Les années se suivent et ne se ressemblent pas puisque pour la première fois depuis la création du Championnat Orma en 1996, ce sont cinq Grand Prix qui alimentent le Championnat des Multicoques 60′, tous au même coefficient (1), la course IB-Group Challenge de Bretagne en Alpes-Maritimes comptant pour 3, la Giraglia pour 0,5 et la Transat Jacques Vabre pour 4. Au total donc, 12,5 de coefficient dont 5 pour les Grand Prix, ce qui implique une grande régularité sur ces week-ends toniques pendant lesquels neuf manches peuvent être disputées. De fait, la flotte sera un peu moins étoffée en début de Championnat puisqu’ils seront sept bateaux pour les deux Grand Prix de Méditerranée (GP de Calvi : 9-12 juin ; GP de Marseille : 24-26 juin) et le nouveau Grand Prix de Vigo (Espagne : 15-17 juillet). La fin de saison s’annonce plus animée avec l’ex-Sergio Tacchini qu’Yvan Bourgnon vient de racheter et remet actuellement en configuration avec ses nouveaux partenaires officiellement annoncés dans quinze jours. Thomas Coville sera aussi de retour à l’issue de ses tentatives de record en solitaire sur Sodebo (Route de la Découverte, traversée de l’Atlantique). Enfin, il est probable que Stève Ravussin (ex-Covefi) revienne en septembre après un été de régates en Scandinavie, tout comme Antoine Koch qui a repris Sopra Group cette année.
Le Cam- Peyron : duel sur …optimist
Grand Petit Navire Optimist : Il était un petit navire
Alors que les Dragon partaient à nouveau hanter la baie de Douarnenez, les trois écoles finalistes du Grand Prix Petit Navire Optimist, se sont retrouvées Digue du Birou. La classe de M. Noury (école Laënnec), celle de Mme. Balcon (école Marie-Curie) et celle de Mme Messager de l´école Jules-Verne, qui détient la coupe depuis l´an passé, se sont affrontées autour de joutes toujours aussi ludiques. Les épreuves d´aujourd´hui étaient similaires à celles des deux premières journées, en un peu plus complexes. Tandis qu´une partie des enfants participaient à des régates, d´autres se réunissaient autour d´épreuves portant sur la connaissance maritime avant d´échanger les rôles. Pour l´occ asion, Robert Joncour patron du bateau SNSM de Douarnenez, a fait visiter le Jean le Gall. Comme un symbole au centenaire de l´écrivain, c´est une nouvelle fois l´école Jules Verne qui s´est vue remettre le trophée par Jean le Cam. « Lorsque le responsable du centre nautique de Tréboul, Jean-Pierre Laïlic, m´a invité, je n´ai pas pu refuser. Les enfants ont beaucoup suivi le dernier Vendée Globe et sont les meilleurs ambassadeurs de ce sport. Je dois pourtant avouer être un peu novice en matière d´optimist. J´ai dû en faire en tout et pour tout trois fois dans toute ma carrière maritime.» Cela n´a pourtant pas empêché le récent deuxième du dernier Vendée Globe de se lancer dans une régate « du trophée Jules portuaire » le long des quais du port de Tréboul en compagnie du détenteur du trophée Jules Verne : Bruno Peyron, rentré plus tôt que les autres pour avoir volé le départ de la dernière manche Dragon. De à à voir dans l´Optimist un nouveau support pour établir de nouveaux records, il n´y a qu´une encablure…
Anne Liardet et Karen Leibovici au départ de la Transat Jacques Vabre
Depuis quelques semaines, le monocoque vainqueur du Vendée Globe skippé par Vincent Riou, est devenu la propriété du Groupe Quiksilver. Avec ce fabuleux monocoque, Roxy s’offre de nouvelles ambitions. Actuellement en chantier sous le contrôle attentif d’Anne Liardet et de son équipe, l’ex PRB sera bientôt fin prêt pour prendre le départ de la course transatlantique de légende entre Le Havre et Salvador de Bahia au Brésil. « La Jacques Vabre est une course magnifique, à la fois difficile et technique. Il faudra gérer les dépressions hivernales en Atlantique Nord puis saisir l’alizé au bon endroit… négocier habilement le passage au large des côtes africaines… C’est une course tactique où la gestion de la météo sera déterminante. Pour autant, je suis plus instinctive que les hommes dans ma manière de naviguer. Je n’ai pas l’habitude de tout calculer » analyse Anne Liardet avant d’ajouter, enthousiaste, « ce bateau est un véritable… engin de guerre ! Il est très rapide mais pas très compliqué à manœuvrer, il a un potentiel énorme… » Et de conclure, « je suis impatiente de naviguer, de prendre mes marques sur ce bateau. J’espère que Karen et moi pourrons très vite nous mettre à l’entraînement… »
Aloys Claquin vainqueur
Il n´a pas perdu une minute lors des 60 derniers milles sur la concurrence alors que Tanguy de la Motte sur Set Environnement a été remonté par le très impressionnant Peter Laureyssens sur un bateau de série, le Pogo 2 n°438. Toujours aux avants postes depuis le début de la course, il finit en trombe en doublant 3 concurrents et leur reprend 50 minutes (en 60 milles!).
Mais le héros de la soirée reste Aloys qui a mis a profit son écurie de course du Team Vecteur Plus pour optimiser son bateau et sa préparation. La concurrence est prévenue sur ses ambitions en cette année 2005.
A noter également la performance du "pirate", le slovène Andraz Mihelin sur Adria Mobil qui termine 28 minutes derrière Vecteur Plus mais hors classement. Il est temps qu´il se mette en règle pour briller au grand jour.
Isabelle Joschke, première femme, 5e sur PAROLE n°276 est arrivée particulièrement lucide malgrè une absence quasi total de sommeil (de son propre aveu à la descente du bateau) pendant ces 60 heures de course.
28 solitaires sont arrivés à 8h30 alors qu´ils sont encore 11 en course. 17 abandons pour une course où toutes les conditions de vent leur auront été proposées : pétole, grain à 35 nœuds, du près, du portant, du soleil lourd, de la pluie… De quoi tester leur matériel dans toutes les conditions et préparer au mieux la saison Mini.
22e tresco trophée : Départ aujourd´hui
Comme d´habitude, ce matin, sur les pontons morlaisiens, ça va courir dans tous les sens. Peu après le briefing, la tension va monter d´un cran. Comme d´habitude, il va y avoir un peu de stress au moment du passage des écluses. Mais, avec Yvon Quillec aux commandes, ça ne va pas traîner : comme d´habitude, les sas seront plein à craquer. Ensuite, ce sera l´heure de la descente de la rivière, dernier moment de sérénité avant la haute mer.
Du vent au départ
16 h 30, les “côtiers”” seront les premiers à quitter ce si bel écrin. Quelques minutes plus tard, il faudra virer Stolvezen, dernière marque avant le large. Avant la nuit et ses mystères. Cap sur Guernesey, île distante de 75 milles.
D´après les dernières prévisions météo, il devrait y avoir du vent : 15-20 nœuds de nord-ouest, passant au nord et mollissant dans la nuit. Tant mieux, ce ne sera ni du près, ni du portant, mais ça devrait aller vite. Au petit matin (pour les plus rapides), les lumières de Guernesey apparaîtront alors. Comme par magie. Pour les plus lents, il faudra attendre l´après-midi, voire le soir.
“”Comme d´habitude, on attendra que le dernier concurrent ait passé la ligne pour aller manger du crabe””. Yvon Quillec, l´organisateur, ne se détendra que lorsque “”ses petits”” seront tous arrivés à bon port.
“
Jensen de père en fils…
Quand un Jensen en cache un autre
En prologue du Grand Prix Petit Navire Dragon qui se tiendra à partir de demain dans la baie, 75 quillards ont déjà pu avoir un aperçu de ce que pouvait leurs réserver le plan d´eau douarneniste. Trois manches ont été disputées hier avec un vent atteignant plus de 20 nœuds dans les risées. Des conditions qui ont épuisé hommes et matériel au point de faire rentrer, dès la deuxième manche, plus de 30 bateaux. A ce petit jeu, c´est Claus Hoj-Jensen qui s´est montré le plus régulier. Tel père, tel fils, serait-on tenté de dire. Il est vrai qu´avec un père double médaillé olympique en Soling (1976 et 1980) et dont le palmarès compte 98 titres dans des épreuves nationales et internationales, il a été à bonne école. Véritable spécialiste, Jensen père, a d´ailleurs sa propre entreprise de construction de Dragon: Petticrows. Située en Angleterre, elle sort environ 35 nouveaux quillards par an dont une majorité à destination de clients français. On pourra d´ailleurs avoir un aperçu de son travail dès demain, lors de l´ouverture du Grand Prix Petit Navire Dragon où, sur 100 bateaux présents, environ 80 sortent de son chantier. Parmi eux le Najade, Dragon royal, appartenant au Prince Consort Henrik de Danemark dont le yacht de 76 mètres, le Danebrog, s´est amarré cette après-midi vers 15h30, port de Rosmoeur.
Groupama 2 dans les starting blocks
4 questions à Franck CammasA quelques jours de l’ouverture de la saison 2005, quel regard portes-tu sur l’année qui s’annonce ? « Le programme 2005 est particulièrement dense et promet d’être sportivement très intéressant. Les huit épreuves inscrites au calendrier nous offrent une vaste palette avec un début de saison au large en équipage réduit – l’IB Group Challenge-, avant d’enchaîner sur les Grands Prix, au nombre de cinq cette année – un record ! – puis de partir en double sur la Transat Jacques Vabre, le point d’orgue de notre saison. A ce jour, nous sommes la seule classe de course au large à présenter un programme aussi fourni ! Concernant le plateau, il est vraiment regrettable que certains projets aient choisi de ne participer que partiellement au championnat – mais je suis persuadé que nous assisterons à une montée en puissance du nombre de concurrents tout au long de l’année. Avec pourquoi pas des bateaux scandinaves avec nous au moment de la Jacques Vabre … »L’IB Group Challenge sera la première course au large de Groupama 2, de l’appréhension ? « De l’appréhension, non mais de l’impatience, oui. Nous avons bien sûr hâte de voir ce que donne le bateau sur ce type de course. L’an dernier Groupama 2 a certes démontré un très bon potentiel en Grand Prix, mais nous ne le connaissons pas vraiment au large. Car même si nous avons fait plusieurs sorties en configuration offshore, on ne pousse jamais le bateau comme ce sera le cas dans quelques jours. De plus, entre les deux exercices, les performances relatives des bateaux varient énormément. Cette course promet d’ailleurs d’être riche en enseignements pour la suite et notamment pour la Transat Jacques Vabre. »Champion ORMA en titre, ton équipage et toi partez favoris, est-ce difficile à gérer ? « Dans notre esprit, nous ne sommes pas favoris. Partant de ce principe, ce n’est ni pesant ni compliqué à gérer. Car si on se remémore le final l’an dernier – trois bateaux se tenaient en seulement quelques points – les choses sont loin d’être acquises et notre soit disant « suprématie » est tout à fait relative. Groupama 2 est un bateau bien né, dont nous tirons un grand nombre de satisfactions, mais il reste un trimaran intrinsèquement identique aux autres. Il n’y a rien dans notre bateau que les autres ne puissent adapter chez eux. Il n’y a donc pas d’inquiétudes à avoir quant à l’homogénéité de la flotte. »Depuis la mise à l’eau du trimaran le 21 mars dernier, quelle a été votre préparation ? « Une semaine après la mise à l’eau, nous avons pris part, tout comme trois autres multicoques, au premier stage de la saison organisé par le centre d’entraînement de Port-la-Forêt. Trois jours d’entraînement en configuration Grand Prix. Une deuxième séance de travail axée sur les mêmes thèmes – cohésion d’équipage, manœuvres – nous a à nouveau réuni mi-avril. Sur cette période, nous avons aussi effectué pas mal de petites sorties au large de Lorient. Puis en fin de semaine dernière, je suis parti, en compagnie de Nicolas Pichelin, Franck Proffit, Ewen Le Clech et Jean-Baptiste Levaillant, pour 24 heures au large. C’était notre première nuit en mer à bord de Groupama 2 depuis la fin du chantier hivernal. Les conditions assez variées rencontrées lors de cette sortie ont permis d’étoffer notre préparation en affinant nos réglages. C’était également l’occasion de retrouver nos marques, nos automatismes dans cette configuration. »
Yvan Bourgnon monte une écurie !
On ne connaîtra les détails qu´à l´issue de la conférence de presse donnée lundi prochain, mais voici déjà ce que l´on sait : Team Océan regroupe pour l´heure le trimaran (qui s´alignera sur la Transat Jacques Vabre), mais aussi le Figaro de Fred Duthil et le Mini d´Adrien Hardy (proto 198, Karen Liquid) !
Trois bateaux ! Mais pourtant, le communiqué de presse en mentionne quatre… Nous avons donc posé la question à Olivier Hue, responsable de la communication de l´équipe.
"A terme, nous souhaitons intégrer un monocoque 60´ en vue du prochain Vendée Globe, mais pour l´heure les choses sont moins avancées de ce côté-là. Tous les bateaux de l´équipe auront une décoration identique, et chacun représentera l´ensemble de nos partenaires".
Yvan Bourgnon note pour sa part, afin d´expliquer le fonctionnement de son écurie : "En voile, il n´existe pas de catégorie reine, de hiérarchie – à l´inverse du football (Ligue 1),
du sport automobile (Formule 1) ou du cyclisme (UCI ProTour).
Ce sont les événements qui font rêver les français : Vendée Globe, Route du Rhum, Transat Jacques Vabre, Solitaire du Figaro, Transat 6.50… Grâce à une flotte composée de 4 bateaux, nos partenaires sont assurés de participer à tous les temps forts du calendrier.»
Rendez-vous a été donné le 8 juillet à La Trinité pour le baptême officiel des bateaux, par Patrick Poivre d´Arvor.
JB
Yann Eliès : « la prochaine fois, j’y vais seul ! »
L’envie de partir seul autour du globe est-elle encore plus vive après ton second Jules Verne ?Plus vive, et encore plus concrète… J’ai ce rêve depuis longtemps, mais cette fois je suis vraiment remonté, je vais mettre toute ma motivation au service de ce projet. Le fait d’avoir vu des copains comme Jojo (Sébastien Josse, ndlr) – avec qui j’ai navigué sur Orange en 2002 – partir sur le Vendée Globe n’a fait que renforcer ma conviction : il faut que je sois au départ en 2008 ! Je m’intéresse de près au fonctionnement des écuries de course, qui à mon sens ont fait preuve d’une efficacité incontestable ces derniers temps… qu’il s’agisse de Mer Agitée ou d’Offshore Challenges, les résultats sont là. En ce moment, j’envisage un peu tout, sachant que mon but est de monter un projet gagnant : ce qui est longtemps resté un rêve de gosse est aujourd’hui un de mes premiers objectifs. Ce qui implique bien sûr de prendre mon bâton de pèlerin, et de me mettre en recherche de partenaires en plus de mon programme sportif très chargé.Il va aussi falloir multiplier les navigations en monocoque 60’ ?Oui, c’est au programme, et je peux déjà annoncer que je participerai en novembre prochain à la Transat Jacques Vabre, aux côtés d’un grand marin ! Pour l’instant, je n’en dis pas plus… Le mono 60’ est une formule très intéressante, qui offre des performances vraiment enthousiasmantes. Au fil de mes huit saisons en Figaro, j’ai beaucoup appris, j’ai progressé dans ma façon de gérer la machine et le bonhomme : il y a une logique imparable à vouloir passer à la catégorie supérieure. A partir de maintenant, sportivement, toutes mes démarches vont avoir un lien avec mon objectif de Vendée Globe. Si je travaille avec de nouveaux outils informatiques, ce sera avec l’idée d’exploiter cet acquis plus tard. Dans la même logique, mon second Jules Verne (en plus d’être avant tout une aventure collective fantastique) avait aussi pour but de confirmer ma première impression : en 2002 je m’étais dit que je me verrais bien faire cela tout seul, en 2005, c’était une évidence de tous les instants. Propos recueillis par JB
Lever de rideau jeudi à Hyères
C´est une caractéristique de la Semaine de Porquerolles que d´être organisée par deux Yachts Clubs* amis, et c´est ce qui permet à ses heureux participants de profiter des avantages et de partager leur séjour entre les deux clubs ; à Hyères, l´accueil et l´accès sont faciles, l´ambiance est chaleureuse dans le véritable jardin d´Eden qu´est la ville a cette saison, à Porquerolles, le site est unique, la fête inoubliable. Après une année de travaux, qui avaient contraints les organisateurs l´an dernier à tout transférer sur l´île, le port de Hyères est à nouveau à même d´accueillir les concurrents. Après les émois de la Semaine Olympique Française qui ont animé la rade la semaine dernière, place maintenant aux unités de prestiges dans une ambiance sportive et festive. L´année 2005 s´annonce sous les meilleures augures avec une participation atteignant la limite fixée par les organisateurs de 50 unités, battant pavillon de 8 nations différentes, et avec une flotte de dix First 40.7 Farr Yacht Design by Bénéteau, classe invitée de l´année. La course fait également le plein des meilleurs coureurs méditerranéens, mais on y croisera également des régatiers internationaux venus d´univers aussi différents que l´America´s Cup, la course au large, la solitaire du Figaro ou encore des transfuges de la voile légères et des sélectionnés olympiques.
C´est jeudi qu´aura lieu l´ouverture officielle de la 7ème édition, mais demain mercredi, les concurrents pourront participer à une manche d´entraînement dont le départ est prévu à 15 heures.
Le programme :
Mercredi 4 mai
9h à 19h : Confirmation des inscriptions (clôture définitive à 19h) à Hyères
15h00 : Manche d´entraînement
20h00 : Cérémonie d´ouverture officielle et pot d´accueil à l´Espace Nautique
Jeudi 5 mai
Régate au départ d´Hyères
11h : Mise à disposition en mer, banane ou côtier (plusieurs manches à suivre) 19h : Cocktail des sponsors à l´Espace Nautique hyérois
Vendredi 6 mai
Régate au départ d´Hyères
11h : Mise à disposition en mer, banane ou côtier, (plusieurs manches à suivre) Arrivée à Porquerolles
20h00 : célèbre "dîner des Vignerons",
Orchestre
Samedi 7 mai
Régate au départ de Porquerolles
11h : Mise à disposition en mer, banane ou côtier, (plusieurs manches à suivre) Arrivée à Porquerolles
Apéritif
Dimanche 8 Mai
Régate au départ de Porquerolles
11h : Mise à disposition en mer, banane ou côtier (pas de départ après 14 heures)
Remise des prix à Porquerolles après les courses du jour.
Source : Organisation Semaine de Porquerolles


















