyable” se réjouit Alexis Loison à son arrivée sur les pontons et Corentin d’ajouter : “on en rêvait depuis longtemps. On se disait qu’on devait faire ça. Il y a quasiment un an, il m’a proposé de faire le Tour et c’était une des courses qu’il me restait à gagner en Figaro. Je me suis dit, on y va ! C’est un triplé pour Alexis et pour moi, c’est ma première. On a eu du plaisir à naviguer ensemble et on gagne avec la manière. Si on regarde les classements, à part pour la journée d’hier, c’est un sans faute.”

Bizuths sur cette épreuve du Championnat de France Élite de Course au Large, le duo Lola Billy – Thomas André du bateau Région Bretagne-CMB Océane ont brillé par leur régularité à la barre du Figaro Bénéteau 3 Région Bretagne-CMB Océane, réalisant une performance remarquable. « Encore une superbe course ! On s’est régalés sur l’eau, on a fait de belles trajectoires, et on s’est bien trouvés avec Thomas. Nous terminons 2e au général, 1ers bizuths : c’était un peu inattendu, mais on était outsiders. Nous étions venus pour prendre du plaisir et de l’expérience. C’est un pari réussi et un duo qui fonctionne. Je n’oublie pas l’objectif de la saison, qui est la Solitaire du Figaro Paprec. Je vais me remettre au boulot pour me préparer au solitaire, ça ne va pas être le même dossier (rires) ! En tout cas, c’est super d’avoir pu naviguer avec différents profils, comme Corentin (Horeau) sur la Transat Paprec. Je suis à l’aise sur le bateau. Il va maintenant falloir travailler les décisions tactiques en solitaire : ce ne sont pas les mêmes process, mais j’ai super hâte ! »

Thomas André : « Je suis hyper déçu d’un truc : notre pire manche, c’est à Port-la-Forêt, près des côtes (rires) ! Non, c’était super, notre duo a vraiment bien fonctionné. Je suis super heureux de ma saison pour le moment ! »

Un dernier départ avait été donné à 13h30 par le Comité de Course aujourd’hui. La ligne se trouvait en face de Port Haliguen. Au programme, un parcours de 17 milles nautiques menant la flotte en direction du nord de Quiberon pour ensuite redescendre vers le phare de la Teignouse et Port Maria.Un dernier passage vers la Teignouse et les skippers sont venus passer la ligne devant Port Haliguen.
“C’est encore une belle édition du Tour Bretagne 2025. Je le dis à chaque fois, à chaque fois, ce sont des parcours idylliques, des marins sympathiques, une belle organisation et un bon accueil dans les ports. Cette année, avec le grand tour de Bretagne, ça a été un niveau au-dessus au niveau de la compétition. Et quand je vois le sourire des coureurs, j’ai également le sourire. Nous reviendrons en 2027, nous referons un tour de Bretagne comme nous le faisons depuis 1997 avec nos partenaires qui sont fidèles. Ce parcours a été extraordinaire.” commente Bruno Le Breton – Président de la Ligue Bretagne Voile.

“Nous sommes extrêmement contents de cette 15ème édition du Tour Bretagne Voile. C’est une course qui est toujours plébiscitée par les coureurs qui s’enquièrent des dates de l’épreuve dès le début de l’année. Il y a un gros mercato pour les anciens qui nous sollicitent pour y participer. Il y a une répartition entre anciens et jeunes skippers, des garçons et des filles. Le plateau était vraiment chouette. On aura pu observer que les anciens ont pu trouver leurs marques sur ce bateau qu’ils ont parfois moins pratiqué que le Figaro 2.” explique Eléonore Jeudi de Grissac, Secrétaire Générale de la classe Figaro Beneteau. Le Tour Bretagne Voile est l’avant dernière course avant la fin du championnat Elite de course au large 2025. “Nous allons voir à l’issue du Tour Bretagne Voile qui se retrouve en tête ou du moins dans le top 10 pour aller décrocher la médaille en septembre.”

La Classe Figaro organise ce championnat par délégation de la Fédération Française de Voile. “Nous avons un fonctionnement assez fluide avec les organisateurs du Tour Bretagne Voile parce que nous avons l’habitude de travailler ensemble et nous sommes de plus en plus à l’aise pour se dire les choses. Il n’est pas simple d’enchaîner chaque jour, de recommencer, de refaire, de tenir compte des endroits où il y a des écluses ou des particularités. Il faut arriver à trouver un fonctionnement qui puisse convenir un petit peu à tout le monde sachant qu’autour des skippers, il y a des équipes avec des partenaires, des préparateurs, des communicants… amener ce petit monde sur toutes les étapes et jusqu’au dernier jour, ce n’est pas simple.” poursuit Eléonore Jeudi de Grissac. “Pour finir, Je remercie la Fédération Française de Voile et le corps arbitral pour tout le travail de contrôle qui est fait auprès de cette flotte de Figaro Beneteau 3 dont les bateaux sont identiques. “Naviguer à armes égales” n’est pas un simple slogan, c’est une réalité que nous travaillons chaque jour dans notre classe. Enfin un grand merci à la Région Bretagne, à la BPGO et tous les autres partenaires qui nous aident dans la réalisation de cette belle épreuve du Championnat de France Elite de course au large.”

Le mot de Maëlla Guillerm, , représentante du service communication, de la Banque Populaire Grand Ouest
“3ème édition sur laquelle nous accompagnons la Ligue Bretagne Voile sur l’organisation de cette très belle compétition bretonne, comme son nom l’indique, avec un finish et quel finish à Quiberon. Il n’y avait pas meilleur temps et meilleure ville pour conclure cette édition du Tour Bretagne Voile. Je pense que tout un chacun que ce soit l’organisation, les préparateurs techniques, la classe Figaro, les skippers comme les partenaires, nous garderons en mémoire cette édition comme une édition où il a fallu jouer, jouer serré ; une compétition hyper intéressante avec des surprises pour ceux qui étaient sur l’eau, plus ou moins bonnes. Le Tour Bretagne Voile, c’est une belle aventure collective.
Très contente de voir cette nouvelle génération, ces binômes de skippers, hommes et femmes, jouer des coudes sur les plans d’eau de notre région et d’en faire profiter le grand public à quai, en étant proches d’eux par le biais des villages de course et des animations organisés par la Ligue Bretagne Voile.”

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Tour de Bretagne. Victoire d’étape pour Yvon Larnicol et Hugo Le Clech

Samedi 21 Juin

Yvon Larnicol et Hugo Le Clech, du Figaro Ligue Bretagne de Voile, montent sur la première marche du podium de la dernière course de ralliement entre Port-la-Forêt et Quiberon. Les frères Morvan sur Foricher sont seconds. Maël Garnier et Ronan Treussart sur Selencia complètent le podium de la 3ème.

“Incroyable, on arrive à la maison à Quiberon et on gagne la course qui s’est plutôt bien passée, on est passé en dessous de Groix ce matin dans un petit vent de 10/12 noeuds On a fait un joli départ sur lequel on a réussi à bien se placer et du côté où on voulait aller, ça s’est ensuite bien déroulé” nous dit Yvon Larnicol à son arrivée au ponton de Port Haliguen. Hugo Le Clech ajoute : “ça n’a pas toujours été simple, le vent oscillait beaucoup. Il fallait beaucoup anticiper et bien se placer par rapport aux adversaires. On a réussi à être devant et rester vigilant pour passer dans le vent mollissant avant l’arrivée, ça s’est bien terminé pour nous, on est vraiment content”.

La Flotte a quitté les pontons de Port-la-Forêt avant le lever du jour ce matin, “ça change du format habituel de partir à 4h00 du matin. On a eu le temps de faire une petite sieste cette nuit. On a fait pas mal de moteur pour rejoindre l’Île de Groix et faire un départ dans cette zone-là. C’était une belle course, assez animée. Il y avait pas mal de passages à niveaux et des options à prendre. On a vu des bateaux passer à l’intérieur de l’île de Groix. On a fait le choix avec une bonne partie de la flotte de passer par l’extérieur et on a réussi à bien tirer notre épingle du jeu. On n’était pas loin de jouer la victoire avec l’Équipage Ligue de Bretagne. Ils ont mieux navigué que nous et on fait 2ème, avec à la clé, une belle bagarre avec DMG Mori et Selencia.” se réjouit Gaston Morvan sur Foricher et ajoute “ça me réussit plutôt bien Quiberon. La dernière fois, j’avais gagné les deux étapes à la fin du Tour de Bretagne et là cela continue sur de bonnes stats. On verra demain mais pour l’instant ça va.”

Maël Garnier a jardiné aux premières heures du jour pour libérer Selencia des algues. “On est passé dans des conditions un peu molles au départ. Heureusement, le Comité de Course a mouillé une ligne sous Groix. On est bien parti, on avait le plan de partir à droite. Quelques bateaux sont partis à gauche. Au début, cela ne nous a pas trop inquiété, on a recroisé avec le paquet de gauche. On était toujours dans les 6, 7 premiers. On est content de ce que l’on a pu faire, plutôt satisfait de notre 3ème place.”

François Séruzier, le Directeur de Course revient sur la 7ème course : “un départ au moteur avant le lever du jour pour la flotte des Figaro Beneteau 3. Le Comité de Course a décidé de lancer une manche quand le vent s’est établi en attendant bien sûr que le jour se lève afin que la ligne de départ soit visible par les concurrents. Comme nous sommes limités par le timing pour entrer dans Port Haliguen en baie de Quiberon, la ligne d’arrivée était à quelques milles nautiques au sud de Port Haliguen. Les coureurs ont fait une jolie manche, intéressante à suivre, avec un petit vent de secteur est. On a pu voir que certains bateaux ont pris l’option d’aller au nord de l’île de Groix. Ils ont eu certainement raison d’y croire pendant longtemps, je pensais qu’ils seraient en tête et finalement le vent est rentré plus favorablement pour le peloton du sud et tout ce petit monde s’est regroupé, un véritable suspens jusqu’à la ligne d’arrivée”.

5 questions à Bernard Bocquet Président du Comité d’Organisation
On aurait pu ne pas naviguer aujourd’hui ?
“On a frôlé la perfection parce que nous avions une forte incertitude sur la force du vent qui allait nous accompagner sur cette étape. Les coureurs sont partis au moteur pendant 4 ou 5 heures et le vent, par miracle, s’est levé un petit peu et puis finalement ça a forci tranquillement pour avancer à une bonne allure et on va réussir à arriver à l’heure dans la passe et franchir dans les temps le sas de Port Haliguen qui est un port très sympathique et où un public nombreux nous attend.”

A la veille de la clôture du Tour de Bretagne à la Voile, quelle est votre première analyse ?
“Globalement, l’aspect sportif a bien fonctionné, les arbitres, le Comité de Course sont parfaitement rôdés. La fonction du corps arbitral est essentielle parce qu’il y a des règles du jeu définies et il faut les respecter d’une part. D’autre part, la course se court en monotypie, sur des bateaux strictement identiques : même poids, mêmes tailles de voiles, même quille et les mêmes appendices. Là aussi, il faut s’assurer que la règle soit parfaitement respectée. Nous sommes toujours partis et arrivés à l’heure, ça a été un vrai progrès. L’ambiance est bonne, on essaie de faire œuvre commune. Chacun fait des concessions pour faire avancer le projet commun. C’est quelque chose qui m’a marqué cette année encore plus que les années précédentes où c’était quand même notre marque de fabrique.

Vous avez de bons retours de la part des coureurs qui arrivent cette année sur le Tour Bretagne Voile ?
Le Tour de Bretagne à la voile, c’est mêler toutes les générations. Nous avons des coureurs qui ont l’âge d’être les parents des plus jeunes. Ces derniers apprennent, ils ont les yeux écarquillés devant le talent et l’expérience des marins aguerris qui ont des dizaines de transats et de transmanches, des Tour de Bretagne. Ils ont un CV nautique long comme le bras et forcément, ça inspire. Ces marins ne font pas d’erreurs, ils vont toujours au bon endroit, à la bonne heure et forcément il n’y a qu’à suivre, regarder, admirer et applaudir.

Source CP

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Cata. Un marathon nautique de 12h pour 18 catamarans

Les 12h Banque Populaire Grand Ouest - La Baule le 20/06/2025 Alexis Courcoux/12H Banque Populaire Grand Ouest

Les 18 catamarans des 12H Banque Populaire Grand Ouest peuvent souffler : leur marathon nautique est terminé ! Se relayant sans relâche depuis 10h07, heure du coup d’envoi ce samedi 21 juin à La Baule, les équipages ont tout donné pour effectuer le plus de tours possibles avant 22h00, heure officielle de la fin de cette première édition.

Dans une ambiance conviviale et néanmoins compétitive, les 12H Banque Populaire Grand Ouest ont réuni enfants, ados et adultes, les uns se mesurant parfois à leurs propres parents. Tous font désormais partie des pionniers de ce nouvel événement, unis par cette même passion du dépassement de soi.
Deux classements viennent récompenser les vainqueurs : au temps réel, c’est l’équipage « Yagga 6 » qui remporte l’épreuve avec 24 tours effectués ; au temps compensé*, ce sont « Les Passagers du vent » qui s’imposent après 23 tours.

Les mots des vainqueurs

Mathilde Géron** sur « Yagga 6 »
« C’est la première fois de ma vie qu’on fait une régate en famille. J’étais sur un bateau avec Louis, mon mari, et ma fille Lucie de 8 ans faisait partie d’un équipage avec ses copains sur un Dragoon. Je suis super heureuse de ça. Pour une fois, je ne pars pas en régate en laissant ma famille et, au contraire, je peux partager ça avec eux. Il n’y a que dans ce genre d’événement que cela peut arriver. On surveillait l’équipage de notre fille du coin de l’œil, on lui donnait des conseils, on les coachait lors des relais. En revanche, pas question de les laisser gagner ! Et eux aussi voulaient vraiment nous battre, c’était vraiment sympa.
C’est une belle initiative, une belle idée. J’espère qu’il y aura encore plus de bateaux dans deux ans.
»

Alix Goinard sur « Les Passagers du Vent »
« On est usés mais c’était vraiment chouette ! Il y a eu du suspense jusqu’au bout avec Yagga 6, on a vraiment tout fait pour qu’ils ne nous prennent pas un tour, on a travaillé sur la technique tous ensemble, sans perdre nos moyens pour ne pas subir leur pression. On a pris le temps de préparer le bateau et l’équipage, on est allés au bout, on est très fiers de nous ! »

Pour conclure, Emmanuel Bachellerie et Mathieu Sarrot, dirigeants d’Ultim Sailing, producteurs et organisateurs de l’événement :
« Nous avons dessiné cette épreuve il y a quasiment deux ans jour pour jour. Aujourd’hui, la course existe et sa base est solide. Nous tirerons tous les enseignements de cette première édition pour conserver son meilleur et améliorer le reste.
Nous remercions, entre autres et chaleureusement, Banque Populaire Grand Ouest et ses collaborateurs qui nous ont permis la création de cette course. Merci également à l’ensemble des marins qui ont participé à cette première ainsi que les clubs de la baie.
Sans oublier, bien sûr, Franck Louvrier, maire de La Baule, pour qui, il n’y a pas d’idée folle. ‘Quand elle est folle, c’est qu’elle est bonne’, nous avait-il dit dans son bureau il y a 18 mois.
Rendez-vous en 2027 en baie du Pouliguen pour la deuxième édition des 12H Banque Populaire Grand Ouest.
»

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Mini Fastnet. Carton plein pour Nicomatic – Petit Bateau, Eliot Poughon et Basile Gautier vainqueurs en série

Photo Manon le Guen

Benoît Marie avait embarqué Federico Waksman sur son proto Nicomatic – Petit Bateau. Le duo n’a rien laissé à ses concurrents en s’adjugeant sa 5e victoire de suite après la Mini en Mai, la Pornichet Select la Plastimo Lorient Mini et le Trophée MAP. Après une course de 587 milles il est arrivé vainqueur ce samedi 21 juin à 06h27 du matin après 5 jours 19 heures 27 minutes 21 secondes. Il devance le duo Thaïs Le Cam et Yaël Poupon (Frérots AD) bien revenus sur DMG Mori Sailing Academy 2. Alexandre Demange et Koki Sawada sur DMG Mori Sailing Academy 2 arrivés 10 mn plus tard montent sur la troisième marche du podium

En Série, Eliot Poughon et Basile Gauthier s’imposent à bord du Maxi Zeste de Citron dans des conditions très légères. Ils sont arrivés le 22 juin à 14h23 après 6 jours 03 heures 23 minutes 41 secondes de course .

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