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Imoca. Jean le Cam arrête le Vendée Globe mais veut construire un projet sportif européen avec son Swan 59

LES SABLES D'OLONNE, FRANCE - OCTOBER 23, 2024: Tout Commence en Finistère - Armor Lux skipper Jean le Cam (FRA) has announced an official partnership with Bernard Stamm during prestart of the Vendee Globe, on October 23, 2024 in Les Sables d'Olonne, France - (Photo by Olivier Blanchet / Alea)

Jean le Cam ne participera plus au Vendée Globe. Il ne met pas pour autant un terme à sa carrière de marin. Il se consacre en effet à la restauration de son Swan 59 de 1986 « Alegria » avec lequel il souhaite construire un programme sportif européen, en solitaire et en équipage, pour porter les couleurs d’une grande cause sociétale.

L’IMOCA « Virgile », avec lequel Jean Le Cam a couru son 6è Vendée Globe, sera mis en vente ou en location sur le marché, dès le mois de septembre 2025. Les expertises effectuées après le Vendée Globe (mât, coque, appendices, outriggers) ont permis de confirmer que l’Imoca est en excellent état. Deux options sont envisagées par son armateur, la Société Ty Nay, filiale du Crédit Agricole du Finistère :
Vendre le bateau prêt à naviguer et en configuration course. Le prix de vente a été fixé à 4.2M€ HT.

Ou proposer un projet IMOCA clé en main, dans l’objectif d’ancrer le projet à Port-La-Forêt et de contribuer ainsi à l’économie du territoire. Cela pourra être envisagé par le biais d’une location de 4 ans ou d’une location avec option d’achat et des facilités financières. Ce projet « clé en main » inclut un loyer mensuel avec l’intégration de l’assurance, l’expertise de Jean Le Cam, la mise à disposition des infrastructures, de l’outillage et d’une partie des moyens humains pour garantir un bon fonctionnement technique.”Alegria” est actuellement en chantier de restauration. Les navigations débuteront au mois d’octobre prochain.

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Foil. Championnat de France WASZP 2025 : Peter Cope domine, Hippolyte Gruet premier Français

Le rideau est tombé sur le Championnat de France WASZP 2025, organisé par le Yacht Club de Carnac du 4 au 8 juillet. Les 29 coureurs repartent ravis de leur régate et fin prêts pour le Mondial qui se tiendra à partir du 19 juillet à Weymouth (GBR). Ils auront tout donné pendant les quinze courses et les onze slaloms lancés par le Comité de Course, présidé par Patrick Vilain. Les conditions variées et le plan d’eau exceptionnel offerts la Baie de Quiberon ont permis à tous de parfaire leur technique et de faire monter encore d’un cran le niveau de la flotte. Ces cinq jours de régate se sont déroulés comme toujours dans une ambiance chaleureuse, où entraide, partage et sportivité sont de mise. Le podium constitué de coureurs internationaux est la cerise sur le gâteau pour clôturer en beauté cette régate estivale.

Dans un vent entre 10 et 15 noeuds, les quatre dernières courses ont été lancées. Les concurrents, désireux de profiter des derniers bords, ont entamé la journée avec un rappel général. Les courses se sont ensuite enchaînées sous un soleil resplendissant et sur un plan d’eau calme. Ces conditions ont permis aux leaders de conserver leur place, ainsi Peter Cope, venu tout droit de l’île de Man, remporte ce Championnat de France 2025. Hippolyte Gruet termine à la deuxième place, premier Français de la régate. Hoel Menard, le Franco-Américain, complète le podium devant Roo Purves (GBR), qui malgré trois victoires aujourd’hui n’a pas réussi à rattraper sa difficile journée d’hier. A noter la belle victoire de Matthis Johnson (FRA) à la course 13.
Les trois femmes de la flotte, Pearl Lattanzi (USA), Louise Metenier (FRA) et Maya Kwasniewski (USA) terminent respectivement à la 12e, 15e et 22e place du classement général. De très beaux résultats qui résultent d’une grande maîtrise de leur bateau et d’une technique hors pair, qui compensent largement leurs petits gabarits. Ces jeunes femmes pourraient bien faire de l’ombre aux hommes d’ici peu de temps, à l’image de Pearl qui a terminé sixième à une manche dans la brise.

Source CP

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Match race. Le Danois Jeppe Borch et la Française Pauline Courtois champions à Marstrand

Le Danois Jeppe Borch/Team Borch Match Race et la Française Pauline Courtois/Match in Pink by Normandy ont été sacrés nouveaux champions de Marstrand lors d’une journée marquée par des conditions météorologiques difficiles pour la finale de la GKSS Match Cup Sweden et du Nordea Women’s Trophy 2025 à Marstrand.

C’est la première fois qu’un skipper danois remporte le titre de la Match Cup Sweden en trente et un ans d’histoire de l’événement, et seulement la deuxième fois qu’une skipper française remporte le Trophée féminin depuis la victoire de Claire Leroy en 2008.
Alors que les demi-finalistes des catégories open et féminine s’apprêtaient à disputer leurs dernières manches en début de journée, la Suédoise Anna Östling était clairement favorite pour défendre le titre de son équipe Wings Sailing dans la catégorie féminine pour la septième fois. Mais c’est l’équipe néerlandaise Out of the Box, menée par la skipper Julia Aartsen et son équipage Iris van Gerrevink, Eva Asbeek Brusse, Nerine et Ismene Usman, qui a réussi à renverser les championnes suédoises lors d’une demi-finale acharnée en cinq matchs, remportant la course décisive 3-2 et se qualifiant ainsi pour la finale contre la Française Pauline Courtois.

Dans la finale au meilleur des deux manches, Aartsen et son équipage savaient toutefois qu’ils auraient fort à faire face aux championnes du monde en titre de match racing féminin, Match in Pink by Normandy Elite, skippées par Pauline Courtois. Avec un vent qui se levait et des rafales surprises sur le fjord de Marstrand, l’équipage d’Aartsen a mobilisé toutes ses forces contre l’équipe française, mais n’a pas réussi à prendre l’avantage et l’équipe de Courtois a remporté les deux matchs pour décrocher le titre 2-0.

Dans la catégorie Open, le Danois Jeppe Borch, 27 ans, et son équipe ont dû relever le défi le plus difficile de la compétition, en battant d’abord le vétéran du match racing suédois Johnie Berntsson en demi-finale, puis le septuple champion de Marstrand, Björn Hansen.
Menés 1-2 dans leur match de demi-finale, Borch et son équipe étaient au bord du précipice, mais ils ont poussé très fort pour remporter deux courses consécutives et éliminer Berntsson de la compétition sur un score de 3-2.
Revigorés par leur victoire en demi-finale, les Danois étaient prêts à affronter Hansen en finale et n’allaient pas laisser passer leur chance. Dans cette finale au meilleur des deux manches, les Danois se sont montrés plus rapides sur le parcours et, après une pénalité infligée à Hansen pour avoir enfreint une restriction de parcours, ils ont sauté sur l’occasion pour remporter les deux manches 2-0 et décrocher le titre de Marstrand.

« Quelle journée incroyable ! », s’est exclamé Borch, jubilant. « Nous sommes venus ici quatre fois et remporter cette épreuve emblématique est incroyable. Je suis très fier de l’équipe et, pour moi personnellement, revenir après des mois de blessure et gagner est tout simplement génial. »
« Jeppe et son équipe ont très bien navigué contre nous aujourd’hui », a ajouté le Suédois Hansen. « Il y a plusieurs années, lorsque Jeppe a commencé à naviguer sur le World Match Racing Tour, j’avais dit qu’il fallait le suivre de près. Il a démontré aujourd’hui ce dont lui et son équipe sont capables, et je suis sûr qu’il y a encore beaucoup à venir. »

Classement final
GKSS Match Cup Sweden
1. Jeppe Borch, DEN Team Borch Match Race
2. Björn Hansen, SWE Hansen Sailing Team
3. Oscar Engström, SWE Team Liros
4. Johnie Berntsson, SWE Berntsson Sailing Team

Trophée Nordea féminin
1.Pauline Courtois, FRA. Match in Pink by Normandy Elite Team
2.Julia Aartsen, NED. Team Out of the Box
3.Anna Östling, SWE. Wings Sailing
4.Martina Carlsson, SWE. Beyond Racing Team

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    Imoca. Elodie Bonafous : ” Trop bien pour le projet qui vient de se lancer !”

    Elodie Bonafous termine 2e de la course. Un résultat qu’elle n’espérait pas aussi vite après avoir mis son bateau à l’eau cet hiver.
    C’est ouf. Pendant la course, je me suis dit qu’un podium était possible. On a été tellement fatigués par la bataille avec Holcim-PRB. C’est trop bien pour le projet qui vient de se lancer. On a vraiment pris beaucoup de plaisir à naviguer. C’était la première fois que je faisais une course à plus de deux à bord. C’était génial. C’est parti très mou, mais ça n’a fait qu’accélérer. On a appris plein de choses, on a testé pas mal de trucs. J’ai le sentiment d’avoir énormément progressé. On n’a pas eu de souci technique. On pensait ne pas être très bons au près, mais au final, on arrive devant Holcim-PRB. On a passé la nuit à se croiser à un mille d’écart. On n’avait pas imaginé faire du match racing dans des conditions aussi dures. Je ne compte plus les virements !
    Quand le bateau accélère et va vite, c’est impressionnant. Mais ça devient vite euphorisant. Quand ça s’arrête, c’est un peu la même déception que sur un tour de manège : on veut que ça reparte ! Avec Yann, on est hyper contents. Ça montre qu’on a bien bossé cet hiver. Je pense qu’on est clairement dans le match.

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    Imoca. Sam Goodshild : “La course a été intense, sans aucun répit !”

    Le team MACIF Santé Prévoyance a franchi en tête la ligne d’arrivée de la première édition de la Course des Caps – Boulogne-sur-Mer – Banque Populaire Nord, ce samedi 5 juillet à 15h10. Après 6 jours, 01 heure et 10 minutes d’une boucle exigeante autour des îles Britanniques, Sam Goodchild, Loïs Berrehar, Charlotte Yven, Guillaume Combescure et leur reporter embarqué Guillaume Gatefait signent une superbe victoire.

    Vous aviez déjà montré votre potentiel en remportant les runs de vitesse – Défi Pom’Potes en prologue. Que représente cette victoire pour vous sur cette première édition de la Course des Caps ?

    « C’est incroyable ! Je suis vraiment heureux de finir en tête avec MACIF Santé Prévoyance. C’est un bateau formidable, une équipe exceptionnelle, et je suis honoré de faire partie de cette aventure. La course a été intense, sans aucun répit : nous avons commencé dans un vent quasi nul et terminé dans des conditions soutenues. C’était aussi sportif que nous l’imaginions, et je suis très fier que nous ayons su conserver la première place jusqu’au bout. »

    Le début de course a effectivement été très lent avant un changement de rythme brutal. Comment avez-vous vécu ces conditions ?

    « Nous avons vraiment connu toutes les situations possibles. Le premier jour, il n’y avait presque pas de vent, puis pendant trois jours, nous avons enchaîné les changements de voiles pour nous adapter. C’était éprouvant, mais aussi une superbe occasion d’apprendre à exploiter le bateau et de renforcer notre coordination. Et terminer par une victoire rend tout cela encore plus satisfaisant. »

    Vous avez pris la tête à la sortie de la Manche, avant de la perdre temporairement aux Scilly, puis de la reprendre au Fastnet. Vous avez ensuite réussi à la conserver jusqu’à l’arrivée…

    « Exactement. Le bateau fonctionnait parfaitement et l’équipe a tout donné. Avec Charlotte (Yven), Guillaume (Combescure) et Loïs (Berrehar), nous avons progressé chaque jour dans notre manière de collaborer. Après avoir repris la tête au Fastnet, nous ne l’avons plus lâchée jusqu’à l’arrivée. Thomas Ruyant et VULNERABLE sont revenus très près de nous, à seulement huit milles au nord des Orcades, mais malheureusement, ils ont subi une avarie de pied de mât qui les a contraints à abandonner. C’est la dure loi de la course, et nous, nous avons tenu bon jusqu’au bout. »

    La dernière partie du parcours a été délicate, avec beaucoup de vent et un trafic maritime dense. Comment l’avez-vous gérée ?

    « Dans cette phase finale, nous avons effectivement dû composer avec de fortes rafales, des cargos, des bancs de sable, des champs éoliens, des plateformes pétrolières… Grâce à notre avance, nous avons pu naviguer prudemment et donner la priorité à la sécurité. Nous avons perdu quelques milles, mais cela nous a permis de limiter les risques et de conserver notre position en tête. »

    On a le sentiment que, malgré tout, vous avez continué à pousser le bateau jusqu’à l’arrivée !

    « Oui, on adore aller vite ! Avec Loïs, on apprend encore à exploiter tout le potentiel du bateau en vue de la Transat Café L’Or. On a profité des conditions musclées de la fin pour tester différentes voiles et tenter de nouvelles choses. C’était passionnant et très enrichissant. »

    Un mot sur ce parcours autour des îles Britanniques ?

    « C’est un parcours exceptionnel. On traverse des paysages magnifiques, notamment la côte ouest de l’Irlande, où nous avons eu la chance de naviguer sous un beau soleil. Ça donne vraiment envie d’y revenir pour en profiter à terre ! Et l’accueil à Boulogne-sur-Mer, tant au départ qu’à l’arrivée, a été formidable ! »

    Ce n’était pas votre premier tour des îles Britanniques. Qu’est-ce qui vous a le plus marqué par rapport à votre expérience en Volvo 65 en 2014 ?

    « Cette fois, c’était très différent, notamment avec un début de course presque sans vent. Mais surtout, j’étais skipper et responsable de toute l’équipe : cela change tout en termes de pression, de stress et de gestion du sommeil. Je suis vraiment fier d’avoir mené ce bateau et cette équipe jusqu’à la victoire. »

    Avant le départ, vous disiez que succéder à Charlie Dalin à la barre de ce bateau vous mettait la pression…« Oui, c’était une grosse responsabilité, mais je suis heureux du travail accompli. Cette victoire montre que nous sommes sur la bonne voie ! »

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    Imoca. Macif remporte la première édition de la Course des Caps – Boulogne-sur-Mer

    C’est un britannique qui remporte le tour des îles Britanniques, Sam Goodchild mais il était accompagné d’une fine équipe avec Loïs Berrehar, Charlotte Yven, Guillaume Combescure et leur reporter embarqué Guillaume Gatefait. Après 6 jours, 01 heures et 10 minutes d’une boucle exigeante ils signent une superbe victoire construite au passage du Fastnet devant de sérieux concurrents.

    « C’était intense, sans aucun répit. Du vrai sport ! Je suis très fier de cette victoire. On n’a pas arrêté de changer de voile, c’était génial de découvrir le bateau tout en allant chercher la gagne. L’équipe connaît le bateau par cœur, c’est impressionnant. Thomas n’était pas loin à un moment, on aime bien pousser le bateau à fond. L’accueil au départ comme à l’arrivée a été formidable, ça fait vraiment plaisir. Être skipper d’une équipe, ça change beaucoup. C’est plus stressant. Remplacer Charlie, ce n’était pas évident, mais je suis fier de l’avoir fait, et de remporter cette victoire pour mettre en valeur toute l’équipe. Une semaine avant le début de la course, je ne savais pas que je naviguerai dessus. » déclarait Sam Goodshild à l’arrivée

    Dès la sortie de la Manche, ils ont pris l’avantage avant d’être brièvement dépassés au large des Scilly. Le passage du mythique Fastnet, mercredi matin, a marqué un tournant : ils ont repris la tête pour ne plus la quitter. La tension a culminé au nord des Orcades, point le plus septentrional du parcours, lorsque VULNERABLE, mené par Thomas Ruyant, est revenu à seulement huit milles de leur tableau arrière. Une avarie de pied de mât a malheureusement contraint Ruyant et son équipage à rallier l’Écosse et à abandonner. Libérés de cette menace, Sam Goodchild et ses coéquipiers ont géré leur avance avec rigueur. Malgré une météo instable à l’est de la Grande-Bretagne qui a temporairement resserré les écarts, ils sont restés maîtres de leur trajectoire, manœuvrant avec précision et sang-froid jusqu’aux derniers milles pour s’imposer avec près de quarante milles d’avance, soit environ deux heures, sur leurs poursuivants. Déjà vainqueurs des runs de vitesse – Défi Pom’Potes disputés en prologue, ils confirment leur excellente dynamique. Pour Sam Goodchild, ce succès valide pleinement sa prise de relais à la barre du bateau en l’absence de Charlie Dalin cette saison à qui l’on pense, lui qui fait de ce bateau une référence.

    Deuxième, pour Elodie Bonafous sur son nouvel IMOCA, sister-ship de Macif, Association Petits Princes – Queguiner c’est un super résultat. On connaissait ses qualités de navigatrices, elle prouve que l’on pourra compter sur elle notamment sur la Transat Jacques Vabre même si elle était accompagné de marins très expérimentés avec Yann Eliès et Pascal Bidegorry renforcé également par le Figariste Gaston Morvan.
    L’équipe a réussi à tenir tête à Holcim-PRB, 3e, avec Nicolas Lunven et Franck Cammas à son bord qui n’ont pas réussi à revenir malgré leur efforts mais aqui ont subi une avarie de bout dehors sur la fin de course.

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    Départ de la La Trinité-Cowes 2025 ce dimanche

    La course hauturière La Trinité-Cowes by Actual, organisée par la Société Nautique de La Trinité-sur-Mer (SNT), s’élancera ce dimanche 6 juillet à 17h00. Pour sa septième édition, cette course longue de 350 milles retrouvera son habituel directeur de course : Yves le Blevec. La Trinité-Cowes by Actual est ouverte à tous les voiliers de plus de 30 pieds, quelle que soit leur catégorie. Elle relie deux ports mythiques : La Trinité-sur-Mer et Cowes, sur l’île de Wight, en passant par le Raz de Sein, les phares du Four et des Needles, et est un excellent prologue à la mythique Cowes-Dinard du RORC.

    Créée en 2018 par la SNT, la course a pris au fur et à mesure des années sa place dans le paysage. Ce ne sont pas moins de 67 équipages qui prendront cette année le départ de cette épreuve du Championnat IRC 2025 (équipages et double)  et sélective pour la Cap Martinique 2026. Six équipages britanniques et un équipage allemand viendront titiller les équipages bretons.

    La catégorie la plus représentée sera comme toujours les IRC Double. 36 duos s’élanceront sur ce parcours. Parmi eux, on retrouvera le podium de l’édition 2024 de La Trinité-Cherbourg : Jean-André Hebel et Jérôme Aubert (Abracadabra 2), le Britannique Simon Bamford (Kestrel), accompagné cette année de Oliver Grogono, et Damien le Moign et Alexandre Noël (Fondation Arthritis).

    Autre série fortement représentée, les IRC 2 seront dix-sept à s’aligner au départ. Ludovic Menahes (Raphaël) et Marc Alperovitch (Timeline) feront partie des équipages à suivre.

    Les autres séries présentes au départ : IRC 1, Sun Fast 30 OD, Class 40, Multi 2000, IRC Solo.

    La remise des prix aura lieu mercredi 9 juillet à 17h30 à Cowes.

    Yves le Blevec, directeur de course : “Cette édition sera une belle course estivale avec juste ce qu’il faut de vent. Les conditions seront idéales, beau temps, belle mer, ça va donc vite dérouler dès la départ. Je serai à l’arrivée avec les bénévoles de la SNT pour accueillir les équipages”.

    Source CP

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    America’s Cup. Stephan Kandler et Bruno Dubois appellent Le Challenger of Record à signer le Protocole de la 38e America’s Cup !

    LS / cuplegend.com

    Alors que le Challenger of Record, Athena Racing, ainsi que deux autres challengers, Alinghi Red Bull et American Magic, ont demandé au Defender, et à Grant Dalton, de revoir sa copie sur le protocole de la 38e America’s Cup, Stephan Kandler et Bruno Dubois, co-CEOs de K-Challenge, qui ne s’étaient pas encore exprimés, font le point et espèrent que la Coupe pourra avancer rapidement. Ils encouragent le Challenger of Record à signer ce Protocole.

    Le Protocole prévisionnel publié par le Defender Emirates Team New Zealand le 23 mai dernier, fruit de discussions impliquant toutes les équipes, marque différentes avancées que nous soutenons.  K-Challenge – qui était le Challenger français engagé sur la dernière America’s Cup en 2024 – discute avec le Defender et les autres Challengers depuis plusieurs mois et soutient ce Protocol en droite ligne avec les axes clefs de son ADN pour la performance, l’innovation, la diversité, l’exposition internationale et la décarbonation maritime.

    Les grands points que nous supportons :
    Une femme à bord de l’AC75 : l’accès des femmes au plus haut niveau de notre sport est essentiel et nous avons beaucoup poussé pour que cette règle soit inscrite dans le marbre. Une étape supplémentaire après la première édition de la Women’s America’s Cup en 2024.

    • Youth et Women’s America’s Cup : l’intégration de ces 2 événements majeurs au cœur de l’America’s Cup avec les mêmes moyens, le même lieu et la même exposition était une première dans notre sport. Elles permettent d’améliorer l’accès à la voile à un plus grand nombre de pays et de créer la filière indispensable dans tous les pays du monde en amenant les femmes et les jeunes au plus haut niveau sur le plan sportif et technique. Le lancement de l’Akademy K-Challenge il y a quelques mois est dans cette optique.
    • Tout en restant une compétition de nations conformément au Deed of Gift (règlement originel de l’America’s Cup), la règle de nationalité a été assouplie afin de permettre à des pays n’ayant pas le vivier suffisant d’être plus performant ou d’accéder pour la première fois à l’America’s Cup. L’équipage de l’AC75 peut donc être composé en partie d’équipiers étrangers au pays du Yacht Club.
      L’AC75 est maintenu pour au moins 2 éditions : cette machine volante est un défi technologique majeur qui fait l’unanimité de toutes les équipes. Pour ajouter du spectacle, des courses en flotte feront partie de la compétition avant les phases finales en Match-Racing.
    • Des cycles de 2 ans, avec un contrôle des coûts, ponctués d’épreuves intermédiaires, vont permettre de rendre l’America’s Cup plus lisible, prévisible et accessible à plus de pays émergents de la voile. Le premier cycle à Naples en 2027 est la première étape prometteuse en Europe de cette nouvelle formule.
    • L’imposition de bateaux d’assistance éco-propulsés après avoir généré l’émergence de foilers à propulsion électro-H2 haute vitesse lors de la dernière édition assied une fois de plus le rôle d’incubateur d’innovation de l’America’s Cup en contribuant directement à la décarbonation du transport maritime. Ce règlement est également en adéquation avec la stratégie de diversification engagée au sein de K-Challenge LAB, la filiale dédiée à la décarbonation.

      Nous ne pouvons qu’être enthousiastes face à toutes ces propositions et nous encourageons le Challenger of Record à signer ce Protocol afin que chacun puisse se mettre en ordre de marche pour la 38e America’s Cup et, que, tous ensemble, nous en fassions un événement sportif international incontournable tourné tourné vers l’avenir. 

    • Analyse
      Le Challenger of Record et le Defender disposent de dix mois pour parvenir à un accord sur le protocole de la 38e America’s Cup. Faute d’entente d’ici fin juillet 2025, la prochaine édition pourrait basculer en DOG Match (Deed of Gift Match), un scénario exceptionnel. Plusieurs options sont actuellement sur la table :
    • Athena Racing et Ben Ainslie acceptent un protocole amendé, ou, à défaut, le protocole de la 37e édition serait reconduit, avec une Coupe prévue en 2027 à Naples.
    • Athena Racing refuse de signer le protocole et se retire en tant que Challenger of Record. Dans ce cas, Luna Rossa ou Orient Express Racing Team pourrait reprendre ce rôle et signer le nouveau protocole. Rappelons les tensions bien connues entre Luna Rossa et Grant Dalton, qui favorisent plutôt le choix des Français.
    • Athena Racing choisit l’option DOG Match, une voie risquée et peu probable à ce stade. Ben Ainslie ne semble pas disposer d’un partenaire majeur depuis sa rupture avec le patron d’INEOS. De plus, dans le cadre d’un DOG Match, il serait tenu de construire un nouveau bateau pour affronter à nouveau le Defender — un défi considérable dans un délai aussi court, sauf accord avec Team New Zealand.
    • Quoi qu’il en soit, le protocole initialement attendu en juin n’a toujours pas été signé. Des annonces pourraient intervenir dans les prochains jours ou semaines. Grant Dalton est en tous cas responsable de cette situation par manque de concertation avec les Challengers. Pourvu que l’on trouve une issue heureuse et rapide à tout cela pour avoir la Coupe en Italie. les Français sont prêts à apuyer sur le bouton pour démarrer.
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    Imoca. Thomas Ruyant : ” Le pied de mât a explosé et avancé de 80 cm !”

    @Pierre Bouras / VULNERABLE

    VULNERABLE tente de rallier Fraserburgh dans le nord de l’Ecosse suite à son avarie de mât. Thomas Ruyant explique ce qui s’est passé à bord et comment l’équipage a évité un démâtage.

    C’est peu après minuit que l’IMOCA VULNERABLE de Thomas Ruyant, Manon Peyre, Morgan Lagravière, Ambrogio Beccaria, accompagnés du mediaman Pierre Bouras, a brutalement interrompu sa chevauchée fantastique dans la Course des Caps – Boulogne sur Mer – Banque Populaire du Nord. Alors qu’il évoluait en deuxième position, en chasse du leader Macif, VULNERABLE a subi une avarie du pied de mât. L’espar s’est écrasé en sa base, et a subitement glissé sur l’avant. Les réflexes de l’équipage, qui a immédiatement abattu et affalé les voiles, ont permis d’éviter le démâtage. Thomas et son équipe sont parvenus à sécuriser pour l’heure le mât en position verticale. Le bateau tente de rallier le port de Fraserburgh au Nord Est de l’Ecosse, avant l’arrivée ce jour d’un fort coup de vent. Il sera alors temps de définir la stratégie pour ramener dans les meilleurs délais VULNERABLE à son port d’attache de Lorient.

    Thomas Ruyant joint à la mi-journée : ” On est tous très déçus de ce qui nous arrive. On faisait une belle course. Cela fonctionnait bien à bord. Nous avions réalisé un très beau bord de portant à l’Ouest de l’Ecosse. C’était un peu dantesque et très engagé mais nous y avions pris beaucoup de plaisir. Sur la fin, ça tapait fort sur une mer courte et hachée. Le pied de mât a explosé. J’étais de quart avec Ambrogio. On a abattu très vite pour éviter que le mât ne tombe. C’était une situation très tendue. Le mât a avancé de 80 cm. Il est posé sur le pont. On a remis l’étai de J3 sur le bout dehors, pour basculer le mât vers l’avant et retendre les deux bastaques à l’arrière. C’est ce dispositif qui désormais tient le mât, posé sur le pont ! Celui-ci est abimé, ainsi que le roof. L’enjeu est de progresser vers l’Ecosse, vers la baie de Fraserburgh. Le vent forcit et la mer se forme. Pas facile de progresser au moteur avec un mât sécurisé mais fragile. Il faut nous mettre à l’abri, récupérer du gasoil au mouillage à Fraserburgh. On verra les solutions à la suite avec peut-être un gréement de fortune pour profiter du vent de nord dimanche pour ramener le bateau vers la France. On est loin de tout ici. On verra plus tard pour un éventuel remorquage en Manche. Il faut nous mettre à l’abri pour sécuriser notre réparation. Tout l’équipage va bien. On espère que les conditions vont nous permettre de rejoindre l’abri de Fraserburgh le plus rapidement possible.

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    Ultim. Peter Burling sur le Trimaran SVR-Lazartigue pour la Fastnet Race !

    Entré en chantier en mars, le Trimaran SVR-Lazartigue a été remis à l’eau ce jeudi 3 juillet avec en ligne de mire un programme de courses particulièrement attractif ponctué cette année par la Transat Café L’Or, en octobre. Son skipper Tom Laperche sera bien entouré avec Franck Cammas, co-skipper et directeur de la performance, mais aussi du Néo-zélandais Peter Burling, champion olympique et vainqueur de la Coupe de l’America, pour la Rolex Fastnet Race.

    Remis à l’eau ce jeudi 3 juillet, le bateau va entamer un cycle de deux ans dans l’optique de la Route du Rhum 2026, avec une montée en puissance, principalement en double cette année avec la Transat Café L’Or, puis en solitaire l’année prochaine. « Cette période de chantier a été dense avec une job liste ambitieuse, commente le skipper Tom Laperche. En plus des trois mois incompressibles de contrôle de tout le bateau, nous avons travaillé sur les appendices et de nouvelles voiles, sur des légères modifications aérodynamiques et sur la fiabilisation. Nous avons réussi à tout accomplir et je suis assez confiant. Nous avons hâte de renaviguer. »

    Aux commandes du Trimaran SVR-Lazartigue, Tom Laperche poursuit une aventure à laquelle il est associée depuis les premières heures du projet (co-skipper de François Gabart lors de la dernière Transat Jacques Vabre (2e), à bord sur les tentatives de Trophée Jules Verne, skipper en janvier 2024 au départ de l’Arkéa Ultim Challenge, première course autour du monde en solitaire pour les Ultim).
    Cette mise en chantier et la réoganisation chez MerConcept ont permis de revoir la composition de l’équipe technique. En effet, Antoine Gautier devient chef de projet du Trimaran SVR-Lazartigue, aux côtés de Franck Cammas, directeur de la performance et co-skipper de Tom sur les épreuves en double. « Quand j’ai appelé Franck, je n’avais pas en tête qu’il ne soit qu’un co-skipper, précise Tom. Je souhaitais qu’il puisse aussi tenir un rôle d’accompagnant sur la partie sportive en mer certes mais aussi par son apport technique en poussant encore plus loin des réflexions menées par le bureau d’études. Je suis super content de la constitution de ce binôme avec Antoine (Gautier). Franck aura une vision plus large sur les grandes modifications à faire pour l’avenir et Antoine aura un rôle davantage organisationnel au quotidien avec la gestion de l’équipe. »

    Quatre fois vainqueur de la Transat Jacques Vabre (2001, 2003, 2007 et 2021), premier de la Route du Rhum en 2010, et recordman du Trophée Jules Verne (48 jours, 7 heures, 44 minutes et 52 secondes), de 2010 à 2012, Franck Cammas se réjouit de cette nouvelle aventure. « Mon objectif est d’apporter un regard nouveau par rapport à l’équipe qui connait déjà très bien le bateau, explique Franck Cammas. Il faudra créer des discussions, se remettre en cause et s’ouvrir à de nouvelles idées. Il faut réussir à mettre toutes les chances de notre côté en travaillant sur chaque détail. Il faudra de la rigueur, de la curiosité, une ouverture d’esprit. C’est ma philosophie et celle de Tom. Il faut continuer à cultiver une mentalité de découvreur pour pousser la technologie plus loin. Il faut aussi de l’humilité car nous avons de très bons adversaires. Tout le monde avance. Quand on va sur l’eau, il faut toujours essayer d’être plus performant que la fois d’avant. Avec Tom, on se fait confiance. Il y a tous les ingrédients dans ce projet avec une très bonne équipe sportive, une très bonne équipe technique, et un des bateaux les plus évolués lors de sa mise à l’eau. Il ne reste plus qu’à performer. Il faut parfois être patient pour obtenir les premiers résultats. Quand on innove, il y a une part de risque à accepter. Ça fait partie du jeu. »

    Peter Burling, star Néo-Zélandaise à bord du Trimaran SVR-Lazartigue
    Le palmarès de Peter Burling suffit à prendre conscience de la dimension du marin. Champion olympique de 49er aux Jeux de Rio (2016), neuf fois champion du monde toujours en 49er, le Néo-zélandais a remporté à trois reprises la mythique Coupe de l’America avec Emirates Team New Zealand (2017, 2021 et 2024). À la fin du mois, il sera à bord du Trimaran SVR-Lazartigue à l’occasion de la Rolex Fastnet Race. « François (Gabart) m’avait conseillé de regarder du côté des anglo-saxons avec de nombreux cadors sur ces bateaux volants, explique Tom Laperche. J’avais en tête différentes personnes avec qui nous avions envie de naviguer. Les Néo-zélandais ont depuis longtemps démontré leur savoir-faire. Peter fait partie des marins d’exception avec des médailles olympiques, la Coupe de l’America etc. Dès les premiers échanges, il a tout de suite été partant. Son expertise du vol est de très haut niveau. C’est un très bon régatier. Il va forcément nous apporter beaucoup. »
    Le Néo-zélandais ne cache pas son enthousiasme. « Quand on m’a contacté, la décision de participer à la Rolex Fastnet Race a été facile à prendre. J’ai toujours adoré la course au large, c’est ce qui m’a poussé à participer à The Ocean Race au départ. La classe Ultim représente le sommet de cette discipline à haute performance. C’est incroyable à quel point ces bateaux sont innovants et polyvalents. Je suis très enthousiaste à l’idée de refaire une course au large et d’en apprendre plus sur l’évolution de la classe Ultim. Heureux aussi de rejoindre un groupe très expérimenté qui a passé énormément d’heures sur ces bateaux. C’était super de pouvoir observer le programme du Trimaran SVR-Lazartigue de loin et de voir comment ils font évoluer le sport grâce à leur innovation. J’ai d’abord suivi François Gabart et ce qu’il a réussi à accomplir personnellement et avec l’équipe. Voir Tom prendre la tête du projet, c’est génial. C’est un marin exceptionnel. C’est une super opportunité pour me dépasser, apprendre, mais aussi collaborer avec une équipe formidable. J’ai hâte de relever ce défi et je suis ravi de faire partie de l’aventure. »

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