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Class40. Ouverture de la saison des courses imminente pour William Mathelin-Moreaux

Ouverture de la saison des courses imminente pour William Mathelin-Moreaux qui participera dès demain au Spi Ouest France Banque Populaire Grand Ouest à la Trinité-sur-mer, où près de 460 voiliers concurrents, professionnels et amateurs, se retrouvent chaque année. Une première épreuve attendue pour notre skipper qui courra ses premiers milles sous les couleurs de Patapain Les Invincibles, mais avec un bateau fiabilisé dont il est à la barre depuis désormais deux ans.

Au programme : quatre journées de régate en équipage, une ambiance festive et joyeuse en ce week-end de Pâques et un retour à la compétition musclé pour la quinzaine de Class40 inscrits qui s’entraînent depuis quelques semaines déjà. Il va y avoir du sport, c’est sûr, mais aussi beaucoup de partage et de moments forts sur l’eau et à terre. La présentation de l’équipage, l’état d’esprit, les objectifs : on fait le point avec William !

Kick-off de la saison : beau temps et belles courses en vue !
« Le Spi Ouest France est une course en équipage, un format auquel on n’est pas forcément habitué, car en Class40, on est le plus souvent en solitaire ou en double. Là, nous serons cinq à bord, ce qui est assez conséquent pour la taille de nos bateaux. Il va falloir bien s’accorder, bien communiquer à bord parce que globalement notre équipage est constitué de marins solitaires. Il faudra donc bien définir les rôles avant les courses pour que les manoeuvres soient fluides, que la tactique à adopter soit claire et efficace !
L’objectif va être de naviguer proprement, de faire une belle régate et de valider tout ce qui a été fait sur le chantier d’hiver. On sait qu’on peut aller chercher de beaux résultats mais les parcours sont très courts et nous ne sommes pas forcément habitués à cela en Class40. On va essayer de ne rien casser aussi parce qu’il y a une course importante trois semaines après, la Trin40.
Cette première épreuve va également nous permettre de voir à quel niveau de préparation sont les autres bateaux. C’est une course particulière car nous régatons à la journée et revenons le soir au port. L’ambiance est toujours très conviviale et festive.
J’ai hâte ! Les conditions attendues sont plutôt clémentes avec du beau temps, du vent médium, juste de quoi nous permettre de faire des beaux parcours et de belles journées de navigation. C’est top ! »

L'ÉQUIPAGE 

De gauche à droite : Matthieu Perraut, William et Pascal Prely
Pietro Luciani, Davy Beaudart et Matthieu Vincent

Si la saison 2026 se jouera majoritairement en solitaire pour William, le retour à la compétition se fera en équipage, entouré de ses meilleurs alliés : Pietro Luciani, Davy Beaudart, Matthieu Perraut, Matthieu Vincent. Des noms qui, si vous suivez notre skipper depuis quelques années, ne devraient pas vous être inconnus. Et parce que le Spi Ouest France en équipage est avant tout une belle occasion de partage, c’est tout naturellement que William a convié un invité de marque, Pascal Prély, co-dirigeant de Patapain. Un baptême du feu pour le partenaire titre qui humblement mais passionnément, participera à la première journée de régate !

Pietro Luciani
L’inégalable barreur !
« Je navigue avec Pietro en double depuis très longtemps, ensemble nous sommes arrivés 3e de la Transat Café l’Or l’année dernière. Très bon barreur, il connaît parfaitement le bateau. C’est important d’avoir quelqu’un qui connaît déjà les sensations à la barre de notre Class40. »

Matthieu Perraut
La puissance et l’énergie
« Matthieu Perraut, skipper de l’Ocean Fifty Elvest est un ancien co-skipper et ami. Il a longtemps navigué en Class40 et est heureux de revenir faire une course. Il sera plutôt à l’avant du bateau. C’est un marin très puissant et énergique. Efficace pour hisser les voiles et tirer sur les bouts ! »

Davy Beaudart
La tactique et l’observation
« Davy est aussi un ancien coéquipier. Nous avons déjà fait une transatlantique ensemble sur ce bateau. Il est très puissant, mais aussi très observateur. Il sera en charge de la tactique à adopter sur le plan d’eau. Il va osciller entre aider celui qui est à l’avant et moi-même, mais surtout observer le plan d’eau, où les bateaux virent de bord, où il faut aller ou pas. »

Pascal Prély
La passion et l’engagement
« Pascal sera notre invité à bord vendredi pour la première journée de régate. En immersion totale, Il sera là en observateur mais participera aussi aux manoeuvres. C’est un honneur de l’avoir à bord pour les premiers milles de Patapain Les Invincibles en course ! »

Matthieu Vincent
La polyvalence
« À partir de samedi, Matthieu Vincent remplacera Pascal à bord. Architecte naval, il viendra en support tactique de Davy et aidera aux manoeuvres. Il était avec nous sur l’édition précédente, il connaît donc déjà bien le bateau. »

Source CP

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Ocean Fity. Une saison avec 11 bateaux au départ

©Fred Morin / Vassily Naulin

La classe Ocean Fifty ouvre officiellement sa saison 2026 avec une flotte de 11 trimarans au départ, confirmant son attractivité et la solidité de son modèle. Le numerus clausus est maintenu, garantissant la durabilité des bateaux, leur valeur dans le temps ainsi que des conditions d’accueil optimales dans les ports. Entre régates côtières, courses au large et rendez-vous mythiques, la saison s’annonce intense, variée et spectaculaire.

Un retour attendu en Méditerranée
Les Ocean Fifty signent leur grand retour en Méditerranée avec deux premiers Acts majeurs.
Du 29 avril au 2 mai, la ville de Sainte-Maxime accueillera le coup d’envoi de la saison, au pied du Massif des Maures et au coeur du Golfe de Saint-Tropez. Déjà hôte en 2024, la ville proposera à nouveau un spectacle au plus près du public, avec des régates disputées devant le port et un village animé permettant de découvrir l’univers de la course au large : rencontres entre les navigateurs et les écoliers, film, échanges avec le public, avec le support de l’efficace Club Nautique de Sainte-Maxime et NRJ Radio pour ambiancer le port !
La flotte se rendra ensuite à Ajaccio du 6 au 9 mai. Les Ocean Fifty sont familiers de la Corse mais ce sera une première dans la baie d’Ajaccio, reconnue pour la qualité de son plan d’eau, offrant un terrain de jeu spectaculaire aux équipages. La ville d’Ajaccio et la CCI les reçoivent au port Tino Rossi, à la veille de la grande foire de la Saint-Pancrace. La fête sera belle, sur l’eau et à terre ! Les équipes techniques seront déplacées par Corsica Ferries.

Ces deux premiers Acts du championnat seront également marqués par une forte dimension expérientielle. Dans le cadre de la Guest Experience, partenaires et invités embarqueront à bord des trimarans pendant les courses. Équipés de casques audio, ils vivront les régates au cœur de l’action, au plus près des décisions stratégiques.

Mathieu Baule, Directeur Général des Ocean Fifty Series : “Le circuit Ocean Fifty confirme année après année son pouvoir d’attraction. Avec une flotte stabilisée à 11 bateaux et l’arrivée de nouveaux projets ambitieux, nous constatons un réel engouement, à la fois sportif et économique. Ce succès repose sur un équilibre unique entre performance, accessibilité et engagement, qui séduit les skippers comme les partenaires. Notre format de championnat, alternant équipage et solitaire, ainsi que notre capacité à proposer des expériences immersives pour les partenaires, renforcent l’attractivité globale du circuit. Ocean Fifty est aujourd’hui une classe dynamique, homogène et durable, qui s’inscrit pleinement dans le paysage de la course au large moderne “.

Un engagement fort en faveur de la mixité
L’an dernier, la classe avait initié la présence d’une équipière à bord pour l’Act de Concarneau. Cette règle a été reconduite à l’unanimité par les équipes, et étendue à l’ensemble des courses en équipage, illustrant l’engagement de la classe en faveur de la mixité et d’une meilleure représentation des femmes dans la course au large. Elle constitue également un levier fort pour les partenaires, en cohérence avec leurs engagements en matière de diversité et d’inclusion.

La saison 2026 est marquée par plusieurs évolutions notables au sein de la flotte.
L’arrivée de Sodebo Fifty, issu d’une optimisation significative du bateau le plus ancien de la classe (2009), l’un des plus titrés aussi avec 6 victoires sur des grands transats. très attendu, il reste l’un des plus légers et son refit par l’équipe Sodebo Voile pourrait rebattre les cartes.
Edenred, mené par Basile Bourgnon, sera également à suivre de près. Arrivé en cours de saison 2025, le skipper n’a pas encore été observé sur les formats en équipage. Son trimaran, le plus récent de la flotte, présente un fort potentiel.
Inter Invest change de nom et sera dorénavant aux couleurs d’Elvest (Matthieu Perraut/Sébastien Rogues). Compagnons d’infortune avec Lazare (Erwan le Draoulec) et Koesio (Erwan Le Roux) lors de la dernière Transat Café l’Or, ils seront bien tous les trois au départ à Sainte-Maxime au terme de chantiers d’hiver particulièrement engagés.
La compétitivité de la flotte se confirme avec une homogénéité remarquable : lors de la dernière Transat Café L’Or, trois bateaux âgés de plus de sept ans ont délivré le podium en moins de 30 mn, ce qui laisse entrevoir des courses très disputées dès le début de saison. Entre les « piliers » forts d’une expérience dans toutes les conditions, et la nouvelle génération insatiable… à qui reviendra la coupe ? Chacun s’est organisé pour composer des équipages de très haut niveau. La concurrence est rude…
Stephan Ralaimongo, Directeur de la Communication chez Sodebo : “Au sein d’une classe Ocean Fifty particulièrement dynamique, le projet Sodebo Fifty s’intègre dans une aventure démarrée il y a 28 ans et incarne une aventure généreuse, enthousiaste, vivante et profondément collective. Porté par un skipper jeune, formé au sein de l’équipe d’abord en tant que technicien, ce projet valorise l’expérimentation, l’apprentissage et la transmission. Il permet de raconter une aventure humaine ancrée dans le plaisir de naviguer, l’énergie du collectif et la générosité du partage. Des ingrédients que nous retrouvons au sein de la Classe.”

Equipages inscrits au championnat Ocean Fifty Series 2026
Elvest – Matthieu Perraut
Edenred – Basile Bourgnon
Sodebo Fifty – Léonard Legrand
Viabilis Océans – Baptiste Hulin
Solidaires En Peloton – Thibaut Vauchel-Camus
Le Rire Médecin – Lamotte – Luke Berry
(Koesio) – Equipage à confirmer
Upwind by MerConcept – Anne-Claire Le Berre
Wewise – Pierre Quiroga
Lazare – Erwan Le Draoulec
Mon bonnet rose – Laurent Bourguès

Une saison rythmée entre équipage et solitaire
Après les Acts méditerranéens, la saison se poursuivra majoritairement en solitaire, avec trois épreuves sur les cinq du championnat disputées en solo. La Drheam Cup (9 – 18 juillet), entre Cherbourg et Lorient, mettra à l’épreuve les qualités d’endurance et de stratégie des skippers.. Le format du 24H Ultim (24 – 27 septembre) offrira un condensé d’intensité et de performance. Enfin, la saison se conclura par la Route du Rhum – Destination Guadeloupe, dont le départ sera donné le 1er novembre à Saint-Malo. Cette transatlantique mythique viendra consacrer les meilleurs marins sur des multicoques aussi rapides qu’exigeants.

Rappel podium Ocean Fifty Series 2025
1 – Viabilis Océans (Baptiste Hulin) – 71 pts
2 – Solidaires En Peloton (Thibaut Vauchel-Camus) – 64 pts
3 – Le Rire Médecin – Lamotte (Luke Berry) – 57 pt

À propos de la classe Ocean Fifty
La classe Ocean Fifty regroupe des trimarans de 50 pieds engagés dans des compétitions mêlant formats en équipage et en solitaire. Elle se distingue par un modèle sportif et économique durable, favorisant la performance, l’innovation et l’accessibilité de la course au large.
Toutes les photos sont libres de droit
Serveur PHOTOS
Serveur VIDÉOS
oceanfiftyseries.com

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Record. Guirec Soudée sera à Tréguier avec son Ultim ce samedi

Crédit photo Armel Vrac

Après son retour samedi dernier à Brest au terme de 94 jours, 21 heures et 58 minutes autour du globe contres vents et courants dominants, Guirec Soudée célèbrera son exploit à domicile, à Tréguier, ce samedi 4 avril au matin si les conditions météos le permettent.

L’Ultim MACSF, long de 31m et large de 21, effectuera sa manoeuvre aux alentours de 9h sur les pontons du port de Tréguier. C’est une opération délicate : à ce jour, aucun maxi trimaran Ultim ne s’est amarré dans un port costarmoricain en raison des contraintes d’approche et de marée. Qu’à cela ne tienne, pour Guirec, c’est sur les côtes du Trégor que tout a commencé et c’est aux Costarmoricains et aux Trégorois qu’il souhaite rendre hommage. Rendez-vous samedi matin sur les quais de Tréguier pour fêter le retour aux sources du Costarmoricain.

NB : La météo étant une science approximative à plus de 3 jours, nous vous invitons à vérifier que l’événement est bien confirmé la veille sur les réseaux Guirec Soudée Adventure et Eskale d’Armor.

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Snim. 1 500 marins se préparent pour la 60e Semaine Nautique Internationale

Photo Pierrick Jeannoutot

À quelques jours du lever de rideau de l’édition anniversaire, équipages expérimentés et jeunes navigateurs peaufinent leurs réglages, mêlant tension et excitation. Cet événement organisé par la Société Nautique de Marseille offre un espace unique d’échange et de progression. Entre exigence sportive et transmission, la Snim est un rendez-vous incontournable pour les meilleurs experts de la spécialité et un véritable tremplin pour la nouvelle génération.

L’élite de la régate internationale
Vedette en IRC 0 et 1, l’équipage d’Albator est précédé par sa réputation : au compteur tous les Fastnet depuis 2019 – notamment deux podiums – l’Admiral’s Cup 2025 pour la France, des courses du RORC en Angleterre, aux Antilles, et des classiques de 600 milles. « On adore naviguer à Marseille et la Snim est une régate prestigieuse. Le plan d’eau phocéen peut être très venté à cette période de l’année, et c’est ce que nous venons chercher également. » explique Benoît Briand, le Chef de Projet « Albator 3, c’est un nouveau bateau pour l’équipe qu’on a juste pu découvrir pendant les Voiles de Saint-Tropez avant de le mettre en chantier. Le bateau a été construit au Brésil pour des plans d’eau très peu ventés et nous avons dû l’adapter à des conditions de navigation de large en Méditerranée comme pendant la course de nuit de la Snim ou des épreuves de 24h et plus. Avec l’architecte espagnol du bateau, Marcelo Botin à Santander, nous avons fait une optimisation pour naviguer à 10 au lieu de 12, un peu plus léger. Nous avons notamment au calendrier la Sardinia Cup cet été, une course par équipe qui a relancée par le RORC. »
« Nous voulons bien sûr performer à la Snim, mais nous savons aussi que nous sommes en phase d’apprentissage du bateau. » ajoute encore le navigant très pragmatique « Autant le faire au top niveau en régate, sur ce magnifique plan d’eau, face des adversaires affutés qui vont nous permettre de nous étalonner !».

Surchauffe en monotype
Portée par un format où les bateaux strictement identiques garantissent des affrontements à armes égales et mettent en valeur le talent pur des équipages, la régate en monotypie connaît un succès remarquable. Dans cette dynamique, la perspective du mondial J70 qui aura lieu à Marseille à la fin du mois de mai s’impose comme un objectif majeur, cristallisant les ambitions et offrant une vitrine internationale à cette classe en plein essor.
« On bat un niveau record historique de participation en France avec 25 bateaux à la Snim » ouvre d’emblé Philippe Bonavita, le président de la Classe J70, en charge de l’organisation du Mondial « C’est très attractif de naviguer à la Snim sur le plan d’eau des JO, les conditions météo sont très intéressantes et on apprécie toujours l’aspect festif à la Nautique. On se devait d’être là pour la 60e ! » Le Championnat du Monde Corinthien est strictement réservé aux amateurs, c’est World Sailing qui confirme ou non l’éligibilité de l’ensemble de chaque équipage, ouvrant largement les portes de la pratiques aux jeunes et aux amateurs. « Le J70 est un support hyper intergénérationnel. La moyenne d’âge est autour de 40 ans, mais il y a des équipages de jeunes dès 19/20 ans, comme des propriétaires plus que septuagénaires ». C’est le cas de Jean-Pierre Liandier, Finniste de niveau international et membre de la Société Nautique de Marseille, qui a décidé d’acheter un bateau et de participer au Mondial pour célébrer l’année de ses 80 ans. « Le niveau sportif est très relevé comme le prouvent les six équipages sudistes qui se préparent pour aller chercher de la performance » explique encore le président.

« Ca fait environ deux ans qu’on a monté notre équipage 100% féminin en J70. » commente Julia Damodio, 23 ans, skipper du J70 Frioul « C’est un bateau qui est vraiment sympa, sur lequel on peut naviguer à 5, donc un gros équipage par rapport à la voile légère d’où nous venons à peu près toutes. C’est un support assez difficile techniquement, dont il faut apprendre les réglages. On est là pour prendre du plaisir, mais nous sommes toutes des grandes compétitrices et on a envie d’y aller et de tout défoncer ! » Un mantra sans doute un peu extrapolé de l’encadrement dispensé au sein du Pôle Inshore Sud par le mythique coach Xavier Rohart qui accompagne l’équipage également en match race et en course en flotte « Je pense que Xavier nous apporte essentiellement de la sérénité. » pondère-t elle néanmoins « C’est un très bon technicien pour tout ce qui est réglages, vitesse, tactique, stratégie. C’est un entraineur très complet qui est toujours ouvert à toutes nos questions et toutes nos suggestions » et de conclure « Nous allons sans doute être un des équipages les plus légers en termes de gabarit à la Snim, donc on espère ne pas avoir de vent trop fort. »

Zoom Sur : la « nouvelle vague » à l’honneur de la 60ème Snim
Avec la Snim, c’est toute une génération de jeunes équipiers qui embarque sur une régate en habitable au plus haut niveau, dans le cadre de cette épreuve de grade 3. On les croise sur les quais, sur les pontons, sur les passerelles, avant de les retrouver sur les ponts des bateaux sur lesquels ils régatent. Certains, très assurés, connaissent déjà les codes d’un sport qu’ils pratiquent depuis leur plus jeune âge. D’autres ont fait leurs classe de l’écosystème nautique plus tard et fréquenté des écoles de voile comme celle de la Société Nautique de Marseille, fière de ses 1 600 stagiaires par an – dont 50% de filles – et son titre de meilleure école de voile catégorie performance des Bouches du Rhône. Pour d’autres encore, c’est une découverte, et il s’agit d’imiter au mieux les faits et gestes des « habitués » afin de masquer un certain malaise, souvent perceptible face à l’incompréhension d’ordres dont le vocabulaire leur est encore inconnu. L’édition anniversaire de la Snim est l’occasion idéale pour adresser un message fort aux jeunes qui participent en nombre à cette grande classique. Dans cette démarche, la Société Nautique a pu compter sur son partenaire pour créer un Trophée 60e Snim- Banque Populaire Méditerranée – Nouvelle vague destiné à récompenser l’équipage ayant la plus faible moyenne d’âge dans la catégorie des J70.

Délégant
METROPOLE AIX MARSEILLE PROVENCE
Partenaires de l’organisation
BANQUE POPULAIRE MEDITERRANEE
VILLE DE MARSEILLE
DEPARTEMENT DES BOUCHES DU RHÔNE
REGION SUD
FFVOILE
YACHT CLUB DE FRANCE
POLE COURSE DU YCF
IRC
USHIP
VOILERIE BMS

Snim : Semaine Nautique Internationale de la Méditerranée
60e édition, du vendredi 3 au lundi 6 avril 2026

  • Seul régate Habitable de Méditerranée française Grade 3 (avec les voiles de Saint-Tropez et la Loro Piana Giraglia), comptant pour les Championnats Méditerranée IRC Duo et Equipage
  • Parrainée par Justine Mettraux
  • Ouverte aux IRC et monotypes
  • Grande course pour les IRC 0, 1, 2, 3, Duos
  • Plus de 100 équipages

Programme
Jeudi 2 avril :
Confirmation des inscriptions, contrôles de jauge
Vendredi 3 avril :
10h30 briefing des skippers,
15h mise à disposition en mer
départ de la grande course pour les 0, 1, 2, 3 et duos (en fonction de la météo)
Samedi 4 avril :
9h30 briefing des skippers,
11h mise à disposition en mer
Dimanche 5 avril :
9h30 briefing des skippers,
11h mise à disposition en mer
Lundi 6 avril :
9h30 briefing des skippers
11h mise à disposition en mer,
dernier départ possible 15h30
19h Remise des prix

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Class40. Achille Nebout avec une belle équipe sur le Spi

Le skipper d’Amarris se projette sur sa prochaine course, le Spi Ouest-France BPGO (du 3 au 6 avril), avec une sacrée motivation. À ses côtés, il a constitué un équipage éclectique et riche en talents avec l’actuel skipper IMOCA Ambrogio Beccaria, le spécialiste de la Coupe de l’America et du circuit SailGP Kévin Peponnet, le technicien Louis Dubois et l’artiste Simon Henner (French 79). Des personnalités d’univers différents pour une « Dream Team » qui donnera tout afin de prendre du plaisir et ne rien s’interdire.

L’équipage d’Amarris en un clin d’œil : Ambrogio Beccaria, skipper de l’IMOCA Allagrande Mapei, vainqueur de The Transat CIC (2024) et de la Transat Jacques Vabre (2023) en Class40.

  • Kévin Peponnet, champion du monde de 470 (2018), double vainqueur du Tour de France à la voile (2016, 2018), co-barreur du défi français de la Coupe de l’America (2024), régleur d’aile de la Germany SailGP Team.
  • Louis Dubois, technicien de formation, ex-responsable gréement de l’équipe IMOCA Paprec Arkéa.
  • Simon Henner, alias French 79, artiste musical, auteur de trois albums. Il s’agit d’un des plus grands rassemblements nautiques de l’année. Chaque année, plus de 2000 régatiers et 400 bateaux se donnent rendez-vous à la Trinité-sur-Mer pour le Spi Ouest-France BPGO. Amateurs et professionnels se côtoient à bord de monocoques, de multicoques, de monotypes et de voiliers de série. Les skippers Class40 sont de plus en plus nombreux à faire le déplacement (15 cette année), ce qui renforce « le match » dans cette classe. L’an dernier, l’équipage à bord d’Amarris avait terminé 3e. « On avait été plutôt mal payé, ça donnait juste envie de faire mieux », sourit Achille Nebout.

L’Héraultais avait donc envie d’y revenir, lui qui apprécie tant le format de cette course qui se déroule lors du week-end de Pâques. « Ce sont quatre jours de régates à la journée et ce qui est génial, c’est de pouvoir naviguer en équipage, de rassembler des copains ». Et en la matière, le navigateur a fait fort cette année, lui qui peut se réjouir « d’avoir réuni des stars d’horizons différents ».

Quatre personnalités, quatre passionnés 

Il pourra en effet compter sur le talent d’Ambrogio Beccaria, longtemps un des meilleurs skippers Class40 qui a fait ses débuts en IMOCA l’an dernier à bord d’Allagrande Mapei. « C’est un des grands noms de la nouvelle génération de la course au large », sourit Achille. À ses côtés, son « vieux pote » Kévin Peponnet, barreur (avec Quentin Delapierre) du défi français à la dernière Coupe de l’America. « On se connaît depuis l’Optimist et on a fait nos études ensemble à l’INSA de Lyon, c’est l’un des meilleurs barreurs que je connaisse. Je suis super heureux et fier qu’il ait accepté ce défi entre deux dates du circuit SailGP. Pour lui ce sera une découverte : il n’a jamais navigué en Class40 ! »

Ils navigueront avec Louis Dubois, technicien mateloteur qui a longtemps travaillé aux côtés de Yoann Richomme (Paprec Arkéa) et qui accompagne désormais Pep Costa (VSF Sport, Class40). Louis disputera deux jours de régate et cédera sa place pour les deux derniers à Simon Henner. L’artiste, plus connu sous le nom de French 79, proche d’Achille depuis plusieurs années, les deux ayant produit un documentaire commun il y a six ans. « Il est fan de voile, on devait courir la Rolex Fastnet Race ensemble l’an dernier mais le démâtage a empêché notre participation… On se rattrape donc cette année malgré son emploi du temps chargé ! On avait terminé 3e du National Figaro en 2022 et c’est toujours super sympa de naviguer avec lui ».

Un aller-retour fructueux au Portugal

Pour Achille, l’objectif numéro 1 de ce Spi Ouest-France est de « forger un collectif autour de cet équipage, qu’on arrive à bien se trouver à bord ». En somme, prendre du plaisir et ne rien s’interdire pour batailler à chaque régate et viser le meilleur résultat possible. Un challenge enthousiasmant et convivial qui s’inscrit dans la préparation d’Achille en vue du grand rendez-vous de la saison, la Route du Rhum – Destination Guadeloupe. Ces dernières semaines, le skipper d’Amarris s’est surtout attelé à monter en puissance en solitaire à bord de son bateau.

Afin d’y parvenir, il a rallié Cascais au Portugal avec Ambrogio Beccaria dont les conseils ont été précieux. Dans la foulée, Achille est parti en faux solo, aux côtés de son mediaman Robin Christol, afin de passer une nuit en mer et de répéter ses gammes. Il a effectué son retour seul, aux côtés de deux autres skippers, l’Espagnol Pep Costa et l’Italien Luca Rosetti où il a pu se confronter à des conditions très soutenues, à l’image des 6 mètres de creux et des grains dans le Golfe de Gascogne. « C’était vraiment intéressant à vivre pour bien gérer le bateau et continuer à s’aguerrir ». Cet aller-retour au Portugal a également permis de renforcer ses liens avec le bateau, qui a montré à nouveau sa fiabilité. « Je suis vraiment content de son comportement et de ses performances », sourit Achille. De quoi faire le plein de confiance avant cette édition du Spi Ouest-France qui s’annonce aussi savoureuse que passionnante.

Source CP

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Nacra. Tim Mourniac et Aloïse Retornaz à l’assaut de la première rencontre internationale de la saison

Un an après la formation de leur duo, une médaille de bronze au Championnat d’Europe 2025 et un titre de Champions de France 2026 en poche, Tim Mourniac et Aloïse Retornaz ont travaillé tout l’hiver pour être au top de leur forme pour leur deuxième saison. Sur le plan d’eau de Palma de Mallorca, le duo en Nacra 17 (multicoque mixte)  va retrouver les meilleurs duos de la série et sera en mesure de jauger sa progression face à une concurrence redoutable. Parmi les 42 équipages, Tim et Aloïse retrouveront les médaillés Olympiques argentins et néo-zélandais, respectivement en argent et en bronze à Paris 2024.

Après une belle semaine d’entrainements à Palma, Tim et Aloïse affichent leur sérénité autant que leur détermination.
Tim : “Tous nos concurrents se sont bien entrainés cet hiver. A Palma, c’est la première opportunité de la saison de se comparer. Cette semaine nous les avons vus naviguer, ils sont en forme. Nous sommes dans le rythme, on est plutôt OK. Nous avons encore des réglages à faire, il ne faut pas surjouer, mais y aller avec nos armes et continuer à progresser.”

Aloïse : ” Nous avons beaucoup travaillé cet hiver et là, nous sommes impatients de nous mesurer à nouveau à la concurrence, notamment les chinois, les argentins, les néo-zélandais qui vont pousser la flotte vers le haut. La semaine passée a été sympa, avec un vent assez fort, on s’est fait plaisir !”

Les conditions s’annoncent toniques sur le plan d’eau méditerranéen.
Tim : ” On attend un vent de nord – nord ouest assez irrégulier. Il s’agira de garder les yeux ouverts, d’être opportunistes. Dans tous les cas, ça va aller vite et nous avons plutôt une bonne vitesse.”

Tim et Aloïse ont profité de ce dimanche pour se détendre, avant d’entamer la première épreuve internationale de la saison, qui débute ce lundi 30 mars et qui se conclura samedi 4 avril.

Après le Trofeo Princesa Sofia, le duo poursuivra la saison avec la Semaine Olympique Française d’Hyères puis avec le Championnat du Monde qui se déroulera du 12 au 17 mai en baie de Quiberon, “à domicile” pour Tim.

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Globe40. Départ de la dernière étape, Récife-Lorient

Jean-Marie Liot

La flotte de la Globe40, au complet avec ses huit équipages, a pris le départ à Recife (Brésil) à 14 h locales (17 h UTC) de la 6e et dernière étape. Une étape marquée par l’explication finale très attendue entre les deux duellistes de cette deuxième édition : CREDIT MUTUEL et BELGIUM OCEAN RACING – CURIUM, à égalité de points après sept mois de course. Une rivalité exceptionnelle qui a animé l’épreuve sur l’ensemble du parcours. Chez les Class40 « classiques » (pointus), la lutte est également très intense, avec un podium actuellement dominé par l’équipage brésilien BARCO BRASIL, mais encore susceptible d’évoluer. Deux équipes restent en embuscade : WILSON, à 4,5 points, et FREE DOM, à 8 points, dans ce dernier parcours à coefficient 2. Mais pour tous, il s’agit avant tout de la dernière étape d’une aventure sportive et humaine exceptionnelle, entamée autour du monde depuis septembre dernier. Un ultime défi, avec un retour en Atlantique Nord qui peut s’annoncer particulièrement engagé à cette période de l’année.

Une dernière étape engagée
Partis ce jour de Recife dans le Nordeste brésilien les concurrents ont en théorie 3745 milles à franchir avant l’arrivée à Lorient ; en réalité en fonction du positionnement par rapport à l’archipel des Açores cela pourrait être de 4300 à 4500 milles qui s’annoncent devant les étraves. La première difficulté qui sera rapidement à éviter est bien sur le fameux Pot au Noir dont on se souvient qu’à l’aller il avait été particulièrement actif ; et il semble bien qu’il le soit également au retour. Le franchissement de cette première difficulté sera déjà un premier signe dans les duels attendus au classement général et au classement des pointus. Ensuite l’approche de l’archipel des Açores et le point de passage à choisir sera un nouvel enjeu tactique. On se souvient que lors de la 1ère édition en mars 2023 c’est dans cette zone que les vents les plus forts de l’épreuve avaient été enregistrés avec 65 nœuds de vent. Enfin le retour vers l’Europe avec les potentielles dépressions de l’Atlantique Nord et le redouté Golfe de Gascogne est encore un nouveau défi : on se souvient là aussi qu’en 2023 le leader de l’étape avait dû opérer un ralentissement forcé à l’approche du Cap Finisterre en proie à une violente dépression et à une mer extrêmement forte.

Épilogue d’un duel épique
C’est l’histoire d’un duel et d’une rivalité unique dans la durée et dans les annales de la course au large entre l’équipage de CREDIT MUTUEL ( Ian Lipinski / Antoine Carpentier / Amélie Grassi / Alan Roberts) et celui de BELGIUM OCEAN RACING – CURIUM ( Jonas Gerckens – Djemila Tassin – Benoit Hantzperg / Renaud Dehareng / Corentin Douguet ); à l’aise dans l’entame avec une victoire au Prologue et à l’étape 1 (1,5 coef au total) CREDIT MUTUEL a du s’incliner dans la grande étape 3 du Cap Vert à l’île de la Réunion ( coef 3 ) après 29 changements de leaders, jamais plus de 100 milles entre les 2 premiers, et un final époustouflant avec les 3 premiers en 9′ à l’arrivée après 8420 milles sur l’eau; l’équipage allemand NEXT GENERATION AROUND THE WORLD prenant la 2ème place au dernier moment après une incroyable “remontada” de 600 milles, Ian Lipinski et Amelie Grassi étaient lourdement handicapés avec 9 points et les belges prenaient la tête du général. Revanche pris par CRÉDIT MUTUEL sur la Réunion – Sydney ( coef 2 ) avec une avance confortable à l’arrivée et un retour à 2 points du leader. L’étape 4 Sydney – Valparaiso aurait pu sceller le sort du classement général avec son coefficient 3 mais c’est encore un scénario inédit que nous réservait la GLOBE40 avec cette arrivée une nouvelle fois ahurissante en baie de Valparaiso et sur décision du comité de course un classement ex-aequo. La victoire des français dans l’étape 5 vers le Brésil ( coef 2) malgré un arrêt technique et une nouvelle “remontada” de 600 milles des belges permettait à ceux-ci de ramener le compteur à l’équilibre avec une égalité parfaite en points au départ de l’étape 6 ( coef 2). La dernière étape va déterminer un vainqueur, qui sera célébré comme il se doit, mais la beauté de cette victoire tiendra surtout dans l’intensité et la qualité de l’affrontement avec un très beau second.

« La lutte promet d’être intense », se réjouit Jonas Gerckens, l’oreille gauche ornée du magnifique anneau d’or réservé aux Cap-Horniers. « Et il faudra être au taquet dès le départ car le Pot-au-noir (zone de convergence intertropicale située près de l’équateur où se rencontrent les alizés des deux hémisphères, créant pas mal d’instabilité) se présentera à nous 36 heures après le départ environ. Il faudra donc ne rien lâcher avec Ben qui se réjouit d’être à nouveau à bord. Ce sera sympa de terminer ce tour du monde ensemble, et on s’est promis de tout donner afin de ramener la coupe à la Maison ‘Belgique’ ! »

L’aboutissement d’un grand récit sportif et humain
Il a flotté à Recife quelques heures avant le départ à la fois une grande excitation dans les nouveaux duels qui s’annonçaient et déjà un début de nostalgie à l’approche de la fin de la grande aventure des nouveaux Cap-Horniers (pour la plupart). Dernier briefing, dernier départ, l’aventure est si forte que sa fin proche marque déjà les esprits, comme elle a marqué les corps bien amaigris pour certains skippers après ces 7 mois de course. Car il y a ceux qui ont pu ou choisi de faire tourner leur équipage et ceux qui auront bouclé l’ensemble et coché les cases de toutes les étapes comme sur JANGADA RACING Richard Palmer et Rupert Holmes ou encore José Caldas et Luiz Bolina sur BARCO BRASIL, Lisa Berger et Jade Edwards – Leaney sur WILSON , et enfin Melodie Schaffer sur WHISKEY JACK à l’issue de sa deuxième GLOBE40 : quelle énergie Madame Schaffer ( Rolex Sailor of the Year au Canada en 2023 ) ! La fin de ce grand récit sportif et humain est proche mais tous savent que la dernière marche est bien haute avant une arrivée à Lorient on l’espère des 8 équipages, avec le retour bienvenu des boys allemands Lennart Burke et Melvin Fink ; pour un bel accueil dans la cité capitale mondiale de course au large, avec en particulier une présence d’enfants en visite dans la semaine en provenance de presque toutes les communes de LORIENT AGGLOMERATION. Arrivée des premiers prévue dans la deuxième partie de la semaine du 13 avril. A vos cartos !

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Record. Guirec Soudée signe le premier temps de référence d’un tour du monde à l’envers en multicoque

Guirec Soudée aura mis 94 jours, 21 h et 58 minutes pour réaliser le tour du monde à l’envers à bord de son multicoque Ultim MACSF. Le marin breton a battu le record détenu par Jean-Luc Van Den Heede ne monocoque. Il sera fêté au port à Brest en début d’après-midi.

Ce samedi 28 mars, à 9.h 34min, au terme de 94j et 21h58*, Guirec a franchi la ligne d’arrivée du Tour du Monde contre vents et courants dominants, réalisant une première historique en multicoque, à bord de l’Ultim MACSF ! Il passe sous la barre des 100 jours, son objectif de départ et s’empare du record de vitesse autour du globe d’Est en Ouest détenu depuis 22 ans par Jean Luc Van Den Heede.

A Brest la fête se prépare pour accueillir le héros. Le stand Guirec ouvrira ses portes dès 11h devant la scène du quai Malbert. Vous y trouverez les livres des aventures de Guirec et les bénévoles du team vous distribueront les bobs MACSF et les pavillons bretons de l’opération Gwenn Ha Du ! Un écran géant installé près de la scène vous permettra de vivre le cortège maritime en live depuis le bateau assistance du Team. À partir de 12 h 30, les bateaux « amis » pourront aller à la rencontre de l’Ultim pour l’escorter lors de la remontée du goulet jusqu’au quai Malbert, où il sera amarré. Guirec montera la passerelle à 14 h 30 pour se diriger vers la scène et célébrer son nouveau temps de référence autour du monde avec le public brestois.

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Record. Guirec Soudée attendu ce samedi à 12h à Brest

Guirec Soudée devrait boucler la boucle dans la nuit et arriver à Brest ce samedi 28 mars en battant le record du tour du monde à l’envers en moins de 100 jours et en étant le premier à le faire en multicoque ! Le passage de ligne pourrait avoir lieu entre 4h et 9h du matin. Son arrivée à quai à Brest est prévue à 14h ce samedi où il devrait y avoir du monde.

Engagé, depuis 90 jours, dans une tentative de record du tour du monde à l’envers sur son Ultim MACSF, Guirec Soudée doit, en principe, réussir son pari ce samedi 28 mars, à Brest. Mais attention, le marin se veut prudent jusqu’au passage de la ligne.

« Encore hier soir (dimanche), juste avant la tombée de la nuit, j’ai failli me prendre deux bouées de je ne sais pas quoi ! Heureusement que je les ai vues ! Tu ne sais pas si ça peut arrêter le bateau, si ça peut faire des dégâts importants… Je ne vais pas vous mentir, là-dedans, il y a une vraie part de chance, de hasard, et jusqu’à présent, je m’en sors bien. Mais même s’il ne reste que 4, 5 jours de mer, je sais très bien qu’il peut se passer n’importe quoi, à n’importe quel moment. Je reste donc très vigilant, très concentré. »

Le ton est donné : la fête attendra. Il faut dire que Guirec a déjà subi une avarie, au Sud-Est de Madagascar, en début de mois. Alors qu’il naviguait à 20 nœuds, il a en effet percuté un filet de pêche, qui a endommagé son safran tribord.

De façon plus générale, ça commence à “tirer”. Pour lui, qui reconnaît être « très fatigué », comme pour son bateau. « On sait que ce sont des bateaux qui n’ont pas l’habitude de passer autant de temps sur l’eau, sans escale, sans un gros entretien. Ses limites, je ne les connais pas. Il faut faire attention, être à son écoute, et à des moments, se mettre pratiquement à l’arrêt, avant de réaccélérer derrière quand les conditions le permettent. Il y a pas mal de pièces qui commencent à s’abîmer ou se cassent. Parfois, je peux l’anticiper, parfois non… ».

« Je ne réalise pas encore ce qui est en train de se passer, je préfère arriver avant de me dire que oui, j’ai vraiment fait ce tour du monde dans ce sens-là et que le pari est réussi. Je sais qu’il est osé. Quand je vais passer la ligne, ça va être un vrai soulagement, beaucoup de choses vont se relâcher en moi parce que je suis sous pression en permanence, j’ai l’impression d’avoir une épée de Damoclès au-dessus de la tête et qu’à n’importe quel moment, tout peut s’arrêter. Si proche du but, ce serait quand même dommage. Mais ça ne va pas se finir comme ça, je suis un éternel optimiste, je sais que ça va bien se passer… mais je reste très prudent. »

D’autant qu’à l’arrivée, une (dernière) petite dépression l’attend, avec pas mal de mer et du vent assez soutenu. Jean-Luc Van Den Heede, détenteur du record depuis 2004, sera présent à Brest pour l’accueillir, tout comme Claude Breton, contrôleur du World Sailing Speed Record Council, pour valider le temps de passage de Guirec.

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JO. La délégation française au complet au Trofeo Princesa Sofía

La délégation tricolore de dériveur masculin 49er - Photo @ Guilain Grenier

Véritable rendez-vous incontournable pour lancer la saison olympique internationale, le Trofeo Princesa Sofía Mallorca se déroulera cette année du 27 mars au 4 avril dans la magnifique baie de Palma, à Majorque (Espagne). Cette 55e édition ouvre également le circuit du Sailing Grand Slam en rassemblant l’élite mondiale des dix disciplines de voile olympique. Véritable indicateur des forces en présence, le Trofeo est une régate de référence pour l’Équipe de France, qui s’élance avec ambition vers une saison internationale déterminante.
Avec plus de 1 000 athlètes issus de plus de 50 pays, la semaine de Palma constitue un rendez-vous majeur sur la route menant aux Jeux Olympiques de Los Angeles 2028. Forte de 57 athlètes et 42 équipages, la délégation tricolore est présente au grand complet sur le plan d’eau espagnol, après un hiver studieux et une grande envie d’en découdre.

Loïc Billon, manager des équipes de France : « Le Trofeo Princesa Sofía, c’est vraiment l’épreuve de rentrée : toutes les nations reviennent et on retrouve les leaders après la période post-olympique. Des équipes comme le Royaume-Uni, les Pays-Bas, l’Australie, l’Espagne ou encore la Chine seront très présentes, avec une densité internationale très forte. De notre côté, la délégation française arrive à Palma quasiment au complet, ce qui est un vrai point positif pour lancer la saison. C’est un moment clé pour se situer dans ce nouveau cycle vers Los Angeles 2028. Pour nous, c’est aussi l’occasion de valider le travail effectué cet hiver et d’accompagner la progression de nos équipages. »
Lysa Caval, équipe de France de Kitefoil : « Ces dernières semaines, j’ai fait un vrai grand écart : j’étais plongée dans mes partiels : je fais un master en école de commerce en distanciel, ce qui m’a permis de gérer études et entraînements en même temps. Mais c’est quand même un timing serré ! Je suis soulagée que ce trimestre soit terminé et que je puisse me concentrer à 100 % sur la compétition. J’ai maintenu l’entraînement et surtout renforcé ma préparation physique cette année. J’arrive à Palma avec une très bonne vibration : dès ma première sortie sur l’eau, j’ai retrouvé ce que j’aime ici : le soleil, un beau petit vent sympa, des conditions que j’apprécie vraiment. L’année dernière, j’avais adoré cette régate, j’étais entrée en finale en deuxième position, c’était ma première finale senior, ça m’a appris beaucoup. Cette année, j’ai hâte de me confronter à la concurrence, même si ça va être intense. Je suis vraiment excitée que ça commence. »
Erwan Fischer, tenant du titre avec Clément Pequin en dériveur 49er : « Le Trofeo Princesa Sofía, c’est une étape qu’on apprécie particulièrement, parce que c’est vraiment le début de saison avec toutes les nations présentes et beaucoup de densité sur l’eau. Palma, c’est aussi un cadre idyllique : une eau claire, un plan d’eau propre, sans courant ni algues, où les risées se lisent bien. On navigue souvent en brise thermique autour de 8 à 12 nœuds, même si les conditions peuvent être variées avec parfois du vent de terre plus soutenu. C’est un plan d’eau qu’on connaît bien et qui reste très intéressant sportivement. L’objectif, bien sûr, c’est de jouer devant. Cette régate permet de remettre la machine en route, de se situer et de valider le travail effectué pendant l’hiver : quoi qu’il arrive, ce sera bénéfique pour la suite. »
Tom Arnoux, équipe de France de planche à voile iQFOiL : « On a déjà fait un gros bloc de préparation ici ces dernières semaines : une semaine d’entraînement avec les Français, puis une Coach Regatta avec les étrangers. Ça nous a vraiment bien préparés, et le fait de gagner cette régate d’entraînement me donne confiance. Le Trofeo Princesa Sofía, c’est la première grande compétition de la saison, celle qui met les pendules à l’heure et où tout le monde va se jauger après l’hiver. En iQFOiL, on a un beau collectif en France avec des jeunes qui arrivent et qui ont faim, ça va être une belle bataille entre nous. À l’international, il faudra surveiller l’Italie, l’Angleterre et l’Australie, qui sont les nations les plus solides en ce moment. Mais pour moi, l’objectif de la saison, c’est de progresser au fur et à mesure jusqu’au Championnat du Monde en septembre. »

Le programme du Trofeo Princesa Sofia 2026
-30 mars : Début des courses pour les dériveurs 470, 49er, 49er FX et catamarans Nacra 17
-31 mars : Début des courses pour les planches à voile et le kite
-4 avril : Finales (Medal Races)

Les Principaux français de la délégation – Palma 2026
DERIVEUR DOUBLE MASCULIN – 49ER
Entraîneurs : Emmanuel Dyen, Aristide Girou
-Erwan Fischer (CN La Baule Pouliguen Pornichet) et Clément Pequin (La Rochelle Nautique) – Team Voile BPGO
-Jean-Baptiste Bernaz (CN Sainte-Maxime) et Jérémie Mion (SR Havre) – Armée de Champions
-Lucas Rual (APCC Nantes) et Emile Amoros (CN Pornic) – Armée de Champions
DERIVEUR DOUBLE FEMININ – 49ER FX
Entraîneur : Benjamin Bonnaud
-Mathilde Lovadina (YC Pointe Rouge) et Lou Berthomieu (SN Nantes)
-Manon Peyre et Amélie Riou (CN La Pelle Marseille)
-Chloé Revil (SN Marseille) et Albane Dubois (Gravelines GVLS)
DERIVEUR DOUBLE MIXTE – 470
Entraîneur : Maxim Pisseloup
-Matisse Pacaud (YC Cannes) et Lucie De Gennes (YC Cannes) – Team Voile Banque Populaire Méditerranée
-Manon Pennanéac’h (SN Marseille) et Pierre Williot (CV Saint-Aubin Elbeuf)
CATAMARAN A FOILS – NACRA 17
Entraîneurs : Gildas Philippe, Hugues Puimatto
-Aloïse Retornaz (SN Sablais) et Tim Mourniac (ASN Quiberon) – Team Voile BPGO
-Fanny Bourrust (YC La Grande Motte) et Noah Chauvin (YC La Grande Motte)
-Eloïse Clabon (CN Arès) et Clément Martineau (La Rochelle Nautique)
-Noémie Fehlmann (CN La Pelle Marseille) et Marius Praud (La Rochelle Nautique)
DERIVEUR SOLITAIRE MASCULIN – ILCA 7
Entraîneur : Christophe Espagnon
-Alexandre Kowalski (Brest Bretagne Nautique)
-Martin Kowalski (Brest Bretagne Nautique)
-Lorenzo Mayer (Saint Barth YC)
DERIVEUR SOLITAIRE FEMININ – ILCA 6
Entraîneur : Nicolas Le Berre
-Louise Cervera (CN Mandelieu) – Team Voile Banque Populaire Méditerranée
-Marie Barrue (COYC Hyérois) – Armée de Champions – Team Voile Banque Populaire Méditerranée
KITE FOIL
Entraîneurs : Pascal Chaulet, Antoine Weiss
Femmes
-Lauriane Nolot (Hyères KA) – Armée de Champions – Team Voile Banque Populaire Méditerranée
-Lysa Caval (Hyères KA)
Hommes
-Benoît Gomez (CV Arcachon)
-Nell De Jaham (Hyères KA)
PLANCHE A VOILE – IQFOIL
Femmes
Entraîneur : Jules Chantrel
-Marion Couturier (YC Pointe Rouge)
-Hélène Noesmoen (SN Sablais) – Armée de Champions -Team Voile BPGO
-Ambar Papazian (CN La Pelle Marseille) – Team Voile Banque Populaire Méditerranée
-Manon Pianazza (CN Angoulins)
Hommes
Entraîneurs : Julien Bontemps, Pierre Odoux
-Tom Arnoux (YC Pointe Rouge)
-Nicolas Goyard (ACPV Nouméa) – Armée de Champions
-Clément Bourgeois (CV Mayenne)
-Louis Pignolet (SN Nantes)
-Yun Pouliquen (CN Lorient)

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