Trouver le bon rythmeCe figariste averti , adepte de la monotypie qui entame sa quatrième saison sous le pavillon de Bostik a plusieurs Lorient Saint Barth en double dans le sillage mais la configuration du solitaire change singulièrement la donne. ” Ce qui va être très différent c’est le rythme. On a l’habitude de faire marcher nos bateaux à 100% . On connaît nos machines par coeur , on les maitrise. En course je n’ai quasiment pas pris un ris avec ce bateau. Là, il faudra savoir toiler avec justesse pour confier le bateau au pilote et le faire aller vite. Sur une telle distance, il n’est pas question de se prendre au jeu habituel du Figaro””.”
Premiers duels dans le mistral
Les équipages ont été cueillis à froid jeudi par un mistral matinal plus fort que prévu. Avec 18 à 25 nœuds de vent dans les rafales, les premières confrontations se sont déroulées sous voilure réduite et sans spi. Trente matchs ont pu être disputés parmi lesquels quelques duels spectaculaires à l’image de ceux qui ont opposé ce matin Philippe Legros et Pierre Yves Lambert, Morgan Riou et Alexandre Pallu ou encore ceux animés par Michel Cohen et Erwan Israel.
Les deux difficultés de la journée étaient d’une part de savoir jouer avec ce vent instable en force et en direction, et d’autre part de s’adapter rapidement à ce nouveau support qu’est le First Class 7.5. A ce jeu, certains ont mieux réussi que d’autres.
C’est le cas de Dimitri Deruelle et de son équipe marseillaise qui n’ont pas failli une seule fois en 5 matchs : « le score est sympa même si notre prestation aujourd’hui ne reflète pas encore notre niveau technique. Nous n’avons pas trouvé toutes les solutions pour manœuvrer le spi. Nous nous sommes peut-être mieux adaptés que les autres à ces conditions de navigation où il faut savoir lâcher un peu l’adversaire pour être plus en phase avec le vent. Ceci dit, les matchs qui nous restent à courir seront certainement plus difficiles.»
Le seul à avoir devancé Dimitri le temps de deux petits bords est le jeune Alexis Aveline (23 ans) qui participe à son tout premier Championnat de France Senior. « Nous n’avons cessé de progresser tout au long de cette journée. Aujourd’hui, il était important de bien gérer le vent et les risées. Grâce à cela, nous sommes souvent revenus en tête, même après avoir été en difficulté. » Avec trois victoires et deux défaites, Alexis et son équipage ont des raisons d’être satisfaits.
Dans le groupe de l’après midi, les sudistes Erwan Israël et Michel Cohen ont été les grands animateurs du plan d’eau, offrant quelques belles bagarres et finalement peu de chances à leurs adversaires respectifs. A 18h30 ce soir, ces six équipages bataillaient encore sur l’eau…
Demain vendredi, l’objectif est de donner 33 départs afin de boucler le premier round robin. Les prévisions météo annoncent un vent plus timide le matin, passant au secteur Sud-Est l’après midi.
JOYON : NEW-YORK, NOUS VOILA !
« Tout est complètement opérationnel, j’ai fait un premier trajet hier entre le sud de la Guadeloupe et Saint Martin, le bateau marchait à 22 – 24 nœuds avec les alizés bien orientés… Je suis ici pour finir l’avitaillement et compléter deux ou trois petites choses ». Francis, qui s’avoue impatient de larguer les amarres pour de bon, ne s’attend pourtant pas à rencontrer une météo très favorable pour son convoyage vers New -York, petite promenade qui devrait durer 5 jours. « C’est mou avec du vent assez portant au début, et ensuite j’aurai du près avec du vent plus fort : pas une météo très facile, mais qui devrait permettre d’arriver dans un délai raisonnable quand même ». Point positif, le matériel ne devrait pas être mis à trop rude épreuve lors du convoyage : « après avoir eu tant de peine à tout mettre en place et à fiabiliser le bateau au maximum, note le skipper, je vais tâcher de ne rien abîmer pour ne pas avoir à refaire de préparation à New York ! Mon travail a surtout porté sur tout ce qui est cordages, accastillages et voiles, mais le bateau n’a pas subi de vrai chantier. » Francis, qui fidèle à lui-même assure en solo la préparation de son trimaran, aura une fois de plus passé de longues heures à bricoler, mais cette fois sous le soleil de Guadeloupe, des conditions plus avenantes que celles que l’on trouve en Bretagne en hiver. « S’occuper de la carène revient à passer environ deux heures par jour dans l’eau, il faut aussi souvent grimper dans le mât… bref, cela maintient en forme !», explique le navigateur qui commence à piaffer d’impatience. Reste que l’heure de la délivrance n’est pas forcément proche, car même si le bateau se met en stand-by le 10 avril, pour l’heure il n’y a aucune visibilité réelle quant à l’éventualité d’une fenêtre. Ce qui n’empêche pas Francis d’espérer : « je vois qu’il y a une série de dépressions qui passent sur New -York, cela peut se déclencher rapidement », lâche le skipper, pour qui l’attente à terre n’est pas une partie de plaisir… Il pourra au moins profiter de l’hospitalité de la marina North Cove du Manhattan Sailing Club, où son géant trônera au milieu des gratte-ciels !
Grand Surprise : la série qui monte
Présents sur le spectaculaire rond B qui réunissait les Monotypes les plus rapides – notamment les Open 7.5O et les Mumm 30 – les propriétaires et nombreux locataires de Grand Surprise ont pu exprimer leur finesse de réglages dans le petit temps, et se régaler tactiquement avec les courants et les bascules de vent. L’audace des Figaristes sur la ligne de départ créant quelques « grandes surprises » ! Les conditions difficiles pour le comité de course (brouillard le deuxième jour et manque de vent le troisième) n’ont pas empêché la flotte de courir six manches en Baie de Quiberon. La victoire finale dans cette série revient à Cyrille Le Gloahec, devant le président de la Class Antoine Croyère pourtant vainqueur de quatre manches ! (un départ prématuré dimanche le privant de victoire). Le duel final entre les deux leaders constituaient une course dans la course, le jeu de C. Le Gloahec consistant avec succès à faire faire une autre mauvaise manche à son rival (une manche au-delà de 4 ème suffisait), les deux bateaux leaders finissaient respectivement 8 et 9. Nul que Antoine Croyère associé à Stéphane Marciak ne se referont pas prendre de si tôt par un départ prématuré ! Suivent un équipage regroupant autour de C. Dalin, de jeunes Français et Anglais sur la 3° marche du podium, puis les frères Fournier-Foch pour les quatrième et cinquième places, où Loïc directeur d’Atlantique Temps Réel et précurseur de la série, a sauvegardé son droit d’aînesse !
Du beau monde à la Semaine de Porquerolles
La Semaine s´est rapidement imposée comme lieu d´affrontement privilégié des meilleurs équipages méditerranéens, mais fait également recette auprès de coureurs internationaux habitués des plans d´eau de l´America´s Cup ou des séries olympiques, sans oublier les "Figaristes" et autres coureurs au large.
La régate est également un lieu de prédilection pour les premières sorties en compétition de nouvelles unités des grands chantiers européens. Autre caractéristique de la Semaine de Porquerolles : elle accueille chaque année une "classe invitée" qui constitue un centre d´intérêt particulier dans la manifestation et permet de mettre à l´honneur les plus grands chantiers de réputation mondiale ; après les Farr 40 et les Swan 45, ce seront cette année les First 40.7 – Farr Yacht Design by Bénéteau qui seront les invités d’honneur, une classe qui surfe sur le haut de la vague au niveau mondial des 40 pieds. Le constructeur français, leader mondial de la plaisance, se mettra aux couleurs de l´épreuve porquerollaise pendant une semaine par l´intermédiaire de représentants français et étrangers de son réseau.
Le Suisse BLU MOON vainqueur de la SNIM
Conditions toujours parfaites pour ce dernier jour de course, avec un vent d’Ouest annoncé à 20 nœuds, qui a tardé à se lever, mais s’est ensuite renforcé à 25 nœuds pendant la seconde manche. Une forte houle du large est venue compliquer la tâche des barreurs, en particulier lors des départs assez spectaculaires dans les creux… Mais quel plaisir pour les yeux !La première manche est remportée par Banca BSI (Massimo Bernasconi), devant Devotissimo (Franco Rao) et Daucy (Bruno Jourdren).Dans la seconde manche, Blu Moon (Franco Rossini) s’impose devant Nautica (Ricardo Simoneschi) et devant Joe Fly (Giovanni Maspero).Déception pour l’Italien Alina (Maurizio Abba) qui était ce matin leader au général. Une place de 25ème puis de 10ème le relèguent aujourd’hui en 6ème place au général. En revanche, Blu Moon confirme sa régularité sur le podium ces derniers jours et ponctue sa victoire d’une belle première place sur la dernière manche de la régate. Faut-il encore présenter le barreur Flavio Favini et le tacticien Tiziano Nava, champions du Monde Melges24 2001, et collectionneurs – par ailleurs – de nombreux titres mondiaux sur d’autres supports ?
De l´Open 60 au 7.50…
Faisant preuve d’une belle régularité lors des trois jours de régate – aucune manche n’a pu être lancée samedi en raison d’une forte brume-, les cinq hommes s’emparent de la plus haute marche du podium, juste devant Nicolas Groleau, l’un des plus fins connaisseurs du monotype et Charles Caudrelier, dernier vainqueur de la Solitaire Afflelou Le Figaro. De son poste de tacticien, Vincent, qui naviguait pour la première fois en Open 7.50, a pu apprécier largement les qualités de ce monotype rapide et technique.
L´Odyssée d´Ulysse : J-6
De mémoires de Villefranchois, on a jamais vu ça !
Alors que les super yachts du chantier naval Pasqui et de la base nautique des Swans du port de la Darse se font méticuleusement entretenir et astiquer pour leur saison d´été par leurs équipages, une étrange secte s´est installée près d´eux. Ces drôles d´oiseaux passent leur temps perchés en tête de mat ou sous leur quille qu´ils bichonnent avec amour. Ils poncent, stratifient ou préparent leur matériel de course en dévalisant les Ship Chandler de la région. La cession de jauge et les tests de sécurité de la flotte ont commencé….
Tour de chauffe
En match racing, s’adapter rapidement au voilier fourni par les organisateurs est un des gages du succès. C’est pourquoi chaque compétition prévoit au moins une journée d’entraînement sur l’eau avant le début des épreuves. Peu d’équipages connaissent le monotype de 7,5 mètres sur lequel se disputeront les régates de ce Championnat de France. Ils le découvriront mercredi, à l’occasion d’un tour de chauffe qui débutera à midi.Jeudi : premiers matchsIl faudra donc attendre jeudi matin pour assister aux premiers combats singuliers entre les douze équipes. Pendant ces quatre jours de régate, elles se rencontreront toutes entre elles au moins une fois, avant les demi-finales et la finale. Cette année, en l’absence des têtes de séries tricolores (Mathieu Richard, Philippe Presti, Sébastien Col), le niveau de la flotte sera davantage homogène. Tant mieux pour le sport et le spectacle. Car même si le Marseillais Dimitri Deruelle – troisième l’année dernière- fait figure de favori, il faut s’attendre à des duels très disputés pour l’accession au podium.Samedi et dimanche, les matchs seront commentés en direct depuis le podium d’ Hérault Sports situé sur la digue Est du Port de La Grande Motte.Liste des inscrits :Sur classement mondial :Dimitri Deruelle YCPR MarseilleClaire Leroy SN St Quay PortrieuxPierre Yves Lambert COYC HyèresSélection MéditerranéeMichel Cohen SRV AnnecyErwan Israel COYC HyèresFlorent Gaggero YCPR MarseilleSélection MancheVincent Biarnes SR Perros GuirecPhilippe Legros SN St Quay PortrieuxMorgan Riou USAM BrestAlexis Aveline CN St CastSélection AtlantiquePierre Antoine Morvan SR VannesAlexandre Pallu SR de La RochelleLe programmeMercredi 30 mars10h30-14h30 : Inscriptions12h00-14h30 : Entraînement17h00 : Cocktail de bienvenueJeudi 31 mars9h30 : Premier signal d’attentionDébut des rounds robin*Vendredi 1er avril9h30 : Premier signal d’attentionRound robin*Samedi 2 avril9h30 : Premier signal d’attentionRound Robin*Commentaires en direct sur la digue Est du Port de La Grande MotteDimanche 3 avrilDemi finale et Finale*Commentaires en direct sur la digue Est du Port de La Grande MotteRemise des prixToutes les infos sur : www.ffvoile.net/matchracing/
Yannig Livory : un amateur qui entreprend
26 partenaires
Mais du rêve à la réalité, il y a bien des écueils. Pour Yannig Livory, la course a commencé il y a près de six mois. De la recherche des partenaires à la préparation du bateau, il fait tout en solo avec quelques coups de mains de copains. Le plus difficile est la recherche de budgets. Dans son cas, pas de partenaire principal qui fait un gros chèque et permet au marin de se préparer dans des conditions idéales. La démarche de cet amateur averti et déterminé est de fédérer des entreprises du pays de Lorient. Il en compte 26 représentant différents secteurs d´activités pour un budget des plus serrés, autour de 35000 euros. Il n´a pas fait réaliser de nouvelles voiles pour cette transat. Il n´a pas eu le temps d´aller suivre les stages de navigation ou météo à Port la Forêt. "Je n´ai pas navigué autant que je le souhaitais car il faut bien préparer le bateau. Au niveau sécurité, le cahier des charges est plus contraignant et c´est logique. "


















