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Alain Gautier au départ du Rhum

Alain Gautier
DR

Par conviction, FONCIA a exclu la seconde solution, attaché aux valeurs qui fondent la voile de compétition et en particulier la catégorie emblématique des trimarans 60’. L’entreprise de services immobiliers démontre depuis sept ans par son action de sponsoring que ces valeurs cardinales, le courage, l’authenticité, l’audace, la générosité, mais aussi la simplicité et l’honnêteté, inspirent sa culture. Dans ce contexte, il appartenait au sponsor de confier la barre de son bateau à un skipper ayant à la fois sa sensibilité et les qualités nécessaires pour un défi tel que la Route du Rhum.
 
Son regard s’est porté de façon naturelle sur celui qui dirige aujourd’hui son écurie, Alain Gautier. Alain a été le skipper de FONCIA entre 2000 et 2004 pour toutes les épreuves ORMA, grands prix et transats. Jacky Lorenzetti, président du groupe, lui a officiellement demandé s’il était prêt à porter à nouveau les couleurs de FONCIA pour la course en solitaire la plus prestigieuse, la Route du Rhum.

Interview d’Alain Gautier

FONCIA t’a proposé de reprendre la barre du trimaran pour la Route du Rhum. Quelle a été ta réaction ?
Alain Gautier : "J’ai d’abord réfléchi, mais c’est quelque chose qui me plaisait dans le fond. J’ai toujours aimé la course en solitaire, où je me sens à l’aise. Toutefois, ce fut une décision importante pour moi et mon entourage. FONCIA ne m’a mis aucune pression. Ils m’ont seulement demandé si je me sentais capable de courir la Route du Rhum et de la gagner. Je leur ai proposé plusieurs alternatives à mon engagement sur cette course mais ils ont préféré cette solution. La participation du trimaran FONCIA à la Route du Rhum était prévue avant la décision d’Armel, et en tant que manager du team FONCIA, j’aurais préféré qu’il y participe, mais je respecte son choix et j’assume. Et en plus, je suis très heureux d’y aller."
 
Pourquoi as-tu décidé de recourir en multicoque et en solo ?
AG : "J’ai arrêté de naviguer en 2004 pour des raisons personnelles mais aussi parce que les programmes et les équipages devenaient trop lourds à gérer. Sur la Route du Rhum, on dispose d’une équipe restreinte pour préparer le bateau, c’est plus proche de mon tempérament. Et puis, j’aime la course en solitaire au large et en multicoque. C’est d’ailleurs par-là que j’ai commencé. Les trimarans 60 pieds procurent des sensations comme nulle part ailleurs. La dernière solitaire au large était "The Transat" en juin 2004 et j’y étais, donc je suis quasiment au même niveau que tous les autres skippers qui n’ont pas fait de solo depuis. J’ai seulement quelques ajustements à faire dans ma préparation physique, mais sur le plan de la navigation je n’ai pas de retard. Les bateaux sont plus vifs et plus nerveux que ceux de 1998 et de 2000, mais ce n’est pas pour ça qu’il y a plus de risques. Et puis, partir en solitaire c’est toujours risqué."
 
Où en sont les réparations du trimaran FONCIA ?
AG : "L’équipe technique FONCIA bosse beaucoup pour remettre le bateau à neuf. Pour eux, c’était difficile car ils ne savaient pas si le bateau allait être vendu ou pas. Dans ces conditions, il n’est pas simple de se motiver. Mais là, ils sont très heureux de le préparer pour la Route du Rhum. On ne fait pas de grosses modifications mais on le répare en y ajoutant plein de petits détails pour la navigation en solitaire. C’est un bon bateau, c’était un des plus rapides en 2005."
 
Comment vas-tu préparer la Route du Rhum ?
AG : "Je suis très heureux de la saison qui s’annonce. En mai, je pars en Suisse pour un programme Décision 35 (catamaran). Ca va me faire naviguer en monotype dans un cadre sympa que je connais peu (Lac Léman). C’est un bon entraînement car ces multicoques sont plus puissants que les trimarans 60 pieds. De plus, la compétition va être élevée avec des concurrents comme Loïck Peyron, Russel Coutts ou encore le Team Alinghi. Après ça, je commencerai un entraînement intensif en solo et à deux avec Damian Foxall comme « sparring partner » car il connaît très bien le bateau. J’ai aussi la qualification à faire pour la Route du Rhum.
 
Que représente la Route du Rhum pour toi ?
AG : "C’est une course importante pour moi. J’ai découvert la course au large à l’âge de 16 ans, avec la Route du Rhum 1978, à laquelle mon frère participait sur un petit bateau. Pour ma part, j’ai trois participations au compteur : une première en 1994 où je finis 4ème au scratch et 2ème en monocoque ; une seconde en 1998, je termine 2ème au général à cause d’une collision avec une baleine, je laisse la victoire à Laurent Bourgnon ; et la dernière en 2002, l’année difficile pour les multicoques, j’étais bien positionné avant de faire route sur Madère suite à un problème de carénage des bras de liaison. Cette régate a donc pour moi un goût d’inachevé."
 
Quel est ton objectif ?
AG : "L’objectif est clair : faire mieux que mon meilleur résultat sur cette compétition."
 
Que feras-tu au-delà de la Route du Rhum ?
AG : "Il faut prendre les années les unes après les autres, mais pour le moment je n’ai pas de projet clairement défini. Le principe de faire une transat par an peut être intéressant. Après la course, si le bateau n’est pas vendu, on peut envisager de faire la Transat Jacques Vabre 2007 et The Transat 2008. En tant que manager du team FONCIA, je reste impliqué dans le projet de Vendée Globe et dans la sélection du skipper qui défendra les couleurs de FONCIA."

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La police montée aux commandes du premier Open 60 construit au Canada

Open 60 Spirit of Canada
DR

C’est un ancien policier de la Gendarmerie royale du Canada qui sera aux commandes du premier Open 60 construit au Canada. Originaire de la province du Nouveau-Brunswick mais résidant en Ontario, le skipper Derek Hatfield n’en est pas à ses premières armes dans le domaine de la course océanique en solitaire. Il compte en ce domaine précis plus de 28700 miles nautiques d’expérience sur les 90000 qu’il affiche au total à son compteur.

Ayant participé à l’édition 2002-2003 de l’« Around Alone » le skipper canadien avait à cette occasion fait un excellent score finissant 3ième en classe II sur son Open 40 nommé Spirit of Canada. Il fût également couronné marin Rolex de l’année en 2003. Agé de 54 ans, marié et père de trois enfants, Derek Hatfield en sera donc à sa deuxième édition de cette course qui porte maintenant le nom de Velux 5 Oceans.

Le bateau 
Le site internet du team est présentement en cours de traduction afin de donner une envergure plus nationale à la démarche. On peut cependant y voir des clichés du bateau en construction ainsi que plusieurs détails intéressants sur le skipper, le team, ainsi que les spécifications du bateau. L’open 60 présentement en chantier à Cobourg dans la province de l’Ontario est un plan Owen-Clarke à double safran et à quille basculante. Sa mise à l’eau est prévue pour le début mai et sera convoyé de lui-même par la voie maritime du St-Laurent et ainsi de suite jusqu’en Europe. Il portera une fois de plus le nom de Spirit of Canada. Selon la responsable des relations publiques du team, plusieurs autres courses seraient également dans la ligne de mire du skipper canadien. Parmi celles-ci on note la transat anglaise, la Québec-St-Malo 2008, ainsi que la Jacques-Vabre. On suppute même que ce bateau pourrait être du départ de la prochaine édition du Vendée-Globe.

Quoi qu’il en soit, il s’agit du premier skipper canadien à disposer d’un bateau capable de rivaliser parmi les meilleurs dans la catégorie reine de la classe des monocoques. Doté de moyens à la hauteur des grandes équipes de course océaniques et manié par un skipper talentueux et expérimenté de surcroît, il faudra surveiller de près la progression de ce nouveau joueur. C’est à suivre !

Daniel Lévesque

Sources :  site internet du team Spirit of Canada  / Madame Patianne Verburgh

La rédaction de Course Au Large tient à remercier Mr Lévesque pour sa collaboration.

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Pendant l´escale… la régate continue

Volvo Extreme 40 Rio
DR

« Ce résultat est très bon pour nous », a-t-il commenté. « Nous n’avions pas eu de bons débuts à Sanxenxo, mais depuis nous avons travaillé et nous sommes entraînés. La pente à gravir pour progresser était raide, mais nous arrivons au sommet et sommes très contents (…) Le secret pour faire marcher ces engins est de rester calme. Il suffit d’une petite risée pour que le gain ou la perte soit énorme, ce qui change de la régate habituelle (…) »

Motorola-CHR, mené par Conrad Humphreys, a remporté la dernière manche pour terminer second au général à 23 points de Basilica. D’après le skipper, le niveau de la flotte progresse sensiblement, les équipages s’accoutumant à leurs montures. « Ces bateaux sont puissants, mais tous les marins ici sont d’envergure internationale, il s’agit juste de travailler ensemble et de répéter les manœuvres. Après deux événements, le niveau est assez homogène, et cela a été illustré par les régates serrées du week-end ».

Tommy Hilfiger, barré par l’Américain Randy Smyth, a terminé 3ème à Rio, ce qui lui suffit pour conserver sa première place au général.

Classement après deux épreuves

1. Tommy Hilfiger 16 pts
2. Basilica 14 pts
3. Motorola-CHR 13 pts
4. Volvo Ocean Race 12 pts
5. Holmatro 11 pts

Source VOR – traduction JB

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Bushnell pour les pères.

Bushnell Savana
Bushnell Savana

Surprenant ! Vision nocturne : Savana 2.5×42 mm.
Pour les papas curieux, il suffit de regarder à travers l’objectif et la nuit vous dévoilera tous ses secrets. Qui n’a jamais rêvé de voir la nuit comme en plein jour ? Doté d’un illuminateur infrarouge réglable pour les moyennes et longues distances, le Savana vous offre une image détaillée d’une impressionnante qualité. C’est l’appareil de vision nocturne idéal pour toutes les activités d’extérieur. De l’observation de la nature aux activités plus sérieuses de sauvetage et de surveillance…le Savana propose une place au premier rang pour admirer les fabuleux spectacles nocturnes.
-Grossissement : 2.5x
-Diamètre de l’objectif : 42 mm
-Portée maximale : 180 m
-Illuminateur infrarouge intégré
-Champ de vision : 26 m@100 m
-Fonctionne avec 2 piles AA
-Poids : 397g
-Adaptable sur trépied

Révolutionnaire ! Le Télémètre laser : Pinseeker 1500 Tournament Edition.
Plus original que le club de Golf, voici l’accessoire incontournable à placer dans le sac de golf !
En effet depuis le 1er janvier 2006, les télémètres laser sont autorisés sur les parcours et pendant les compétitions. Détenu aujourd’hui par tous les golfeurs professionnels, le Pinseeker 1500 Tournament Edition est la référence en la matière. Puissant, stable et compact, il est surtout le seul télémètre laser au monde à être doté de la fonction « PINSEEKER » qui permet de cibler le drapeau sur le green ! Le meilleur moyen de choisir le bon club et taper le bon coup !
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Incontournables… Les jumelles Excursion.
Pour les papas adeptes des loisirs au grand air !
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– Mise au point centrale
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– Poids : 431g
– Etanche/antibuée

Plus d’infos : www.bushnell.com

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Gavignet aux anges…

ABN ARMO 1 Mike Sanderson
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Quel plaisir!!!

Gagner, encore gagner. Non, nous n’en avons pas marre et le plaisir est de plus en plus grand.
Tout a été propre sur cette régate in-shore de Rio, le départ de Moose, la vitesse due notamment à nos voiles neuves, les manœuvres dues à une super cohésion et à une équipe inchangée depuis plus d’un an déjà, et une tactique simple et efficace qui s’appuie sur tous ces points forts.
L’équipe est solide, c’est le moins que l’on puisse dire…

Je suis réellement fier d’appartenir à ce groupe et je crois que nous partageons tous ce sentiment.
Rio correspond toujours à un tournant important dans la course. C’est ici que les équipes commencent à baisser les bras ou au contraire à remonter les manches en ce disant que la route est encore longue.
Pour nous la période est particulière, en pleine réussite nous pourrions nous relâcher mais avons conscience que la motivation à elle seule représente une partie des points restants à gagner. Le résultat de Rio a montré ce degré de motivation.

Quelques jours avant notre départ pour Baltimore, la vie continue…avec le sourire !
 
A bientôt

Sidney

Classement général provisoire
1. ABN AMRO 1 : 52.5 pts
2. ABN AMRO 2 : 36.5 pts
3. Pirates : 31.5 pts
4. Movistar : 31 pts
5. Brasil 1 : 28.5 pts
6. Ericsson : 23.5 pts
7. Brunel : 11.5 pts

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Escoffier – Lebas : boulot, boulot… boulot.

Transat AG2R Escoffier - Lebas
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« Notre objectif est de naviguer proprement. Le plateau est terriblement affûté et si nous mesurons le challenge avec humilité, c’est aussi sans complexe ni pression. Christophe et moi avons un atout, nous nous connaissons très bien pour avoir convoyé Vedettes de Bréhat – Cap Marine de Salvador à Caen. Son expérience sur ce circuit est également un plus pour moi qui suis toujours en phase d’apprentissage. Christophe n’est pas avare de son savoir et très bon pédagogue, à ses côtés, je progresse sans cesse. Notre credo c’est : « travailler et travailler encore » comme dans la chanson ».

Ce credo s’articule de la manière suivante :
Entraînements intensifs et quasi quotidiens depuis la base de Lorient tout le mois de Mars. Plusieurs navigations de deux ou trois jours au large. Préparation « pointue » du bateau pour Christophe Lebas. Amélioration de la gestion du sommeil pour Servane. Pour ce faire, la jeune navigatrice a effectué un séjour à l’Hôpital de l’Hôtel Dieu à Paris où des tests ont été réalisés. Ces derniers ont été exécutés à partir d’électrodes mesurant la qualité de ses phases de sommeil (léger, lent profond et paradoxal).
Préparation physique intensive pour Servane avec l’aide d’un médecin du sport (Armand Mégret) : haltères, résistance…

La dernière ligne droite avant le départ, le dimanche 9 avril, est chargée, d’autant plus que Servane rendra une dernière petite visite à son 50 pieds ‘Vedettes de Bréhat / Cap Marine’ en chantier à Caen. «Je suis plutôt dans la logistique et l’avitaillement en ce moment, de son côté, Christophe finalise la partie électronique et informatique. Armor Lux/Salaün Holidays est prêt. Nous allons faire nos sacs et quitter Lorient mercredi pour rejoindre Concarneau ».

Source Armor Lux/Salaün Holidays

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De l´importance de la première bascule

China Team contre Luna Rossa Challenge
DR

La première bascule de vent est décisive car en match racing, l’équipage qui navigue en tête dispose d’un avantage important. Le bateau de tête peut en effet contrôler son adversaire en s’intercalant entre celui-ci et la bouée. Pendant les bords de près, il peut se placer entre son concurrent et le vent afin de toujours bénéficier du meilleur angle ou de la bonne rotation. Le leader est également libre de choisir où aller : en direction d’un vent plus favorable, plus fort ou d’un courant porteur. Lorsque vous êtes le poursuivant, en revanche, vous souhaitez très souvent vous dégager du bateau de tête, ce qui vous pousse dans la plupart des cas vers le côté défavorable du plan d’eau. En conclusion, être devant, très tôt dans le match, multiplie vos chances de victoire.

Prendre la bonne décision sur la première bascule de vent permet également de parcourir moins de distance pour se rendre à la bouée… c’est un peu comme prendre le couloir intérieur lorsque vous courrez autour d’un stade : même si vous évoluez à la même vitesse que vos concurrents, vous gagnez en distance. Il est difficile de décrire le processus qui mène les équipes météo à faire les bons choix concernant l’évolution du vent. Chacune a sa propre organisation et fonctionne avec ses propres compétences. Hamish Wilcox est responsable du programme météo de Luna Rossa. Il a déjà travaillé sur la Coupe, pour la voile olympique et a été trois fois champion du monde de 470.

La part d’analyse

Il examine une montagne de données provenant des bouées météo mouillées sur la zone de course et générées par le MDS (Meteorological Data System). A partir de là, il doit être capable d’indiquer à l’équipage quel côté du plan d’eau choisir après le départ. Pour cela, il peut communiquer avec le bateau jusqu’à cinq minutes avant le coup de canon. Voici ses explications :

"C’est un rôle de soutien pour l’équipe où vous devez filtrer une somme énorme d’informations puis prendre une décision. Vous devez être capable de prendre des risques et dire : voilà ce que je pense. Bien sûr, il peut arriver de vous tromper, mais vous devrez y retourner et recommencer."

"Les équipes ont de nombreuses manières d’appréhender la première bascule de vent" explique Wilcox. "C’est une chose de se mettre sur la ligne de départ, face au vent, et d’estimer qu’il y a plus de pression de tel ou tel côté du parcours (comme nous le faisons tous), mais nous utilisons aussi le MDS pour appuyer nos intuitions, quand, par exemple vous pensez qu’il y a plus de pression sur la gauche et que les chiffres sur l’écran vous prouvent que c’est ça."

Les météorologues utilisent donc les informations du MDS pour confirmer la pertinence de leurs modèles informatiques sur une petite échelle, à savoir celle d’une régate de la Coupe. La comparaison des modèles (qui ne sont que des prospectives) avec les données réelles fournies par le MDS, leur permet ainsi d’affiner leurs programmes météo. Mais ce n’est pas toujours suffisant pour savoir exactement dans quelle direction le vent va tourner, ni pour connaître sa force (la pression) sur les différentes parties du plan d’eau.

"Ensuite, il y a toujours une équation complexe, propre à chaque bateau et à la force du vent, où le navigateur vous dira qu’un nœud de vent supplémentaire vaut mieux que 10 degrés de rotation favorable " ajoute Wilcox. "Donc, vous devez savoir ce que vous recherchez dans telle ou telle condition."

La part d’intuition

Ce genre de travail demande à la fois d’être un expert en informatique, un excellent analyste, tout en restant un peu devin, afin de véritablement ‘sentir’ le vent, de façon intuitive.

Glyn Davies, le responsable du programme MDS qui fournit les données à toutes les équipes, considère que 75 à 80 % de réussite dans l’analyse de la météo, c’est déjà un très bon ratio. Selon lui, l’important est aussi de savoir interpréter ces analyses clairement.

"Le travail de l’équipe météo est de récupérer quelque chose d’assez compliqué et de le simplifier pour l’équipage. La plupart des équipes ont probablement des statistiques pour chaque condition de navigation rencontrées dans ce secteur. Cela leur permet de savoir ce qui s’est passé avant dans un cas similaire. En se concentrant peut-être sur deux bouées météo, elles peuvent vérifier la proximité des conditions réelles avec leur modèle et à partir de ça, élaborer à une prévision. "

A Valencia, la brise thermique est dominante pendant la saison de compétition ; certains pensaient donc que la météo serait facile à prévoir.

"Lorsqu’ils ont annoncé la ville d’accueil, les gens disaient, Oh, avec de la brise de mer, ce sera des bords obligatoires. Plus personne ne dit cela maintenant. Ce n’est pas facile ici. La brise est influencée par de nombreux facteurs – c’est une chose complexe. Cela peut aller d’un léger vent de nord-est orienté au 70 ou au 100, jusqu’à un vent beaucoup plus sud, soufflant à plus de 20 nœuds."

Lorsque les régates des Valencia Louis Vuitton Acts commenceront en mai prochain, regardez la façon dont les équipes bataillent pendant les phases de pré-départ. Il faut s’attendre à des pré-départs extrêmement disputés, à chaque fois que le côté favorable du plan d’eau sera évident …les gars de l’équipe météo n’y seront pas pour rien.

Source ACM (P.Rusch/C.El)

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Sébastien Col vainqueur à Marseille

Sébastien Col
DR

Demi-finales au sommet
Les demi-finales ont opposé Philippe Presti à Paolo Cian conformément au choix du vainqueur du 2nd round robin et Peter Holmberg à Sébastien Col.

Des demi-finales très disputées (elles se jouaient au meilleur des 3 matchs) puisque Philippe Presti remporte son premier match contre Paolo Cian qui remporte le second. Peter Holmberg bat Sébastien Col dans leur premier duel et Sébastien remporte le second match. Ce sont donc deux demi-finales en trois matchs auxquelles nous avons pu assister aujourd’hui et qui ont finalement vu la victoire de Paolo Cian et de Sébastien Col.

La place de 5ème a également été jouée au meilleur des trois matchs et très disputée entre Dimitri Deruelle et Eugeny Neugodnikov. Deruelle remporte finalement les deux derniers matchs et prend la 5ème place du classement.

Une finale agressive
C’est à l’issue de deux matchs très serrés que Col l’emporte. Paolo Cian prend deux pénalités dans le premier match qui, après s’être battu au coude à coude avec l’équipage français, ne lui permettront pas de passer devant.

C’est en revanche au tour de Sébastien Col d’écoper d’une pénalité dans le second match de cette finale. C’est d’une main de maître qu’il la répare au premier passage de la bouée sous le vent, obligeant Cian à le suivre dans cette manœuvre.

Une finale en deux match donc, très agressifs et très physiques où les équipages n’ont rien lâché tant en termes tactique que sur la qualité des manœuvres.

Petite finale remportée par Holmberg en deux matchs
La place de troisième s’est disputée entre Philippe Presti et Peter Holmberg. Le représentant du défi Alinghi remporte la petite finale en deux matchs gagnés contre son adversaire représentant du défi Luna Rossa.

Classement de ce 4ème MIMR
1. Sébastien Col (K-challenge)
2. Paolo Cian (team Viano Mercedes Benz)
3. Peter Holmberg (Alinghi)
4. Philippe Presti (Luna Rossa)
5. Dimitri Deruelle
6. Eugeny Neugodnikov
7. Mathieu Richard
8. Jes Gram-Hansen (Mascalzone Latino – Capitalia Team)
9. Matteo Simoncelli
10. Staffan Lindberg   

Résultats des phases finales
Demi-finale 1 /  Presti : 1 – Cian : 2
Demi-finale 2 / Holmberg : 1 – Col : 2
Place de 5ème : Neugodnikov : 1 – Deruelle : 2

Finale / Cian : 0 – Col : 2
Petite finale / Presti : 0 – Holmberg : 2

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Combat de géants entre Holmberg et Presti

International Match Race
DR

Un match très serré dans lequel chacun des équipages a fait preuve de sa capacité à enchaîner des manoeuvres parfaitement réglées, effectuant virement sur virement jusqu’à la bouée au vent. Presti prend une pénalité au départ et parvient à rendre la pareille à Holmberg un peu plus tard. Les deux équipages restent au coude à coude jusqu’à la fin. Le match s’est finalement joué de peu sur le dernier bord de vent arrière et les deux bateaux ont passé la ligne d’arrivée à quelques mètres de différence.

Fin des matchs aller du 2nd round robin et matchs retour
Il restait quatre flights à courir dans ce round robin aller. Quatre flights qui ont permis d’inverser la tendance puisque c’est Philippe Presti qui domine ce second Round Robin alors que Holmberg termine 4ème à l’issue des matchs aller.

On a pu sentir la tension monter aujourd’hui, des équipages plus agressifs cherchant davantage à pousser l’adversaire à la faute, des contacts plus fréquents notamment dans le match retour entre Deruelle et Neugodnikov où l’étrave du russe est venue percuter le tableau arrière du marseillais.

Les matchs retour de ce second round robin ont débuté un peu avant 16h00 confirmant la tendance des matchs aller pour Philippe Presti et permettant à Paolo Cian de remonter et de devancer le russe Neugodnikov . Les deux derniers flights n’ont pas pu avoir lieu faute de temps mais un calcul savant prévu dans les instructions de course ont permis tout de même de départager les concurrents.

La journée de demain est réservée aux phases finales qui verront s’affronter les quatre premiers de ce second round robin. La composition des demi-finales sera annoncée ce soir suite au choix de son adversaire par le vainqueur du round robin à 6, Philippe Presti.

Philippe Presti (défi Luna Rossa)
Sébastien Col (défi K-Challenge)
Peter Holmberg (défi Alinghi)
Paolo Cian (Team Viano Mercedes Benz)

Classement à l’issue du 2nd round robin
1. Philippe Presti
2. Sébastien Col
3. Peter Holmberg
4. Paolo Cian
5. Eugeny Neugodnikov
6. Dimitri Deruelle

Classement des matchs aller du 2nd round robin
1. Philippe Presti
2. Eugeny Neugodnikov
3. Sébastien Col
4. Peter Holmberg
5. Paolo Cian
6. Dimitri Deruelle

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Ellen MacArthur au départ de l´Asian Record Circuit

Ellen Mac Arthur - Castorama
DR

Le circuit débutera ce samedi (25.03.06) à Yokohama au Japon. Située sur une péninsule entre la Baie de Tokyo et l’océan Pacifique, la ville de Yokohama se trouve à environ 32km dans l’ouest de la capitale japonaise. Avec une population de plus de 3,28 millions d’habitants, elle constitue la deuxième plus grande ville du Japon. Le port de Yokohama, ouvert en 1859 et devenu le plus grand port d’échanges internationaux du pays, est une véritable « fenêtre sur le monde » pour le Japon. L’équipe technique était basée dans la Bayside Marina de Yokohama, un port de plaisance très vivant, relié à un grand centre commercial sur le front de mer. En raison des vacances cette semaine au Japon, le nombre de visiteurs a fortement augmenté autour de la marina et de nombreuses personnes ont voulu rencontrer l’équipe et voir de plus près le ‘grand bateau orange’.

Suite à l’avarie engendrée par la collision avec un tronc d’arbre pendant le convoyage, l’équipe à terre a passé la semaine à travailler sur le trimaran. La dérive et le crash box (du côté tribord de la coque centrale) ont été les plus touchés et les membres de l’équipe ont du consacré une grande majorité de leur temps pour les remettre en état, mais les dégâts sont maintenant réparés et Castorama est prêt à partir. «Le choc a été assez violent sur l’étrave et la dérive», explique le responsable de l’équipe à terre, Oli Allard. «Nous avons travaillé d’arrache pieds pour que Castorama puisse naviguer demain. Il a fallu un sacré travail d’équipe pour tout réparer. Le démontage de la dérive fût un événement en lui-même, avec environ 20 japonais en bleu de travail réunis sur un bateau à fond plat pour venir la chercher et l’emmener à travers la baie ! ».

Les petits obstacles quotidiens, en partie liés à la barrière de la langue, furent autant de défis à relever pour les équipiers. Mais en six jours, ils se sont vite adaptés à la vie japonaise. Les différences de langue et de culture ne sont qu’un des nombreux obstacles du projet. Sur l’eau, Castorama va devoir affronter d’autres imprévus et d’autres types de difficultés par rapport au record autour du monde. Ce circuit en Asie couvre notamment des zones de navigation parmi les plus fréquentées au monde, et au lieu des icebergs, le trimaran devra cette fois éviter les bateaux de pêche !

«C’est incroyable de penser que nous sommes à moins de 24 heures du départ pour ce circuit de records, commente Ellen. C’est la première fois que je viens au Japon et nous avons été très bien accueillis. Tout le monde nous a aidé, notamment pour les réparations sur le bateau. On ne pouvait pas imaginer un meilleur endroit pour le départ. Pour l’instant, la météo n’a pas l’air trop mal pour la première étape. Après les 60 noeuds rencontrés par l’équipage lors du convoyage, je crois que tout le monde est content de partir dans des vents plus faibles. J’ai hâte de naviguer avec l’équipe et d’entamer cette tournée ! »

La première étape de l’Asian Record Circuit 2006 emmènera Castorama de Yokohama vers la ligne de départ de 5 milles de long, située à l’ouest du phare de Jogashima (approximativement 35º 08.10’N; 139º 36.64’E) dans la Baie de Tokyo. L’équipage devra ensuite couvrir 906 milles jusqu’à la première porte du parcours au large de l’île Jeju (33º 32.06N 126º 32.45E), après quoi le trimaran mettra le cap au nord-ouest vers Dalian, au nord de la Chine, 418 milles plus loin.

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