Aucun multicoque n´est jamais allé jusqu´à Vigo pour régater : le Grand Prix de Galice est en effet une première en Espagne depuis la création du circuit en 1996, et la cité, premier port de pêche du monde, est particulièrement adaptée à l´accueil d´une telle compétition. D´ailleurs, c´est de ce même port galicien que sera donné le départ de la course autour du monde en équipage le 12 novembre prochain (Volvo Ocean Race). La ria de Vigo est en effet remarquablement protégée de la houle du large par les îles Cies qui ferment la baie en prolongement du cap Home au Nord. Situé à environ quarante milles au Sud du cap Finisterre, ce plan d´eau bénéficie d´un climat océanique très doux et de vents modérés en été : en général, une dorsale anticyclonique s´installe sur la France et une petite dépression se positionne sur la péninsule ibérique. Il s´en suit un fort flux d´Est sur les côtes Nord de la Galice (La Corogne) mais un vent modéré de secteur Nord le long des côtes espagnoles et portugaises. Les courants de marée ne devraient pas être trop importants car le coefficient est faible (entre 50 et 44) et l´amplitude modérée (environ un mètre pour le week-end).
Bouygues Telecom l´emporte à Douarnenez
Avec 16 minutes d’avance sur le second, CSC ESSEC, l’équipage de Pierre-Loïc Berthet remporte haut la main cette cinquième étape de ralliement entre Paimpol et la Cité finistérienne. Une étape qui selon le skipper de BOUYGUES TELECOM s’est jouée sur l’endurance : « personne n’a rien lâché du début à la fin. Nous avons tenu jusqu’au bout. Avec la vitesse, c’est sans doute ce qui a fait la différence ». Partis de Paimpol hier soir à 21h53 aux côtés des 29 autres Mumm 30, les Champions du Monde ont franchi la ligne d’arrivée à 16h31 ce lundi, devant l’île Tristan. Il leur aura donc fallu 18 heures et 38 minutes pour boucler les 127 milles du parcours, soit une vitesse moyenne d’environ 6,8 nœuds. Malgré un vent d’est-nord-est portant qui a permis aux concurrents de naviguer en grande partie sous spi, les bateaux ont du faire face à des courants contraires et à des vents faibles, voire inexistants, sur la première moitié du ralliement. « La manche n’a pas été facile, poursuit Pierre-Loïc. Nous avons eu pas mal de trous de vent à gérer. Nous sommes passés en tête vers 4 ou 5 heures du matin ».
Ces vents irréguliers ont d’ailleurs joué des tours à ALPES MARITIMES MANDELIEU THEOULE, 3ème de l’étape. «Au pointage près de l’Aber Wrac’h, nous sommes passés deuxième, explique le figariste Gildas Morvan, venu prêter main forte au poste de navigateur-tacticien . Nous avons essayé de minimiser les risques, mais nous sommes tombés dans un trou de vent, et CSC ESSEC nous a doublé ». «Nous pensions qu’Alpes Maritimes avait pris une algue, raconte le skipper de CSC ESSEC, Hervé Gautier. Nous sommes passés devant eux et avons réussi à les contenir. La vitesse du bateau est une vraie satisfaction. Notre bon coup tactique cette nuit lorsque nous avons tiré au large, où le vent était plus soutenu, en est également une».
Bruno Peyron remporte la Nokia Oops Cup 2005
Le duo Peyron / Ravussin du Team Stena Sovcomflot a largement affirmé sa suprématie à Soplot, en Pologne, en s’imposant dans les 4 manches courues devant les milliers de visiteurs venus admirer le spectacle.Tandis qu’il reste encore une régate à courir à St Petersbourg le 12 juillet, Bruno Peyron et son équipe sont déjà à l’abri de tous leurs adversaires !Classement de la course de Sopot :1) Stena Sovcomflot, Sweden/Russia, Bruno Peyron, 4 points2) HiQ, Sweden, Klas Nylöf, 12 pts3) Academy, Norway, Knut Frostad, 124) TietoEnator, Finland, Thomas Johanson, 15 pts5) Nokia, Sweden, Magnus Olsson, 17 pts6) Bonduelle, Poland, Gotek Zibi, 26 ptsClassement final de la Nokia Oops Cup 2005 :1) Stena Sovcomflot 15 points2) Academy 23 pts3) HiQ 28,5 pts4) TietoEnator 40,5 pts5) Nokia 42,5 pts6) Bonduelle 51,5 pts
Anne Liardet et Karen Leibovici prêtes pour la Jacques Vabre
Après le baptême du nouveau Roxy le 15 Juin dernier à Hendaye par la quadruple Championne du Monde de Surf Lisa Andersen, ambassadrice de Roxy depuis toujours, l’équipe s’est remise au travail à Lorient.
Anne Liardet et Karen Leibovici prennent leurs marques sur le 60’ ROXY et naviguent en permanence depuis un mois. Une session de navigation spécifique a même été programmée avec Vincent Riou qui a remporté la dernière édition du Vendée Globe à bord de ce prestigieux monocoque précédemment nommé PRB.
Premier rendez-vous de l’été pour l’équipe Roxy, la Semaine du record SNSM entre Saint-Nazaire et Saint-Malo au profit de la Société Nationale des Sauveteurs en Mer. Le 16 Juillet prochain, ROXY sera au départ de cette course amicale et symbolique aux côtés de Marc Thiercelin, Jean-Pierre Dick ou encore Loïck Peyron.
Dans la foulée, Anne Liardet et Karen Leibovici accompliront dans le Golfe les 1000 milles requis pour se qualifier à la Transat Jacques Vabre.
Le 7 Août, ROXY s’élancera de Cowes sur l’Ile de Wight vers Plymouth en contournant les fameux rochers du Fastnet en Grande Bretagne. Organisée tous les deux ans, la Rolex Fastnet Race, longue de 608 milles, est une course prestigieuse dont Sébastien Josse fut le dernier vainqueur en 2003 sur VMI devant Vincent Riou sur PRB. Anne et Karen accueilleront à bord de ROXY, 3 autres navigatrices européennes dont la britannique et experte de Cowes Miranda Merron. Née en 1969, cette anglaise est l’une des navigatrices les plus talentueuses de sa génération. Depuis sa tentative de Jules Verne en 1998 à la Jacques Vabre dont elle termine 10ème en 2001 puis une première Route du Rhum en 2002 (8ème du classement final), Miranda a navigué sur presque tous les océans du globe et détient encore le record féminin du Tour des Iles Britanniques avec Emma Richard en 50 pieds.
Route de la Découverte en solitaire : Record pour Coville
A noter que le cyclone DENNIS fait actuellement rage sur Cuba, des vents de 250 km/h et une houle immense balayent le littoral de l’île. Les conditions sur la fin du parcours étaient donc très musclées pour Thomas à l’approche des Bahamas. Il a passé la ligne avec 30 nœuds de vent, dans un dernier sprint à 24 nœuds.
Le Trimaran SOPEBO a parcouru 8300 kilomètres presque quasiment au portant sous gennaker (la plus grande voile). Une traversée ponctuée par de nombreux empannages à des vitesses de vent entre 18 à 25 nœuds. Autrement dit, le skipper de SODEBO aura réussi pendant plus de 10 jours à maintenir une cadence effrénée à l’allure la plus périlleuse qui soit à bord de ces machines. Dans la perspective de la Route du Rhum 2006,Thomas aura accompli ici un entraînement grandeur nature, sans commune mesure.
« Nous admirons les capacités de Thomas à aller très loin, à se fixer des objectifs tout en gérant les situations. Cette course est un exemple de courage dont on ne mesure pas l’intensité. Aujourd’hui, le monde a besoin de repères de cette nature, de ce genre d’exemple d’implication. » Patricia Brochard, coprésidente du Groupe SODEBO.
Toulon Provence Méditerranée COYC Hyères survole le Tour de France à la voile
La flotte des Mumm 30 est arrivée dans le chenal de Saint-Malo sous spi, dans un vent faiblissant ne dépassant pas les 10 nœuds. Une fois n’est pas coutume, TOULON PROVENCE MEDITERRANEE COYCHYERES coupe la ligne d’arrivée en tête à 7h56. Depuis le lancement du Tour de France à la Voile 2005 à Dunkerque il y a moins d’une semaine, les Hyérois remportent leur quatrième manche. Le skipper Fabien Henry, revient sur cette domination : « c’est vrai qu’on est bien parti. A toutes les étapes, on parvient à être dans le coup et à se retrouver devant. C’est quand même la première année que cela se passe comme ça. L’arrivée de Seb Audigane y fait beaucoup, mais aussi l’expérience du Tour et l’ambiance à bord. On a vraiment la gniac ! »
Cette « gniac » ne manque pourtant pas à l’équipage de BOUYGUES TELECOM. S’ils finissent à une très belle deuxième place, les hommes de Pierre-Loïc Berthet reviennent de loin. «Sur la première partie du ralliement, nous étions au près dans des vents assez forts, mais nous étions dans le match. Nous sommes passés deuxième à Barfleur. Tout allait bien. Puis au niveau de Cherbourg, nous avons commencé à prendre le courant dans le nez. Il a donc fallu aller se protéger à la côte et c’est là qu’il nous est arrivé un sacré pépin, puisque le bateau a talonné vraiment méchamment sur un caillou le long des côtes au nord du Cotentin, avant le Raz Blanchard. Le bulbe de la quille est très abîmé et nous avons aussi deux varangues cassées. Nous allons être obligé de gruter ce soir pour réparer. Comme prévu, dans le règlement. Sortir le bateau de l’eau nous coûtera 10 points de pénalité ».
BOUYGUES TELECOM n’est pas le seul à souffrir d’une avarie. Quelques milles avant l’arrivée à Saint-Malo, van Uden TUDelft démâte au niveau du premier étage de barres de flèche. Aussitôt un élan de solidarité se manifeste chez les autres concurrents. COURRIER DUNKERQUE propose alors de prêter un mât aux étudiants néerlandais, et ALFA LAVAL met à leur disposition le reste du gréement (haubans, barres de flèche etc.).
THOMAS COVILLE ATTENDU CE SOIR A SAN SALVADOR
« Ce cyclone DENNIS est comme une personne, même plus, une présence supérieure, je crois en Dame Nature qui décide de tout et là c’est vraiment ça, si le cyclone se décale de 50 milles au Nord, je suis mal » explique le skipper après une nuit qui restera gravée dans sa mémoire « des séries d’orages avec de violents éclairs. Quand ça approche, tu sens le bateau vibrer différemment et d’un coup ça part, comme une hystérie, le bateau s’emballe et à toi de bien réagir car tu peux y laisser des plumes. » Thomas doit maintenant gérer la navigation dans le chapelet d’îles des Bahamas, un nouvel obstacle car « en plus de l’effet Venturi entre chaque île, c’est tout l’Atlantique qui butte contre une masse rocheuse, la mer monte et grossit d’un seul coup. »
Benjamin de Rothschild pourrait quitter l´Orma…
Benjamin de Rothschild : “je trouvais séduisante l´idée des grands prix avec ces véritables Formule 1 de la mer. Ceci dit, sur le plan des courses, je ne pensais pas que ce serait si minable. L´Orma qui a la Formule 1 écologique entre les mains, pourrait en faire de vrais évènements sportifs et populaires et gagner de l´argent, mais son organisation est pathétique….
L´Orma n´arrive pas à créer un engouement et de fait, pour se financer est obligé de « racketter » les villes et les participants….
Nous mettons tous beaucoup d´argent et nous n´avons aucune retombée. Il n´y a pas d´animation dans les villes, les régates se passent loin de la côte et n´attirent pas le public, et le village est totalement confidentiel…
A Marseille, il faut suivre un chemin de barrières de sécurité au milieu du village… A l´époque où j´ai commencé, le Championnat était très dynamique, avec des retransmissions vidéos, des simulations pour expliquer ce qui se passait en mer au public. Mais aujourd´hui, il n´y a plus rien de tout cela….
Cette année, la moitié du programme n´a été connue qu´en février-mars pour un démarrage en mai et pour le reste, il a fallu attendre quinze jours avant la course. C´est beaucoup trop court pour les équipages ainsi que pour les armateurs et les sponsors qui voudraient organiser des évènements autour des courses. En outre, cela ne permet pas d´avoir de couverture télévisuelle….
Des multicoques sont partis cette année participer à la Nokia-Oops Cup dans les pays nordiques. Nous avons hésité et choisi de rester encore dans le championnat Orma, mais cette année confirme la catastrophe que nous pressentions en 2004 et ce sera ma dernière participation si l´organisation ne change pas….
Pour relancer un tel championnat, il faudrait aussi internationaliser les épreuves, ce qui attirerait des sponsors étrangers, participer à des grandes courses comme le Fastnet, jouer la carte du public en régatant près des villes… Un circuit bien organisé doit pouvoir rassembler au moins une dizaine de bateaux, indispensable pour avoir une vraie compétition””.
(Source : Sport Finance & Marketing – 08 juillet 05).”
Chantiers finistériens : la vague porteuse.
Black Rider navigue vite et bien :Le catamaran de vitesse de 40 pieds conçu par les associés du chantier Brest Rider navigue. A son bord, les acheteurs potentiels, clients de location d’un jour se succèdent. Plusieurs d’entre eux ont manifesté un grand intérêt pour le concept développé par ce bateau. Un voilier simple, rapide et parfaitement sûr pour rechercher le plein de sensations. Le chantier devrait commencer la construction du n°2 au début du mois de septembre après un été d’exploitation commerciale du prototype.Contact chantier : Stéphane Jézéquel 06 85 03 15 85Mail : contact@brestrider.comSereine sort du chantier du Guip :Encore une rénovation exemplaire à mettre à l’actif de l’équipe du chantier du Quai Malbert à Brest. Sereine, le cotre emblématique des Glénans a retrouvé l’élément liquide après cinq ans de rénovation. Entièrement désossé et refait à neuf, le bateau devrait connaître une nouvelle carrière aussi brillante que celle qui le mena de 1952 à la fin des années quatre-vingt dix sur toutes les mers européennes. Mais surtout, Yann Mauffret et son équipe ont su se pénétrer des spécificités de l’école des Glénans pour mener à bien une rénovation qui n’est pas seulement la sauvegarde d’un monument historique, mais aussi la remise en forme d’un outil pédagogique incomparable.Contact chantier : Yann Mauffret, 02 98 43 27 07Mail : guip29@aol.com
Les bateaux franciliens à l’honneur malgré tout
L’ambiance était tendue aujourd’hui à Honfleur. Dès le briefing skipper ce matin à 9h30, le Comité de Course annonce des vents assez forts d’ouest tournant nord-ouest et atteignant plus de 25 nœuds en rafales. Une seule manche est prévue. Il s’agit d’un parcours Olympique… Peu après midi, le départ est donné, suivi d’un rappel général. Le bateau Comité décide alors de déplacer les bouées du parcours et envoie le pavillon Y, qui impose le port du gilet de sauvetage à bord des Mumm 30. L’attente est longue et la pression monte. Le deuxième départ est finalement donné à 13h09, trente minutes avant l’annonce de la ville organisatrice des Jeux Olympiques 2012. Dans le Village du Tour de France à la Voile, les attachés de presse des différents équipages ont une oreille sur la VHF, qui communique l’ordre de passage des bateaux à chaque bouée, et l’autre tendue sur une radio qui départagera d’un moment à l’autre Paris et Londres, les deux dernières villes retenues pour les JO 2012. 13h38, Toulon Provence Méditerranée Coychyères est premier à la bouée au vent, suivi de Dieppe Seine-Maritime, et de REGION ILE DE France. 13h40, la nouvelle tombe : c’est finalement Londres qui aura l’honneur d’organiser les Jeux Olympiques en 2012. Le Comité de Course l’annonce par VHF à tous les concurrents. Déception générale sur la flotte. 13h50, Toulon Provence Méditerranée Coychyères est toujours devant, mais c’est maintenant Espoir Ile de France qui le talonne, suivi de leur mentor Jimmy Pahun sur REGION ILE DE France. Trente minutes plus tard, sur la ligne d’arrivée, Espoir Ile de France l’emporte finalement, suivi de Bouygues Télécom et de REGION ILE DE France. A croire que les franciliens voulaient prendre leur revanche sur le plan d’eau ! Le vainqueur de l’étape prend donc la tête du classement amateur et grimpe à la 8ème place du classement général. Le skipper, Jean-Pierre Nicol, ne cache pas sa joie, même si la déception de la nouvelle olympique vient un peu gâcher la fête : « on a fait une superbe manche. Ce n’était pas gagné d’avance. Il y avait quand même Toulon devant et Bouygues Telecom dans notre tableau arrière. Il y avait donc du match. On a entendu la décision du Comité International Olympique sur le bord de près. C’était un peu déprimant d’apprendre ça alors qu’on était en train de se battre pour gagner. Personnellement, je suis très déçu car j’y croyais beaucoup. Mais finalement, c’est comme en régate, rien n’est joué tant qu’on n’a pas franchi la ligne d’arrivée ! » Même son de cloche du côté de Jimmy Pahun sur Région Ile de France : « je crois bien que c’est la première fois sur le Tour de France à la Voile qu’une « équipe » place deux bateaux sur le podium d’une manche, déclare Jimmy Pahun à son retour à Honfleur. Sur le plan sportif, je suis à la fois content de voir mes jeunes gagner et je me dis qu’on a bien travaillé avec eux. Mais c’est quand même un bateau concurrent qui finit devant nous. Pour la ville organisatrice des JO 2012, on est très déçus parce que les Jeux ne repasseront pas avant au moins 2028 donc c’est vraiment dommage. Il faut peut-être se demander pourquoi on perd à chaque fois contre ce monde anglo-saxons ». Les équipages du Tour de France à la Voile auront peu de temps pour se remettre de cette journée riche en émotions. La nuit prochaine, à 3h00, ils devront quitter Honfleur pour prendre le départ de la troisième étape de ralliement vers Saint-Malo, dont le départ sera donné à 5h00. Initialement prévu à 21h00 ce soir, ce départ a été reporté par le Comité de Course en raison des conditions météos sur la zone. « Cette nuit, on attend des vents de 20 à 25 nœuds avec des rafales à 35, explique René Boulaire, Président du Comité. Cela n’est pas catastrophique, mais le problème, c’est la direction du vent. Il tourne au nord-ouest va contraindre la flotte à louvoyer pendant plus de 10 heures jusqu’à la pointe de Barfleur. En partant à 21 heures, les bateaux arriveraient donc entre Barfleur et le Cap de la Hague au moment où les courants, très forts dans cette zone, seront contraires. Un départ décalé de quelques heures sera donc plus favorable ».


















