Depuis l’ouverture officielle du village de la course mardi dernier, le quai des Paquebots ne désemplit pas. Dans une ambiance conviviale et animée, le public afflue chaque jour pour admirer les IMOCA à quai, flâner sur le nouveau ponton flottant, échanger avec les marins ou simplement s’imprégner de l’atmosphère unique qui règne autour de la Course des Caps – Boulogne-sur-Mer – Banque Populaire du Nord. Entre animations, rencontres et premières émotions partagées, le rendez-vous maritime a déjà conquis les cœurs. Et le rythme va s’accélérer ce vendredi 27 juin, avec un temps fort très attendu : à partir de 14h, la rade de Boulogne-sur-Mer deviendra le théâtre d’un spectacle nautique exceptionnel à l’occasion des runs de vitesse IMOCA du Défi Pom’Potes.
Onze voiliers parmi les plus performants du circuit s’élanceront dans une course contre le chronomètre sur un parcours d’environ un mille nautique. Le principe est simple : aller le plus vite possible en ligne droite pour établir un temps de référence. Comme le souligne Jacques Caraës, directeur de course : « Les conditions météo s’annoncent idéales pour ces runs de vitesse, avec un flux de sud-ouest bien établi entre 15 et 18 nœuds et une mer plate. C’est un scénario parfait pour que les bateaux expriment tout leur potentiel, en glisse pure, dans un cadre à la fois performant et sécurisé. Les équipages vont pouvoir se régaler, et les invités à bord vivre des sensations fortes dans d’excellentes conditions. »
Entre 14h et 16h, les IMOCA multiplieront les passages libres pour tenter de réaliser leur meilleur temps. Puis, dans la foulée, les six plus rapides prendront part à une grande finale spectaculaire qui promet des pointes à plus de 30 nœuds (soit 60 km/h). Le public est invité à suivre ce rendez-vous depuis plusieurs points de vue idéaux : le Calvaire des Marins, la plage de Boulogne-sur-Mer ou la digue de Wimereux. Pour vivre l’ambiance de l’intérieur, direction le village officiel où les images seront retransmises sur écran géant. Et pour celles et ceux qui souhaitent profiter de l’événement à distance, une diffusion en ligne est prévue sur France 3 et sur notre chaîne YouTube. Par respect pour la biodiversité locale, certaines zones resteront interdites au public : la pointe de la Crèche, la digue Carnot et la gare maritime. La journée s’achèvera à 19h avec la remise des prix. Un beau moment de voile à vivre pleinement, sur l’eau comme à terre !
Le programme complet – Village de La Course des Caps
Vendredi 27 juin – Journée des runs de vitesse (Défi Pom’Potes) -10h00 – Ouverture du village et ouverture du bar “La Trinquette” -11h30 – Fermeture du ponton, début de l’appareillage des IMOCA -14h00-18h00 – Défi Pom’Potes -19h00 – Remise des prix du défi Pom’Potes -20h00 – Concert sur la scène du village -21h00 – Soirée Capitaine je vous aime au bar La Trinquette -00h00 – Fermeture du bar La Trinquette Samedi 28 juin – Sorties en mer (grand public) -09h00-20h00 – Embarquements semi-rigides autour des IMOCA -10h00 – Ouverture du village -15h00 – Conférence sur le thème de la fabrication de cordages Cousin Trestec -16h30 – Interviews des équipages INITIATIVES CŒUR et VULNERBALE -20h30-00h00 – Soirée Disco Night Fever -19h00 – Concert sur la scène du village Dimanche 29 juin – Grand départ de La Course des Caps -10h00 – Ouverture du village d’animations et ouverture du bar “La Trinquette” -10h00-11h00 – Accès au ponton -11h30-12h30 – Présentation des équipages et scénarisation du départ -13h00-15h00 – Diffusion en direct du départ de la course sur France 3 -14h00 – Départ de la course -16h00-20h00 – Fête du Départ by BJ Baptiste Mouchon -19h00 – Concert sur la scène du village -20h00-00h00 : Thé dansant électronique Du lundi 30 juin au samedi 5 juillet -18h00-12h00 – Village ouvert : diffusion des nouvelles de la course -Animations suspendues en semaine -Concerts les soirs de week-end Dimanche 6 juillet – Arrivée & remise des prix -10h00 – Réouverture des stands d’animation -11h00 – Remise des prix sur la scène principale -19h00 – Concert de clôture
Les Sables – Horta 2025 - Class40. Photo V. Olivaud
Le départ de la 10e édition de Les Sables – Horta – Les Sables sera donné ce samedi 28 juin à 12h00. Les 27 duos engagés peaufinent leurs derniers réglages. Le golfe de Gascogne s’annonce rapide, avec du vent portant, avant un passage plus agité au Cap Finisterre, où les conditions devraient se durcir. « Ils vont partir dans de bonnes conditions. On s’attend à une descente rapide vers le cap Finisterre, où le vent peut s’accélérer avec une mer croisée. », indique Denis Hugues. Le directeur de course s’attend à ce qu’ils rejoignent Horta en 6 jours mais rappelle que l’arrivée est aléatoire. « Il y a neuf îles et des endroits à éviter ou à privilégier. Si l’anticyclone est situé dessus, il y a peu de vent et ça peut se terminer dans la pétole. »
Si la course attire des marins chevronnés, elle séduit aussi de nombreux amateurs éclairés venus vivre une aventure hors normes. Certains n’ont pas hésité à traverser la planète pour être au départ, à l’image de Henri Rupert, installé en Australie : « Le bateau est en France depuis trois ans et cela fait partie de ma préparation pour la Route du Rhum l’année prochaine. J’aime naviguer en Class40, car cela me permet de devenir un meilleur marin. » Originaire du Texas, Greg Leonard découvre quant à lui les Sables-d’Olonne avec enthousiasme : « Je suis très enthousiaste pour cette course. C’est la première fois que je viens aux Sables. C’est très chouette d’être au ponton Vendée Globe ! Je l’ai vu si souvent à la télé ! » Pour Yann Doffin, qui s’apprête à prendre le départ de sa première course en Class40, l’enjeu est tout aussi fort : « Ce sera une sacrée expérience. C’est une nouvelle étape dans ma carrière de marin. Il faudra être à la hauteur, et c’est un beau challenge. » Tous partagent une même soif d’apprendre et bénéficient des conseils de marins de très haut niveau, comme Vincent Riou ou Antoine Carpentier, figures d’excellence dans la classe. Dans l’ambiance conviviale des pontons et face au large, Les Sables – Horta – Les Sables joue pleinement son rôle de tremplin et de révélateur.
INTERVIEWS
Sasha Laniece et Susann Beucke
Sasha Laniece (Alderan) : La météo évolue encore à quelques jours du départ. On s’attendait à avoir du vent et, a priori, ça sera plus calme et plus stratégique. Les deux me vont bien. Nous, on découvre le bateau. C’est la première course uniquement en Class40. Je suis impatiente. Ça me va bien s’il y a un peu de vent car j’ai envie de tirer sur le bateau. Tout me va !
Pep Costa et Pablo Santurde
Pep Costa (VSF Sport) : « C’est la première grande course au large pour moi à bord de ce bateau. J’ai beaucoup d’envie. C’est une course sympa car c’est du grand large et j’aime bien ça. Le bateau est super et, avec Pablo, nous sommes complémentaires. Le parcours est cool car on ne va pas souvent dans des endroits comme ça. C’est très intéressant. C’est la première fois que j’y participe en Class40. C’est une course assez mythique, c’est légendaire. Je mesure la chance d’être au départ. Je suis avec Pablo qui l’a déjà gagnée deux fois. Son talent ne peut pas être remis en question. C’est notre première vraie course au large mais ça va nous aider pour la suite. »
Guillaume L’Hostis et Antoine Le Manchec
Guillaume Lhostis (Alternative Sailing) : « C’est une course hyper importante pour cette saison. On a pris la 4ème place sur le Spi Ouest France et on a terminé 5ème lors de la Normandy Channel Race. Ce qui est une belle performance. C’est la première course en duo avec Antoine (Le Manchec) et nous allons faire la Transat Café L’Or ensemble l’hiver prochain. Le gros morceau, c’est le retour en solo. Ça sera ma première course en solo en Class40. Je me suis bien préparé physiquement en mentalement à ce challenge là. Je l’attends avec impatience. C’est bien pour me jauger et aussi pour l’aventure ! »
Vincent Riou et Yann Doffin
Vincent Riou (Pierreval Good Planet) : « Le niveau est de plus en plus relevé dans la classe donc il ne faut pas être prétentieux. L’objectif, c’est la Transat Café L’Or cette année et le Rhum l’année prochaine. Il y a beaucoup de monde, du niveau, de la compétition. Cette classe a la particularité de pouvoir mêler des professionnels de très haut niveau et des amateurs éclairés qui viennent se faire plaisir et découvrir le large et les sensations qui vont avec. Ça permet de faire des expériences comme celle que je fais cette année avec Yann. Cela met de la diversité et du nombre. On a de belles lignes de départ avec près de 30 bateaux. C’est beaucoup plus « light » que l’IMOCA. En termes de navigation, c’est moins engagé et le projet est plus simple. C’est une classe restreinte en termes de développement technologique donc on a le temps de naviguer. C’est un peu le retour aux sources avec une petite équipe, un petit projet. Il y a de l’entraide, de l’échange et moins de pression. Je prends beaucoup de plaisir. »
Yann Doffin (Pierreval Goodplanet) : « Ça sera une sacrée expérience car c’est la première pour moi. C’est une nouvelle étape dans ma carrière de marin. J’ai déjà fait une Quebec Saint Malo mais on était quatre. Aujourd’hui, il faudra être à la hauteur et c’est un beau challenge. »
Henri Rupert (Eora Racing) : « C’est la première fois que je suis sur cette course et je ne suis jamais allé aux Açores. Le bateau est en France depuis 3 ans et cela fait partie de ma préparation pour la Route du Rhum l’année prochaine. J’aime naviguer en Class40 car cela me permet de devenir un meilleur marin. J’ai la chance de naviguer avec Antoine (Carpentier), il est bien meilleur que moi ! »
Greg Leonard (Swift) : « Je suis très enthousiaste avec cette course. Il ne devrait pas y avoir beaucoup de vent le premier jour mais après il y aura plus de vent. Nous serons beaucoup au portant, avec le vent dans le dos et c’est très sympa. Je ne connais pas Horta et c’est la première fois que je viens aux Sables, je suis impatient de prendre le départ. C’est très chouette d’être au ponton Vendée Globe ! Je l’ai vu si souvent à la télé ! Et je pense qu’Horta sera magnifique aussi. »
Denis Hugues (Directeur de Course) : « Ils vont partir dans de bonnes conditions. Pour le moment, il n’y a pas de front à passer sur le Golfe de Gascogne. Ça va descendre jusqu’au Cap Finistere. On s’attend à ce que la flotte passe à proximité de la côte. Il peut y avoir une belle accélération du vent au Cap Finisterre, avec des rafales et une mer croisée. L’arrivée sur les Açores reste aléatoire. Il y a neuf îles et des endroits à éviter ou à privilégier. Si l’anticyclone est situé dessus, il y a peu de vent et ça peut se terminer dans la pétole. »
De la pluie et des conditions musclées pour ouvrir la 131e édition de la 3e des 5 étapes du Sailing Grand Slam, la nouvelle Coupe du Monde en Voile Olympique n’ont pas gêné Erwan Fischer et Clément Péquin qui se sont imposés avec la manière en 49er.
Il ne fallait pas avoir oublié ses affaires étanches pour la première partie de la célèbre Semaine de Kiel. Après une première journée sous le soleil et avec une légère brise sur le plan d’eau ce sont des conditions presque hivernales qu’ont rencontré les athlètes en lice jusqu’à ce mercredi. Pas de quoi décourager les marins tricolores, qui, à l’image de leur beau début de saison, ont à nouveau joué les premiers rôles. En ILCA 6, pour sa première compétition après son titre de Championne du Monde, Louise Cervera a pris la 14e place finale dans des conditions complétement différentes de celles de Qingdao en Chine il y a quelques semaines ! Marie Barrué s’est, elle, illustrée avec une 5e place finale. Un résultat de bon augure avant le prochain Championnat d’Europe à Marstrand en Suède, du 9 au 16 août. Les jeunes français ont un peu plus souffert en ILCA 7 dans ces conditions exigeantes physiquement. Lorenzo Mayer, 22e au classement général, aura tout de même montré de belles choses tout au long de la compétition, avec notamment une phase de qualification très solide.
Marie Barrue (5e de la Semaine de Kiel en ILCA 6) : « On a bien travaillé cette semaine, on a validé pas mal de choses et on a fait émerger d’autres points d’améliorations pour les jours à venir. J’ai déjà hâte de voir ce que la suite de la saison nous réserve. C’était une semaine intense, avec 9 courses en 4 jours, dans des conditions variées et la Medal Race aujourd’hui avec pas mal de vent. Ce n’était pas facile émotionnellement sur cette dernière course parce que je suis passé de 3e à 10e avant de remonter 5 places sur le dernier bord et finalement prendre la 5e place sur la course et au classement général. Je vais rentrer à la maison quelques jours avant de partir pour la Suède où on va s’entrainer sur le plan d’eau du prochain Championnat d’Europe, qui aura lieu en août. »
A l’occasion de cette Semaine de Kiel se tenaient également la 3e édition des iQFOiL Games, où se jouaient, entre autres, les derniers tickets pour le Championnat du Monde de la série, prévue à Aarhus au Danemark du 4 au 11 juillet. Les Françaises ont été sacrément inspirées sur cette compétition avec trois tricolores aux trois premières places du classement chez les Filles. Marion Couturier s’est imposée en Finale devant Ambre Papazian et Lucie Belbeoch, tandis que Justine Lemeteyer a, elle, pris la 5e place.
En 49er FX, Mathilda Lovadina faisait équipe cette semaine avec Youenn Bertin, sa coéquipière habituelle, Lou Berthomieu étant retenue en IMOCA pour la Course des Caps. Le duo mixte a pris la 13e place finale avec des courses solides, aux avant-postes. Chez les Hommes, en 49er, Jean-Baptiste Bernaz et Jérémie Mion faisaient leur retour en compétition après leurs premières régates ensemble, lors des deux premières étapes du Sailing Grand Slam, à Palma et à Hyères. Dans des conditions pourtant difficiles, surtout pour un duo qui continue son apprentissage sur ce nouveau support pour eux, « JB » et « Jer’ » ont réalisé une phase de qualification ultra solide, bouclée à la 12e place. Pour leur première apparition en Rond Or, le duo a été plus malheureux avec un dessalage au premier empannage, réalisé dans un vent plus violent que sur les jours précédents, et un trou dans la grand-voile qui les a contraints à abandonner sur les 3 courses de la phase Finale. Ils prennent finalement la 27e place d’une épreuve dominée par leurs compatriotes Erwan Fischer et Clément Péquin. De retour à la compétition après un congé paternité, Erwan Fischer a vite retrouvé ses automatismes avec Clément, qui lui continuait de naviguer pendant ce temps-là avec Kévin, le frère d’Erwan. Le duo, champion du Monde l’an passé, a été impérial avec 5 tops 5 sur les 5 dernières courses avant une Medal Race bouclée… en 5e position. Erwan avait pourtant « fêté » son retour d’une drôle de façon lors de la première journée de course avec une collision provoquée par un adversaire et une voie d’eau sur leur 49er. Le duo avait tout de même obtenu gain de cause après réclamation et avait été « redressé » au classement (*voir plus bas pour l’explication « technique »).
Erwan Fischer (vainqueur de la Semaine de Kiel en 49er, en double avec Clément Péquin) : « Je suis très heureux de ramener une médaille d’or à la maison pour ma première compétition après la naissance de ma petite fille il y a un mois. C’était en tout cas très sympa de voir Clément naviguer avec mon frère Kévin ces dernières semaines. On est arrivé à Kiel avec seulement 3 entrainements ensemble mais on se connait très bien avec Clément et toutes les fois où on a dû naviguer avec un barreur ou un équipier différent, à cause de blessure ou plus récemment pour mon congé paternité, ça nous permet de grandir tout en continuant à travailler nos routines. Une fois qu’on se retrouve ensemble on est totalement prêt à jouer devant quelques soient les conditions. On sent qu’il y a encore des axes d’amélioration et qu’on a besoin de refaire des sessions sur l’eau mais c’est très encourageant pour la suite et j’ai hâte de vivre les trois prochains mois avant le Mondial à Cagliari en Italie en octobre ! »
Clément Péquin (vainqueur de la Semaine de Kiel en 49er, en double avec Erwan Fischer) : « C’était difficile car on a navigué dans des conditions différentes tout au long de la compétition. On sait qu’on est à l’aise dans du vent fort mais on a surtout fait pas mal de progrès dans des conditions moins ventées et ça c’est une très bonne chose pour la suite. C’est toujours un immense plaisir de naviguer avec Erwan, on prend du plaisir sur l’eau ensemble mais aussi à terre. On essaye de rester positif quoi qu’il arrive, de garder le même état d’esprit peu importe ce qu’il se passe en course et je pense au final que c’est une de nos grandes forces. On a quand même beaucoup d’automatismes ensemble maintenant et ça nous permet de bosser sur des détails pour aller chercher le petit truc qui fera la différence au final. Le gros objectif de la saison ça reste le Mondial et notre titre à défendre. Dans la préparation on met tout en œuvre pour arriver le plus en forme possible et on va entrer dans une bonne période d’entrainement avec des thèmes assez précis à travailler d’ici octobre. »
Le mot du coach, Emmanuel Dyen : « Le début de la semaine a été compliqué, avec deux « Redress » le premier jour. Ils ont su rester bien soudés et prendre les courses les unes après les autres. C’était le retour de leur duo, avec « Papa Erwan » qui a vite repris ses marques. Ça « perf’ » tout de suite, c’est vraiment top. Ils ont fait deux régates ensemble cette année, et ça fait deux victoires ! C’est une bonne phase de préparation avant le championnat du Monde à Cagliari début octobre. On lance l’été avec de supers bases. »
*Une « redress » en compétition, comment ça marche ? Lors de la première journée de course Erwan et Clément ont dû abandonner lors de la première course suite à une collision avec un autre bateau qui a causé une voie d’eau à bord de leur 49er. Cela les a contraints à rentrer au port et donc à ne pas prendre part à la deuxième course du jour. Les Français ont posé une réclamation auprès du Jury car la collision avait été la conséquence d’une faute de leurs adversaires. Le Jury a sanctionné l’équipage fautif d’une disqualification sur la course en question. Elle a reclassé Erwan et Clément via une « redress », en faisant la moyenne de leurs résultats sur les autres courses de la phase de qualification. 30e, 10e, 2e et 3e des 4 courses auxquelles ils ont pu prendre part, ils ont finalement été crédités de 11,3 points sur les deux courses concernées par la « redress ».
Les principaux résultats des Français engagés :
ILCA 6 – Encadrées par Nicolas LE BERRE -Marie Barrué (COYCH / Armée des Champions / BP MED) : 5e / 88 -Louise Cervera (CN Mandelieu / BP MED) : 14e / 88
49er – Encadrés par Emmanuel DYEN -Erwan Fischer (CNBPP / BP GO) et Clément Péquin (La Rochelle Nautique / BP GO) : 1er / 74 -Jean-Baptiste Bernaz (CN Sainte-Maxime / Armée des Champions / BP BRED) et Jérémie Mion (SR Havre / Armée des Champions / BP BRED) : 27e / 74
49er FX – Encadrés par David LECHÊNE -Mathilde Lovadina (YCPR) et Youenn Bertin (SNO Nantes) : 13e / 48
iQFOiL Women – iQFOiL Games à Kiel -Marion Couturier (YCPR) : 1ère / 21 -Ambre Papazian (La Pelle) : 2e / 21 -Lucie Belbeoch (Stade Français) : 3e / 21 -Justine Lemeteyer (Ocean) : 5e / 21
Les principaux Français encore au programme (jusqu’au 29 juin) : 470 – Encadrés par Philippe BOUDGOURD -Matisse Pacaud (YC de Cannes / BP MED) et Norah Dal Fabbro (SNPH) -Manon Pennaneac’h (SNO Nantes) et Pierre Williot (CVSAE) -Lomane Valade (SNO Nantes) et Julien Bunel (BN Mare e Vela) -Sarah Jannin et Iban Cornic (ASN Perros-Guirec) -Zou Schemmel (SR Antibes) et Valentina D’amodio (Cannes Jeunesse) Nacra 17 – Encadrés par Gildas PHILIPPE -Tim Mourniac (ASN Quiberon) et Aloïse Retornaz (SN Sablais)
La 46e édition du Tour Voile débute ce vendredi 27 juin à Larmor-Plage et se poursuivra jusqu’au 12 juillet. Huit équipes sont engagées cette année . Un chiffre en nette baisse par rapport à l’année dernière, où quinze équipes étaient présentes. Dans ces conditions, il est difficile de parler d’une véritable renaissance du Tour. Le “Tour de France à la voile” — une appellation interdite par ASO, qui en détient les droits et en a concédé l’usage à la FFVoile — reste encore loin de ses années fastes. Certes le Figaro Beneteau 3 est plus adapté à la course au large que le Diam24 mais l’orientation jeune et mixité ne suffisent pas à déchainer l’engouement et faire revivre ce tour comme l’institution qu’il a été. Ce qui n’enlève rien au talent de ces 8 équipages que nous suivront.
8 équipages se disputeront les premières places du classement provisoire lors de cette première journée de compétition à Larmor-Plage. Les conditions météo du jour semblent favorables pour cette entrée en matière. Les Figaro Beneteau 3 devraient évoluer dans un vent de secteur Ouest-Sud-Ouest, comme l’explique Gabriel Jean Albert, à bord de La Réunion. « Nous allons avoir un peu d’air, suffisant pour boucler la majeure partie du programme, hormis peut-être l’éventuelle course côtière autour de Groix. Ce sera une entame plutôt facile malgré une marée assez importante avec un coefficient 88. Petit sujet dans le sujet, qui pourrait peser dans la stratégie de course. Une première journée qui servira surtout de prélude à la grande étape prévue demain. Nous sommes au taquet. »
Même état d’esprit chez Nesse x Netman, où l’impatience monte à mesure que l’heure du départ approche. « Nous sommes prêt, s’enthousiasme Maxime Helie. Cela fait plusieurs mois que nous attendons ce moment, depuis que le projet a vraiment pris forme en janvier. Nous avons hâte d’y aller pour 4 belles courses devant Lorient. Il pleuvait ce matin, mais on nous a dit que le ciel se dégage toujours ici… Avec toute l’équipe nous sommes prêts, le bateau aussi, il n’y a plus qu’à y aller. » À la veille du coup d’envoi de la 46e édition du Tour Voile, l’effervescence gagne les pontons du port de Larmor-Plage. Les 8 équipages peaufinent les ultimes réglages à bord de leurs Figaro Beneteau 3 avant de s’élancer ce vendredi 27 juin, pour la première course de cette épreuve d’endurance, qui s’étendra jusqu’au 12 juillet prochain. L’occasion également pour Yann Chateau, le Directeur de course, de transmettre ses dernières recommandations.
Depuis sa renaissance en 2023, le Tour Voile est marqué par la transmission, la mixité et la formation. Des valeurs portées avec conviction par Yann Chateau, fin connaisseur de la Classe Figaro Beneteau. Son objectif : instaurer une relation de confiance avec les équipages tout au long des deux semaines de compétition à venir. « Si j’ai confiance en eux, je n’aurai aucun problème à proposer des étapes engagées en cas de conditions météo musclées, détaille-t-il. À l’inverse, si je perçois certaines lacunes nous adapterons le format pour que tout puisse fonctionner correctement.. »
Une vision partagée par Nils Palmieri, Figariste reconnu, venu épauler le CER – Ville de Genève. « Le fait d’avoir Yann en tant que directeur de course est un énorme atout. Il connaît parfaitement l’univers des Figaristes qui recherchent des courses riches en jeu, et pour ça, il a su comprendre cette attente, tout en maintenant un cadre de navigation sécurisé. Il ne va pas nous brider, mais il ne jouera pas non plus avec les limites. » Car ne l’oublions pas, si la Solitaire du Figaro Paprec – dont Yann Chateau est aussi directeur de course –, est souvent considérée comme l’antichambre du Vendée Globe, le Tour Voile s’impose, lui, comme une véritable école de formation à la course au large. Un terrain d’apprentissage exigeant, où se forgent les compétences et la rigueur nécessaires aux grandes aventures océaniques. « Ce qui est certain, c’est que la course au large est un univers particulièrement complexe, poursuit Yann. Il faut maîtriser un ensemble de domaines : l’équipage, les manœuvres, la connaissance du bateau, la météorologie, la sécurité… Autant de savoirs à acquérir dans un temps réduit. »
Benoît Marie et Federico Waksman vous embarque à nord du proto Nicomatic – Petit Bateau sur la Mini-Fastet ou plutôt la Mini-Slownet. A voir. Une édition calme, marquée par de longues heures à chercher le moindre souffle terminé après six jours au départ de Douarnenez, avec un parcours exigeant les menant jusqu’au mythique Fastnet, au large des côtes irlandaises.
Les conditions météorologiques ont imposé un défi supplémentaire : un vent très léger, peu propice aux performances de Nicomatic – Petit Bateau, conçu pour voler dans des régimes plus soutenus. Ces conditions devaient naturellement avantagé leur principal concurrent, Alex Demange. Malgré ça, le duo a su tirer parti de cette course pour progresser. Leur collaboration à bord a été fluide et constructive, permettant d’optimiser plusieurs aspects techniques, du positionnement du matériel au test de nouvelles configurations de voiles. L’apport de Federico, embarqué pour la première fois sur ce format, a été précieux : regard neuf, exigence et engagement. Une dynamique qui conforte l’équipe dans sa trajectoire à l’approche de la Transgascogne, dernière grande étape avant la Mini Transat. Place maintenant au chantier d’été pour préparer sereinement la prochaine course.
Le Yacht-Club de Saint-Lunaire organisait ce week-end son 22e Raid Émeraude. L’épreuve a attiré une flotte de quarante catamarans de sport, tous réunis pour une régate intense sur la Côte d’Émeraude, avec un pari gagné : l’aller-retour à Chausey dans la journée.
C’est la deuxième fois de son histoire que le Raid Émeraude proposait un parcours vers l’archipel de Chausey en Normandie. En 2022, la flotte avait fait escale à Granville pour rentrer à Saint-Lunaire le lendemain. Cette fois, les organisateurs voulaient tenter l’aller-retour dans la journée, mais pour cela, il fallait espérer un petit coup de pouce de la météo… « La vague de chaleur que nous avons connu ce week-end nous a apporté des vents de sud-est », explique le Directeur de Course, Stéphane Fretay. « Les concurrents ont donc eu des conditions idéales pour ce parcours et même si le vent était instable en force et en direction, nous avons pu faire une petite pause à Chausey et lancer un deuxième départ pour rentrer ».
Malgré une seconde journée annulée, faute de vent suffisant dimanche, tous les concurrents se sont dit ravis du côtier jusque la Pointe du Grouin à Cancale, puis de leur escapade normande. Un parcours exigeant qui a profité aux équipages les plus expérimentés, à l’instar de Francis Ferrari et de Riwan Perron, qui l’emportent dans la catégorie C1, avec près de 10mn d’avance sur la ligne d’arrivée devant Saint-Lunaire. « Dans la première course, nous avons fait une petite erreur qui nous a fait perdre du temps, confie le barreur du Nacra 20, mais nous avons quand même réussi à revenir et à gagner la manche. Il y avait beaucoup de vent à la côte avec les falaises, on a pu bien tactiquer avant de partir au large vers Chausey. C’est vraiment sympa de faire un tour là-bas en régate. Nous n’avons pas souvent l’occasion d’y aller ».
Une classe F18 dynamisée
En Formule 18, la flotte comptait cette année 18 bateaux, contre 13 l’année dernière et ce retour en force fait la joie des participants. « Il y avait du niveau ! Ça fait plaisir ! » confirmait Emeric Darry à la remise des prix. Vainqueur dans cette catégorie avec David Fenouillère, le Vendéen a lui aussi beaucoup apprécié le parcours : « Je ne suis pas d’ici et je n’avais jamais fait le Raid Émeraude. Pendant toute la course, je n’arrêtais pas de dire à David : c’est vraiment très beau chez toi ! On avait fait le championnat du monde de F18 ensemble il y a onze ans, mais c’est la première fois que je viens avec lui sur le Raid Émeraude avec lui… et ce ne sera sans doute pas la dernière ! »
Parmi les grands noms de cette édition, Damien Seguin courait lui aussi son premier Raid Émeraude. Après deux Jeux Paralympiques et deux Vendée Globe, l’acquisition d’un Formule 18 est un retour aux sources. « Je suis content de partager ça avec mon fils Etann. Quand j’étais jeune je faisais du Hobie Cat 16 avec Thibaut Vauchel en Guadeloupe. J’adore le cata et le F18 est un support intéressant, rapide et fun. Le but c’est de se faire plaisir et de retrouver les copains. Nous sommes plusieurs avec Victorien Erussard à vouloir relancer la classe F18 et nous espérons que d’autres vont nous rejoindre ».
Deuxième National Viper à Saint-Lunaire
Absents du Raid Émeraude l’année dernière, Emmanuel Le Chapelier et Eric Le Bouedec signe une retour en beauté puisqu’il remporte cette 22e édition en Viper, devant les tenants du titre Michel Kermarec et Fanny Merelle. Champions du monde de cette classe en 2014, et vainqueurs du Raid en 2022 et 2023, ils partaient favoris dans cette édition. Dès le départ de la première course vers Chausey samedi, ils ont donné le ton en tentant un départ aussi culotté que réussi, seuls bâbord amures au bateau comité, devant toute la flotte. « Ce n’était pourtant pas gagné, car nous avons couru avec une vieille grand-voile toute rafistolée qui date de notre victoire sur le Championnat du monde Viper à Erquy en 2014 », confiait Eric Le Bouedec à son retour à terre.
Précieux bénévoles
Une fois de plus, de nombreux membres et amis du Yacht-Club de Saint-Lunaire ont répondu à l’appel, contribuant avec dévouement à l’organisation et au succès de l’événement à terre comme sur l’eau. Malgré une météo compliquée marquée par la vague de chaleur qui a balayé la Bretagne ce week-end, leur engagement a été à la hauteur de la difficulté du parcours. Ils ont pu assurer la sécurité et le confort des concurrents pour leur faire vivre une expérience inoubliable et partager avec eux leur passion de la mer. Le rendez-vous est déjà donné pour l’année prochaine.
De la navigation vélique archimédienne à la navigation vélique en sustentation sur l’eau en passant par l’hélice, Comment sommes-nous passés de l’idée de se déplacer sur l’eau à l’aide d’un engin flottant, sans même comprendre les lois qui régissent sa flottabilité, à celle de la sustentation sur l’eau, fondée sur les principes de l’aérodynamisme ? Par Jean Sans
Numéro Spécial de 80 pages – en kiosque à partir du 25 juin.
Pourquoi, depuis plus de 3 000 ans, la technologie liée à la mobilité maritime continue-t-elle de susciter autant de passion ? La quête de performance, notamment incarnée par la vitesse, est au cœur des préoccupations maritimes depuis des siècles. Marins et États ont rapidement compris que la rapidité de leurs navires pouvait asseoir leur puissance commerciale, assurer leur victoire lors des batailles navales et affirmer leur suprématie impériale. Même la découverte de nouveaux continents et de nouvelles routes maritimes s’est transformée en une course effrénée où il fallait être le premier à planter son drapeau.
Ces gains de vitesse impliquent des découvertes scientifiques et alimentent progressivement la démesure des navires conçus. Aujourd’hui la vitesse reste l’apanage de l’art de la régate avec un voilier. Certes la régate sous la forme de compétitions entre amateurs fortunés faisant appel à des équipages de marins professionnels n’apparait qu’à la fin du XIXe siècle, mais le souhait de toujours aller plus vite et de rattraper une vague silhouette que l’on discerne à l’horizon hante tous les marins. Ce vaste domaine s’étend d’environ 2000-1500 ans avant notre ère jusqu’à nos jours, avec un intrus inattendu apparu à la fin du XIXe siècle, bien que déjà présent dans la mythologie grecque : l’aviation.
Comment les bateaux sont-ils passés de la navigation à la vitesse… au vol au-dessus des flots ? Ce numéro spécial vous plonge dans les coulisses d’une révolution technologique : des principes physiques aux avancées récentes, découvrez comment les bateaux à foils ont pris leur envol, et comment les marins d’aujourd’hui font littéralement voler leurs embarcations autour du globe.
Après St-Malo remporté par Koesio, les trimarans Ocean Fifty se retrouvent à Concarneau cette semaine pour disputer l’act 2 de leur championnat. En partenariat avec Upwind by MerConcept et la Région Bretagne, avec le soutien de la Ville de Concarneau, la classe Ocean Fifty a souhaité faire de cet événement un modèle d’engagement sociétal et environnemental. Toutes les composantes de ce rendez-vous seront portées par les équipages, l’équipe d’organisation et les conférenciers qui viendront, pendant 5 jours, enrichir les connaissances de chacun et ouvrir le débat. Parce que le modèle des événements de course au large doit changer…
LES ENGAGEMENTS
-Une femme à bord de chaque Ocean Fifty, parfois deux, et même cinq. -Renoncement au jugement direct sur l’eau (diminution de la consommation de carburant) -Village Zéro plastique à usage unique – Venez avec votre gourde -Mesure d’impact carbone réalisée par l’organisation et les équipages, suivie d’un bilan -Certification Sailors of the Sea – Objectif Platine -Compost, tri minutieux des déchets -Mobilisation et priorisation des acteurs locaux (écoles, associations, entreprises)
LE PROGRAMME SPORTIF
Jeudi et vendredi, les 8 Ocean Fifty engagés sur l’Act 2 viendront livrer le meilleur d’eux-mêmes sur des parcours construits, engagés et techniques. Samedi et dimanche, place aux parcours côtiers pour des exercices plus stratégiques. A Saint-Malo au début du mois, chacun a pu jauger l’autre et opérer quelques réglages. La revanche promet d’être encore plus disputée. Le tiercé actuel aura fort à faire. Erwan LE ROUX (Koesio) tient la corde ; il a brillamment remporté le premier Act à Saint-Malo et compte bien transformer son essai à Concarneau. Thibaut VAUCHEL-CAMUS (Solidaires En Peloton) n’a fait que monter en puissance lors de l’Act 1. Enfin, Sébastien ROGUES (Inter Invest) qui avait remporté 3 Acts sur 5 en 2024, aura à cœur de faire aussi bien. Erwan LE DRAOULEC (Lazare), Baptiste HULIN (Viabilis Océans), Anne-Claire LE BERRE (UpWind by MerConcept) et Luke BERRY (Le Rire Médecin – Lamotte) ont quelques atouts dans leurs manches, dans des conditions qui devraient être un peu plus ventées, notamment jeudi. Quant à Laurent Bourguès (Mon Bonnet Rose), absent à Saint-Malo, il rejoint le championnat à Concarneau.
15 FEMMES DANS LA COURSE
Upwind by MerConcept – Anne-Claire LE BERRE, Élodie-Jane METTRAUX (Suisse), Tiphaine RAGUENEAU (FR), Michaela ROBINSON (Afrique du Sud), Lisa FARTHOFER (Autriche) Koesio – Audrey OGEREAU (FR) et Hélène NOESMOEN (FR) Solidaires En Peloton – Axelle PILLAIN (FR), Sophie FAGUET (FR) Viabilis Océans – Lola BILLY (FR) et Clémentine HILAIRE (FR) Le Rire Médecin – Lamotte – Mathilde GÉRON (FR) Mon Bonnet Rose – Isabelle MAGOIS (FR) Lazare – Colombe JULIA (FR) Inter Invest – Estelle GRECK (FR)
MERCREDI 25 JUIN -10h – Former les femmes aux carrières nautiques, à terre et en mer. Avec Tiphaine RAGUENEAU (navigatrice), Pauline GÉRARDIN (The Magenta Project x Imoca), Christine COURTOIS (Vice Présidente de la FFVoile en charge de la mixité) Fresque du sexisme spéciale course au large, avec Anna LE COSSEC
JEUDI 26 JUIN -9h15 – Former la jeunesse aux métiers du nautisme. Avec Dimitri CAUDRELIER (fondateur de Reboat), Thibaut GARIN (Co-directeur de MerConcept), Alice GUILLEMOT (Lycée maritime du Guilvinec)
VENDREDI 27 JUIN -9h – Réinventer le transport maritime à la voile. Avec Pierre-Arnaud VALLON (VELA), Jimmy PAHUN (Député), Yann ROYER (SailCoop), Arnaud CACQUEVEL (Bretagne développement Innovation)
SAMEDI 28 JUIN – FÊTE DE LA MER ET DES LITTORAUX -10h30 – Biodiversité littorale et écosystèmes partagés. Avec Antoine CHABROLLE et Guillaume MASSÉ, chercheurs à la station marine de Concarneau -11h30 – Prise de parole Fête de la Mer et des Littoraux. Avec Sophie PANONACLE (fondatrice), Marc BIGOT (Maire de Concarneau), Nadia AMEZIANE (Museum d’histoire naturelle). -18h – Éco-conception et ambitions de la CLASSE OCEAN FIFTY. Avec Jean-Marie CHEVALIER (Agence Think+) qui présentera les premiers bilans d’impacts de la classe Ocean Fifty.
LE PROGRAMME DES ANIMATIONS
LA TOULINE – Expo photos « Les femmes qui exercent un métier maritime ou portuaire » WINDSHIP – Expo photos « Le transport maritime à propulsion vélique » UNDER THE POLE – Découvrir la caravane d’observation du milieu sous-marin SAILCOOP – Vendredi après-midi, le voilier Isabelle, by Sailcoop, transport à la voile de passagers, proposera au public d’embarquer pour suivre des régates
Cécile ANDRIEU, Co-directrice de MerConcept, partenaire de l’Act 2 avec UpWind by MerConcept et 11th Hour Racing : « UpWind by MerConcept porte des valeurs de performance, d’inclusion et de durabilité. C’est donc tout naturellement que nous avons engagé il y a quelques mois des discussions avec la Classe OceanFifty et la fondation 11th Hour Racing, afin de mettre sur pied cet événement pilote, unique dans le paysage de la course au large. On s’est ainsi collectivement fixé des objectifs ambitieux en termes de mixité et de réduction de l’impact, à terre comme en mer. Cet Act nous permet de tester plein de choses qui, j’en suis sûre, auront une résonance sur le reste de notre écosystème ».
Fabrice CAHIERC, Président de la Classe Ocean Fifty : « La Classe Ocean Fifty s’est engagée naturellement dans la sphère RSE. Sans subir cette notion parfois vue par certains comme une gentille complaisance à l’air ambiant, notre Classe a toujours intégré les notions environnementales et sociétales dans son fonctionnement et dans ses règlements. Cet Act 2 nous permet d’y monitorer notre performance non plus sur l’eau mais sur terre . Nous souhaitons que cet Act 2 devienne une base sur laquelle nous puissions nous étalonner, trouver de nouveaux axes de progrès, les challenger, aller plus loin puis les partager avec d’autres classes, en un mot, grâce à ce laboratoire concarnois, participer à rendre les compétitions à la voile plus durables ».
Anne-Claire LE BERRE, skipper de l’Ocean Fifty UpWind by MerConcept, avec un équipage 100% féminin : « Le projet UpWind by MerConcept est né du constat que peu de femmes avaient accès au multicoque. Cette saison, 7 femmes de toutes nationalités y participeront. L’ambition est de rendre les femmes autonomes sur tous les postes à bord et de changer la vision sur la voile féminine. Sur l’Act 2, l’obligation d’embarquer une équipière à bord a un impact hyper positif car on a vu que dès l’Act 1, la plupart des équipages ont embarqué une femme qui souvent n’avait jamais navigué en Ocean Fifty. Les équipes techniques se féminisent aussi, cela avance même si nous sommes encore loin de la parité. Au niveau sportif, nous avons fait une belle entame à Saint-Malo, nous allons chercher à monter d’une place au classement, voire mieux ».
Laurent BOURGUÈS, skipper de Mon Bonnet Rose : « Nous sommes heureux de rejoindre le championnat sur cet Act à Concarneau. Une douzaine de partenaires nous ont premis de réunir le budget pour faire la saison. C’est une sacrée victoire de pouvoir continuer à porter les couleurs de Mon Bonnet Rose, association qui soutient les femmes atteintes de cancer. Cette semaine nous ferons naviguer sept femmes en rémission dans le cadre d’un séjour voile organisé par l’association. Nous sommes toujours à la recherche d’un partenaire majeur qui pourrait nous donner les moyens de nos ambitions et nous permettre d’offrir davantage de sorties pour ces femmes. Sur un plan sportif, je suis heureux de revenir à la compétition. Nous avions conclu la saison dernière sur une belle 4ème place à Sainte-Maxime. C’est encourageant ! »
LE CLASSEMENT GÉNÉRAL PROVISOIRE
DU CHAMPIONNAT OCEAN FIFTY SERIES Après l’Act #1
1er – Koesio – Erwan Le Roux – 11 pts 2è – Solidaires En Peloton – Thibaut Vauchel-Camus – 10 pts 3è – Inter Invest – Sébastien Rogues – 9 pts 4è – Lazare – Erwan Le Draoulec – 8 pts 5è – Viabilis Océans – Baptiste Hulin – 7 pts 6è – Upwind by MerConcept – Anne-Claire Le Berre – 6 pts 7è – Le Rire Médecin Lamotte – Luke Berry – 5 pts Mon Bonnet Rose (Laurent Bourguès) entrera dans le championnat lors de cet Act concarnois, Edenred (Emmanuel Le Roch) rejoindra le championnat dès qu’il sera mis à l’eau, Wewise devrait confirmer le nom de son futur skipper rapidement et entrera alors dans le championnat.
Le vainqueur de la dernière Solitaire du Figaro rejoint l’équipage de Charal, emmené par Jérémie Beyou, 4e du dernier Vendée Globe, pour la Course des Caps – Boulogne-sur-Mer – Banque Populaire du Nord dont le coup d’envoi sera donné le 29 juin prochain. À bord : un casting de haut vol, avec Nicolas Andrieu, Lou Berthomieu, visage de l’élite de la voile olympique et Marin Le Roux, le mediaman embarqué.
Pour Tom Dolan, cette aventure marque bien plus qu’un simple changement d’échelle : c’est une passerelle directe vers son objectif le plus ambitieux – devenir le premier Irlandais à boucler le Vendée Globe. « C’est vraiment incroyable. Je réalise un rêve en partant faire de l’équipage au large en IMOCA. C’est comme à la télé : j’ai même un ciré avec mon nom inscrit dans le dos ! », s’émerveille-t-il.
Si le marin découvre l’univers exigeant de l’IMOCA, il ne le fait pas à moitié. À bord de Charal, l’un des bateaux les plus aboutis de la flotte, il entre de plain-pied dans le très haut niveau, entouré de marins qui conjuguent expérience, performance et partage. « Je suis fier et heureux de faire partie de l’équipage de Jérémie Beyou. C’est quelqu’un de très attachant, ultra performant, mais aussi très pédagogue. Il aime partager. » Cette immersion dans un collectif aussi structuré s’inscrit parfaitement dans l’ADN de la Course des Caps, qui se veut laboratoire de transmission et de collaboration. Ici, les talents émergents côtoient les références absolues de la discipline, dans une dynamique d’équipage pensée comme une équipe de haut niveau. Chaque profil est choisi pour sa complémentarité, son énergie, son regard. Et le skipper de Kingspan coche toutes les cases. « C’est ma toute première course en 60 pieds et j’ai la chance de la vivre sur l’un des meilleurs bateaux de la flotte, avec l’un des meilleurs skippers. Je saute ainsi plusieurs étapes d’un coup. »
Un parcours redoutable autour des îles Britanniques
Avec près de 2 000 milles à parcourir autour des îles Britanniques, la Course des Caps promet d’imposer une navigation dense et variée : effets de site, courants puissants, mer du Nord capricieuse, zones pétrolières, cargos, bancs de sable… Pour Tom Dolan, qui connaît bien les côtes d’Irlande, ce tracé résonne particulièrement : « Le parcours est impressionnant : on va monter aussi loin au nord que le cap Horn est situé au sud. Il fera jour en continu. Ce sera une course technique et complexe. La mer, comme souvent dans ces régions, sera très agitée, exigeante. On va se régaler ! » Les ambitions de l’équipe Charal sont claires : jouer les premiers rôles. Depuis la fin du Vendée Globe, le bateau a évolué. L’objectif : optimiser les performances, en particulier dans le vent fort – des conditions que le nord de l’Écosse et de l’Irlande pourraient offrir en abondance.
Un rôle clef à bord, et un projet personnel en ligne de mire
À bord de Charal, Tom Dolan sera en charge de la navigation et de la météo avant le départ de la course, une responsabilité de taille pour une première en IMOCA. « Le fait de naviguer en équipage permet de mieux répartir la charge de travail et réduit la pression. » Une configuration collective qui lui permet d’apprendre vite, au contact des meilleurs, tout en nourrissant son propre projet. « Ce qui m’impressionne, c’est la fluidité au sein de l’équipe. Je suis aussi ravi de découvrir la navigation sur des prototypes. » Pour celui qui a forgé sa réputation le circuit Figaro Beneteau par sa détermination, son sens marin et sa progression fulgurante, cette course en IMOCA n’est pas une simple étape. C’est le début d’un nouveau chapitre, celui qui, il l’espère, le mènera un jour aux Sables-d’Olonne pour affronter les mers du Sud en solitaire. Et quand on l’entend parler de cette aventure, entre admiration, lucidité et passion intacte, on comprend (et on espère !) que Tom Dolan est bien en train d’écrire son propre cap vers le Vendée Globe.
Organisée par le Yacht Club de New York et le Royal Ocean Racing Club, avec le soutien du Royal Yacht Squadron et du Storm Trysail Club, la course d’Ouest en Est est partie depuis 6 jours. Le Volvo 70 Tschüss 2 ex-Wizzard , de Christian zubo, co-skippé par Johnny Mordaunt, a parcouru plus de 2 000 miles et reste solide leader pour la victoire en temp réel et en IRC.
« Pendant les premiers jours de la course, nous avons eu diverses conditions, principalement en raison des changements de température de la mer. Le plan est en train de panoramiser, mais tout le monde s’en tient au plan jusqu’à ce qu’il vous frappe au visage », commente Campbell Field, le navigateur de Tschss, ne prenant rien pour acquis.
Une caractéristique remarquable de leurs progrès a été la navigation de précision à travers les méandres du Gulf Stream. «Nous avons ramassé plus de trois nœuds actuels dans une zone et près de quatre dans un autre», explique M. Field. «La température de la mer a été un indicateur important – nous l’avons vu tomber de 25 degrés Celsius à un peu moins de 8 degrés Celsius en quelques heures.»
Leur parcours de 24 heures a culminé à 491,5 milles nautiques, avec une moyenne de 20,5 nœuds. Avec 3,8 nœuds de courant favorable et des vitesses durables de 18 à 19 nœuds, ils poussent fort. « Nous sommes passés à seulement un kilomètre et demi du point Alpha », explique Field. « Nous avons 1 600 nm à parcourir, et tout peut arriver, mais en ce moment, nous pourrions battre le temps écoulé du bateau précédent. »
Cette fois-ci, 10 jours, 9 heures, 1 minute et 42 secondes a été fixé en 2019 par Wizard, maintenant en compétition sous le nom de Tsch’ss 2. Les projections actuelles montrent une fin de près de deux jours plus rapide. Leur principal défi est de rester en avance sur un front froid prévu dans les 48 heures. « Il s’agit de nous placer à la pointe. Nous courons notre propre course, et si nous restons intelligents, nous finirons fort », a conclu Field. Le rival le plus proche de Tschoss 2, à environ 300 miles, est le VO65 Sisi d’Oliver Kobale. Xaver Kettele, à bord de la VO65 autrichienne, reflétait:
« Le départ a été lent pour nous, mais après 20 heures de course, nous avons trouvé la brise et navigué sur l’« autoroute » depuis. Nous avons choisi une route plus nord que Tsch’ss basée sur nos modèles, mais plus tard, leur vitesse de bateau était meilleure. La vie à bord est rapide, humide et sauvage. Les spiritueux sont élevés, et si Tschôss s’enlève, nous serons prêts. »
Le reste de la flotte est toujours dans des conditions instables. En IRC 1 Marten 49 Moana de Hanno ziehm est bien placé pour atteindre une meilleure pression avant les rivaux. Leur concurrent le plus proche est Nielsen 59 Hound de Dan Litchfield. « Nous arrivons au point où le bateau devient notre monde entier », a déclaré Nicholas Horbaczewski de Hound. « J’ai le luxe de piloter mon drone. L’Atlantique est vivant. Les dauphins jouent dans notre sillage, les oiseaux nous suivent la nuit et les baleines sautent au loin.”
À bord du JV82 Ikigai de Clarke Murphy, le navigateur Dee Caffari partage des mises à jour quotidiennes. Le samedi 21 juin, il a signalé une navigation au champagne et des vitesses de pointe sur 22 nœuds. Le lendemain, le ton avait changé : « Cela a été une journée difficile de 24 heures », a déclaré Dee. « Nous avons déchiqueté notre A2 à mi-gype dans l’obscurité, embrouillés avec l’A1, et nous nous sommes retrouvés avec le Code zéro. Dans 2 autres jours de plus et nous serons enfin dégagés de la zone glacée. »